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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 23:00

Josemaría Escrivá de Balaguer

1902-1975

 

Né le 9 janvier 1902 à Barbastro (Huesca, Espagne), José María Julián Mariano était le deuxième des six enfants de José Escrivá et de María Dolores Albás Blanc, une franco-espagnole.

Les trois dernières filles de cette fratrie décédèrent en bas âge. Lui-même eut à deux ans une grave maladie, dont il guérit après une promesse que firent les parents d’aller remercier Notre-Dame de Torreciudad. 

En 1915, le père doit fermer son commerce d’étoffes, et la famille s’installe à Logroño.

Josemaría ressentit la vocation sacerdotale vers quinze ans. Il raconta plus tard qu’il avait été impressionné par la trace des pieds nus dans la neige d’un père Carme : cette mortification éveilla en lui le désir d’offrir lui-aussi quelque chose à Dieu.

Il fréquenta le séminaire à Saragosse, où il fut ordonné prêtre en 1925. L’année précédente était mort son père.

Après deux années passées en paroisse près de Saragosse, Josemaría s’installa à Madrid pour préparer le doctorat en droit civil. Il fut aumônier des Dames apostoliques du Sacré-Cœur de Jésus, chez lesquelles il trouvait l’hospitalité. Il y exerça un apostolat très fatiguant auprès des malades et des pauvres, mais aussi riche en grâces.

C’est à ce moment-là qu’il eut l’intuition de ce qu’il pouvait faire pour Dieu : appeler les laïcs, les étudiants, les jeunes, à rechercher la perfection, la sainteté dans les actes les plus ordinaires de la vie quotidienne. Ainsi naquit l’Œuvre de Dieu, Opus Dei, mouvement dont il attribuait toute la paternité à Dieu seul.

Après la chute de la monarchie espagnole (1931), dans ce climat politique très anticlérical, Josemaría ouvrit une Académie d’esprit chrétien, pour dispenser des cours de droit, d’architecture, de formation chrétienne ; c’est l’Académie DYA.

Dès 1934, il publie des notes pour aider les étudiants à prier ; remaniées, ces notes deviendront en 1939 le livre Chemin, édité et traduit à quatre millions d’exemplaires en quarante-deux langues.

Lors de la guerre civile de 1936, Josemaría n’échappa à la mort que par une «erreur» des miliciens, qui pendirent (devant chez lui) un autre homme qui lui ressemblait. En 1937, il passa en France.

En 1939, Josemaría revint à Madrid, en profitant d’un camion de l’armée. Il reprit ses activités et prêcha beaucoup. Peu à peu, il se limitera à l’organisation de l’Opus Dei : une maison pour étudiants s’ouvrira à Madrid, d’autres à Valencia, Valladolid, Barcelone.

Les critiques et les suspicions commencèrent : dans le clergé on se méfiait de tous ces gens «secrètement» religieux, on soupçonna l’Opus Dei d’être une société secrète, on accusa Josemaría… Aussi l’évêque de Madrid donna à l’Opus Dei une première approbation officielle (1941), à laquelle suivra une approbation vaticane en 1943.

En 1943 aussi il fonda la Société sacerdotale de la Sainte Croix, pour ouvrir la branche sacerdotale au sein de l’Opus Dei, en même temps que se développait aussi la branche féminine.

La santé de Josemaría s’affaiblit déjà, avec diabète, fièvres, rhumatismes.

Après la guerre, il s’établit à Rome autant pour donner une dimension internationale à l’Opus Dei, que pour fuir le climat délétère de l’Espagne, où l’on critiquait autant sa personne que son apostolat. Il fut très soutenu par Mgr Montini (futur pape Paul VI), mais aussi il découvrit avec amertume le monde vaticanesque et ses intrigues…

1950 : Approbation de l’Opus Dei par le Saint-Siège. Création du Collège romain de la Sainte-Croix, pour la formation des membres. Josemaría obtint la permission d’admettre aussi des non-catholiques et des non-chrétiens comme coopérateurs.

Josemaría souffrait toujours plus, avec des crises de paralysie faciale, dues au froid de son habitation.

1953 : Création du Collège romain de Sainte-Marie, pour les femmes. Don Josemaría voyagea beaucoup dans toute l’Europe.

Durant le concile Vatican II, Josemaría salua avec joie les thèmes abordés par les pères conciliaires sur la sainteté et l’apostolat des laïcs. Recevant certains évêques français qui estimaient que les laïcs devaient «christianiser les structures de l’ordre temporel du monde», Josemaría interrompit et corrigea : S’ils ont une âme contemplative, sinon ils ne christianiseront rien. Au contraire, c’est eux qui se laisseraient transformer et, au lieu de christianiser le monde, les chrétiens se mondaniseront.

D’ailleurs, à partir de 1963, il s’inquiétera ouvertement de la confusion doctrinale qui se répandait partout «au nom du Concile». En 1970, il alla en pèlerinage au sanctuaire de Notre-Dame de Guadalupe (Mexique), pour prier pour l’Eglise.

Josemaría avait une dévotion spéciale pour certains Saints français : François de Sales, Jean-Marie Vianney, Thérèse de Lisieux. 

Après encore quelques grand voyages, épuisé, presque aveugle à cause de la cataracte, il mourut à Rome le 26 juin 1975. 

 

A la suite de la guérison miraculeuse d’une religieuse carmélite en 1976, Josemaría fut béatifié en 1992, puis canonisé le 6 octobre 2002.

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 23:00

 

Volodymyr Pryjma

1906-1941

 

Né le 17 juin (ou juillet) 1906 à Stradch (Yavoriv, Ukraine), Volodymyr Ivanovych (Vladimir, fils de Jean) reçut la formation de chantre, qui dépendait du métropolitain Sheptytsky, et devint chantre et directeur de chœur dans son propre village.

Il se maria avec Maria Stojko et eut deux enfants.

Un jour qu’il avait accompagné le père Mykola Konrad auprès d’une malade, sur le chemin du retour, ils furent tous deux agressés, torturés et fusillés par des soldats soviétiques.

On ne retrouva son corps qu’une semaine après le meurtre. Il avait été poignardé dans la poitrine avec plusieurs coups de baïonette. Volodymyr venait d’avoir ou allait avoir trente-cinq ans.

Ce martyre eut lieu le 26 juin 1941, dans un bois proche du village.

Volodymyr Pryjma fut béatifié en 2001, parmi les Martyrs ukrainiens. 

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 23:00

Mykola Konrad

1876-1941

 

Né le 16 mai 1876 à Strusiv (Ternopil, Ukraine), Mykola étudia la philosophie et la théologie à Rome, où il reçut le doctorat en théologie. 

Il appartenait au clergé gréco-catholique. Ordonné prêtre en 1899, il enseigna dans les grandes écoles de Berezhany et Terebovlya, puis, à partir de 1930, à l’académie de théologie de Lviv, sur invitation du métropolite Sheptytsky.

Il fut aussi nommé curé à Stradch (Yavoriv).

Il fut torturé et assassiné, ainsi que Volodymyr Pryjma, dans un bois près de Stradch, au retour d’avoir été confesser une malade.

C’était le 26 juin 1941.

 

Mykola Konrad fut béatifié en 2001.

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 23:00

Andrij Išcak

1887-1941

 

Né le 20 septembre 1887 à Mykolayiv (Lviv, Ukraine), Andrij grandit dans le milieu familial gréco-catholique.

Il étudia dans les universités de Lviv et Innsbruck et reçut le doctorat en théologie l’année de son ordination sacerdotale, en 1914.

Prêtre de l’archiéparchie de Lviv, il fut nommé d’abord préfet au séminaire de Lviv, puis professeur de l’académie en 1928, tout en desservant la paroisse de Sykhiv.

En 1930, il fut à l’Institut Pontifical Oriental de Rome.

Il fut martyrisé dans sa paroisse de Sykhiv par des soldats soviétiques, qui fuyaient devant les Allemands, le 26 juin 1941.

 

Il a été béatifié parmi les Martyrs ukrainiens, en 2001. 

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 23:00

Pelayo

† 925

 

Au dixième siècle, Cordoue était aux mains des Musulmans. Le khalife qui y régna de 912 à 961 était Abd-ar-Rahmân III, huitième khalife ommiade d’Espagne et le plus célèbre des khalifes de Cordoue.

Ce prince n’était pas particulièrement déchaîné contre les Chrétiens, mais il pouvait devenir extrêmement violent si l’occasion s’en présentait.

Or, voici qu’au cours d’un combat, un évêque espagnol, Hermigio de Tuy, fut fait prisonnier avec son neveu, le petit Pelayo, qui avait dix ans. On trouvera dans d’autres éditions qu’il s’agissait de l’évêque Dulcedius de Salamanque, sans qu’il soit possible de décider pour l’une ou l’autre version.

L’évêque obtint de pouvoir aller assembler la somme nécessaire à son rachat, en laissant là son neveu Pelayo en otage. La rançon n’arrivait pas, et l’enfant grandissait.

On peut dire qu’il grandissait “en âge et en sagesse”, car il avait atteint sa treizième année, et conservait son innocence, sa piété chrétienne, sa réserve, et brillait par son intelligence. Le khalife le remarqua et en fut séduit, au point de lui faire mille propositions : argent, cheval, honneurs, la liberté… s’il acceptait de devenir un disciple de Mahomet. Ici aussi, certains disent que ces propositions auraient plutôt consisté en avances immorales.

Pelayo, avec sa conviction de jeune adolescent, protesta sincèrement, refusant ces choses périssables de la terre pour rester chrétien et ne jamais renier le Christ.

Le texte du récit espagnol rapporte ainsi la réponse de Pelayo : “Oui, ô roi, je suis chrétien. Je l’ai été et le serai, par la grâce de Dieu. Toutes tes richesses ne valent rien. Ne pense pas que pour des choses si passagères je puisse renier le Christ, qui est mon Seigneur et le tien, bien que tu ne le reconnaisses pas.”

C’est sans doute l’Esprit de Dieu qui anima ainsi le jeune Pelayo à répondre si courageusement devant le roi, comme l’avait promis Jésus : “Quand on vous livrera, ne cherchez pas avec inquiétude comment parler ou que dire : ce que vous aurez à dire vous sera donné sur le moment, car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous” (Mt 10:19-20).

Humilié, le khalife condamna Pelayo à la mort par estrapade : on allait le soulever et le laisser retomber à terre, jusqu’à la dislocation de ses membres. Une version affirme qu’on arracha les membres du jeune Martyr avec des tenailles de fer, ou aussi qu’on l’acheva au couteau, coupant ce qui n’était pas encore détaché : un bras, puis les jambes, enfin le cou. Ces glorieux morceaux furent jetés au fleuve, mais récupérés par quelques chrétiens.

Ces faits se seraient déroulés le 26 juin 925. Pelayo fut reconnu comme martyr et inscrit au Martyrologe de ce même jour.

L’Eglise le donne comme exemple de la vertu de chasteté juvénile.

 

Le nom de Pelayo a été déformé localement en Paio ou Payo, tandis qu’on a pu aussi le traduire Pélage en français, Pelagio en italien.

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 23:00

Khalīl al-Haddād

1875-1954

 

Né le 1er février 1875 à Ghazīr (Liban), Khalīl était le troisième de quatorze enfants. 

A Ghazīr et Beirouth, il étudia l’arabe, le français et le syriaque. 

Durant son séjour à Alexandrie (Egypte), où il enseignait l’arabe au collège des Frères des Ecoles Chrétiennes, il sentit l’appel au sacerdoce et entra au couvent des pères Capucins de Khashbau (1893), prenant alors le nom de Ya’qūb (Jacques) de Ghazīr

Il fut ordonné prêtre à Beyrouth le jour de la Toussaint, 1er novembre 1901.

De 1903 à 1914, il prêcha partout au Liban, ce qui lui valut d’être appelé l’apôtre du Liban ; il prêcha aussi en Syrie, en Palestine, en Irak et en Turquie. Infatigable, il voulait suivre les traces de s.François d’Assise en allant au secours de tous ceux qui étaient dans le besoin.

En 1919, il édifia au nord de Beyrouth une chapelle dédiée à Notre-Dame des Mers, avec une grande croix de trente mètres de haut.

Il développa une grande activité dans les œuvres sociales : foyers pour personnes âgées, pour mendiants, pour orphelins, pour enfants abandonnés, hôpitaux. On a pu le comparer à saint Vincent de Paul, à saint Giovanni Bosco, à saint Giuseppe Cottolengo.

Son activité, son exemple, firent l’admiration unanime, y compris parmi les non-chrétiens, musulmans ou druzes. Le gouvernement confia aux Religieuses des malades de toutes sortes, handicapés, incurables.

L’hôpital de la Croix deviendra l’établissement le plus en pointe de toute la région ; des établissements s’ouvrirent successivement à Deir-el-Kamar, Antélias, Dora, Beyrouth, Tibnine, Kabr-Chemoun, Baabda, Zghorta, Beit Chebab, Bcheele, Jdabra, Chartoun, Broummana, Hrajel., et c’est pour être aidé dans cette mission qu’il fonda en 1920 les Sœurs Franciscaines de la Sainte Croix du Liban.

Cette œuvre, très modeste à ses débuts, attira des foules de personnes. Tous les bisogneux se rendaient “à la Croix”, qui devint en 1950 exclusivement un hôpital psychiâtrique, un des plus modernes du Proche-Orient. 

En 1933, il ouvrit la Maison du Sacré-Cœur à Deir el-Kamar, orphelinat pour petites filles, qui devint plus tard un asile pour les maladies chroniques. En 1948, il ouvrit l’Hôpital de Notre-Dame, pour les personnes âgées, les malades chroniques et paralysés. En 1949, l’Hôpital Saint-Joseph devint l’un des plus importants centres médicaux de la capitale. En 1950, ce fut la Maison Saint-Antoine, à Beyrouth, pour les mendiants et les vagabonds que la police trouvait dans les rues, ainsi que la Maison de la Providence pour les jeunes filles sans toit.

Epuisé par ses veilles et ses voyages, le père Ya’qūb souffrit de nombreuses maladies, devint presque aveugle, et à la fin fut frappé de leucémie, ce qui ne l’empêcha pas de continuer à louer Dieu et à travailler pour Lui. Très lucide sur sa fin proche, il ne cessait de prier, d’invoquer la Croix et la Vierge Marie, et mourut le 26 juin 1954.

C’est à Beyrouth même qu’il fut béatifié le 22 juin 2008.

 

Depuis sa mort, d’autres hôpitaux ont été ouverts pour assister les victimes de la guerre et pour équiper la région de Kabr-Chemoun, où l’on manquait de services médicaux.

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 23:00

Andrea Giacinto Longhin

1863-1936

 

Andrea Giacinto Longhin naquit le 23 novembre 1863 à Fiumicello di Campodarsego (Province et Diocèse de Padoue), de Matteo et Giuditta Marin, des paysans pauvres mais fervents pratiquants. Il fut baptisé le jour suivant. Très vite germa en lui la vocation au sacerdoce et à la vie religieuse. 

À seize ans, il entra au noviciat des Capucins sous le nom de fr. Andrea de Campodarsego. À l'issue de ses études philosophiques à Padoue et théologiques à Venise, il fut ordonné prêtre le 19 juin 1886. Il avait alors 23 ans. 

Durant dix-huit années, il assuma la charge de directeur spirituel et professeur des jeunes religieux de sa Province, il s'y révéla guide et maître éclairé. En 1902, il fut élu ministre provincial des Capucins de Venise. C'est à cette époque qu'il fut «découvert» par Mgr Sarto (futur Pie X) qui l'impliqua dans la prédication ainsi que dans de multiples ministères diocésains assez délicats.

Pie X n'était pape que depuis quelques mois quand, le 13 avril 1904, il nomma personnellement fr. Andrea évêque de Trévise et voulut qu'il fût consacré à Rome, quelques jours plus tard, en l'église de la Trinité des Monts par le cardinal Merry del Val. 

Deux lettres pastorales le précédaient et qui indiquaient son programme de réforme. L'année suivante, débuta sa première visite pastorale. Elle dura cinq années : il voulait connaître son Église, l'une des plus vastes et peuplées de la Vénétie ; il voulait établir un contact personnel avec son clergé auquel il consacrera tous ses soins. Il entendait se faire proche d'un laïcat organisé qui, alors, se trouvait en butte à de dures épreuves au sein du mouvement social catholique. Il termina sa visite par un Synode qui entendait, dans le diocèse, mettre en œuvre les réformes prônées par Pie X, faire que l'Église locale devînt «militante», convier tous les gens, prêtres et laïcs, à la sainteté de vie.

Il réforma le Séminaire diocésain, revalorisa les études et la formation spirituelle, encouragea les Exercices Spirituels du clergé, par un programme de formation permanente établi chaque année par lui-même, guidant l'action pastorale de ses prêtres en des buts précis qu'il tint à vérifier lors de ses visites pastorales suivantes.

Quand éclata la première guerre mondiale (1915-1918), Trévise se trouvait sur la ligne de front. Elle subit de ce fait les invasions et les premiers bombardements aériens qui détruisirent la ville et plus de cinquante paroisses. L'évêque Longhin resta à son poste même quand les autorités civiles quittèrent les lieux. Il voulut que ses prêtres fissent de même, à moins de devoir accompagner leurs paroissiens déplacés. Il prit en main la destinée de la cité avec un courage héroïque. Il fut une référence religieuse, morale et civile pour toutes les communautés bouleversées par le conflit. Il assista les soldats, les malades et les pauvres. Réconfortant tout le monde sans distinction, jamais il ne céda à l'esprit partisan ou à la démagogie belliqueuse ; il fut même accusé de défaitisme et quelques-uns de ses prêtres furent poursuivis en justice et condamnés.

Au cours des années laborieuses de la reconstruction, matérielle et spirituelle, il reprit la seconde visite pastorale qu'il avait interrompue. Au milieu des graves tensions sociales qui divisaient les catholiques eux-mêmes, l'évêque fut un guide avisé : avec une force tout évangélique, il affirma que la justice et la paix sociale exigeaient la voie étroite de la non-violence et de l'union des catholiques. Le mouvement fasciste s'affermissait. À Trévise, de violents heurts eurent lieu, notamment envers les organisations catholiques.

De 1926 à 1934 Mgr Longhin accomplit la troisième visite pastorale pour renforcer la foi des communautés paroissiales : selon lui, l'Église militante était une Église appelée à la sainteté et préparée au martyre.

Pie XI le tenait en grande estime. Il lui confia la tâche délicate de visiteur apostolique, d'abord à Padoue, puis à Udine, dans le but de ramener la paix dans ces diocèses en proie aux divisions du clergé avec l'évêque.

Dieu voulut purifier son fidèle serviteur: il lui envoya la maladie qui peu à peu le priva de ses facultés mentales. Il supporta cette épreuve avec une foi extraordinaire et un abandon total à la volonté divine. Il mourut le 26 juin 1936.

Une renommée de sainteté l'avait déjà accompagné au cours de sa vie en raison de son héroïque charité et la sagesse de sa conduite. À sa mort, le recours à son intercession prit de l'ampleur et se répandit rapidement, notamment dans les diocèses de Trévise et de Padoue. Il en fut de même dans l'ordre des Capucins. En 1964, on introduisit la cause de béatification. Au cours de la même année, le jeune Dino Stella fut guéri d'une péritonite aiguë grâce à l'intercession de Mgr Longhin, miracle qui préluda à la béatification, en 2002.

 

Son héritage spirituel

Le lien exceptionnel qui unissait Andrea Giacinto Longhin et le pape S. Pie X a été le fondement spirituel de la sainteté du premier, engendra et créa la sainteté du second, car tous deux ont vécu pour l'Église et avec l'Église. Tous deux concevaient le ministère pastoral comme formation à la sainteté et toute la vie de l'Église comme témoignage à être «sainte et immaculée». Tous deux désiraient être «modèles du troupeau», sur les traces du Christ bon pasteur. Mgr Longhin s'est identifié à son Église au point de se charger de toutes les vicissitudes de son histoire, les assumant et payant pour elles. La spiritualité franciscaine, dans toute sa rigueur capucine l'a toujours guidé non seulement dans son austérité, exigeante et fidèle (prière et pénitence), mais en une attention évangélique sans concessions : l'absolu divin, l'obéissance «religieuse» à l'Église, la pauvreté en tant que liberté vis à vis des choses de ce monde. Son œuvre de réforme lui procura croix et souffrances, soit de la part du clergé non disposé à le suivre sur la voie du ressourcement, soit des laïcs rivés à des intérêts terre à terre ou enferrés en des positions partisanes. Il fut en butte au fascisme qui préféra se venger sur ses prêtres et ses ouailles, causant au pasteur une douleur plus grande que s'il s'était attaqué à sa propre personne. Jusqu'à son dernier souffle, il demeura le guide d'une Église militante insensible aux violences comme aux coups d'encensoir. Dans la charité qu'il exerça avec un dévouement extraordinaire, il ne manifesta aucune faiblesse, convaincu que toujours la vérité devait triompher. En lui, force et humilité étaient admirablement unies. Le fruit de son témoignage de sainteté et de son autorité pastorale courageuse est que l'Église de Trévise, au cours de cette époque, suscita de nombreux saints, parmi les prêtres, les religieux et les laïcs.

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 23:00

Phanxicô Ðỗ Vǎn Chiểu

1797-1837

 

Le Martyrologe le nomme Phanxicô Ɖỗ Minh Chiểu

 

Voir la notice : Domingo Henares de Zafra Cubero

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 23:00

Domingo Henares de Zafra Cubero

1765-1837

Phanxicô Ðỗ Vǎn Chiểu

1797-1837

 

Domingo (Dominique) naquit à Baena (Cordoue, Espagne) le 19 décembre 1765, dans une famille très humble.

En 1782 il obtint de pouvoir entrer dans le couvent dominicain de Grenade et fit la première profession l'année suivante. 

Il n'était pas encore ordonné prêtre, et n'avait pas encore achevé ses études, qu'il exprima le désir de partir pour les missions, avec d'autres compagnons du même monastère. Il ne devait plus revoir ses chers parents, ayant préféré tout donner à Dieu sans retour.

De Cadix, on partit en 1785 pour Porto Rico, Cuba, Mexique, enfin les Philippines, où l'on arriva le 9 juillet 1786.

A Manille, il fit ses études théologiques, tout en donnant des cours aux plus jeunes.

Il fut ordonné prêtre en 1789 (ou même 1790) et fut tout de suite envoyé au Tonkin, l'actuel nord-Vietnam. Il y arriva avec Clemente Ignacio Delgado, futur évêque et martyr lui aussi, et deux autres pères dominicains.

Il fut d'abord supérieur du séminaire de prêtres indigènes à Tién-Chu, jusqu'en 1798.

Clemente Ignacio Delgado, ayant été nommé vicaire apostolique, le prit comme vicaire général et, très vite après, le fit nommer évêque. Domingo fut consacré le 9 janvier 1803 à Phunhay.

Le père Domingo avait trente-sept ans ; il devait maintenant en vivre quasi autant en qualité d'évêque.

Les indigènes s'étonnèrent de la rapidité avec laquelle les missionnaires apprirent leur langue. Mais surtout, ils furent conquis par la douceur, la bonté qui en émanait, jusqu'aux mandarins qui devaient parfois à contre coeur sévir contre eux.

Quand la persécution reprit, les plus recherchés furent tout d'abord les “autorités”, les évêques. Mgr Henares dut mener une vie vagabonde pour éviter les soldats de-ci de-là, pour échapper aux délateurs. Il avait désormais dépassé les soixante-dix ans et n'avait pas un moment de repos.

Le 9 juin 1838 il chercha à fuir en barque avec son catéchiste Phanxicô (François) Ðỗ Vǎn Chiểu, mais le vent les ramena à terre. Ils se réfugièrent chez un pêcheur chrétien, nommé Nghiém.

De ce catéchiste, pour l'instant, on sait seulement qu'il était né vers 1797 à Trung Lễ (Liên Thùy, Nam Ðịnh). 

On prévint immédiatement le préfet de Bat-Phang, qui donna l'ordre aux mandarins d'arrêter l'évêque avec son catéchiste et le pêcheur qui les avait reçus.

Dès le 11 juin, on les emmena à Nam Ðịnh : l'évêque, sur une civière, car il ne voyait presque plus ; les deux autres à pied, chargés de chaînes.

Immédiatement condamnés à mort, l'évêque et son catéchiste furent décapités le 25 juin 1837. On ne connaît pas le sort du pêcheur.

 

De Mgr Henares, un autre évêque plus tard martyr (Jerónimo Hermosilla) écrivit : 

Une vie toute limpide, un zèle insatiable pour le salut des âmes, une soif ardente du martyre, d'une pauvreté évangélique pour lui-même et d'une générosité prodigieuse pour les nécessiteux.

 

Mgr Henares et son catéchiste Phanxicô furent béatifiés en 1900 et canonisés en 1988, parmi cent-dix-sept Martyrs du Vietnam, dont la fête commune est le 24 novembre.

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 23:00

Marie Lhuillier

1744-1794

 

Cette petite bergère de la Mayenne était née le 18 novembre 1744 à Arquenay, de Guillaume et Marie Sauvage ; elle a deux frères. On peut encore voir La Pommeraie, sa maison natale.

Orpheline dès l’âge de cinq ans, elle est reçue par une parente pour garder les vaches et les moutons, puis par une Demoiselle Dubois comme domestique. Catéchisée, elle ne saura jamais ni lire ni écrire.

Elle entend cependant l’appel de Dieu et entre comme converse chez les Religieuses Augustines de Saint-Julien de Château-Gontier. Elle se donne entièrement au soin des malades.

Elle fait ses vœux définitifs en 1774, et prend le nom de Sœur Sainte-Monique. Elle aime sa vie. Avec une simplicité d’enfant, un cœur simple et ouvert, un caractère à la fois vif, décidé et obéissant, elle répétait : Je veux ce que Dieu veut, ou bien A la mort comme à la vie, Dieu soit béni.

Arrive la Révolution. Les Religieuses refusent de prêter le serment et sont expulsées de l’hôpital. Elles sont emprisonnées avec les Ursulines.

On accuse Marie d’avoir donné des torchons et des tabliers, qui sont désormais “biens d’état”.

Transférée à la prison de Laval, elle est guillotinée avec l’aumônier, le 25 juin 1794.

 

Marie Lhuillier a été béatifiée parmi les dix-neuf Martyrs de Laval en 1955.

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