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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 23:00

Hermann Joseph von Steinfeld

1150-1241

 

Né vers 1150 à Cologne, Hermann était le fils de pauvres habitants de cette ville.

A douze ans, il entrait chez les chanoines prémontrés de Steinfeld, reçut sa formation à Mariengarten et s’en revint à Steinfeld pour recevoir l’ordination sacerdotale.

Il exerça une certaine activité pastorale à Steinfeld et dans les environs, et fut chargé de la sacristie de son couvent.

Hermann eut une vie mystique extrêmement extraordinaire. Il connut le mariage mystique avec la Vierge Marie, ce qui lui valut son deuxième prénom de Joseph. Les habitants ne comprenaient pas pourquoi, parfois, sa messe durait si longtemps… C’est que Hermann connaissait des extases et des apparitions merveilleuses : il «rencontrait» la Sainte Vierge, l’Enfant-Jésus, les Anges et les Saints du Paradis… Il lisait dans les cœurs. 

Plus il était ainsi favorisé, plus il s’humiliait. Il eut en partage des maladies douloureuses, mais ses infirmités semblaient le quitter pour lui laisser le temps de célébrer la messe debout. La Sainte Vierge intervint pour lui retirer certaines infirmités qui l’empêchaient de suivre la communauté.

Dès avant son entrée chez les Prémontrés, il fut connu pour avoir offert des pommes en hommage à l’effigie de la Mère de Dieu, dans l’église Notre-Dame de Cologne. C’est pour cela qu’on l’appelle aussi le Saint des Pommes (Apfelheiliger).

Sa vertu de pureté était très grande. Son biographe écrivit qu’on pouvait justement l’appeler la fleur de la virginité, le lis de la chasteté, le vase choisi de la continence.

Son cœur était si empli de charité, qu’il était comme l’hôpital où toutes sortes d’affligés et de misérables étaient bien reçus : ses frères en religion y avaient la meilleure place.

Peu après sa mort, le prieur du couvent écrivit sans tarder une Vie d’Hermann Joseph, en vue de sa canonisation, dont le procès commença dès 1626, mais qui n’aboutit qu’en 1960.

Hermann Joseph mourut un 7 avril de 1241 ou 1252, dans le couvent des religieuses Cisterciennes de Hoven (Zülpich), où il avait été envoyé pour célébrer la Semaine Sainte et la fête de Pâques.

 

Les Allemands le fêtent le 21 mai.


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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 23:00

Mykhailyna Hordashevs’ka

1869-1919

 

Mykhailyna (Michèle) naquit le 20 novembre 1869 à Lviv (Leopolis, Ukraine), dans une famille chrétienne du rite gréco-catholique.

Elle entra dans l’Ordre des Sœurs contemplatives Basiliennes à l’âge de dix-huit ans.

Une branche active de cet ordre fut fondée et elle fit partie du premier groupe : les Sœurs Servantes de Marie Immaculée, où elle assuma le nom de Yosafata, par référence à saint Josafat (v. 12 novembre).

Ces Religieuses doivent servir notre peuple là où le besoin s’en fait le plus sentir. Yosafata fonda des centres d’hébergement journalier pour permettre à des parents de travailler aux champs, d’étudier les vertus des plantes et préparer des remèdes pour ceux qui n’avaient pas accès aux pharmaciens. En même temps, les Religieuses lisaient aux illettrés des vies de Saints.

Elles assistèrent les victimes des épidémies de choléra et de typhus, aidèrent à la restauration d’églises et à la confection de vêtements liturgiques.

Le problème, en ce 19e siècle finissant, est qu’on ne voyait pas d’un œil favorable une femme à la tête d’un institut, de sorte que Yosafata rencontra bien des oppositions tant des laïcs que du clergé. Des mensonges circulèrent sur son compte, jusqu’à lui causer de graves ennuis de santé, qui finirent par lui être fatals.

Elle mourut de tuberculose osseuse à Chevonohrad-Krystynopil (Ukraine), le 7 avril 1919, mais le Martyrologe la commémore le 25 mars.

Elle a été béatifiée en 2001.

 
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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 23:00

Domingo Iturrate Zubero

1901-1927

 

Domingo, premier-né de onze enfants, naquit dans la bourgade de Biteriño di Dima (Bilbao, Biscaye, province du Pays Basque espagnol) le 11 mai 1901, et reçut une très bonne éducation chrétienne de ses parents, Simone Iturrate et Maria Zubero. Ce sont eux qui lui inculquèrent dès le plus jeune âge une grande dévotion eucharistique et mariale. Quand il fit sa première communion à dix ans, il se confessait déjà chaque mois depuis trois ans. 

Obéissant à ses parents, il allait à l’école du village et participait aux travaux de la maison et des champs. Assidu au catéchisme, il reçut du curé de la paroisse la charge de l’enseigner aux plus petits. Il fut enfant de chœur, et fréquemment assistait à la messe aussi en semaine.

Sensible, il avait quelque inclination à l’emportement, en bon Basque qu’il était. Quand il parla de sa vocation aux parents, sa mère consentit tout de suite, mais pas son père, qui considérait son fils aîné comme l’héritier de l’entreprise familiale ; cependant il finit par céder devant la fermeté de son fils.

Domingo reçut alors la Confirmation (1913), puis entra à Algorta (Cantabria, Biscaye) comme aspirant chez les Pères Trinitaires (fondés par s.Jehan de Mata, v. 17 décembre). On était en 1914 ; après les études, il reçut l’habit en 1917 et commença ainsi le noviciat au couvent de la “Vierge-bien-apparue” (Virgen Bien Aparecida) avec le nom de Domingo du Saint Sacrement.

Son chemin ne fut pas facile ; on apprit par une de ses confidences qu’il vécut alors une longue période de nuit obscure, qui le plongea dans le doute de sa vocation, l’aridité spirituelle, l’insatisfaction de ses actes, la peur, l’amertume, l’angoisse… On aurait pu identifier cet état d’esprit à une crise d’adolescence, mais Domingo passa plutôt par une réelle “nuit de l’esprit”, que beaucoup d’autres Saints et Mystiques vécurent à un moment de leur vie. Il se confia à la Sainte Vierge et finalement fit sa profession le 14 décembre 1918, ayant retrouvé la tranquillité intérieure et la sérénité spirituelle.

Après une année de philosophie, il fut envoyé pour continuer ses études à l’Université Grégorienne de Rome de 1919 à 1926. Il fut reçu Docteur en Philosophie en 1922, fit la même année ses vœux perpétuels, puis fut reçu aussi Docteur en Théologie en 1926. 

C’est en l’an 1924 qu’il fit, en accord avec son directeur spirituel (Antonino de l’Assomption), le vœu de faire ce qu’il reconnaîtra être le plus parfait. Dans son couvent romain, il était “assistant” du père Maître, c’est-à-dire qu’il devait veiller sur l’observance de la sainte discipline. Il reçut le sacerdoce le 8 août 1925 et célébra sa Première Messe le jour de l’Assomption suivant. 

Il exprima au père Provincial son désir d’ouvrir une mission de l’Ordre en Afrique ou en Amérique latine, mais ses supérieurs préférèrent mettre à profit ses excellentes qualités de formateur pour le nommer Maître des étudiants, au Chapitre général de 1926.

Et voilà qu’en juin de la même année il ressentit les premiers symptômes de la tuberculose pulmonaire ; en réalité, le mal était déjà très avancé ; un séjour à Rocca di Papa n’apporta pas d’amélioration et Domingo fut transporté d’urgence à Algorta en Espagne, avec un arrêt devant la grotte de Lourdes. Les médecins l’examinèrent, mais la maladie était incurable. 

Retiré au couvent de Belmonte (Cuenca), il accepta la volonté de Dieu sans se rebeller et abandonna tous ses projets missionnaires. Il mourut à Belmonte à même pas vingt-six ans, le 7 avril 1927 en odeur de sainteté : pour la Cause de sa béatification, on présenta quelque deux-mille cinq-cents relations de guérisons attribuées à son intercession.

Depuis 1974, ses restes sont dans l’église trinitaire de Algorta et il fut béatifié le 30 octobre 1983.

Il avait fait le vœu de faire toujours ce qu’il trouvera de plus parfait et veilla de toutes ses forces à faire progresser le salut des âmes et à étendre la gloire de la Trinité. Trois mois avant sa mort, il écrivait à un ami : Il y en a que le Seigneur prend avec lui à la fleur de l’âge, pour d’autres Il réserve de grandes œuvres et donc beaucoup de mérites. L’important est de faire la volonté de Dieu.

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 23:00

Phaolô Lê Bào Tịnh

1793-1857

 

Né en 1793 à Trinh Hà (Hoàng Hóa, Ha Trung Thanh Hóa, Vietnam), Phaolô (Paul) était le troisième des six enfants d’une famille catholique..

A douze ans, il apprit à lire et à écrire avec le prêtre de la paroisse, puis rejoignit l’école de Kẻ Vĩnh pour apprendre le latin. Ensuite il entra au Grand séminaire.

L’évêque, qui avait une grande confiance en lui, l’envoya par deux fois à Macao chercher de l’argent et des objets à rapporter pour aider les missionnaires.

On raconte que, étant à Macao, Phaolô vit en rêve une belle Dame qui lui annonçait qu’il serait martyr en Annam, puis cette Dame lui révélait qu’elle était Marie.

En 1839, Phaolô fut cette fois-ci envoyé au Laos auprès des missionnaires. A ce moment-là l’évêque dut se cacher dans la forêt et mourut. Ce fut Mgr Retord qui lui succéda ; à son tour, il pria Phaolô de repartir à Macao pour le même service.

En 1841, Phaolô fut arrêté et mis en prison à Hanoi (Hà Nội), où il resta sept ans.

Quand le roi Tự Ɖửc accéda au trône, il eut d’abord un geste d’amnistie et Phaolô fut du nombre des prisonniers libérés.

En 1848, Phaolô put enfin recevoir l’ordination sacerdotale : il avait cinquante-six ans. Il fut alors nommé directeur du séminaire de Tri Vinh.

Le 27 février 1857, lors d’une nouvelle persécution, il fut arrêté et conduit à Nam Dinh, en attendant le jugement. On le condamna d’abord à la prison à vie, en raison de son âge, mais ensuite le roi ordonna pour lui la peine de mort par décapitation.

Le juge ne voulait pas faire mourir ce prêtre. Il tenta de lui arracher une fausse «apostasie», pour le libérer. Mais Phaolô, en le remerciant pour son geste, lui expliqua qu’il n’avait pas de regret de remettre son âme à Dieu, que le christianisme était sa religion, et qu’il ne pouvait l’abandonner.

Phaolô Lê Bào Tịnh fut décapité le 6 avril 1857.

 

Il fut béatifié en 1909, et canonisé en 1988.


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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 23:00

Pierina Morosini

1931-1957

 

Née le 7 janvier 1931 à Fiobbio (Albino, Bergamo, Italie), de Rocco Morosini et Sara Noris, Pierina était l’aînée des neuf enfants de ces humbles paysans.

Après l’école primaire, elle s’inscrivit à une école de couture, mais ensuite travailla dans une fabrique de coton, ce qui lui procurait un salaire meilleur et plus régulier, car c’est elle qui devait soutenir la famille, le papa étant devenu invalide. 

Chaque matin, elle recevait l’Eucharistie avant de partir au travail, et priait le chapelet durant le trajet.

Pierina s’inscrivit à l’Action Catholique et en devint même responsable pour les plus jeunes. 

En 1947, elle fit l’unique voyage de sa vie en-dehors de son pays, pour assister à la béatification à Rome de Maria Goretti (voir au 6 juillet).

Le 4 avril 1957, sur le chemin du retour du travail, un voyou l’attendait, qui l’invita au péché et, sur le refus de la jeune fille, la frappa avec une pierre. Pierina tomba sans connaissance, et la famille la retrouva dans une mare de sang.

Pierina ne se réveilla pas. Elle s’endormit dans le Seigneur, martyre de sa chasteté, le 6 avril 1957, à l’hôpital de Bergamo. Tout de suite on compara sa mort à celle de Maria Goretti.

Pierina Morosini a été béatifiée en 1987.

 
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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 23:00

Michele Rua

1837-1910

 

Il était né le 9 juin 1837 dans la quartier Borgo Dora de Torino, où se trouvait l’arsenal : son père y travaillait et la famille habitait aussi sur place. 

Les deux garçons furent bientôt orphelins de leur père. Michele fit sur place les deux premières classes, puis fréquenta les Frères des Ecoles Chrétiennes. C’est là qu’il rencontra don Giovanni Bosco (v. 31 janvier).

On sait que ce saint prêtre avait le don d’entrevoir le futur ; au garçon, il lui dit : A nous deux, on se partagera tout le travail. Don Bosco devint le confesseur de Michele.

Orphelin, Michele allait travailler dans l’arsenal, mais don Bosco proposa à sa mère de l’envoyer à l’oratoire de Valdocco, où se trouvaient déjà quelques centaines de garçons. Peu à peu Michele entendit l’appel au sacerdoce et revêtit l’habit clérical en 1853.

Peu après mourut son frère.

En janvier 1854, don Bosco réunit quatre de ses jeunes, parmi lesquels Michele Rua ; ce dernier rédigea le procès-verbal de cette journée, qui marquait en fait le début de la congrégation salésienne.

Malgré son jeune âge, Michele devint comme le bras droit de don Bosco, aussi bien auprès des garçons que comme secrétaire, relisant pour lui les manuscrits et les épreuves des livres qu’il éditait. Quand il eut recopié les Règles de la future congrégation, il accompagna don Bosco à l’audience de Pie IX pour les lui présenter : le pape dut les corriger de sa propre main, avant de donner sa bénédiction à la Congrégation salésienne.

En 1856, à la mort de la maman de don Bosco, Michele appela la sienne pour venir la remplacer. Elle resta fidèlement à cette charge pendant vingt ans, jusqu’à la mort.

En 1860, Michele est ordonné prêtre, à vingt-trois ans. Trois ans plus tard, il ouvre et dirige une nouvelle maison, le Petit séminaire à Mirabello Monferrato.

Il revient en 1865 à Valdocco, où il seconde don Bosco, dans cette œuvre qui formait maintenant plus de sept cents garçons. Des vocations naissaient, en 1872 se formaient les Filles de Marie Auxiliatrice, en 1875 partirent les premiers missionnaires pour l’Argentine ; on commença l’impression d’un bulletin. Le pape Léon XIII demanda aux Salésiens de construire la basilique du Sacré-Cœur à Rome. Don Rua accompagnait don Bosco dans tous ses voyages (en France et en Espagne).

A partir de 1884, don Rua fut nommé vicaire de don Bosco, avec droit de succession, ce qui se fit à la mort du Fondateur, le 31 janvier 1888.

Si don Rua connut les joies d’une rapide expansion de l’Institut (les pères salésiens furent bientôt des milliers répartis en divers pays d’Amérique du Sud et d’Asie, où don Rua ne ménagea pas sa peine pour aller les visiter et les encourager), il vécut aussi des heures sombres : le gouvernement anticlérical de l’Equateur éloigna les Salésiens en 1896, puis la France maçonnique en 1902 ; en 1907, un pénible procès ourdi par la Maçonnerie en Ligurie, accusa les Salésiens de malfaçons, et se termina finalement par la fuite des accusateurs à l’étranger.

Exténué par tant de travaux, de voyages, de fatigues et de soucis, don Michele Rua mourut le 6 avril 1910. Sa dernière parole fut une invocation que lui avait enseignée don Bosco : Ô Vierge Marie, ma Mère, fais que je sauve mon âme.

 

Don Rua fut enseveli auprès de don Bosco ; il fut béatifié en 1972.

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 23:00

Zefirino Agostini

1813-1896

 

Aîné des deux enfants de Antonio Agostini et Angela Frattini, Zefirino naquit à Verona le 24 septembre, baptisé quatre jours après. Monsieur Agostini était médecin et bon chrétien.

Zefirino fit de bonnes études au Grand séminaire et fut ordonné prêtre en 1837.

Nommé vicaire dans sa propre paroisse des Saints-Nazaire-et-Celse, il reçut aussi la charge de vice-chancelier de l’évêché et accompagna fréquemment l’évêque dans ses tournées pastorales ; puis il fut curé de la même paroisse à partir de 1845, jusqu’à la mort.

Cette période fut lourde à cause des guerres qui travaillaient l’Italie (en 1848, 1859 et 1866) et aussi à cause de la grande épidémie de choléra de 1855.

Pour l’assister dans son activité pastorale, surtout en direction de la jeunesse féminine, il s’entoura de pieuses personnes qui voulaient travailler dans l’esprit de sainte Angela Merici, fondatrice des Ursulines (voir au 27 janvier). Peu à peu ces personnes en vinrent à vivre en communauté, et devinrent, sous l’inspiration de don Zefirino, les Ursulines Filles de Marie Immaculée.

Ce fut bien sûr une responsabilité supplémentaire pour don Zefirino, qui continua à se dépenser de toutes ses forces pour répandre la Parole de Dieu.

Il mourut le 6 avril 1896, et fut béatifié en 1998.

 

Son dies natalis tombant en période de Carême, sa fête locale a été établie au 24 septembre, qui était son anniversaire «sur terre».

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 23:00

5e dimanche de Carême-A

 

 

Notre route vers Pâques approche de son terme et les textes nous parlent plus explicitement de la Résurrection.

 

*       *       *

 

Nous trouvons dans le prophète Ezéchiel des passages fondamentaux sur la vie nouvelle et sur la conversion. Ces temps-ci, au bréviaire nous répétons souvent cette phrase magnifique qu'Ezéchiel retranscrit de la part de Dieu : Je ne veux pas la mort du pécheur, mais qu'il s'écarte de sa voie et qu'il vive (Ez 33:11). La prophétie d'Ezéchiel comporte, au début, de nombreux passages sur la faute d'Israel, qui a oublié Dieu et a gravement péché, mais la fin de son livre contient des textes pleins d'espérance et de consolation, concernant la Résurrection et la Terre promise, la réédification du Temple et le retour du culte liturgique. Un de ces textes est celui qui est repris aujourd'hui dans la première lecture.

 

*       *       *

 

Le psaume 129 qui suit (le De Profundis) est un appel plein de confiance de l'homme vers son Dieu Rédempteur. L'homme pécheur se sent souvent au fond de l'abîme, loin de tout secours : oui, j'ai péché, mais si Dieu ne regarde que les péchés, personne ne sera sauvé ! Alors, Seigneur, pardonne : J'espère dans le Seigneur - Mon âme attend le Seigneur - Près du Seigneur est la miséricorde - Près de Lui, abonde le rachat - et finalement : C'est lui qui rachètera Israël de toutes ses fautes, par le sacrifice de la Croix.

A la suite de l’appel et de l’exemple du Pape, il semble urgent de rappeler ici combien est réconfortant ce Sacrement de la Miséricorde, où Jésus nous attend pour nous dire : Va en paix, je te pardonne tous tes péchés.

 

*       *       *

 

Aux Romains, saint Paul, rappelle que le Chrétien n’est pas sous l’emprise de la chair. Nous devons nous réveiller et considérer combien notre quotidien est, trop souvent, loin de la Vérité, loin de la Charité, loin de l’union avec Dieu. Si nous croyons que l'Esprit de Dieu habite en nous, notre corps, toute notre vie humaine doit être transcendée.

Il est différent de travailler parce que c’est nécessaire de manger, et de travailler parce que mon travail coopère à la volonté de Dieu. Nous devons (réellement) combattre les tentations de colère, de gourmandise, d’orgueil, réellement chercher, chaque jour, à remporter de petites victoires sur notre carcasse humaine. Seulement ainsi nous pourrons nous préparer à entendre, au terme de notre vie humaine : Celui qui vaincra n'aura pas à souffrir la seconde mort (Ap 2:11).

 

*       *       *

 

Nous lisons bien dans l’évangile que cette maladie ne conduit pas à la mort. Pourtant, Lazare va bel et bien mourir, mais seulement physiquement ; Jésus va ajouter, deux jours après, que Lazare s’est endormi. Il ne va pas connaître la seconde mort. Jésus va le réveiller.

Combien de termes inadéquats lisons et entendons-nous, concernant la mort ! Il nous a quittés, il est parti (=dé-cédé), il s’est éteint. Jésus dit : Lazare s’est endormi.

Nous pouvons peut-être sourire devant l’enthousiasme de Thomas, qui veut mourir avec lui, en pensant que non seulement presque tous les apôtres vont laisser Jésus tout seul à Gethsémani, mais que Thomas sera particulièrement celui qui s'obstinera le plus à ne pas croire à la Résurrection. Comme Pierre, qui promettait de donner sa vie pour Jésus, et qui le reniera trois fois, devant lui. Loin de nous scandaliser, ces attitudes sont un enseignement pour chacun : les meilleurs peuvent tomber un moment ; ce qui compte aux yeux de Dieu, c'est qu'ils se relèvent en demandant pardon. Nous lisons au livre des Proverbes : Le juste tombe sept fois, mais se relève (Pr 24:16).

On prétend parfois que Jésus lui-même a pleuré son ami Lazare. En relisant bien les propos de Jésus, on sera plutôt amené à douter que ces larmes soient l'effet de la tristesse d'avoir perdu un ami, puisque Jésus savait bien qu'il allait le ressusciter. 

Certes, Jésus a pu éprouver cette tristesse de la séparation ; il a pu aussi éprouver par compassion la tristesse de Marthe et de Marie ; mais on dira plutôt que Jésus, à la pensée de sa mort toute prochaine, a éprouvé par anticipation quelque chose de son immense tristesse au moment de l'agonie du Mont des Oliviers…

Jésus à pu ressentir, ainsi, une immense amertume devant l'obstination des Juifs à ne pas croire en Lui, ce qui explique pourquoi l’évangéliste insiste tant sur cette émotion, dont le terme revient deux fois dans le texte français. Dans le latin, qui calque le grec, il est plutôt dit que Jésus frémit en esprit et se troubla : c’est plus qu’une émotion extérieure ; Jésus est très, très agité dans tout son être, devant les hommes aveugles et durs.

Remarquons en outre que cette agitation de Jésus ne se produit pas durant la conversation avec Marthe, mais quand il se rapproche des Juifs incrédules. Et aussi que, priant le Père, Jésus dit qu’il a parlé pour cette foule qui est autour de moi, afin qu’ils croient.

De fait, les nombreux Juifs crurent en lui, cette fois-ci.

 

*       *       *

 

Dans la Préface propre de ce dimanche, le prêtre va dire : Dans sa tendresse pour tous les hommes, (Jésus Christ) nous conduit, par les mystères de sa Pâque, jusqu’à la vie nouvelle.

Ici, nous nous trouvons face au mystère ultime de notre existence : Je suis la résurrection et la vie... le crois-tu ? (Jn 11, 25-26). 

A la suite de Marthe, le temps est venu pour la communauté chrétienne de placer, à nouveau et en conscience, toute son espérance en Jésus de Nazareth : Oui Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, qui vient dans le monde (ibid.27). 

La communion avec le Christ, en cette vie, nous prépare à franchir l’obstacle de la mort pour vivre éternellement en Lui. La foi en la résurrection des morts et l’espérance en la vie éternelle ouvrent notre intelligence au sens ultime de notre existence : Dieu a créé l’homme pour la résurrection et la vie ; cette vérité confère une dimension authentique et définitive à l’histoire humaine, à l’existence personnelle, à la vie sociale, à la culture, à la politique, à l’économie. Privé de la lumière de la foi, l’univers entier périt, prisonnier d’un sépulcre sans avenir ni espérance.

A une Ame privilégiée, morte comme le Christ à trente-trois ans (Sœur Josefa Menéndez, 1890-1923), Notre-Seigneur s'exprima ainsi (1923) : Pauvres pécheurs ! comme ils sont aveugles ! Je ne désire que leur pardonner et ils ne cherchent qu'à M'offenser ! Voilà ma plus grande Douleur : que tant d'âmes se perdent et qu'elles ne viennent pas toutes à Moi, afin que mon Cœur leur pardonne. 

Avec d’autres mots, c’est le même message que Jésus donnera à sainte Faustine, elle aussi morte à trente-trois ans (1905-1938), quelques années plus tard.

C'est qu'elle devait être bien embarrassante, cette résurrection de Lazare, comme la guérison de l'aveugle-né, pour ceux qui refusaient de croire ! Combien devait coûter à l'âme sensible de Jésus cette obstination de ses contemporains ! Quelle tristesse pouvait être la sienne, à la pensée de tant et tant d'âmes qui ne voudraient pas profiter de Sa grâce, des bienfaits de Sa Croix… 

Jésus a besoin d'être consolé. Non pas seulement par de bons sentiments, mais par notre vraie conversion, par notre amour sans faille ; sans se décourager, sans abandonner nos efforts, sans cesser de Le rechercher, en croyant en la puissance de Sa Résurrection. 

Dans une autre communication, Jésus a dit (1854) : Mon Cœur a soif d'amour, comme un mendiant a faim de pain.

 

 

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 23:00

Mariano de la Mata Aparicio

1905-1983

 

Né le 3 décembre 1905 à Puebla de Valdavia (Palencia, Espagne) dans une famille très chrétienne, Mariano et ses trois frères aînés devinrent prêtres dans l’Ordre des Augustins. Leurs parents, Manuel et Martina, eurent huit enfants.

Il prit l’habit en 1921, qu’il reçut du père Anselmo Polanco, futur évêque de Teruel, qui sera béatifié en 1995 (v. 7 février).

Après ses études à Valladolid et Burgos, Mariano fut ordonné prêtre en 1930.

Moins de deux ans après, il fut envoyé en mission au Brésil, où il restera pendant plus d’un demi-siècle.

Il fut d’abord deux ans vicaire à la paroisse de Taquaritinga (São Paolo), puis professeur de sciences naturelles au collège jusqu’en 1949, en même temps que directeur du collège et vice-provincial de son Ordre de 1945 à 1948.

Après, il fut professeur et supérieur au séminaire des Augustiniens à Engenheiro Schmidt (São Paulo).

Le père Mariano ne fit rien d’extraordinaire : il sut montrer la charité dont était rempli son cœur, envers les pauvres et les malades. En plus de ses responsabilités, en effet, il savait donner du temps pour chacun de ses Confrères, pour secourir ceux qui lui tendaient la main, visitant assidûment les malades. Par exemple, pendant un an il alla chaque jour donner des leçons à un étudiant malade, pour lui éviter de perdre son année ; il rendit visite tous les jours pendant deux mois à un autre malade d’hépatite, Horacio Gentile, sans compter la fatigue de la distance et des escaliers.

Il se tenait régulièrement au courant des événements de son Espagne natale, traversée par la douloureuse guerre civile de 1936, qui fit près de dix mille martyrs, dont Mgr Polanco en 1939.

Il avait un grand amour pour la nature, les plantes, les animaux, toutes les belles choses que le Bon Dieu avait créées. Il avait aussi une passion pour la collection de timbres !

Il assista spirituellement les membres de l’Atelier Sainte-Rita, où les ouvrières confectionnaient des habits pour les pauvres. Il fonda un très grand nombre de ces ateliers, donnant ainsi une occupation à des personnes désœuvrées.

Sa vue diminua beaucoup, mais ne l’empêcha pas de continuer toutes ses activités pastorales.

En 1983, il dut être opéré d’une tumeur maligne au pancréas. Le mal ne put être arrêté.

Le père Mariano de la Mata mourut le 5 avril 1983, et fut béatifié en 2006.

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 23:00

Anna (Maria Crescentia) Höß

1682-1744

 

Cette religieuse était née à Kaufbeuren, dans le diocèse bavarois de Augsburg, le 20 octobre 1682, septième des huit enfants de Matthias Höß et Lucia Hörmann, et donna dès l’enfance des indices de ce que serait un jour sa sainteté. 

Il semble qu’elle ait eu la notion des vérités du salut avant même d’avoir l’usage de la parole. Jeune fille, elle garda l’intégrité de la foi au milieu des dangers où l’exposait la nécessité de vivre parmi les luthériens. Elle s’affermit dans la pratique des vertus chrétiennes et provoqua même l’admiration des non-catholiques. 

Sa demande d’admission chez les Franciscaines du Tiers-Ordre Régulier de Mayerhoff où elle désirait se consacrer à Dieu, fut plusieurs fois repoussée, parce que l’on ne pouvait fournir une dot suffisante. Enfin un personnage de l’endroit, bien que luthérien, plaida en sa faveur et comme il était un insigne bienfaiteur de la maison, la jeune fille fut admise sans dot : elle avait alors vingt et un ans.

Son noviciat achevé, Crescentia fit profession en 1704. Les supérieures furent bien disposées envers elle et lui confièrent maintes responsabilités : portière d’abord, maîtresse des novices en 1726, elle fut enfin élue prieure en 1741, malgré son refus pour un tel poste, qu’elle ne finit par accepter que par la contrainte. Dans toutes ces charges, elle montra la plus grande générosité et le don total d’elle-même.

Elle recommandait aux sœurs d’observer le silence et le recueillement, d’avoir de saintes lectures, l’évangile en premier lieu. L’école de sa vie religieuse était la Crucifixion du Christ. C’est à cette école qu’elle acquit un degré de grande prudence et qu’elle put être une conseillère providentielle pour tous ceux qui venaient chercher auprès d’elle du réconfort, comme on peut aussi s’en rendre compte par son abondante correspondance. 

Durant ses trois années de supériorat, elle fut comme une nouvelle fondatrice de sa communauté de Mayerhoff ; elle justifiait ainsi son choix des novices : “Dieu veut que notre couvent soit riche de vertus, et pas de biens temporels”. Les points principaux sur lesquels elle appuya la renouvellement de la maison furent : une confiance illimitée en la divine Providence, la promptitude dans l’accomplissement des activités de la vie commune, l’amour du silence, la dévotion à Jésus crucifié, à l’Eucharistie et à la Vierge Marie.

La renommée de sa sainteté porta son nom dans toute l’Allemagne, dans la Hongrie et parmi d’autres nations protestantes. Cette sainte religieuse eut de nombreuses extases : l’ardeur de l’amour divin dont son cœur était rempli, bien plus que la maladie, occasionna sa mort qui arriva à Pâques, le 5 avril 1744. Son corps repose toujours dans la chapelle de son monastère, entouré d’une profonde vénération.

Des miracles avaient illustré sa vie ; il y en eut au jour de ses funérailles et, dans la suite, auprès de son tombeau.

 

Béatifiée en 1900, elle a été canonisée en 2001 et le Martyrologe Romain la commémore le 5 avril. 

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