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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 00:00

 Jaume Trilla Lastra

1908-1937

 

Né à Lleida le 14 septembre (fête de la Croix), Josep eut la vie marquée par la Croix.

Il reçut au baptême le nom de Josep (ou Jaume ou José).

Elève chez les Frères des Ecoles Chrétiennes à Gracia, il entra au noviciat à Menor de Cambrils (1924), reçut l’habit en 1925 et le nom de Feliu Josep (Félix Joseph), et commença ses activités d’enseignant à Berga, puis Tarragona, Tortosa et de nouveau Berga, avant de rejoindre Monistrol de Monserrat en 1934.

Quand se déchaîna la persécution, les miliciens vinrent incendier l’église qui se trouvait à côté du collège des Frères, le 20 juillet 1936 (Ils revinrent le lendemain pour détruire l’école et ce qui restait de l’église). Tous durent s’enfuir, et le Frère Félix pensait se rendre en pèlerinage à Montserrat. Il y rencontra ses parents, avec lesquels il revint dans la maison paternelle. 

Il sortait le moins possible. Mais un certain Adolfo Calonge, de Monistrol, très lié aux Frères des Ecoles Chrétiennes, lui proposa un rendez-vous, le 11 mars 1937. Or ce monsieur était surveillé étroitement par les miliciens à cause de ses convictions religieuses. Ils arrêtèrent donc les deux ensemble le 11 mars.

On sut plus tard que le Frère comparut devant un tribunal, le 18 mars suivant, et on voulut l’obliger à renier sa religion ; comme il s’y refusait, on le frappa violemment au point que, de retour dans sa cellule, ses amis ne le reconnaissaient pas. Il avait la tête crispée, les yeux exorbités, le teint pâle ; tremblant mais souriant, il leur expliqua qu’on lui avait tordu les testicules.

Le 19 mars, on l’envoya, encore vivant, au milieu des cochons ; ou bien on le brûla vif, tout près du collège Saint-Antoine tenu par les Pères des Ecoles Pies.

José fut martyrisé à Barcelone le 19 mars 1937, fête de son Patron saint Joseph.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

  

Jaume Trilla Lastra

1908-1937

 

Né à Lleida le 14 septembre (fête de la Croix), Jaume eut la vie marquée par la Croix.

Il reçut au baptême le nom de Jaume (Jacques, et non José), le 21 septembre.

Elève chez les Frères des Ecoles Chrétiennes à Gracia, il entra au noviciat à Menor de Cambrils (1924), reçut l’habit en 1925 et le nom de Feliu Josep (Félix Joseph).

Au terme du scholasticat, il commença ses activités d’enseignant à Berga, puis Tarragona (1925), Tortosa et de nouveau Berga, avant de rejoindre Monistrol de Monserrat en 1934.

Quand se déchaîna la persécution, les miliciens vinrent incendier l’église qui se trouvait à côté du collège des Frères, le 20 juillet 1936 (Ils revinrent le lendemain pour détruire l’école et ce qui restait de l’église). Tous durent s’enfuir, et le Frère Félix se mit en marche pour le sanctuaire de Montserrat. Il y rencontra ses parents, avec lesquels il revint dans la maison paternelle, grâce à un autobus réquisitionné par la mairie de Barcelone. 

Il sortait le moins possible, consacrant son temps à la prière et à l’étude. Mais un certain Adolfo Calonge, de Monistrol, très lié aux Frères des Ecoles Chrétiennes, lui proposa un rendez-vous, le 11 mars 1937. Or ce monsieur était surveillé étroitement par les miliciens à cause de ses convictions religieuses. Ils les arrêtèrent donc tous les deux ensemble le 11 mars.

On sut plus tard que le Frère comparut devant un «tribunal», le 18 mars suivant, et on voulut l’obliger à renier sa religion ; comme il s’y refusait, on le frappa violemment au point que, de retour dans sa cellule, ses amis ne le reconnaissaient pas. Il avait la tête crispée, les yeux exorbités, le teint pâle ; tremblant mais souriant, il leur expliqua qu’on lui avait tordu les testicules.

Le 19 mars, on l’envoya, encore vivant, au milieu des cochons ; ou bien on le brûla vif, tout près du collège Saint-Antoine tenu auparavant par les Pères des Ecoles Pies.

Feliu Josep fut martyrisé à Barcelone le 19 mars 1937, fête de son Patron saint Joseph.

Il fut béatifié en 2007.

 

 

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 00:00

Sibillina Biscossi

1287-1367

 

 

Sibillina naquit à Pavie, et fut bien vite orpheline de père et mère, de sorte qu’elle n’eut d’autre ressource que de se mettre en service toute gamine. A douze ans, elle était aveugle. 

Des tertiaires dominicaines la recueillirent et lui apprirent à faire oraison, à réciter l’office, pour la préparer à entrer en religion, selon le désir qu’elle leur exprimait. La petite fille pria avec ferveur pour être guérie le jour de la saint Dominique, mais elle comprit plutôt ce jour-là, dans une vision, qu’elle ne guérirait pas, et qu’elle devrait acheter les clartés de l’éternelle vie au prix de la cécité corporelle. Elle prit donc le parti de vivre en recluse dans une cellule contiguë à l’église des Dominicains : elle n’avait que quinze ans. On lui imposa pour compagne une sœur, Beatrice, qui vécut près d’elle un certain temps, puis succomba aux rigueurs de son genre de vie.

Les pénitences de Sibillina furent effroyables, surtout pendant les premières années : la plus terrible venait du froid ; pendant les longs mois d’hiver où, dans les plaines de la Lombardie, le ciel est gris, nuageux et bas, la cellule de la recluse restait sans feu ; il n’y en avait pas davantage dans la vaste église de briques dédiée à saint Thomas d’Aquin ; en toute saison, Sibillina portait les mêmes vêtements grossiers. Les génuflexions et prostrations n’arrivaient pas à réchauffer ses mains gelées, crevassées, pleines d’engelures. Elle y ajoutait des flagellations très rudes. Son seul mobilier : une sorte de table étroite et longue sous la fenêtre de sa cellule, où elle dormait, mangeait, s’agenouillait ou s’asseyait pour s’entretenir avec ses visiteurs.

Ceux-ci vinrent en effet la consulter, de plus en plus nombreux : habitants de Pavie, nobles ou petits, évêques, religieux, elle avait un conseil autorisé pour chacun ; elle avait un sens intime des choses cachées ; elle avait conscience même physiquement de la présence réelle de Jésus-Christ dans l’Eucharistie.

Sa réclusion dura soixante-sept ans. Deux fois seulement elle sortit par obéissance, dont une fois pour recevoir l’Eucharistie, sans qu’on s’explique d’ailleurs pourquoi cette disposition.

Elle, si ignorante, semblait connaître par-cœur les soliloques de saint Augustin ou les homélies de saint Bernard. La Pentecôte était une période de grandes grâces, et elle eut une profonde dévotion pour l’Esprit Saint.

Sibillina mourut le 19 mars 1367, son corps fut enseveli dans l’église des Dominicains, et Pie IX en a confirmé le culte cinq siècles plus tard. En Italie, les servantes l’ont prise pour patronne.

 

Le Martyrologe la commémore le 19 mars, jour de sa naissance au ciel, tandis que l’ordre dominicain la fête un peu plus tard, le 18 avril, une fois terminé le Carême.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 00:00

Marco de Marchio de Montegallo

1425-1496

 

 Le père de cette belle figure franciscaine était Chiaro de Marchio, de la noblesse, qui vivait à Ascoli Piceno, mais le petit Marco naquit près d’Ascoli, à Montegallo, où la famille s’était retirée pour sortir des pénibles luttes de factions qui sévissaient dans la ville.

Mais pour les études du garçon, on revint à Ascoli, puis Marco alla étudier à Pérouse et Bologne. Docteur en droit et en médecine, il exerça quelque temps à Ascoli et, par condescendance pour ses parents, se maria en 1451 avec une pieuse fille de la noblesse, Chiara de’ Tibaldeschi. La prochaine mort des parents leur rendit à tous deux leur liberté, car Chiara désirait en réalité entrer chez les Clarisses d’Ascoli, tandis que lui aspirait à l’idéal franciscain.

Il entra donc au noviciat de Fabriano, chez les frères mineurs de l’Observance. Adonné à la prière, à la contemplation, à la pénitence, il égala bientôt les religieux les plus fervents. Devenu “gardien” (c’est-à-dire supérieur) du couvent de San Severino, il s’entendit dire par la sainte Vierge : “Marc, va annoncer aux hommes la charité !”

Il prit donc son bâton de prédicateur, sur les conseils du confrère s.Giacomo de la Marche (Giacomo da Monteprandone), qu’il imita aux côtés de s.Bernardino de Sienne et de s.Giovanni de Capestrano (v. 28 novembre, 20 mai, 23 octobre), dans l’évangélisation des masses.

Il parcourut les Marches, l’Italie entière, prêchant durant quarante ans dans les églises et sur les places publiques, pour faire régner la paix, l’union, le pardon des injures dans une société déchirée par les factions et les discordes. Il aurait bien souhaité aller travailler dans les contrées infidèles et affronter le martyre, mais Dieu se contenta de son désir et le conserva à l’Italie dont l’état déplorable réclamait aussi des apôtres. 

Il établit dans plusieurs villes des monts-de-piété, pour remédier aux misères des pauvres. L’usure était un fléau, les intérêts ruinaient les familles. Dans un écrit, Marco condamne l’usure comme une perversion, y associant autant celui qui demande que celui qui prête avec intérêt, puisque tous deux violent le commandement de Dieu d’aimer le prochain sans limite.

Avec l’aide d’un autre Bienheureux, Domenico da Leonessa, ces monts-de-piété fleurirent ainsi à Ascoli, Fabriano, Fano, Arcevia, Vicenza, peut-être même aussi à Ancone, Camerino, Ripatransone, Fermo.

Toutefois, même s’il n’était pas le seul à condamner les prêts avec intérêts, d’autres franciscains jugèrent que les monts-de-piété devaient concéder des prêts avec un minimum d’intérêt. Ainsi pensait saint Bernardino de Feltre ; d’ailleurs, c’était l’époque où apparurent les premiers Instituts de Crédit (Banques), dont le fonctionnement exigeait certaines charges.

De passage à Venise, Marc comprit l’importance que pouvait avoir l’imprimerie pour la diffusion de l’évangile. Il fit donc imprimer plusieurs ouvrages pour l’évangélisation.

Lorsque Camerino fut ravagée par la peste, Marc s’y rendit et promit aux habitants la cessation du fléau, s’ils faisaient pénitence ; la ville se convertit et connut bientôt des jours meilleurs. Marc fut nommé provincial des Marches vers 1481, et eut à s’occuper de la bienheureuse Battista Varani, qu’il nomma au couvent des clarisses de Camerino. C’est à lui qu’elle adressa l’histoire écrite de son expérience spirituelle dans le Traité des Douleurs Mentales de Notre-Seigneur.

Marc reprit bientôt sa mission itinérante. Il était à Vicence pendant le carême de 1496, quand on le vit rassembler ses petites affaires, comme pour partir. La nuit suivante, il fut prit d’une angine et annonça sa mort pour le samedi suivant, 19 mars. Sur son lit de mort, il se faisait lire la Passion de Notre-Seigneur, et rendit son âme au moment où on lisait : Et inclinato capite. Il avait soixante-dix ans.

Selon son désir, il aurait voulu être enseveli chez les Observantins, sans distinction au milieu de ses frères. Mais on le plaça dans l’église elle-même, où eurent lieu beaucoup de miracles. Plus tard, quand les Observantins transportèrent leur couvent de Saint-Blaise-le-Vieux à l’intérieur de Vicence, ils dédièrent au bienheureux Marc une chapelle de la nouvelle église et y placèrent ses restes.

Grégoire XVI, en 1839, en confirma le culte et le Martyrologe Romain le commémore le 19 mars.

 

 

 

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 00:00

Marcel Callo

1921-1945

 

Marcel est né à Rennes le 6 décembre 1921, second d'une famille de neuf enfants. 

A 12 ans, il entre en apprentissage dans l'imprimerie où il travaille comme typographe. 

Il entre à la JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne) où il tient à privilégier la vie spirituelle comme source de toute action, dans un monde ouvrier très déchristianisé. Devenu président de la section, il se dépense sans mesure pour assumer les responsabilités pratiques et surtout morales que cela implique.

En 1943, Marcel perd sa sœur dans un bombardement et se voit réquisitionné pour le STO (Service du Travail Obligatoire) : malgré son déchirement (il vient de se fiancer), il accepte de partir, d'une part pour éviter des représailles sur sa famille, d'autre part dans une perspective missionnaire : là-bas également l'apostolat est urgent.

Envoyé à Zella-Melhis, il travaille dans une usine de révolvers et loge dans un camp de trois mille ouvriers environ. Il surmonte une période de détresse et de découragement et organise peu à peu clandestinement la vie chrétienne du groupe. 

Ses activités le trahissent et il est arrêté le 19 avril 1944 parce que "trop catholique". Transféré à la prison de Gotha avec les principaux dirigeants jocistes de Thuringe (ils seront douze), il est finalement envoyé successivement aux camps de concentration de Flossenburg (où fut pendu Dietrich Bonhoeffer) et de Mauthausen où il partage les effroyables souffrances de tous les déportés et pâtit avec eux de l'affolement des nazis devant l'alliance alliée. Il travailla surtout à Gusen II, le pire des Kommandos.

Souffrant terriblement de l'estomac, il meurt d'épuisement le 19 mars 1945, assisté par un camarade bouleversé devant son attitude, le colonel Tibodo qui témoigne : J'ai connu Marcel Callo pendant quelques heures seulement, celles qui ont précédé sa mort en mars 1945, un mois et demi avant la libération. Je ne l'ai connu qu'aux dernières heures de sa vie : il est mort en quelque sorte dans mes bras. Cependant cela m'a suffit pour constater que ce garçon était de beaucoup au-dessus de la nature humaine ordinaire. Si j'ai gardé son souvenir, alors que j'ai passé par plusieurs camps et que j'ai connu de nombreux prisonniers, c'est que Marcel Callo avait un regard vraiment surnaturel. Le témoignage que j'ai donné est au-dessous de la réalité : le regard était plutôt un regard d'espoir, l'espoir d'une vie nouvelle. Ce me fut une révélation : son regard exprimait une conviction profonde qu'il partait vers le bonheur. C'était un acte de foi et d'espérance vers une vie meilleure. Je n'ai jamais vu chez un moribond un regard comme le sien.

Il est béatifié en 1987 par le Pape Jean-Paul II, à l'occasion du synode mondial des évêques sur la vocation et la mission des laïcs dans l'Eglise et dans le monde.

Inscrit au Martyrologe le 19 mars, le bienheureux Marcel Callo est désormais fêté dans son diocèse de Rennes le 19 avril, date où il fut arrêté à Zella-Melhis, le 19 mars, date de sa mort, étant la fête de Saint Joseph.

 

 

 

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 00:00

Aimée Le Bouteiller

1816-1883

 

Née le 2 décembre 1816 à Percy (Manche), Aimée-Adèle était la troisième des quatre enfants d’une famille de cultivateurs.

Elle fut orpheline de son père à l’âge de onze ans.

Elle fréquenta un peu l’école, mais restait plus souvent auprès de sa mère pour l’aider.

A vingt-quatre ans, elle entra chez les Sœurs des Ecoles chrétiennes de la Miséricorde, fondées par sainte Marie-Madeleine Postel (v. 16 juillet), à Saint-Sauveur-le-Vicomte. Elle y prit le nom de Marthe.

Un jour d’hiver, alors qu’elle rinçait des draps dans la rivière, elle tomba à l’eau. Elle en resta paralysée et pensait être renvoyée, mais la fondatrice, Marie-Madeleine Postel, la consola et l’encouragea à rester confiante ; la novice guérit quelques semaines plus tard.

Pendant quarante ans, elle fut vraiment la sainte Marthe de l’abbaye, s’occupant des tâches les plus humbles : cuisine, jardin, ferme ; elle avait un talent particulier pour fabriquer un excellent cidre.

La Fondatrice la prit comme économe, tandis qu’une autre Sœur, Placide Viel (v. 4 mars), lui demandait ses conseils pour l’administration de la communauté.

Elle s’éteignit à ce monde le 18 mars 1883, toujours en l’abbaye de Saint-Sauveur-le-Vicomte, qu’elle n’avait jamais quittée.

Elle a été béatifiée en 1990.

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 00:00

Salvador de Horta

1520-1567

 

Salvador Grionesos était né de pieux parents qui travaillaient au soin des malades d’un petit hôpital (Santa Coloma de Farnés, diocèse de Girone, en Catalogne). Bientôt orphelin, il fut berger, puis cordonnier à Barcelone, ce qui lui permettait d’aider sa sœur Blasia. Dès que celle-ci fut mariée, il s’orienta vers la vie religieuse, comme il le désirait depuis longtemps.

Il pensa se former à l’école de l’abbaye bénédictine de Montserrat, mais il comprit qu’il était fait pour un autre idéal et entra à vingt ans dans le couvent franciscain de Sainte-Marie de Barcelone. On l’adjoint au frère cuisinier et il exerça cet emploi avec autant d’activité que d’humilité. 

Son âme étrangère aux soucis du monde était habituellement absorbée en Dieu : une partie de ses nuits se passait dans la contemplation ou dans la pratique de rigoureuses austérités. Dès le début de sa vie religieuse, frère Salvador fut favorisé du don des miracles. Un premier janvier, il devait préparer le repas à la place du cuisinier malade : absorbé dans la méditation à l’église jusqu’à l’heure de midi, il fut remplacé par les anges qui firent tout le nécessaire.

Après avoir fait sa profession religieuse, il fut envoyé au couvent de Sainte-Marie à Tortosa, où on lui confia toutes les charges les plus fatigantes, qu’il accomplissait avec promptitude et plein d’entrain. Modèle de tous les religieux, il remplissait son emploi activement et cependant s’entretenait constamment avec Dieu : ses extases furent nombreuses, la sainte Vierge et l’apôtre saint Paul lui apparurent souvent. 

Il avait pour pratique de se confesser et de communier tous les jours, marchait pieds-nus sans sandales, même pendant la saison rigoureuse, se montrait d’une patience inaltérable au milieu des épreuves et des persécutions ; il ne mettait aucune borne à sa compassion pour les pauvres et à son obligeance pour tous. Il fut cuisinier, portier, quêteur.

C’est durant ses quêtes dans les rues de Tortosa qu’il opéra des guérisons nombreuses : les malades affluèrent au couvent, la tranquillité monastique en fut troublée. Ainsi commencèrent les “déboires” du pauvre Salvador, dont les prodiges suscitaient des jalousies parmi les frères, et même l’hostilité des supérieurs. On résolut de l’envoyer ailleurs : Belipuig, puis Horta (Tarragona, Catalogne) où il resta douze années. On changea même son nom en celui d’Alfonso, dans l’espoir d’éloigner les fidèles, en vain : on l’envoya à Reus, puis à Barcelone, enfin carrément à Cagliari (Sardaigne).

Un des faits extraordinaires qui eut lieu à Horta fut le suivant. Malgré la discrétion de son transfert, la renommée de Salvador l’avait précédé. Arrivèrent au couvent jusqu’à deux mille infirmes de tout genre, à réclamer le frère qui avait opéré tant de guérisons à Tortosa. Salvador se présenta, enjoignit à tous ces malades d’aller se confesser et communier, puis il les bénit. Tous furent guéris, sauf un, qui s’en étonnait. C’est, lui dit Salvador, que tu n’as pas voulu te confesser : alors, le pauvre paralysé fut touché de la grâce, promit de se confesser et guérit aussitôt.

Un autre jour, il était absorbé en prière sur une montagne voisine, tandis que la foule le réclamait. Bientôt un nuage se détacha de la montagne, apportant Salvador devant la porte de l’église, lequel se mit à distribuer à pleines mains les guérisons sur ces infirmes. 

La suspicion des supérieurs alla jusqu’à dénoncer le bon frère à l’Inquisition, mais l’Inquisiteur, venu incognito, put constater de ses propres yeux les miracles opérés avec tant d’humilité par Salvador.

Arrivé en 1565 à Cagliari, Salvador trouva un peu de paix, quoique les faits extraordinaires ne cessassent pas, suscitant là encore bien des douleurs et des incompréhensions : plus il faisait de bien aux autres, plus le pauvre Salvador s’empoisonnait la vie !

Finalement, le 18 mars 1567, une maladie brutale et rapide l’emporta. Peu avant sa mort on vint encore solliciter sa bénédiction : l’archevêque, le clergé, le vice-roi et la noblesse se relayèrent à son chevet.

Encore maintenant, le corps du Frère Mineur se trouve dans l’église de sainte Rosalie à Cagliari. Le culte s’en est étendu à toute l’Espagne et tout le Portugal. Il fut proclamé bienheureux en 1606, ce que confirma Clément XI en 1711 ; reprise en 1882, la cause aboutit à la proclamation de l’héroïcité des vertus en 1927, enfin à la canonisation en 1938.

Saint Salvador de Horta est donc inscrit au Martyrologe Romain le 18 mars.

 

 

 

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 00:00

Marianna Donati

1848-1925

 

Marianna naquit près de Florence le 26 octobre 1848. On sait seulement qu'elle fit sa première Communion à treize ans, déjà persuadée qu'elle était appelée à la vie religieuse.

Un premier essai chez les Sœurs de Vallombreuse (v. 12 juillet) se conclut par l'échec. Un bon père piariste, Celestino Zini, discerna sa vocation et l'encouragea à écouter l'appel de l'Esprit Saint.

Rentrée dans sa famille, elle exprima son désir de rentrer dans un couvent, mais son père s'y opposait avec ferveur, ne pouvant supporter d'être séparé de sa chère enfant. Un attachement exagéré qui s'affermit encore plus lors de la mort de la mère en 1881, quand Marianna avait désormais trente-trois ans.

Parvenue à l'âge de quarante-et-un ans, elle réussit enfin à s'établir dans une maison de Florence, à la fois avec son père et quatre autre jeunes filles qui partageaient son idéal. Ce n'était pas une situation facile que de vivre à la fois une ambiance familiale avec son père et une ambiance religieuse avec les consœurs.

Mais désormais, le bon père Zini était devenu archevêque de Sienne, qui s'employa à trouver à la Mère Celestina (ainsi s'appelait désormais Marianna) une habitation plus ample et plus adaptée aux exigences.

La petite communauté se dédia désormais à l'éducation des enfants pauvres. Les débuts ne furent pas faciles, car une sœur mourut dès 1890 à l'âge de dix-neuf ans ; le bon archevêque Zini mourut à son tour en 1892.

En 1899 la communauté assuma une nouvelle orientation, par l'assistance aux enfants de prisonniers. 

Mère Celestina était soutenue par son intense vie spirituelle. Elle avait une dévotion particulière pour Jésus Crucifié, et pour l'Eucharistie, en même temps qu'une profonde affinité avec l'enseignement de saint José Calasanz (v. 25 août) dans l'assistance des petits : les sœurs devaient être des mères spirituelles et des éducatrices exemplaires pour aider les enfants qu'on leur confiait. Mère Celestina sut aussi montrer un réel esprit de sainte pauvreté, en particulier quand il fallut ouvrir une maison à Rome, tout en faisant face à d'extrêmes difficultés financières dans l'après-guerre des années 20.

 

Mère Celestina mourut le 18 mars 1925 à Florence, et elle a été béatifiée en 2008.

 
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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 00:00

Josep Mestre Escoda

1899-1937

 

Joseph était né le 12 février 1899 à Duesaigües (Baix Camp, Catalogne), de Francesc et Encarnació, qui le firent baptiser le 19 suivant.

Ayant ressenti dès l’enfance l’appel de Dieu, il reçut l’ordination sacerdotale en 1924.

Il exercera son ministère à Sarral, Falset, Reus, La Febró.

Ce fut un prêtre zélé, humble et pieux, qui montrait toujours sa joie de vivre et d’appartenir à Dieu.

Lors de l’insurrection de 1936, il était aumônier à la maison de repos de Tarragone, où se trouvaient ses parents.

Le 21 juillet 1936, des révolutionnaires firent irruption et commirent toutes sortes d’actes barbares envers tout ce qu’ils trouvaient de religieux dans la maison, sauf envers le Saint Sacrement, que le prêtre avait consommé auparavant par précaution.

Don Josep continua à célébrer la messe les jours suivants, jusqu’à la Saint-Jacques, le 25 juillet.

Le 26 juillet, il fallut évacuer toute la maison. Don Josep vint avec ses parents à Barcelone, où sa mère trouva une pension.

Ils y restèrent quelques mois, pendant lesquels don Josep continuera à exercer son apostolat, administrant les sacrements en cachette, célébrant la Messe chaque jour. Parfois, sa mère lui parlait du danger qu’il courait, et lui répondait : Je suis prêtre, et si Dieu me destine au martyre, je marcherai volontiers vers le martyre.

En mars 1937, le premier vendredi, il fut arrêté. Il reconnut ouvertement qu’il était prêtre et, pour ce motif, fut conduit à la tchéka Sant Elies, où il fut martyrisé.

C’était le 17 mars 1937, deux jours avant la fête de saint Joseph.

 Don Josep Mestre Escoda fut béatifié en 2013.


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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 00:00

Jan Sarkander

1576-1620

 

 Il naquit à Skoczów (Silésie, Pologne), le 20 décembre 1576. Il eut un frère chanoine.

Il vécut à Pribor à partir de 1589.

De 1592 à 1597, il étudia à Olomouc (actuelle République tchèque), à partir de 1600 à Prague pour la philosophie, à partir de 1604 à Graz pour la théologie.

En 1606, brusque changement : il interrompit sa préparation au sacerdoce et épousa Anne Plachetskou, une protestante, avec laquelle il s’installa à Glasgow. Anne cependant mourut peu après. Jan décida alors de reprendre son chemin vers le sacerdoce.

Il fut ordonné prêtre en 1609, et fut curé successivement à Uničov, puis en Croatie, à Zdounkách (1614), Boskovice (1615), enfin Holešov (Moldavie) jusqu’en 1616.

En 1619, il dut quitter cette région, fit un pèlerinage à Czestochowa et résida à Cracovie, pour revenir en Moravie en 1619.

Une des principales activités pour laquelle est connu le père Jan, est d’avoir activement travaillé à la conversion des disciples de Jean Hus et des «frères bohémiens».

Des troubles politiques le firent accuser de trahison, d’espion au service du prince catholique de Pologne.

On le persécuta, on voulut lui arracher un secret de confession, on le mit en prison à Olomouc, où il fut maintes fois torturé. Une fresque ancienne, dans la cathédrale d’Olomouc, le montre attaché par les poignets liés derrière le dos à une corde que l’on tend par derrière pour le suspendre en l’air, tandis qu’un bourreau approche de sa poitrine des torches. 

Des doutes et des contestations subsistent sur les vrais motifs de son martyre, mais ce martyre est bien attesté.

Jan Sarkander mourut le 17 mars 1620.

 

Béatifié en 1860, il fut canonisé en 1995 

Il naquit à Skoczów (Silésie, Pologne), le 20 décembre 1576. Il eut un frère chanoine.

Il vécut à Pribor à partir de 1589.

De 1592 à 1597, il étudia à Olomouc (actuelle République tchèque), à partir de 1600 à Prague pour la philosophie, à partir de 1604 à Graz pour la théologie.

En 1606, brusque changement : il interrompit sa préparation au sacerdoce et épousa Anne Plachetskou, une protestante, avec laquelle il s’installa à Glasgow. Anne cependant mourut peu après. Jan décida alors de reprendre son chemin vers le sacerdoce.

Il fut ordonné prêtre en 1609, et fut curé successivement à Uničov, puis en Croatie, à Zdounkách (1614), Boskovice (1615), enfin Holešov (Moldavie) jusqu’en 1616.

En 1619, il dut quitter cette région, fit un pèlerinage à Czestochowa et résida à Cracovie, mais préféra revenir en Moravie pour ne pas abandonner ses fidèles.

Une des principales activités pour laquelle est connu le père Jan, est d’avoir activement travaillé à la conversion des disciples de Jean Hus et des «frères bohémiens».

Quand les troupes polonaises menacèrent la ville en 1620, il sortit en portant le Saint-Sacrement et s’interposa pour éviter une nouvelle effusion de sang. 

Des troubles politiques le firent accuser de trahison, d’espion au service du prince catholique de Pologne.

On le persécuta, on voulut lui arracher un secret de confession, on le mit en prison à Olomouc, où il fut maintes fois torturé. Une fresque ancienne, dans la cathédrale d’Olomouc, le montre attaché par les poignets à une corde que l’on tend par derrière pour le suspendre en l’air, tandis qu’un bourreau approche de sa poitrine des torches. 

Selon un autre récit, on l’aurait alors plongé dans un cuve de soufre et de plumes où l’on mit le feu, puis on jeta sur ses brûlures de l’huile et de la poix. L’agonie dura plus d’un mois.

Des doutes et des contestations subsistent sur les vrais motifs de son martyre, mais ce martyre est bien attesté.

Jan Sarkander mourut le 17 mars 1620.

Béatifié en 1860, il fut canonisé en 1995.

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 00:00

Gertrude de Nivelle

626-659

 

Fille de Pépin de Landen et de Itta Iduberga, Gertrude naquit à Landen (Brabant) et grandit dans une atmosphère très chrétienne. Elle avait un grand frère, Grimoald. et une sœur, Begga, d’où viendront les Carolingiens. 

A dix ans, elle exprima le désir d’être religieuse ; elle en était si convaincue, que lorsque son père, recevant le roi des Francs, Dagobert, lui proposa comme époux le fils de ce dernier, elle répondit franchement qu’elle n’épouserait ni ce beau jeune homme, ni aucun autre en ce monde, car elle ne voulait pour époux que Jésus-Christ.

Sa parole était si assurée et convaincante, que personne ne lui parla plus du sujet.

A la mort de Pépin, Gertrude pouvait entrer en religion, mais sa mère, ne voulant pas s’en séparer, fit construire en 650 à Nivelle (Brabant) un double monastère d’hommes et de femmes, sous la règle de saint Colomban. Elle même y entra comme simple religieuse, avec sa fille.

Iduberge coupa elle-même les cheveux de sa fille en forme de couronne et demanda à l’évêque de lui imposer l’habit, puis de l’installer comme abbesse du monastère.

Gertrude se montra parfaite dans sa charge, malgré son jeune âge : innocente, pure, humble, pieuse à souhait, sage et discrète, elle fit l’édification même des personnes plus âgées qu’elle.

Elle montra sa charité envers les pèlerins, les étrangers, les pauvres et les malades.

Elle fit venir d’Irlande de saint moines, les saints Foillan (v. 31 octobre) et Ultan (2 mai ?).

A la mort de sa mère, en 655, Gertrude préféra se décharger de l’administration du monastère sur des religieux plus capables qu’elle. Elle-même se déchargea de sa place d’abbesse, en faveur de sa nièce, Wulfetrude.

Désormais libre de vaquer à la méditation, Gertrude se nourrissait de l’Ecriture et s’imposait des mortifications sévères, en veilles et en jeûnes.

Elle sentit son heure arriver. Elle ne voulait être enterrée qu’avec son cilice, et un vieux voile sur la tête car les ornements superflus d’un tombeau ne servent de rien ni aux vivants ni aux morts. Puis Ultan lui annonça qu’elle mourrait le 17 mars, pendant la messe, jour de saint Patrick, qui viendrait la chercher avec les Saints et les Anges choisis de Dieu.

Gertrude rendit son âme le 17 mars, pendant la Sainte Messe. Au même moment, elle apparaissait à sainte Modeste de Horren (Trèves), dont elle était parente (v. 4 novembre).

 

A cette date (17 mars 659), sainte Gertrude avait trente-trois ans.

 
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