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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 23:00

Ruowang Zhang Huan

1882-1900

 

 

Né le 18 août 1882 à Nanshe (Yangqu, Shanxi), Ruowang (Ioannes) avait dix-huit ans.

 

(Consultez aussi la notice Chinois (Martyrs en 1900)


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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 23:00

Bodi Dong

1882-1900

 

 

Né vers 1882 à Guchengyin (Taiyuan, Shanxi), Bodi (Patricius) avait dix-huit ans. Il avait accompagné Mgr Fogolla lors de son voyage en Europe.

 

(Consultez aussi la notice Chinois (Martyrs en 1900)


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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 23:00

Fili Zhang Zhihe

1880-1900

 

 

Né vers 1880 à Shangqingyu (Lin, Shanxi), Fili (Philippus) avait vingt ans.

 

(Consultez aussi la notice Chinois (Martyrs en 1900)


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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 23:00

Ruowang Zhang Jingguang

1878-1900

 

 

Né vers 1878 à Fujingcun (Taigu, Shanxi), Ruowang (Ioannes) avait vingt-deux ans. Il avait étudié la théologie jusqu’à la deuxième année.

 

(Consultez aussi la notice Chinois (Martyrs en 1900)


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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 23:00

Hieronim Chojnacki

1906-1942

 

Né le 1er novembre 1906 à Lodz (Pologne), Hieronim (Jérôme) était le benjamin des six enfants de Wacław et Leocadie Sprusińskiej.

Il fit ses études à l’école publique et à l’académie militaire. Il travailla pendant un an dans un établissement d’Assurances, puis à la poste centrale de Varsovie.

A Varsovie, il seconda son oncle, le père Stanisłas Sprusińskiemu dans les activités de l’Action catholique.

En 1933 il entra dans l’ordre des Capucins à Nowym Mieście, où il prit le nom de Fidelis.

Il étudia la philosophie à Zakroczym (où il fonda une Entr’aide intellectuelle pour les séminaristes), puis la théologie à Lublin à partir de 1937.

Il s’occupa particulièrement des milieux alcooliques.

La Deuxième guerre mondiale lui fit suspendre ses activités et ses études dès 1939.

Arrêté pour sa foi le 25 janvier 1940, il fut mis en prison, puis transféré le 18 juin 1940 à Sachsenhausen ; jusque là plein d’optimisme et d’espérance, il fut littéralement abattu par le régime du camp. Le 14 décembre 1940, il fut transféré à Dachau. Son numéro matricule était le 22473.

Il y subit tous les abus possibles, la faim et les travaux pénibles.

Il mourut d’épuisement dans ce camp, et son corps fut incinéré. Ses dernières paroles à ses compagnons de camp furent : Loué soit Jésus-Christ ! Je reverrrai chacun de vous au Ciel !

C’était le 9 juillet 1942. Ce «Fidèle» religieux avait trente-cinq ans.

 

Il a été béatifié parmi les cent-huit Martyrs polonais de la période nazie, en 1999.

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 23:00

 

Marija Petković

1892-1966

 

Marija Petkovic naquit le 10 décembre 1892 dans la petite ville de Blato, qui se trouve sur une île de Croatie, l'île de Korčula, à cette époque appartenant à l'empire austro-hongrois. Elle était le sixième des onze enfants de Antun Petković-Kovac et de Marija Marinović.

En 1904, après l'école élémentaire, elle fréquenta l'école municipale, puis l'école ménagère de Blato, fondées par des religieuses récemment arrivées d'Italie, les Servantes de la Charité. 

En 1906, elle fit partie de l'Association des Enfants de Marie, et rencontra l'évêque de Dubrovnik, Mgr Josip Marčelić, auquel elle fit part de son désir d'être religieuse et qui sera son directeur pendant des années. Elle fit le voeu de chasteté.

A partir de 1909 Marija fut la présidente des Filles de Marie. Malgré sa faible constitution et ses fréquentes maladies, elle se donna à maintes occupations : elle aida ses parents à la maison, elle fit la catéchèse et aussi l'école aux enfants de son entourage.

En 1911, la mort de son père la poussa à se donner encore davantage auprès de sa mère dans l'éducation de ses frères et soeurs. En plus, les événements de la Première Guerre mondiale l'aidèrent à discerner sa vraie vocation.

En 1915, toujours sous le regard bienveillant de l'évêque, elle créa une première association : la Société des Mères Catholiques. En 1917 elle prit la tête du Tiers-Ordre franciscain ; elle participa à la soupe populaire organisée par les Servantes de la Charité. En 1918 elle s'engagea formellement à demeurer à Blato, pour aider les pauvres et vivre avec eux.

En 1919, Marija entra chez les Servantes de la Charité. Mais voici que deux mois après, mourut la Mère Supérieure, et qu'alors les autres religieuses préférèrent rentrer en Italie. Il restait quatre religieuses, dont notre Marija, qui demandèrent à l'évêque de les aider et de leur donner la règle du Tiers-Ordre franciscain. En hiver de la même année, elles ouvrirent à Blato un centre d'hébergement, une crèche et un orphelinat.

L'été suivant, toujours sur l'île de Korčula, mais à Pricba, Marija rédigea les premières Constitutions de l'Ordre des Filles de la Miséricorde, comme Tiers-ordre franciscain indépendant, avec pour mission de faire connaître l'Amour divin et la Miséricorde, par des actes de charité. L'évêque donnera le départ de cette nouvelle institution en la fête de saint François d'Assise, le 4 octobre 1920. Ce jour-là, Marija prendra le nom de Marija de Jésus Crucifié (Marija od Propetoga Isusa) et sera choisie comme mère supérieure. Elle le restera jusqu'en 1952.

Quand les religieuses eurent épuisé leurs propres ressources en aidant les enfants pauvres et affamés, elles allèrent solliciter de l'aide dans les plaines fertiles de Slavonie, à Backa, toujours pour les orphelins et les veuves. Là elles reçurent une aide toute particulière du pape Pie XI. L'Administrateur apostolique de Backa demanda à Marija de fonder des monastères à Subotica et dans les environs, pour que la population environnante pût profiter largement de la présence des religieuses.

Backa connaissait là aussi le problème de nombreux enfants pauvres et abandonnés, de sorte qu'en 1923 fut fondée à Subotica d'abord, puis en plusieurs villes, des centres pour les enfants, non seulement en Croatie, mais aussi en Serbie et en Macédoine. L'orphelinat de Subotica existe toujours, même si les Religieuses n'y sont plus actuellement.

Pendant les trente-deux années de son supériorat, Marija voyagea beaucoup, en Croatie, en Italie, en Amérique Latine et ouvrira quarante-six maisons. Les religieuses furent très nombreuses, travaillant dans leurs orphelinats, dans les hôpitaux, les écoles pour nurses, les paroisses. Marija resta ainsi en Argentine de 1940 à 1952, promouvant de nombreuses activités dans toute l'Amérique latine au profit de l'enfance, donnant partout des leçons de catéchisme, d'hygiène, de couture, etc.

En 1952, Marija vint à Rome pour établir la maison-mère de la Congrégation. C'est là qu'en 1954 elle fut frappée d'une attaque qui la laissa complètement paralysée.

En 1961, elle estima que sa mission n'était plus de diriger, mais de prier et d'offrir ses propres souffrances. Elle s'intéressa de près aux événements du Concile Vatican II et des orientations qui en dérivèrent. 

Elle s'éteignit à Rome à soixante-quatorze ans, le 9 juillet 1966. D'abord ensevelie au cimetière romain du Campo Verano, elle fut ensuite transportée à la maison-mère, puis dans sa ville natale de Blato.

Dans la chambre où elle s’éteignit, on conserve du sang de ses plaies, qui ne s’est pas coagulé.

Elle a été béatifiée en 2003, et inscrite au Martyrologe du 9 juillet.

Les Filles de la Miséricorde sont actuellement répandues entre autres en Italie, en Roumanie (au service de l'Eglise grecque catholique), au Paraguay, au Chili, au Pérou et en Argentine. 

Voici le résumé du miracle retenu pour la béatification :

Le 26 août 1988 le sous-marin péruvien BAP Pacocha était éperonné et coulé par un chalutier de pêche japonais, le Kiowa Maru, qui était équipé à l’avant par un brise-glace. Le sous-marin était à une profondeur de quinze mètres avec une pression d’eau de 3,8 tonnes. Le lieutenant de bord Roger Cotrina Alvarado invoqua l’aide de Marija, déployant une force surhumaine à ouvrir la porte du sous-marin, évitant la mort immédiate de vingt-deux hommes d’équipage, et parvenant finalement à leur sauvetage.

La Congrégation reconnut l’intercession de Marija dans ce sauvetage d’ordre vraiment miraculeux.


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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 23:00

Amabile Lucia Visintainer

1865-1942

 

Amabile Lucia naquit le 16 décembre 1865 à Vigolo Vattaro (Trentin, Italie nord-est), de Napoleone Visintainer et Anna Pianezzer.

En 1875, suite à la grande crise économique du Trentin, la famille se transféra comme beaucoup d’autres au Brésil, où plusieurs chefs de famille fondèrent ensemble une nouvelle localité, Vigolo (Nova Trento, Santa Catarina). Le papa construisit un moulin.

Bientôt Amabile commença à s’occuper des malades, de la catéchèse des enfants, et de l’entretien de l’église paroissiale.

A la mort de sa mère, en 1877, elle assume la vie de la maison et de ses petits frères. Mais quand son père se remaria, elle put retrouver sa liberté et assumer plus facilement son apostolat paroissial.

Elle eut, trois jours de suite, un rêve où Notre-Dame de Lourdes lui demandait de créer une œuvre pour le salut des âmes.

Ne sachant comment s’y prendre, elle reçut de la Providence le premier signal de sa vocation : on lui confia le soin d’une pauvre malade de cancer, dont personne ne poulait s’occuper. D’autres malades succédèrent à la première.

Avec une amie, Virginia Nicolodi, elle projeta en 1890 une nouvelle congrégation, des Petites Sœurs de l’Immaculée Conception, que l’évêque approuva en 1895.

C’est un père jésuite, Louse Rossi (ou Rocchi), qui fut leur premier conseiller spirituel et les aida dans leur fondation.

Amabile Lucia prit alors le nom de Paolina du Cœur Agonisant de Jésus.

En 1903, elle fut élue supérieure générale de la congrégation, qui comptait déjà deux maisons. Etablie à Saõ Paolo, elle organisa en plusieurs états du Brésil des écoles, des hôpitaux, des ateliers, des maisons d’accueil, destinés en priorité aux gens pauvres, aux orphelins et aux anciens esclaves (en particulier ceux, trop âgés, qui ne pouvaient plus travailler et qu’on avait simplement abandonnés).

On confia aussi aux Religieuses l’apostolat auprès des Polonais émigrés.

En 1909, à la suite de problèmes intérieurs d’organisation, l’évêque la pria de bien vouloir remettre sa charge de supérieure. Il cassa le premier chapitre général qui l’avait élue et un nouveau «Premier Chapitre». Elle qui avait été élue «à vie», obéit dans la plus parfaite humilité. Elle s’établit alors pendant dix ans à Bragança Paulista, travaillant dans les plus humbles occupations.

Puis la sœur intrigante quitta la congrégation et l’évêque reconnut son erreur.

En 1918, Mère Paolina fut rappelée à Sao Paolo, où elle poursuivit sa vie humble et cachée, dans la prière et la soumission. A ces difficultés d’ordre spirituel, s’ajouta la maladie du diabète, à cause de laquelle on dut l’amputer du bras droit. Sans sa main droite, elle continua de monter des chapelets, en s’aidant de ses dents. En vertu de son diabète, Pauline est considérée par certains comme la sainte Patronne des diabétiques.

En 1933, la congrégation fut approuvée par le Saint-Siège : le décret parle de mère Pauline comme de la Vénérable Mère Fondatrice. On fêta en 1940 les cinquante ans de la fondation.

Devenue aveugle les derniers mois, Amabile Lucia Paolina mourut le 9 juillet 1942. Sa vie effacée avait duré trente-trois années.

Elle fut béatifiée en 1991 et canonisée en 2002.

Italienne de naissance, Paolina est considérée comme la première sainte du Brésil.

La congrégation est présente surtout au Brésil, mais aussi au Nicaragua, en Argentine, au Tchad… et en Italie, à Vigolo Vattaro, où Ammabile Lucia était née.

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 23:00

Paulina Jeuris

1872-1900

 

Née à Herk-de-Stad (ou Herk-la-Ville, Belgique) le 28 décembre 1872, Pauline était l’une des sept enfants (un garçon et six filles) de Cornelis et Maria Agnes Thijs, de pieux parents dont quatre de leurs enfants entrèrent dans la vie religieuse.

Pauline fut orpheline de mère dès l’âge de sept ans, ce qui fit que son père la confia à une autre famille, tandis qu’il devait partir trouver un travail ailleurs.

A quinze ans, Pauline entra dans le Tiers-ordre franciscain.

Sa sœur aînée, Rosalie, entra la première chez les Franciscaines Missionnaires de Marie, prenant le nom de Marie-Honorine ; quand cette dernière partit pour le Sri Lanka, Pauline décida à son tour d’entrer dans la même Congrégation (1895), où la suivit aussi sa jeune sœur, Mathilde.

Elle prit le nom de Marie-Amandine. A cette occasion elle affirma : Je suis toute à Jésus et prête à tout ce qu’on attend de moi.

Sa première mission fut l’infirmerie à Marseille, pour se préparer à sa prochaine affectation.

Elle eut la joie d’être désignée dans le groupe des sept Religieuses parties accompagner Mgr Fogolla en Chine. Durant une escale au Sri Lanka, elle eut la joie de revoir sa sœur Marie-Honorine ; elles se séparèrent avec un joyeux Adieu, au Ciel !

Elle, orpheline depuis toute petite, devait s’occuper de l’orphelinat de Taiyuan. Elle décrit ainsi le cadre de son activité : 

Il y a deux cents orphelines, parmi lesquelles beaucoup sont malades, et dont nous nous occupons le mieux que nous pouvons. Les malades nous viennent aussi de l’extérieur pour être soignés. Si vous voyiez ces malades, vous seriez horrifiée. Vous ne pouvez imaginer leurs plaies, aggravées par le manque d’hygiène. Heureusement que j’ai été un peu préparée à tout cela à Marseille. Je fais tout ce que je peux pour les soulager.

Les Chinois eux-mêmes l’appelèrent la vierge européenne qui rit toujours. La Supérieure écrivit d’elle : Sœur Amandine est la plus jeune de la communauté, de nature et d’âge. Elle chante et elle rit toute la journée. C’est bon d’avoir une telle personne joyeuse dans les missions. La croix devient plus supportable avec la joie.

Lors de la maladie de sœur Nathalie (Jeanne-Marie Kerguin), elle veilla jour et nuit sur la malade, tout en reprenant chaque matin son travail auprès des orphelines ; sa santé déclina sérieusement, mais peu à peu elle se reprit, grâce à sa forte nature.

La Supérieure, peu de temps avant leur martyre, écrivit encore : Marie-Amandine vient de me dire ce matin qu’elle priait Dieu non pas de la préserver du martyre, mais de lui en donner la force.

La jeune Religieuse continua ainsi à préparer les médicaments avec sa joie habituelle, jusqu’au moment de leur arrestation. Elle chanta alors le Te Deum.

 

Pauline-Amandine reçut le martyre le 9 juillet 1900, et fut béatifiée en 1946, puis canonisée en 2000 avec ses Compagnes

 

(Consultez aussi la notice Chinois (Martyrs en 1900)


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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 23:00

Marianna Giuliani

1875-1900

 

Née le 3 (12 ?) décembre 1875 à L’Aquila (Italie centrale), Marianna était l’aînée de trois enfants, dont le père dut bientôt s’installer à Bolsena.

Ce papa, de caractère plutôt irascible et violent, partit pour Rome avec son fils (1884). Les deux sœurs restèrent à Bolsena, chez un oncle.

Orpheline de mère en 1886, la pieuse Marianna fut recueillie à Rome par la fondatrice des Franciscaines Missionnaires de Marie, Mère Marie de la Passion, pour finir ses études. 

Mais comme le climat romain ne lui convenait pas, la Supérieure l’envoya aux Châtelets (Eure-et-Loir). Elle y fit de bonnes études, apprit le français et la musique. 

Après avoir enfin vaincu l’opposition des parents, elle put entrer au noviciat, avec le nom de Marie de la Paix (1892).

Vu sa formation et son sérieux, elle fut pendant six mois à Vanves et à Paris comme secrétaire, dans une ambiance, certes heureuse, mais difficile, à cause du peu d’espace d’une maison trop petite pour les huit cents enfants et vieillards qu’elle abritait.

C’est pourquoi, en 1896, il fallut ouvrir une autre maison à Paris, dont Marianna fut la supérieure.

En 1898, elle fut envoyée à Turin, puis à Vienne et à Obendorf, où elle fit la profession solennelle.

Elle partit pour la Chine en 1899, comme assistante de Mère Irma, dans le groupe qui accompagnait Mgr Fogolla de retour à la mission.

Là-bas, à Taiyuan, elle s’occupa d’un dispensaire, d’un orphelinat, de la sacristie. Elle était partout, mais fut particulièrement remarquable pour ses leçons de chant aux petites Chinoises.

Elle fut une des premières à sentir arriver la persécution. Quand les Boxers réunirent toutes les Religieuses, elle entonna le Te Deum, qu’un bourreau interrompit en la décapitant la première.

 

Elle mourut ainsi martyre des Boxers, le 9 juillet 1900, et fut comme toutes ses Compagnes, béatifiée en 1946 et canonisée en 1900.

 

(Consultez aussi la notice Chinois (Martyrs en 1900)

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 23:00

Clelia Nanetti

1872-1900

 

Clelia était née à Ponte Santa-Maria-Maddalena (Occhiobello, Rovigo, Italie nord) le 9 janvier 1872, troisième des trois enfants de modestes paysans. Un de deux frères, Barnaba, sera missionnaire en Chine.

Clelia eut une enfance marquée par une dévotion précoce, qui lui permit de recevoir la Première Communion et la Confirmation dès l’âge de six ans. A douze ans, elle évitait déjà les «mondanités» et montrait son attirance pour la vie consacrée.

Après quelques hésitations, elle entra à vingt ans chez les Franciscaines Missionnaires de Marie, où elle prit le nom de Maria-Chiara (Marie-Claire) ; elle apprit à dominer son caractère un peu sauvage, et développa ses belles qualités de franchise, de droiture et de jugement éclairé. Elle fut d’abord au couvent de Rome, puis au noviciat des Châtelets (Eure-et-Loir) pour s’occuper du grand jardin et des bêtes, ce qui lui rappelait tellement son enfance.

Toutefois sa santé ne supporta pas facilement le climat breton et Clelia eut un début de maladie cardiaque, raison pour laquelle on la transféra à Vanves près de Paris, où elle se reprit. Après un intermède en Belgique (1895), elle eut la charge de la garde-robe : une charge délicate, car les pauvres sœurs n’avaient qu’un seul habit, sans rechange.

Sa correspondance fait remarquer la belle âme qu’était cette Clelia : elle portait vraiment bien son nouveau nom de Claire. Elle émit les vœux perpétuels le 13 novembre 1898 : ce même jour, la Mère Fondatrice lui annonça qu’elle avait été choisie pour faire partie du groupe à destination de la mission de Chine, où se trouvait déjà son frère Barnaba.

Ce furent en réalité sept Religieuses de la Congrégation qui accompagnèrent Mgr Fogolla pour prendre en charge un orphelinat et un hôpital à Taiyuan.

A son arrivée, justement, son frère Barnaba était là pour l’accueillir, mais ce fut aussi leur dernière rencontre.

Dans la mission, dédicacée à saint Pasqual Baylon (voir au 17 mai), Chiara s’occupa du linge et de la chapelle des Pères, du réfectoire et de la cuisine des orphelines (rien que ça !). Ce travail dura seulement quatorze mois, lorsque se déchaîna la révolte des Boxers.

L’évêque suggéra aux Religieuses de prendre un habit chinois et de se mettre à l’abri. Chiara fut la première à répondre : Fuir ? Oh non, nous sommes venues pour donner notre vie à Jésus, s’il le faut.

La première de ses Compagnes, elle subit le martyre par décapitation à Taiyuan : les brigands crurent sans doute que cette Sœur, plus grande que les autres, était la Supérieure.

C’était le 9 juillet 1900. Clelia-Chiara fut béatifiée en 1946 et canonisée en 2000.

 

(Consultez aussi la notice Chinois (Martyrs en 1900)


 


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