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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 23:00

Katarzyna Faron

1913-1944

 

Née le 24 avril 1913 à Zabrzeż (Małopolskie, Pologne), Katarzyna fut à cinq ans orpheline de mère et fut confiée par son père à un parent.

Elle montra toujours un amour et une dévotion particulière envers la Vierge Marie. Elle était heureuse de prier et d’aller à la Messe. C’était une fille joyeuse, vive, polie et modeste.

Avec elles, les enfants - mais pas seulement eux - se sentaient heureux.

Très tôt elle éprouva la vocation religieuse. Elle l’écrivit dans une de ses rédactions d’école : Je veux être religieuse.

Elle entra à dix-sept ans (1930) chez les Ancelles de l’Immaculée Conception, avec le nom de Celestyna.

Elle fut maîtresse d’école pour les tout-petits, pour lesquels elle avait une prédilection, surtout pour les plus pauvres. Elle aimait soigner les malades.

Au moment de la Deuxième guerre mondiale, elle se trouvait à Brzozów, où la Gestapo l’arrêta en 1942. Après un an de prison, elle fut transportée à Auschwitz-Birkenau, sous le n° 27989.

Elle fut battue, reçut des coups de pied, fut soumise à des travaux très durs, obligée de rester dans l’eau froide pendant des heures pour creuser des fossés. Elle fut atteinte des poumons et eut la fièvre typhoïde. On dut aussi l’opérer d’une appendicite, dans des circonstances qui la firent beaucoup souffrir, mais elle ne se plaignait jamais, sachant au contraire y mettre de l’humour et de la gaieté.

Plus d’une fois, elle donna sa portion de pain et d’eau à d’autres prisonnières.

Elle vint à savoir qu’un prêtre du même nom qu’elle, un certain Władysław Faron, s’était éloigné de Dieu et de l’Eglise : elle offrit sa vie pour la conversion de ce prêtre. 

Celestyna mourut le jour de Pâques, 9 avril 1944. Elle allait avoir trente-et-un ans. Son corps fut incinéré le lendemain.

Le prêtre pour lequel elle s’était offerte, eut connaissance de l’offrande et de la mort de Celestyna, il se convertit (en 1948) et redevint un zélé prédicateur de l’Evangile. Dieu avait accepté le sacrifice de Celestyna.

Katarzyna-Celestyna Faron a été béatifiée parmi les cent-huit Martyrs polonais de la période nazie, en 1999.

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 23:00

Marguerite Rutan

1736-1794

 

Née le 23 avril 1736 à Metz, Marguerite vécut dans une famille très modeste, huitième de quinze enfants.

En 1757, elle entra chez les Filles de la Charité.

Quand on ouvre un hôpital à Dax, c’est elle la supérieure de la petite communauté des Filles de la Charité qui s’y installe.

Peu à peu, Marguerite crée une école pour garçons et filles (1779), fait construire une chapelle, pour que tout ce monde puisse recevoir les Sacrements, elle accueille les mères célibataires, les orphelines, et se porte auprès de tous les nécessiteux.

Pendant la Révolution, l’évêque, quoique constitutionnel, s’oppose à leur expulsion. Quand les ordres sont supprimés, les Filles de la Charité prennent le nom de Dames de la Charité, et continuent leur apostolat.

Malgré tant de bienfaits, les Religieuses seront accusées de vol. Sous le régime de la Terreur, Marguerite est emprisonnée la veille de Noël au couvent des Carmes (de Dax) avec les autres religieuses de l’hôpital. Elle est condamnée à mort le 8 avril 1794.

Elle est guillotinée le 9 avril 1794.

On ne dit pas quel fut le sort des autres Religieuses.

Peu après, la ville de Dax fait «amende honorable», exprimant le regret d’avoir perdu une femme qui n’avait fait que du bien.

 

Marguerite Rutan a été béatifiée en 2011.

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 23:00

Lindalva Justo de Oliveira

1953-1993

 

 Lindalva naquit le 20 octobre 1953 à Sítio Malhada da Areia, une région très pauvre du Rio Grande du Nord, dans le Brésil. Son père, João Justo da Fé, agriculteur, était veuf avec trois enfants ; il se remaria avec Maria Lúcia de Oliveira. Lindalva fut la sixième des treize enfants de ce second mariage. Elle fut baptisée le 7 janvier 1954.

Si cette famille n'était pas très aisée, elle était riche de la Foi chrétienne. João transporta toute sa famille à Açu, pour que les enfants fréquentassent l'école ; après bien des sacrifices, il réussit à acheter une maison où réside la famille encore aujourd'hui.

Outre qu'imiter le bon exemple de sa pieuse mère, Lindalva montra une inclinaison naturelle pour les enfants pauvres, avec lesquels elle passait beaucoup de temps.

Elle fit sa première communion à douze ans. Durant les années de l'école, elle était toujours heureuse d'aller aider les moins favorisés. Plus tard, lorsqu'elle vécut chez son frère Djalma et sa famille à Natal, elle obtint en 1979 le diplôme d'assistant administratif.

De 1978 à 1988 Lindalva occupa plusieurs postes dans des magasins de vente et comme caissière dans une station d'essence, envoyant une partie de son salaire à la maison pour aider sa mère. Chaque jour elle trouvait du temps pour aller après son travail visiter les vieillards dans une maison de retraite de l'endroit.

En 1982, tandis qu'elle assistait avec beaucoup d'amour son père durant les derniers mois de sa maladie, elle réfléchit sérieusement à sa vie et décida de se mettre au service des pauvres. Elle s'inscrivit alors à un cours de nursery, tout en profitant des moments typiques de la jeunesse, liant des amitiés, prenant des cours de guitare et continuant de se cultiver par les études.

En 1986, elle participa à des initiatives vocationnelles organisées par les Filles de la Charité. Après avoir reçu le sacrement de la Confirmation en 1987, elle demanda son admission dans la Congrégation. Le 11 février 1988, en la fête de Notre Dame de Lourdes, elle commença son postulat, édifiant ses compagnes par sa bonne humeur et son attention particulière pour les pauvres.

Elle avait le caractère naturellement marqué par la douceur, mais aussi par la vérité. Dans une lettre qu'elle écrivit à son frère Antonio, qui était alcoolique, elle s'exprime ainsi : Pense bien à ceci et examine-toi. Je prie beaucoup pour toi et je continuerai à le faire et même, si c'est nécessaire, je ferai pénitence pour que tu sois en mesure de parvenir à ton accomplissement personnel. Marche à la suite de Jésus, qui lutta jusqu'à la mort pour la vie des pécheurs et donna sa propre vie, non comme Dieu, mais comme homme, pour le pardon des péchés. Nous devons chercher refuge en lui ; il n'y a qu'en lui que la vie vaut la peine d'être vécue. Un an plus tard son frère cessa de boire.

Le 29 janvier 1991, la Sœur Lindalva reçut la charge de s'occuper de quarante vieillards malades dans la maison de retraite de Salvador de Bahia. Elle se livra aux plus humbles tâches et se préoccupa de ceux qui souffraient davantage en cherchant à leur procurer du réconfort spirituel et matériel, particulièrement en les encourageant à recevoir les sacrements. Elle chantait et priait avec eux et passa aussi le permis de conduire pour les emmener faire des promenades.

En janvier 1993, un certain Augusto da Silva Peixoto, homme de quarante-six ans au caractère irascible, réussit à se faire admettre facilement dans l'établissement, grâce à la recommandation de quelqu'un, bien qu'il n'eût pas le droit d'y être. Sœur Lindalva le traita comme les autres malades, avec le même respect et la même délicatesse, au point qu'il en devint amoureux.

De son côté, elle restait prudente, maintenait ses distances avec lui, ce qui toutefois ne l'empêcha pas de déclarer ses mauvaises intentions envers elle. Elle aurait pu simplement laisser sa place, mais sa passion pour les vieillards lui fit dire : Je préfère verser mon sang qu'abandonner ma place.

A partir du 30 mars, les avances d'Augusto devinrent si insistantes et dangereuses, qu'elle recourut à l'aide d'un fonctionnaire de santé pour retenir ce malade indiscipliné. Bien qu'il ait promis d'améliorer son attitude et son comportement, il maintint dans son cœur l'esprit de haine et de vengeance jusqu'à méditer un plan meurtrier.

Le 9 avril 1993, le Vendredi Saint, Sœur Lindalva prit part au Chemin de la Croix dans sa paroisse, à 4 heures 30 du matin. Dès 7 heures, elle était à son poste pour préparer et servir le petit-déjeuner, comme chaque matin. Au moment où elle servait le café à une table, Augusto se rapprocha et lui enfonça un couteau de poissonnier au-dessus de la clavicule.

S'écroulant à terre, Lindalva cria plusieurs fois Mon Dieu, protège-moi. Des malades accoururent, tentant de la protéger. Ravi dans une sorte de folie tout en soutenant son corps, Augusto la frappa quarante-quatre fois en criant : J'aurais dû le faire plus tôt. Puis, subitement, il se calma, s'assit dans un fauteuil, essuya son couteau sur son pantalon, le jeta sur la table et hurla : Elle ne voulait pas de moi ! puis, se tournant vers le docteur, il lui dit : Vous pouvez appeler la police, je ne vais pas m'enfuir ; j'ai fait ce qu'il fallait faire.

Le lendemain, Samedi Saint, le Cardinal Lucas Moreira Neves, un dominicain et primat du Brésil, célébra les funérailles de cette Sœur de 39 ans avec ce commentaire : Quelques années suffirent à Sœur Lindalva pour couronner sa vie religieuse avec le martyre.

 

Sœur Lindalva a été béatifiée en 2007 ; elle est commémorée au Martyrologe romain le 9 avril.

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 23:00

Mateo Molinos Coloma

1890-1936

Mateo vit le jour le 21 août 1890 à Forcall (Castellón, Espagne) et fut baptisé le lendemain.

Il commença le noviciat mineur à Cambrils en 1906, chez les Frères des Ecoles Chrétiennes, puis passa au noviciat, reçut l’habit, avec le nom de Dionisio Luis. Ce fut ensuite le scholasticat.

En 1908, il exerça à Tarragona où, continuant d’étudier et de se former, il obtint les diplômes nécessaires pour l’enseignement à tous les niveaux, primaire, secondaire, technique.

En 1916, il fut professeur et préfet à Bonanova.

En 1928, il fut préfet de la «deuxième division», avant de devenir directeur à Bonanova..

Au début de l’été 1936, il se trouva dans un monastère de la Cerdaña avec le Frère Leonardo José, visiteur, pour préparer les prochaines retraites dans quatre maisons du district.

Le 17 juillet, ils se dirigèrent vers l’école de La Seo de Urgel, car une procession solennelle était prévue pour le lendemain au sanctuaire de Notre-Dame de Meritxell (Andorre). Mais en arrivant à La Seo, ils apprirent les mauvaises nouvelles de Barcelone et ailleurs : il fallait rejoindre ces communautés pour soutenir les autres Frères et les jeunes. Mais les communications étaient coupées, aussi projetèrent-ils d’aller à Toulouse et d’y prendre l’avion pour Barcelone. C’était audacieux, et même risqué, mais de toutes façons, ce fut impossible.

Les Frères de La Seo passèrent en France, mais Leonardo et Dionisio restèrent sur place. Le 22 juillet, ils purent trouver à se loger dans un hôtel dont le patron était un bon chrétien. Leur projet était de rejoindre Barcelone à tout prix.

Le 7 août, Frère Dionisio alla demander un passeport. Mais on le trouva «suspect» et on envoya des miliciens fouiller sa chambre à l’hôtel. Frère Leonardo étant absent à ce moment-là, les miliciens lui laissèrent une convocation pour se présenter. Bien qu’on lui conseillât d’éviter de revenir, il refusa d’abandonner son Confrère et alla se présenter le lendemain, 8 août 1936.

Alors les miliciens les embarquèrent tous les deux et les emmenèrent à Baños de Sugrañes (Traverseras). On leur dit de descendre et de faire quelques mètres. Se voyant devant la mort, les deux Frères s’embrassèrent, et moururent ainsi sous les balles.

Frère Dionisio Luis fut béatifié en 2013, avec son Compagnon.

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 23:00

Agabus

1er siècle

 

On rencontre par deux fois le personnage d’Agabus dans les Actes des Apôtres, en 11:28 et 21:10. 

Ces deux épisodes, assez distants l’un de l’autre (seize années environ), ont fait penser à certains qu’il s’agissait de deux prophètes différents. Mais dans les deux passages les similitudes sont frappantes : le nom, la fonction, le pays d’origine, l’époque même.

Agabus était donc un «prophète». En 11:28, il annonça une grande disette, qui s’abattit effectivement sur l’Empire romain vers 49-50, commençant d’abord à l’Est, puis parvenant à Rome. L’historien Josèphe la situe vers 46-48. Le texte dit ceci : 

L’un d’eux, nommé Agabus, se leva et sous l’action de l’Esprit, se mit à annoncer qu’il y aurait une grande famine dans tout l’univers. C’est celle qui se produisit sous Claude.

Dans l’autre passage Agabus se saisit de la ceinture de Paul, s’en lie les pieds et les mains en disant :

Voici ce que dit l’Esprit Saint : L’homme auquel appartient cette ceinture, les Juifs le lieront comme ceci à Jérusalem, et ils le livreront aux mains des païens.

C’est une prophétie mimée qui rappelle celles du prophète Jérémie. Le style de la phrase rappelle l’annonce que fait Jésus de sa passion (Lc 18:31-34).

Les Grecs affirmaient qu’Agabus était l’un des soixante-douze disciples du Seigneur et qu’il avait été martyrisé à Antioche.

Une pieuse légende de l’Ordre carmélite attribue à Agabus la fondation d’une église en l’honneur de la Très Sainte Vierge.

 

Les Grecs fêtaient Agabus le 8 mars, mais aussi le 8 avril, date retenue par l’actuel Martyrologe.


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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 23:00

Herodion, Asyncritus, Phlegon

1er siècle

 

A la fin de son épître aux Romains, saint Paul mentionne un certain nombre de frères, dont certains seulement sont mentionnés au Martyrologe.

D’Herodion, il dit qu’il est son parent (16:11) ; plus bas (16:14), il nomme Asyncrite, Phlegon, Hermes, Patrobas, Hermas, et les frères qui sont avec eux.

Des cinq derniers, le Martyrologe mentionne Asyncrite et Phlegon, inconnus par ailleurs.

D’après la tradition, Herodion fut ordonné prêtre, puis évêque de la Nouvelle-Patras (Grèce centrale, différente de l’Ancienne Patras du Péloponèse) ; il fit de nombreuses conversions, au point de susciter la jalousie de Juifs, qui le mirent à mort.

Ces trois personnages, saints Herodion, Asyncrite et Phlegon, sont mentionnés au 8 avril, juste après saint Agabus.

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 23:00

Auguste Czartoryski

1858-1893

 

Auguste Czartoryski naquit à Paris le 12 août 1858, en exil, du prince Władisłas et de Maria Amparo, fille de la reine d'Espagne.

Premier né de la famille, il était appelé à un noble héritage, mais il n'aimait pas la vie de cour. À vingt ans, il écrivait à son père, à propos des fêtes mondaines auxquelles il était contraint de participer : J'avoue que je suis fatigué de tout cela. Ce sont des divertissements inutiles qui me tourmentent. Il m'est pénible d'être obligé de faire des connaissances à tant de banquets.

Il avait six ans à la mort de sa mère, malade de tuberculose ; Auguste fut aussi atteint, et ne recouvrera jamais la santé. Il voyagera en Italie, en Suisse, en Égypte, en Espagne, telles furent les principales étapes de ses pérégrinations. Mais ce n'était pas d'abord la santé qu'il poursuivait : il cherchait sa vocation.

Il eut trois maîtres spirituels qui eurent une grande influence sur son âme : le premier fut Józef (Rafal de Saint-Joseph) Kalinowski. Celui-ci - canonisé en 1991 (v. 15 novembre) - avait subi dix ans de travaux forcés en Sibérie, avant d’entrer chez les Carmes et fut précepteur d'Auguste pendant trois ans (1874-1877). C'est de lui qu’on sait la dévotion d’Auguste pour saint Luigi Gonzaga (Louis de Gonzague, v. 21 juin) et son compatriote saint Stanisław Kostka (v. 15 août). Il était enthousiaste de la devise de ce dernier : Ad maiora natus sum (Je suis né pour mieux que ça).

Le deuxième fut le père Stanisław Kubowicz, mais l'événement décisif fut la rencontre de don Bosco.

Auguste avait vingt-cinq ans quand il fit pour la première fois sa connaissance. Ce fut à Paris, justement à l'hôtel Lambert, où le fondateur des salésiens célébra la messe dans la chapelle privée. À l'autel servaient le prince Władisłas et Auguste. Il y a longtemps que je désirais faire votre connaissance ! dit don Bosco à Auguste. 

Depuis lors, dès que son père le lui permettait, Auguste venait à Turin pour rencontrer don Bosco et recevoir ses conseils. Il fit même plusieurs retraites spirituelles sous la direction du saint, en logeant à l'Oratoire, malgré tout l'inconfort qu'il y trouvait.

Curieusement, don Bosco se montra longtemps réticent à propos de l'acceptation du prince dans la Congrégation. Ce sera le Pape Léon XIII en personne qui dissipera tous les doutes. Après avoir sondé la volonté d'Auguste, le Pape conclut : Dites à don Bosco que le Pape désire qu'il vous accepte parmi les salésiens. - Eh bien, mon cher, répondit immédiatement don Bosco, je vous accepte. Dès maintenant vous faites partie de notre Société et je désire que vous y apparteniez jusqu'à la mort.

À la fin de juin 1887, après avoir renoncé à tout en faveur de ses frères, le jeune homme fit un bref aspirandat à San Benigno Canavese, puis le noviciat avec le père Giulio Barberis. Auguste dut bouleverser bien des habitudes : l'horaire, la nourriture, la vie commune... Il dut aussi résister aux tentatives de la famille qui ne se résignait pas à cette option. Le père lui rendit visite et tenta de le dissuader. Mais Auguste ne se laissa pas vaincre. 

Le 24 novembre 1887, il reçut la soutane des mains de Don Bosco dans la basilique de Marie Auxiliatrice. Courage, mon cher prince, lui murmura le Saint à l'oreille. Aujourd'hui, nous avons remporté une belle victoire. Mais je puis dire aussi, avec une grande joie, que viendra le jour où vous serez prêtre et, par la volonté de Dieu, vous ferez beaucoup de bien à votre patrie.

Don Bosco mourut deux mois après et, sur sa tombe à Valsalice, le prince Czartoryski devint salésien en émettant les vœux religieux.

À cause de sa maladie, il fut envoyé sur la côte ligurienne pour ses études de théologie. L'évolution de sa maladie fit reprendre avec plus d'insistance les tentatives de sa famille, qui recourut aussi aux pressions des médecins. Au cardinal Parocchi, prié d'user de son influence pour l'arracher à la vie salésienne, il écrivit : C'est en pleine liberté que j'ai voulu émettre les vœux, et je les ai faits avec grande joie. Vivant dans la Congrégation, j'éprouve depuis ce jour une grande paix d'esprit et je remercie Dieu de m'avoir fait connaître la Société salésienne et de m'avoir appelé à y vivre.

En 1892 il fut ordonné prêtre. Sur son image de première messe, il avait écrit : Un jour dans tes parvis en vaut plus que mille autres. Heureux les habitants de ta maison : ils pourront te chanter sans fin (Ps 88:11,5).

La vie sacerdotale du père Auguste ne dura qu'un an à peine ; il la passa à Alassio, dans une chambre qui donnait sur la cour des enfants.

Le père Auguste s'éteignit à Alassio le soir du 8 avril 1893, dans l'octave de Pâques, assis sur le fauteuil où don Bosco s'était plusieurs fois reposé. Quelle belle Pâque !, avait-il dit lundi au confrère qui l'assistait.

Son corps fut transporté auprès des tombes de la famille, dans la crypte paroissiale de Sieniawa, là où il avait fait sa première communion. Plus tard, ses dépouilles mortelles furent transférées dans l'église salésienne de Przemyśl, où elles se trouvent encore aujourd'hui.

Auguste Czartoryski fut béatifié en 2004.

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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 23:00

Maria Assunta Pallotta

1878-1905

 

Née le 20 août 1878 à Force (Ascoli Piceno, Marches, Italie C), aînée des cinq enfants de Luigi et Eufrasia Casali, Maria reçut au baptême les noms de Assunta Maria Liberata, les deux premiers prénoms en honneur de la proche solennité de l’Assomption de Marie, l’autre en l’honneur d’une Sainte locale. Elle fut confirmée en 1880, selon les coutumes du temps.

A cause de la pauvreté de la famille, elle ne fréquenta l’école que deux ans, pour aller travailler sur les chantiers, puis auprès du tailleur de pierre du village.

Au retour de son travail, elle s’arrêtait à l’église devant le Saint Sacrement, restant parfois des heures en prière.

Sa mère découvrit des pierres dans son lit. Maria portait le cilice. Elle jeûnait souvent et partageait son petit repas avec la voisine, une vieille femme malade et pauvre. Elle lisait les vies des Saints et priait le chapelet, dont elle ne se séparait pas.

Le soir du carnaval de 1897, un garçon voulut l’embrasser : cela la décida au contraire à se consacrer totalement à Dieu. 

L’attrait pour la vie religieuse était évident, mais sa pauvreté l’empêchait de préparer le moindre trousseau.

Un ecclésiastique clairvoyant et charitable la recommanda aux Franciscaines missionnaires de Marie, où elle entra en 1898.

Le noviciat se fit à Grottaferrata (Rome) ; on l’employa surtout aux travaux manuels, qu’elle exécutait avec promptitude ; son amour de la règle était déjà légendaire.

En 1900, elle fit les premiers vœux à Rome et, en 1902, fut envoyée à Florence, où elle fut employée aux humbles travaux de la maison : repassage, lessive, jardin, nettoyage, mais aussi à l’infirmerie et au catéchisme.

En 1904, elle se proposa pour aller soigner les lépreux en pays de mission. Elle partit pour la Chine.

La mission de Chine avait connu la persécution en 1900, et sept Religieuses avaient versé leur sang pour leur fidélité au Christ (v. 9 juillet). Maria Assunta fut envoyée à la maison de Tong-Eul-Keou, où elle fut chargée de la cuisine, en compagnie d’une domestique chinoise qui devait lui apprendre sa langue.

C’était sa préoccupation : la communication ! Elle craignit de ne pouvoir approcher les âmes pour leur parler de Dieu. Elle passa par une période de grandes inquiétudes, de doute même, mais l’épreuve fut de courte durée, dit-on.

En février 1905, une épidémie de typhus se déclara. Maria Assunta fut contaminée le 19 mars et demanda à recevoir le Sacrement des malades. Elle le reçut effectivement, quoique ses proches la vissent déjà sur la voie de la guérison ; les Sœurs plaisantaient même, lui disant que le Bon Dieu n’avait pas besoin d’elle. Mais Maria Assunta «savait» : la fièvre, le délire, les souffrances la frappèrent pendant une longue semaine.

Revenue à elle, elle demanda à se confesser, mais ne put communier, car elle ne pouvait plus rien avaler. Elle répétait en chinois : Eucharistie… Eucharistie…

Dans son agonie, elle ne pouvait plus que sourire. Vers le soir du 7 avril 1905, les assistants sentirent un mystérieux parfum «comme de baume d’encens, de roses et de violettes, écrira la Supérieure. 

La Sœur Maria Assunta expira ; le parfum disparut un moment, mais se fit sentir à nouveau : les Chinois vinrent s’en rendre compte.

L’enterrement fut un triomphe. La petite Sœur effacée devenait illustre. On l’appela la Sainte au parfum.

La mère supérieure demanda alors audience auprès du pape Pie X, qui répondit : Il faut ouvrir la Cause, et tout de suite ! 

Lors de l’examen de son corps en 1913 en vue de la béatification, son corps apparut intact malgré l’humidité et les effets habituels du typhus. Les miracles se multiplièrent immédiatement. 

Maria Assunta Pallotta fut béatifiée en 1954 et le Martyrologe la mentionne le 7 avril.

 
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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 23:00

Phêrô Nguyễn Văn Lựu

1812-1861

 

Né en 1812 à Go Vap (Gia Dinh, Saigon, Vietnam), Phêrô (Pierre) entra au séminaire, fréquenta l’école de Penang, avant d’être ordonné prêtre.

Dans son ministère, il porta une grande attention à l’éducation religieuse, à chaque famille, qu’il allait visiter régulièrement pour les aider de ses conseils. Ses fidèles l’aimaient beaucoup et étaient prêts à lui obéir, même si par ailleurs il osait blâmer leurs erreurs.

On dit de lui qu’il avait un petit penchant pour l’alcool. Un autre prêtre lui répondit un jour qu’il ne buvait pas d’alcool pour plusieurs raisons : d’abord, que c’était coûteux, qu’ensuite l’alcool faisait baisser (ou perdre…) l’attention, et que ce n’était pas un exemple à donner aux croyants. Phêrô alors jeta la bouteille dans la rivière et s’arrêta de boire définitivement.

Il avait la réputation d’un homme austère : Son extérieur était grave, son geste rare, sa parole calme, même quand il faisait des observations sévères. Ses entretiens avec les femmes se bornaient au strict nécessaire, il n’avait de rapports suivis qu’avec les catéchistes.

Repéré à un moment où il tentait de pénétrer dans une prison pour porter l’Eucharistie à des fidèles, il ne put nier son identité et son état de prêtre. Etant venu encourager les prisonniers chrétiens, il put alors leur donner l’exemple de la persévérance jusqu’à la mort.

Devant les mandarins, il déclara : La religion a pénétré mes os, comment pourrais-je l’abandonner ?

Phêrô Nguyễn Văn Lựu fut décapité le 7 avril 1861.

 

Il a été proclamé bienheureux en 1909, et saint en 1988. 

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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 23:00

Hégésippe

† 180

 

Ce Juif originaire de Judée se convertit au christianisme. On a sur lui deux témoignages, celui de saint Jérôme et celui de l’historien Eusèbe.

Saint Jérôme écrit de lui que très rapproché du temps des Apôtres, il fut l’imitateur de leurs vertus et de leur vie, autant que de leur manière de parler.

Assistant aux progrès des premières hérésies, Hégésippe voulut voyager pour s’enquérir des Vérités de la Foi authentiques, et pour cela rejoignit Rome.

Il y resta, dit-il, «jusqu’au» pontificat d’Anicet (155-166) ou même, selon Jérôme et Eusèbe, jusque sous le pape Eleuthère (175-189), soit au moins vingt années, car nous ne savons quand il arriva à Rome. Cependant, le Martyrologe écrit qu’il fut à Rome «depuis» le pontificat d’Anicet jusqu’à celui d’Eleuthère, ce qui limite son séjour romain à une vingtaine d’années.

D’après Eusèbe, Hégésippe écrivit Cinq Livres, qui relataient tout ce qui s’était passé dans l’Eglise depuis la mort de Jésus-Christ jusque vers le temps d’Eleuthère. Ce précieux recueil rapportait dans un style très simple toutes les traditions apostoliques.

Malheureusement, de ce texte si précieux, nous n’avons plus que quelques fragments.

Une Chronique d’Alexandrie affirme qu’Hégésippe mourut sous l’empereur Commode, vers 180.

 

Traditionnellement, le dies natalis d’Hégésippe est fixé au 7 avril.

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Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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