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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 23:00

Gemma Galgani

1878-1903

 

Cinquième de huit enfants, Gemma naît le 12 mars 1878 à Borgo Nuovo di Camigliano (Lucques, Toscane, Italie). Le papa est pharmacien, et vient s’installer à Lucques.

Les parents Galgani font donner une solide instruction à tous leurs enfants, filles et garçons. Gemma est demi-pensionnaire dès l’âge de deux ans. Gemma se montre d’un calme imperturbable quoi qu’on lui dise, elle ne pleure jamais.

A cinq ans, elle lit l’office de la Sainte Vierge. Gemma conçoit un grand amour pour la Mère de Dieu et désirera toujours devenir religieuse ; du moins elle restera vierge. Son amour de la pureté fut tel que les médecins ne purent jamais l’ausculter.

Sa mère meurt de tuberculose en 1885, année où elle reçoit la Confirmation. En 1887, exceptionnellement, elle peut faire la Première communion, à neuf ans (à l’époque, c’était plutôt vers douze ans). 

Gemma «vide» la maison de son père pour venir en aide aux pauvres de la ville. Son père doit intervenir ! Elle s’occupe de toutes les tâches de la vie domestique, tout en intensifiant sa vie intérieure. Jésus-Christ lui parle intérieurement. Elle commence de souffrir du mal de Pott.

1887-1891 : elle fréquente l’école Sainte-Zita, où sa maîtresse lui fait méditer chaque jour un passage de la Passion du Christ. Cette école a été fondée peu auparavant par Elena Guerra, qui la connaîtra (et mourra le même jour qu’elle, le 11 avril de 1914).

En 1894, meurt son frère Gino qui a dix-sept ans, celui qui lui est le plus proche. Son Ange gardien lui apparaît et lui demande plus de dépouillement encore dans le vêtement pour devenir vraiment l’épouse d’un Roi crucifié. Les expériences surnaturelles s’intensifient.

En 1897, meurt Monsieur Galgani. La famille est sans ressources, les enfants sont dispersés chez les oncles et tantes. Gemma a des apparitions de saint Gabriel de l’Addolorata (v. 27 février), qu’elle aimera profondément. En 1899, il viendra prier avec elle pour demander sa guérison, par l’intercession de sainte Marguerite-Marie Alacoque.

Gemma essaiera d’entrer dans un monastère, elle hésitera, et finalement ne réussira à entrer dans aucun, ni les camilliennes, ni les passionnistes, ni les visitandines. Dieu ne la voulait pas là.

En 1899, elle reçoit les stigmates de la Passion de Notre-Seigneur, la veille de la fête du Sacré-Cœur, jusqu’au vendredi à quinze heures. Désormais, chaque semaine, ces plaies se répéteront du jeudi soir au vendredi après-midi, accompagnées des douleurs de la couronne d’épines.

Un mois plus tard, lors d’une mission des pères Passionnistes, elle reconnaît l’habit de saint Gabriele de l’Addolorata (ou de Notre-Dame des Douleurs). Elle «apprend» intérieurement qu’un religieux de cette congrégation sera son directeur spirituel.

La même année, on commence de prendre des notes des paroles de Gemma durant ses extases.

A partir de 1900, Gemma est accueillie par une pieuse famille, pour la mettre à l’abri des indiscrétions, à cause de sa vie trop extraordinaire. 

Elle rencontre alors le père Germano, qui sera son fidèle directeur spirituel. C’est lui qui lui «commandera» de cesser d’avoir les stigmates, pour mettre à l’épreuve son obéissance, mais aussi pour éprouver l’origine surnaturelle de ce phénomène. Les stigmates devinrent invisibles.

Gemma eut des épreuves diaboliques : le démon la rouait de coups, lui suggérait que son confesseur se trompait, lui apparaissait comme un monstre d’impureté…

En 1902 commence une nouvelle maladie. Gemma est invitée à souffrir pour les prêtres pécheurs. Elle perd sa petite sœur Giulia (dix-huit ans) et son frère Tonino (Antonio, vingt-deux ans). Elle va souffrir de façon très douloureuse.

En septembre, premiers symptômes de la tuberculose.

Gemma s’éteint à cette vie le Samedi Saint 11 avril 1903, à vingt-cinq ans. Elle avait prophétisé que, si les passionnistes ne l’avaient pas voulue vivante, elles l’auraient morte : elles s’installèrent en effet à Lucques en 1905, et c’est elles qui gardent le sanctuaire de sainte Gemma.

Gemma Galgani a été béatifiée en 1933, canonisée en 1940.

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 23:00

Antipas

1er siècle

 

Le saint auteur de l’Apocalypse, l’apôtre saint Jean, fait un éloge aussi bref que solennel de saint Antipas (Ap 2:12-13) : 

Ecris à l’ange de l’Eglise de Pergame : Voici ce que dit Celui qui a le glaive aigu à deux tranchants : Je sais où tu habites : là où se trouve le trône de Satan ; mais tu es fermement attaché à mon nom, et tu n’as point renié ma foi, même en ces jours où Antipas, mon témoin fidèle, a été mis à mort chez vous, où Satan habite.

C’est tout ce qu’on sait d’Antipas, mais c’est beaucoup, car c’est l’essentiel : il est fidèle au-delà de toute épreuve, au milieu d’un monde païen.

Ce martyre a dû trouver place sous Domitien (81-96). 

Une certaine tradition rapporte qu’Antipas fut enfermé dans un bœuf d’airain rougi au feu. 

Antipas aurait aussi été évêque de Pergame. Mais c’est peu vraisemblable. 

Saint Antipas a été honoré très tôt en Orient. Son nom fut introduit tardivement dans le Martyrologe.

 

Il est mentionné au 11 avril.

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 23:00

Barsanuphe

† vers 540

 

 

Barsanuphe était d’origine égyptienne. Il vint en Palestine et se fit moine dans le monastère de Saint-Séridon, près de Gaza. Puis il demanda à vivre en reclus, ce qui dura environ cinquante ans.

 

La porte de sa cellule était interdite à tout le monde ; il ne communiquait que par écrit avec les personnes du dehors. Séridos, l’higoumène (c’est-à-dire le supérieur) du couvent, faisait office de secrétaire.

 

Comme on ne voyait jamais le reclus, il arriva une aventure assez plaisante, provoquée par le scepticisme d’un correspondant du saint homme, le moine Théodore. Ce moine s’imagina qu’il n’y avait personne dans la cellule que l’on disait occupée par Barsanuphe ; il pensa que Séridos avait inventé ce stratagème pour tenir les religieux sous sa complète dépendance. Le reclus eut connaissance de cette tentation d’incrédulité : il appela le frère et tous ceux qui se trouvaient avec lui ; à tous il lava les pieds pour bien les convaincre de son existence.

 

Lorsque Séridos vint à mourir, Barsanuphe continua à converser par écrit avec les personnes qui le consultaient ; les barrières de sa réclusion ne s’abaissèrent jamais. Si l’on insistait pour le voir, il savait adoucir son refus par quelque citation biblique. Faisait-on appel aux liens de la famille, comme il arriva à son frère, venu d’Egypte uniquement pour le voir : “C’est Jésus qui est mon frère, répondit-il ; pour toi, si tu méprises le monde et si tu deviens moine, alors tu sera mon frère.”

 

Cet ascète restait un ou deux jours par semaine sans prendre aucune nourriture corporelle, il se contentait alors de la nourriture spirituelle, c’est-à-dire de la prière. 

 

Dur envers lui-même, il traçait néanmoins une règle assez mitigée à ceux qui le consultaient pour le boire, le manger, et même pour le sommeil et le vêtement. Il accordait six heures de sommeil par jour, une quantité suffisante de pain, de légumes cuits, de fruits et même de vin ; il concédait une double ration de nourriture et de boisson, lorsqu’on voyageait ou qu’on se livrait à quelque travail manuel. Avec une très grande simplicité, il parlait de ses propres tentations, mais il cachait humblement les grâces particulières qu’il recevait du ciel.

 

A la longue, Barsanuphe devint comme la providence et le conseiller de toute la région alentour. La supériorité morale de ce reclus apparut incontestable dans le pouvoir singulier de remettre les péchés, qu’il exerçait à distance ; un pouvoir manifestement extrasacramentel, car rien dans sa correspondance n’indique qu’il ait reçu le sacerdoce. De sa cellule, il envoyait la rémission des péchés ; le fait est indiscutable, attesté par sa correspondance. 

 

Ces écrits de Barsanuphe semblent confirmer une thèse théologique que l’on rencontre assez fréquemment chez les mystiques grecs du Moyen-Age, et d’après laquelle le pouvoir de lier et de délier appartient, non au caractère sacerdotal, mais à la faveur spéciale dont le confesseur jouit auprès de Dieu. Les moines, en conséquence, pouvaient recevoir cette faveur extrasacramentalement.

 

A ces données concernant saint Barsanuphe, s’en ajoutent d’autres extraites de la vie de saint Dosithée écrite par un contemporain. Barsanuphe habitait ce monastère près de Gaza en compagnie de son ami Jean, autre solitaire et prophète. 

 

Ce Jean avait été higoumène dans la monastère de Merasala et avait suivi le même parcours que son ami Barsanuphe, jusqu’à devenir reclus dans le voisinage de ce dernier.

 

Dorothée, le futur maître de Dosithée, s’était placé sous leur conduite et communiquait avec Barsanuphe par l’intermédiaire de Séridos, comme on l’a vu plus haut. A la prière des deux vieillards, Dorothée fit bâtir un hôpital à l’usage des religieuses malades. Séridos, par scrupule, hésitait à admettre Dosithée, mais Barsanuphe consulté n’y fit aucune opposition.

 

La correspondance jointe des deux amis, Barsanuphe et Jean, offre une des plus importantes collections d’écrits chrétiens sur la valeur de l’humilité et de l’obéissance. : d’après eux, ces deux vertus sont le moyen de mener ceux qui les pratiquent au plein exercice de la liberté et de l’amour.

 

Barsanuphe est fêté le 11 avril. A Constantinople, Barsanuphe et Jean étaient vénérés ensemble aux VIIIe-IXe siècles.

 

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 23:00

Elena Guerra

1835-1914

 

Ecrivain, théologue, apôtre, sainte, dit d'elle son biographe, le père Domenico Abbrescia, elle était née en Italie à Lucca (Lucques) le 23 juin 1835. 

A la maison, elle a étudié le français, la musique, la peinture, la broderie et en plus, en cachette, le latin. A 19 ans, elle est infirmière auprès des malades du choléra de Lucca et à 22 ans un mal mystérieux l'immobilisera pendant presque huit ans au lit. Elle lit les Pères de l'Eglise, elle crée un groupe d' “Amitiés spirituelles” avec celles qui lui rendent visite, elle nourrit des projets de formes de vie contemplative.

Elle guérit, elle étudie, elle voyage ; en 1870, elle assiste à Rome à une séance du Concile du Vatican ; à Lucca, après bien des échecs, elle donne naissance à une communauté féminine, de vie active, dédiée à l'éducation des jeunes filles sous le patronage de sainte Zita, patronne de la ville.

C'est une communauté sans vœux, une association de volontaires pour l'enseignement, dirigée par elle-même et ses écrits, ses “livrets”, guides très efficaces pour l'enseignement de la foi.

Dans cet institut est reçue une certaine Gemma Galgani, qui y fera la première Communion en 1887. Curieusement, Elena Guerra mourra le même jour que sainte Gemma Galgani, à quelques années de différence.

Plus tard, l'Institut sera reconnu par l'Eglise comme congrégation religieuse. Elena y connaît déjà des problèmes, des conflits, mais elle rêve d'une entreprise qui va bien au-delà de cette congrégation, de Lucca, de l'Italie même : elle doit investir l'Eglise entière. Elle y pense depuis des années, elle lance maintenant sa croisade : il faut guider tous les fidèles vers la connaissance et l'amour grâce à l'Esprit Saint, dont le Christ disait : Il vous guidera vers la vérité tout entière (Jn 16:13).

Selon elle, les chrétiens sont trop faiblement conscients de la glorieuse perspective qui nous attend, renouvelant l'événement de la Pentecôte de Jérusalem. C'est le moment d'agir, et personne ne l'arrête : elle écrit au pape Léon XIII, elle insiste, écrit encore, se rendra à l'audience pour demander au pape de promouvoir fortement le “retour à l'Esprit”, qui surviendra au vingtième siècle dans de nombreux mouvements et groupes. Deux documents pontificaux, en 1895 et 1897, invitent les fidèles à œuvrer dans ce but particulièrement cher au cœur de Léon XIII : c’est la lettre apostolique Provida Matris Caritate (1895), promouvant la neuvaine à l’Esprit Saint pour l’unité des chrétiens, entre l’Ascension et la Pentecôte, et l’encyclique sur l’Esprit Saint Divinum Illud Munus (1897), précisant que cette neuvaine doit se faire tous les ans. Le même pape donne aux Sœurs d'Elena le nom d'Oblates de l'Esprit Saint. Elena a été comprise, Rome l'a entendue.

Mais à Lucca, on lui met des bâtons dans les roues ; ce sont ses propres Sœurs, ses filles spirituelles. Elle en vient à démissioner de sa place de Mère générale, avec en plus des humiliations vraiment injustes. Elle accepte tout, soutenue par l'amitié de Consœurs fidèles et également par sa vision limpide de l'exemple d'amour qu'il faut savoir donner à tout moment. C'est son heure suprême. 

Elle s'éteint le matin du Samedi Saint 1914, le 11 avril, juste après avoir vêtu l'habit des Oblates de l'Esprit Saint. Son corps est enseveli à Lucques, dans l'église Saint-Augustin.

Elle est béatifiée en 1959, par le pape Jean XXIII qui lui a donné le titre d'Apôtre de l'Esprit Saint.

 

 

Note. L'Association du Buisson Ardent, de la mouvance du Renouveau Charismatique, diffuse dans beaucoup de pays, se réfère à l'esprit qu'elle a voulut répandre dans l'Eglise, pour inviter tous les fidèles à une adoration de l'Esprit Saint.

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 23:00

Rolando Rivi

1931-1945

 

Né le 7 janvier 1931 à San Valentino (Castellarano, Italie nord), Rolando était le deuxième des trois fils de Roberto Rivi et Albertina Canovi.

Il entra au Petit séminaire de Marola en 1942, mais revint dans sa famille deux ans après, à cause de l’occupation allemande dans la région.

Mais à cette époque, tous les petits séminaristes portaient déjà la soutane, et Rolando continua à s’habiller ainsi chez les siens. C’était courageux de la part de l’adolescent, car dans cette région, les «partisans» communistes, en haine du fascisme au pouvoir, n’hésitaient pas à assassiner les prêtres qu’ils rencontraient.

Le 10 avril 1945, ils vinrent chercher Rolando chez lui, laissant aux parents un petit mot : Ne le cherchez pas. Il nous accompagne un petit moment. Les Partisans.

Le «petit moment» dura trois jours au terme desquels les Partisans eux-mêmes indiquèrent où se trouvait le corps du séminariste. Son père et le curé du village le retrouvèrent dans un bois, le visage tuméfié, le corps plein de sévices, et deux blessures mortelles, une au cœur, l’autre à la tempe gauche.

La mort de Rolando eut lieu le 10 avril 1945.

Depuis, beaucoup de guérisons miraculeuses furent attribuées à l’intercession de Rolando, mais c’est principalement en raison de son martyre en haine de la foi, qu’il a été béatifié en 2013.

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 23:00

Fulbert de Chartres

960-1029

 

La naissance et l’origine de Fulbert restent mystérieuses ; on l’a dit romain, mais aussi aquitain.

Etudiant à Reims, on a souvent affirmé qu’il avait été l’élève d’un certain Gerbert, le futur pape Sylvestre II qui, une fois élu pape, l’appela quelque temps à Rome. C’est de Gerbert que Fulbert aurait reçu sa formation scientifique et philosophique. L’épisode est contesté aujourd’hui, mais Fulbert demeure célèbre pour sa science universelle : droit, grammaire, rhétorique, poésie, musique, médecine.

Etabli en l’église de Chartres, Fulbert en fut le chancelier et y créa une école de théologie, géométrie, médecine et philosophie.

Vers 1002, des troubles s’élevèrent dans l’abbaye de Saint-Pierre de Chartres. Pour être renseigné convenablement, l’abbé Abbon de Fleury s’adressa à Fulbert. Ce dernier expliqua comment Magenard, moine ambitieux, s’était fait élire abbé, avait été chassé du monastère, et avait expié sa faute de façon si exemplaire que les moines eux-mêmes l’avaient rappelé à leur tête.

Sur intervention du roi Robert II, Fulbert devint évêque à Chartres en 1007. Mais l’élu se soucia toujours de maintenir l’indépendance de l’Eglise. Cet évêque consciencieux rechercha la paix et la concorde, dans un grand respect de toutes les parties. Il chercha ainsi à réconcilier le comte Eudes II de Blois avec le roi Robert II ; dans une célèbre lettre au duc Guillaume V d’Aquitaine, il résume en six mots ce que doit être la fidélité d’un vassal : salut, sécurité, honneur, intérêt, facilité et liberté d’action. Même quand il encourut la disgrâce du roi, il fit tous ses efforts pour en regagner l’amitié.

Fulbert continua son enseignement à l’école de Chartres, qui devint la plus célèbre académie de France.

Il vit le danger de l’erreur de Béranger sur la Présence réelle de Jésus-Christ dans l’Eucharistie, et réfuta l’erreur de son ancien élève. Il en prévint aussi son métropolitain, l’évêque Léothéric de Sens, en ces termes : Pilote du vaisseau du roi, sois circonspect et sur tes gardes : si tu t’écartes de la route prescrite par la foi, tu feras certainement un triste naufrage.

Fulbert devint comme l’oracle des princes et des évêques. En 1008, au concile de Chelles, on voit qu’il signe juste après les métropolitains, avant d’autres évêques bien plus anciens que lui.

L’évêque de Chartres eut le souci de son diocèse, et sut réprimer des abus. Il édita des canons pénitentiaux, composa des hymnes pour la liturgie. Actuellement l’hymne pascale Chorus Novæ Ierusalem est toujours au Bréviaire.

En 1020, après l’incendie désastreux de la ville, il entreprit la reconstruction de la cathédrale, suppliant les princes de l’aider financièrement : Canut de Danemark, Guillaume de Poitiers. Cette cathédrale, dont subsiste aujourd’hui l’immense crypte, fut placée sous le vocable de Notre-Dame, Reine de Miséricorde, à laquelle il avait une grande dévotion. Il établit dans son diocèse la fête de la Nativité de Marie.

Ce saint évêque gouverna son Eglise pendant environ quatorze ans. Il mourut le 10 avril 1029.

Il fut enterré dans l’abbaye où il aimait se retirer, à Saint-Père-en-Vallée.

 

Sur la base de plusieurs miracles opérés par son intercession, Fulbert a longtemps été considéré Bienheureux ; il a le titre de Saint dans le Martyrologe, au 10 avril.

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 23:00

Piotr Żukowski

1913-1942

 

Né le 13 janvier 1913 à Baran-Rapa (Nemencine, Vilnius, Lituanie), Piotr était le fils de Andrzej Żukowski et de Albina Walkiewicz.

Il travailla aux champs, puis entra à seize ans chez les Franciscains Conventuels du Niepokalanow, sous le nom de Bonifacy. 

Il fait la première profession en 1932, et la solennelle en 1935. Il a dû recevoir l’ordination sacerdotale vers 1938.

Il fut un fidèle collaborateur du père Kolbe dans la rédaction du bulletin Le Chevalier de l’Immaculée.

Quand survient la police nazie, il risque sa vie pour protéger les machines typographiques. Arrêté avec six autres, il est envoyé au camp de Auschwitz le 8 janvier 1942. Il porte le n° 25447.

Il meurt à l’infirmerie, victime d’une pneumonie, le 10 avril 1942.

Il a été béatifié parmi les cent-huit Martyrs polonais de l’époque nazie, en 1999.

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 23:00

 

Miguel “des Saints”

1591-1625

 

 

Il est né à Vich, en Catalogne (Espagne), le jour de la fête de saint Michel Archange, 29 septembre 1591. Ses pieux parents récitaient assidûment l’office et le rosaire de la Sainte Vierge. 

 

L’enfant méprisa le monde avant de le connaître et dès sa plus tendre jeunesse fit le vœu de chasteté perpétuelle. 

 

À l'âge de six ans, pressé du désir de marcher sur les traces des Saints, il courut se cacher dans une caverne. Il s'y livrait à de pieuses méditations sur les souffrances de Notre-Seigneur, lorsqu'il fut découvert et obligé à revenir chez lui.

 

En rentrant sous le toit paternel, Michel ne diminua en rien la sévérité du genre de vie qu'il s'était proposé de suivre. Il jeûnait trois fois la semaine, et comme sa santé n’en souffrait pas, il fut autorisé l’année suivante à jeûner tout le carême. Il couchait sur des sarments, n'avait qu'une pierre pour oreiller et prenait fréquemment la discipline. Ses mortifications étaient si rigoureuses qu'on a peine à comprendre comment un âge aussi tendre a pu les supporter.

 

Michel n'avait que douze ans quand son père mourut : il prit la ferme résolution d'embrasser l'état religieux, mais sa famille s’y opposa. Il prit l’habitude de ne vivre que d’herbes et de légumes. 

 

Il se rendit quand même à Barcelone en 1603 et se présenta chez les Trinitaires qui l'admirent au noviciat. Dès qu'il eut atteint l'âge fixé par les canons de l'Église, il fit ses vœux, le 30 septembre 1607. 

 

Ayant appris que le bienheureux Juan Bautista de la Conception venait d'entreprendre la réforme de l'Ordre de la Sainte Trinité, il se hâta d'aller à Pampelune, puis à Madrid pour se joindre aux fervents religieux qui secondaient le zélé réformateur. Il se distingua bientôt par son ardeur à pratiquer la Règle primitive de l'institut que les réformés observaient dans toute sa rigueur et fit sa profession à Alcalá de Henares.

 

Il étudia à Séville, puis à l’université de Salamanque, fut ordonné prêtre (par obéissance) à Faro en Portugal, exerça le saint ministère à Baéza, pour être finalement supérieur du couvent de Valladolid en 1622.

 

Sa fidélité aux moindres observances était si grande que jamais on ne put le trouver en défaut sur aucun point de la Règle. Il ne possédait qu'une seule tunique, ne buvait jamais de vin et passait quelquefois une semaine entière sans prendre aucune nourriture. Il donnait très peu de temps au sommeil, et passait le reste de la nuit dans la contemplation des choses célestes. 

 

Il passait de longues heures agenouillé devant le Saint Sacrement à la chapelle et fut souvent favorisé d'extases spectaculaires qui lui valurent le surnom d’extatique.

 

Quelles que soient les consolations célestes que Saint Michel des Saints goûta dans les exercices de piété, il savait s'en arracher pour remplir les devoirs imposés par la charité. Il passait un temps considérable au confessionnal, dévoué tout entier au service des âmes. 

 

Aux yeux de tous, de son vivant même, il a paru être un véritable Saint. On l'appelait : la fleur des Saints, d'où provient sans doute le nom de Michel des Saints que lui connaît la postérité. 

 

Il est mort âgé de trente-trois ans, le 10 avril 1625, fut béatifié en 1779, et canonisé en 1862.

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 23:00

Maddalena de Canossa

1774-1835

 

Elle naît à Vérone (Italie) le 1er mars 1774, troisième des six enfants de cette famille noble et riche des marquis de Canossa. Le père est Ottavio de Canossa, la mère est la comtesse Teresa Szluha. Les six enfants sont : Carlo Vincenzo (mort-né), Laura Maria, Maddalena, Bonifacio, Rosa et Eleonora.

L’enfance et l’adolescence sont marquées par les douloureuses épreuves de la mort du papa (1779) et du remariage de la maman (1781).

Maddalena et ses sœurs auront pour préceptrice une française sévère et autoritaire, dont l’influence négative sur Maddalena conduira cette dernière à une grave maladie.

A dix-sept ans, Maddalena tente par deux fois d’entrer au Carmel, à Verona puis à Conegliano, mais une intuition intérieure la pousse à se donner davantage au Christ et à Le servir parmi les plus pauvres.

La situation politique de la fin du 18e siècle est agitée, la ville italienne de Vérone passe sous la botte autrichienne puis est conquise par les troupes napoléoniennes et Maddalena remet à plus tard son saint projet, acceptant de rester dans le palais Canossa pour administrer l’important patrimoine familial, d’autant plus que l’évêque n’est pas entièrement d’accord avec le projet qu’elle lui dévoile.

Elle s’efforce malgré tout d’aller trouver les pauvres, ceux qui ont faim de pain, mais aussi faim d’instruction, de compréhension, et surtout faim de la Parole divine. Elle les rencontre aux portes de Vérone, où on ressentait douloureusement le passage des troupes révolutionnaires.

Après avoir regroupé quelques amies qui adhéraient à son idéal, Maddalena quitte définitivement le palais Canossa en 1808 pour s’installer dans le quartier le plus pauvre de Vérone et y servir ceux qui ont le plus besoin du Cœur du Christ.

L’Esprit de Dieu va littéralement enflammer cette humble fondation : en peu de temps, Maddalena ouvre des maisons à Vérone, à Venise, à Milan, à Bergame, à Trento…

Maddalena et ses compagnes sont actives dans cinq domaines bien spécifiques : l’école de la charité pour la promotion intégrale de la personne ; la catéchèse à tous les niveaux, surtout pour ceux qui sont loin ; l’assistance des femmes malades dans les hôpitaux ; maisons de formation pour de jeunes maîtresses dans les campagnes, qui épauleront les curés dans les activités pastorales ; enfin, exercices spirituels annuels pour les dames de la haute noblesse, en vue de les aider spirituellement à s’élever, tout en les insérant dans diverses activités caritatives. Par la suite, ces exercices s’étendront aussi à toutes les catégories sociales.

Autour de la figure et de l’œuvre de Maddalena, gravite toute une armée de témoins de la charité, qui laisseront à leur tour leur nom dans les pages de la vie de l’Eglise : Leopoldina Naudet, Antonio Rosmini, Antonio Provolo, Karl Steeb, Gaspare Bertoni, Teodora Campostrini, Teresa Eustochio Verzeri, Elisabetta Renzi (1).

En 1819-1820, les divers diocèses où sont présentes les communautés, donnent leur approbation. Le pape Léon XII approuve la règle des Filles de la Charité en 1828.

En 1831, voit le jour la branche masculine des Fils de la Charité, que Maddalena projetait depuis 1799. Deux essais, avec Antonio Rosmini puis Antonio Provolo n’avaient pas abouti. Cette fois-ci, l’œuvre est appuyée par un saint prêtre de Venise, Francesco Luzzo, aidé par deux laïcs de Bergame : Giuseppe Carsana et Benedetto Belloni.

Maddalena meurt à soixante-et-un ans, le 10 avril 1835, à Vérone. Elle a été béatifiée en 1941, et canonisée en 1988. Inscrite au Martyrologe au 10 avril, elle est toutefois localement fêtée le 8 mai, en-dehors du temps du Carême.

 

Les Fils et les Filles “Canossiens” sont envoyés vraiment ad gentes, à toutes les nations : les Filles de la Charité sont répandues jusqu’en Extrême-Orient, les Fils de la Charité sont présents en Italie mais aussi outre Océan. 

 

 

 Tous ces noms ont illustré la vie de l’Eglise à Vérone ou dans les environs durant le XIXe siècle : 

La Vénérable Leopoldina Naudet (1773-1834) a fondé les Sœurs de la Sainte Famille de Vérone. 

Le Bienheureux Antonio Rosmini (1797-1855) a été béatifié en 2007 ; il est fêté le 1er juillet.

Le Serviteur de Dieu Antonio Provolo (1801-1842) est un saint prêtre de Vérone, qui voulut promouvoir l’assistance aux sourds-muets par la musique.

Le Bienheureux Karl Steeb (1773-1856) est un prêtre allemand actif à Vérone, fondateur des Sœurs de la Miséricorde de Vérone, béatifié en 1975 et fêté le 15 décembre.

Saint Gaspare Bertoni (1777-1853) fonda à Vérone la Congrégation des Saintes Stigmates de Notre Seigneur, fut béatifié en 1975 et canonisé en 1989 ; il est fêté le 12 juin.

La Servante de Dieu Teodora Campostrini (1788-1860), a donné naissance à Vérone aux Sœurs Minimes de la Charité de Notre-Dame des Douleurs.

Sainte Teresa Eustochio Verzeri (1801-1852) fonda la Congrégation des Filles du Sacré-Cœur de Jésus pour l’éducation des jeunes filles pauvres et fut canonisée en 2001 ; le Martyrologe la commémore le 3 mars.

 

La Bienheureuse Elisabetta Renzi (1786-1859) a fondé la Congrégation des Maîtresses Pies de Notre Dame des Douleurs ; béatifiée en 1989, elle est fêtée le 14 août.

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 23:00

Demetrios

4e siècle

 

Saint Demetrios (Démétrius) semble avoir été un pieux chrétien de Thessalonique, voire même un diacre. 

Selon certaines traditions, il aurait même été de famille sénatoriale, officier d’état-major, proconsul de l’Hellade, consul.

Dénoncé à l’empereur, il fut enfermé dans les souterrains des bains de Thessalonique, et l’empereur se réservait de le produire en combat contre un certain gladiateur jusque là invincible.

Un jeune ami, dénommé Nestor, vint le visiter et lui proposer de l’aider dans le combat. Quoique de frêle condition, Nestor fut en effet vainqueur, mais l’empereur l’accusa de magie pour avoir ainsi pu abattre la force du gladiateur, et le fit décapiter.

Quant à Demetrios, il fut percé d’un coup de lance.

Tandis que Nestor disparaît alors des récits, la mémoire de Demetrios se développe amplement.

Du corps de ce Martyr se mit à jaillir une huile odoriférante et miraculeuse.

Deux basiliques furent élevées en son honneur, à Sirmium et à Thessalonique. Dans cette dernière, la basilique était un chef-d’œuvre : elle mesurait quarante-trois mètres de long et trente-trois de large, contenait cinq nefs séparées par des colonnes de marbre vert. 

Comme il se doit, les Arabes l’avaient pillée au 10e siècle, puis les Normands au 12e siècle, utilisant l’huile sainte pour graisser leurs chaussures et frire leurs poissons. A leur tour, les Turcs la saccagèrent au 15e siècle, et la transformèrent en mosquée. Elle était toutefois encore fort belle au 20e siècle, surtout après qu’on ait remis à jour les superbes mosaïques que les Turcs (iconoclastes) avaient badigeonnées. Un terrible incendie la détruisit quasi totalement en 1917. Une restauration en a permis la réouverture en 1949.

Le culte de saint Demetrios est extrêmement populaire en Orient et la cathédrale orthodoxe de Thessalonique lui est dédiée.

 

Les Grecs le fêtent au 26 octobre, mais le Martyrologe l’a replacé au 9 avril, la date mentionnée dans les plus anciens récits.

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