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28 novembre 2021 7 28 /11 /novembre /2021 00:00

Evêques d’Afrique (Onze)
5
e siècle

En juin 429, débarqua en Afrique l’arien Genséric et ses Vandales. Ce furent d’abord pillages et destructions, auxquels s’ajouta bientôt une persécution violente contre les Catholiques.
Des églises furent confisquées pour servir au culte des ariens. Des évêques furent torturés, par haine contre l’Eglise mais aussi pour leur extorquer, soi-disant, l’or et l’argent qu’ils cachaient.
Après Genséric, son fils Hunéric reprit la persécution. Après la conférence de février 484 à Carthage, les évêques catholiques furent contraints de rester sur place et de subir toute sorte de mauvais traitements. On leur présenta un parchemin qui contenait, disaient-ils, une formule qu’on leur demandait de signer. S’ils tenaient parole, ils seraient libres. Hortulanus rétorqua qu’ils n’étaient pas des bêtes, pour signer et jurer sans connaître les termes de la formule. On la leur montra : ils devaient s’engager à soutenir le fils d’Hunéric et à ne pas écrire de lettres pour l’étranger.
Certains évêques finirent par signer, mais furent quand même relégués dans des fermes pour avoir désobéi à l’Evangile qui interdit de jurer.
Ceux qui refusèrent de signer, furent exilés en Corse pour avoir refusé d’avoir pour roi le fils d’Hunéric.
On le voit, les évêques dont il va être question ne furent donc pas tous mis à mort, ni la même année. Certains moururent en exil. En voici onze, nommément cités par les auteurs. Les deux premiers furent exécutés en 430, les sept suivants furent exilés en 453, les deux derniers souffrirent sous Hunéric, en 484.

  • Papinianus, évêque de Vite, eut le corps grillé avec des lames de fer rougies au feu ; c’était au moment où la ville d’Hippone fut assiégée (son évêque était s.Augustin, v. 28 août).
  • Mansuetus, évêque d’Uruci, fut brûlé par le feu.
  • Urbanus, évêque de Girba.
  • Crescens, évêque de Byzacène ; il était primat de cent-vingt évêques.
  • Eustratius, évêque de Sufès.
  • Cresconius, évêque d’Oea.
  • Vicis, évêque de Sabrata.
  • Felix, évêque de Hadrumète.
  • Habetdeum, évêque de Teudala.
  • Hortulanus, évêque de Bennefa.
  • Florentianus, évêque de Midila.

On restera admiratif en voyant le nombre élevé d’évêques présents dans cette Afrique du Nord chrétienne, qui allait être quasi éliminée par les invasions islamiques.
Le Martyrologe Romain mentionne ces saints évêques au 28 novembre.

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18 novembre 2021 4 18 /11 /novembre /2021 00:00

Martina Olaizola Garagarza
1893-1936

Martina naquit le 12 novembre 1893 (et non 1913) à Azpeitia (Guipuzcoa, Espagne), benjamine  des huit enfants de José Ignacio et Justa, qui la firent baptiser le jour-même.
En 1918, à vingt-cinq ans, elle s’agrège au monastère madrilène de la Visitation, récemment fondé dans cette ville, comme sœur externe.
Elle prit le nom de María Ángela.
En 1936, la communauté dut se dissoudre ; un groupe alla se réfugier à Oronoz (Navarre), pour fuir la révolution. Notre Ángela María fut retenue, pour son intelligence et son humilité, pour être des sept qui restaient à Madrid.
Son frère Justo, étonné de voir la paix qu’elle conservait dans ces circonstances, lui proposa de venir chez lui, loin du danger, mais elle répondit : Ma place est ici, et que la volonté de Dieu s’accomplisse.
(Voir ici quelques détails supplémentaires dans la notice de Amparo de Hinojosa Naveros, ce même jour).
Elles furent mises à mort à Madrid le 18 novembre 1936.
María Ángela, qui désirait tant rester cachée, le resta aussi après la mort : on n’a conservé presque rien d’elle, et on n’a pas même retrouvé son corps.
María Ángela ainsi que ses six Compagnes ont été béatifiées en 1998.

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18 novembre 2021 4 18 /11 /novembre /2021 00:00

Augusto Cordero Fernández
1908-1936

Il naquit le 8 octobre 1908 à Bustillo de la Vega (Palencia, Espagne).
Il entra en 1924 chez les Frères des Ecoles Chrétiennes et resta une année de plus comme aspirant, pour approfondir ses capacités à l’étude, puis passa au noviciat, fit la première profession en 1927 et prit le nom de Estanislao Víctor.
A partir de 1930, il fut à Madrid, où il fit la profession solennelle en 1933, puis fut envoyé à Lorca.
(Voir ici les détails des événements de 1936 dans la notice de Esteban Anuncibay Letona, le même jour).
Martyrisé à Lorca (Murcia) le 18 novembre 1936, il fut béatifié avec ses quatre Compagnons et leur aumônier (José María Canovas Martínez) en 2007.

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15 novembre 2021 1 15 /11 /novembre /2021 00:00

Alonso Rodríguez Obnel
1598-1628

(Il ne faut pas confondre ce Saint avec un autre Alonso Rodríguez, Jésuite espagnol de la même époque, v. 31 octobre).
Alonso (Alphonse) naquit à Zamora (Espagne) le 10 mars 1598, de pieux parents qui s’appelaient Gonzalo Rodríguez et María Obnel (ou Olmedo).
Alonso entra dans la Compagnie de Jésus, au noviciat de Villagarcía en 1614 et fut ordonné prêtre en 1624.
En 1626, il fit sa période de «probanat sacerdotal» parmi les guaycurués du Paraguay.
C’est là qu’il collabora intimement et activement au travail d’évangélisation que faisait le père Roque González de Santa Cruz (v. notice au même jour), grâce auquel il apprit la langue aborigène.
Après deux années d’intense activité, Alonso reçut la palme du martyre à Caaró, le 15 novembre 1628.
Il fut béatifié en 1934 et canonisé en 1988.

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14 novembre 2021 7 14 /11 /novembre /2021 00:00

Solennité du Christ Roi - B

 

Le prophète Daniel a eu le privilège d’une vision vraiment éblouissante : ce Fils d’homme et ce Vieillard, qui sont sans nul doute le Fils de Dieu et Dieu le Père.

Nous le savons par l’Evangile : Jésus était vrai Dieu et vrai Homme. Après la Résurrection, étant apparu avec ses traits humains aux Apôtres, il a regagné le monde invisible de l’Eternité. A la fin de chaque Prière, nous professons qu’Il vit et règne pour les siècles des siècles.

Par sa filiation divine, Jésus-Christ est Roi : tout a été créé par Lui, avec Lui et en Lui (Prière eucharistique, conclusion). Paul, aux Colossiens, chante la royauté du Christ : C’est en lui qu’ont été créées toutes choses, dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, … tout a été créé par lui et pour lui (Col 1:16).

Daniel cependant écrit qu’il lui fut donné domination, gloire et royauté, non pas parce que Dieu lui a un jour remis cette royauté, comme s’il ne la possédait pas déjà, mais parce que, peu à peu, tous les peuples, tous les êtres sont appelés à reconnaître la Royauté du Christ.

C’est une royauté qui n’a rien à voir avec une de ces royautés que nous avons vues dans nos manuels d’histoire, qui passent les unes après les autres, renversées par un autre pouvoir, par une autre royauté, et pas vraiment meilleures les unes que les autres, tant l’homme est imparfait.

Mais David précise bien que cette domination est éternelle, qui ne passera pas et cette royauté ne sera pas détruite.

*       *       *

Qu’est donc ce Royaume ? En faisons-nous partie ou bien en ferons-nous partie un jour ?

Le psaume 92 affirme que le Seigneur règne : par le terme Seigneur  le psalmiste désigne ici le Dieu créateur,  dans sa majesté, sur son trône, dès l’origine. 

Après ce que nous a dit Daniel, la volonté de Dieu est que tous les peuples reconnaissent que le vrai Roi qu’ils doivent adorer, est Jésus, en qui tout a été créé et vers qui toute la création doit se diriger. 

Le psaume ajoute que Les fleuves déchaînent leur voix : c’est le bruit que font les hommes sur la terre, par leurs révoltes, leurs contestations, leurs guerres, leur orgueil… Le Royaume de Dieu ne fait pas ce bruit-là ; de plus, l’univers que Dieu a créé est inébranlable. Les fleuves des hommes tentent par tous les moyens de détruire l’univers divin, mais ils n’y parviendront pas.

A la mesure où nous mettons Jésus à la tête de notre vie, de notre pays, de notre planète, de nos désirs, alors nous instaurons dès ici-bas le Royaume du Christ, même si nous avons encore beaucoup d’imperfections à corriger.

 

*       *       *

La lecture de l'Apocalypse d'aujourd'hui ne laisse pas de nous surprendre par sa douceur infinie, alors que l'on a malheureusement coutume de prendre le terme d'Apocalypse pour quelque chose de terriblement catastrophique. Apocalypse signifie seulement Révélation.

Dans cette vision de Jean, Dieu nous «révèle» des choses mystérieuses et importantes ; certaines concernaient la chute de Jérusalem, d'autres les diverses épreuves de l'Eglise au cours des persécutions, et d'autres encore, plus précisément, la fin des temps ; mais en filigrane de toute cette Révélation apparaît toujours un enseignement extrêmement important pour chacun de nous.

Ainsi notre texte, qui se trouve au tout début de l'Apocalypse, commence par cette salutation pleine de douceur : Grâce et Paix vous soient données de la part de Jésus Christ. On ne peut que tomber à genoux de reconnaissance pour le don de la grâce et de la paix que nous apporte le Sauveur.

Recevoir la grâce de Dieu, la conserver et en vivre, c'est là toute notre force pour notre quotidien. C’est le fil conducteur de notre vie, et c’est là le but de notre existence. Saint Paul, qui avait par trois fois demandé d'être libéré d'une épreuve qui l'affligeait beaucoup, s'entendit répondre de Dieu : Ma grâce te suffit (2Co 11:7-9).

La grâce, donc, n'empêche pas les tribulations, les troubles, les tentations. Aussi Dieu nous comble-t-Il aussi du don de la Paix, qui enlève de nous toute crainte, toute agitation. Plusieurs grandes âmes, assaillies de doutes sur leur vocation ou leur mission, ne sachant si leurs inspirations venaient de Dieu ou de l'Ennemi, renouvelaient alors l'offrande totale de leur personne à Dieu, et très vite disparaissait l'agitation intérieure. 

La Paix n'est pas une pure absence de guerre (Concile Vatican II, Gaudium et Spes, 77) : la paix est d'abord une union avec Dieu, une soumission entière à Sa volonté, un amour inconditionnel pour l'Auteur de tout bien.

Il y a bien loin entre la soumission à Dieu, qui élève l'âme et la rend forte, et la soumission aux autorités de la terre, qui entraîne tant de contraintes, et même parfois aussi tant d'injustices. Il est très difficile, peut-être même impossible, aux chefs de la terre, de gouverner avec une justice parfaite. C'est pourquoi la solennité du Christ-Roi fut instituée par Pie XI (1925) pour rappeler que tout l'effort de la société doit chercher à reconnaître le Royaume du Christ. L’apôtre Jean dit bien dans la lecture que Jésus-Christ est le souverain des rois de la terre.

S’il est en même temps le premier-né d’entre les morts, c’est parce qu’il est l’Homme parfait, le premier qui donne (sa) vie pour la reprendre (Jn 10:18).

A ce Roi, doux et tout-puissant, Jean nous invite à lui rendre gloire et puissance pour les siècles des siècles : comme on l’a vu dans Daniel, le Christ détient toujours la gloire, mais c’est à nous de la Lui reconnaître.

Il y aura des êtres qui malheureusement ne voudront pas se rallier à ce Royaume : ceux qui l’ont transpercé, non seulement ceux qui l’ont flagellé, couronné d’épines, cloué en croix, ni même le soldat qui lui donna le coup de lance (et qui d’ailleurs se convertit : saint Longin) ; ceux qui transpercent le Corps de Jésus sont les pécheurs, c’est chacun de nous, chaque fois que nous refusons la conversion profonde. Alors, si le Christ revient à ce moment, combien se lamenteront de leur obstination…

 

*       *       *

 

Toute sa vie, Jésus a parlé du Royaume des Cieux. D'après l'Evangile, les païens eux-même ont entendu parler de son identité royale : Où est le roi des Juifs qui vient de naître, demandent les Mages (Mt 2:2) ; jusqu'à Pilate qui lui demande : Toi, tu es le roi des Juifs ? (Mt 27:11).

Dans sa prédication, Jésus ne s'est pas présenté comme roi ; mais il a agi royalement, se faisant serviteur de tous, ce qui est la marque de la royauté authentique. Si déjà un ministre est par définition un serviteur, à plus forte raison le roi doit donner l’exemple à ses ministres.

Mais le Royaume du Christ n'a rien d'un gouvernement humain : Ma royauté ne vient pas de ce monde, répond-il à Pilate éberlué. Le Royaume du Christ est un Règne de vie et de vérité, règne de grâce et de sainteté, règne de justice, d'amour et de paix ; c’est le chant de la Préface.

Vie, vérité, grâce, sainteté, justice, amour, paix : sept mots riches d'exigence, et emplis de tout un idéal de perfection. La perfection est difficile à atteindre, mais nous pouvons tous y tendre. C'est pourquoi le Royaume du Christ n'est pas encore pleinement instauré : il le sera quand tout mal cessera.

 

*       *       *

 

Notre Père, qui es aux cieux… QUE TON RÈGNE vienne ! (Mt 6:10)

Cœur Sacré de Jésus, QUE TON RÈGNE ARRIVE !

 

Oh oui, viens Seigneur Jésus ! (Ap 22:20)

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12 novembre 2021 5 12 /11 /novembre /2021 00:00

Baudelia Duque Belloso
1872-1936

Elle naquit le 22 mai 1872 à Nava del Rey (Valladolid, Espagne), aînée de six enfants.
En 1878, ces derniers furent orphelins de leur père.
En 1887, à quinze ans, Baudelia demanda à entrer dans la congrégation des Sœurs Franciscaines des Sacrés Cœurs, dont une maison venait de s’ouvrir à Nava del Rey.
Son noviciat commença à Antequera (Málaga), où Baudelia prit le nom de Carlota de la Visitation.
En 1893, elle fit les vœux perpétuels.
Elle fut d’abord secrétaire de la Mère Fondatrice (Carmen de l’Enfant-Jésus, v. 9 nov.), puis Supérieure dans diverses maisons, jusqu’au collège de Vilanova de Bellpuig (Lleida).
En juillet 1936, les Religieuses furent expulsées. La Mère Carlota vint se réfugier à Barcelone et se cacha, mais le concierge la dénonça.
Arrêtée par les anarchistes, elle reçut la palme du martyre à Casa Antúnez (Barcelone), le 12 (ou le 14) novembre 1936.
Baudelia Duque Belloso, béatifiée en 2018, sera commémorée au Martyrologe le 12 novembre.

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12 novembre 2021 5 12 /11 /novembre /2021 00:00

Machar d’Aberdeen
6
e siècle

Machar (Macaire) était un évêque missionnaire irlandais.
En 563, il passa en Ecosse avec s.Columba (v. 9 juin).
Il est considéré comme l’apôtre de la région d’Aberdeen et le fondateur de ce diocèse.
Depuis 1560, il n’y a plus d’évêque catholique à Aberdeen, mais l’ancienne cathédrale est toujours là, avec ses deux belles tours.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Machar d’Aberdeen au 12 novembre.

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10 novembre 2021 3 10 /11 /novembre /2021 00:00

Lancellotto-Andrea Avellino
1521-1608

Il naquit en 1521 dans une des principales familles de Castronuovo (Potenza, Basilicate, royaume de Naples) et reçut au Baptême le nom de Lancellotto.
Il reçut des leçons de son oncle prêtre, puis alla à l’école de Senise.
En 1537, il prenait l’habit clérical.
Après des études brillantes, pendant lesquelles il eut le bonheur de conserver son innocence et sa piété, il reçut les Ordres sacrés et, en 1545, le sacerdoce.
Sa science du droit, en même temps que son talent pour la parole, le poussèrent dans la carrière d’avocat et, en 1547, il vint à Naples pour étudier le droit. Un léger mensonge lui étant un jour échappé dans l'exercice de ses fonctions, Dieu lui en inspira une si vive horreur, qu'il brisa soudain sa carrière pour se consacrer au ministère des âmes.
Vers 1551, il fut chargé de la réforme d’un monastère de moniales ; mais cette réforme ne fut pas agréée par un chanoine, lequel chargea un sicaire d’aller frapper le p.Avellino. Un premier coup frappa la tête, dans un deuxième temps il eut les deux joues et le nez tailladés, un autre coup tomba près de la barbe ; le père fut recueilli chez les Pères Théatins… et se remit contre toute espérance. En homme de Dieu, le prêtre refusa de dénoncer l’assassin.
Le 30 novembre 1556,  il entra dans l'Ordre des Théatins, où il voulut recevoir le nom d'André, à cause de son amour pour la Croix. Il fut dès lors un apôtre, et Dieu récompensa son zèle par des prodiges.
Il fut maître des novices à San Paolo il Grande, et professa en 1558. Il se levait chaque matin deux heures plus tôt que l’office, pour faire oraison.
En 1567, il devint supérieur de San Paolo ; il organisa des cours de philosophie et de théologie.
En 1570, il fut vicaire d’une maison à Milan, puis au séminaire de Plaisance, où il mit en place les récentes normes du Concile de Trente ; il était pénitencier pour le diocèse. Il eut aussi à s’occuper d’une maison de femmes repenties.
En 1573, il fut chargé de visiter les maisons des Théatins en Lombardie.
En 1578, il dirigea la maison des Théatins de Milan et, en 1581, repartait à Plaisance, avant de regagner Naples en 1582.
Andrea mangeait peu de viande ; les jours de jeûne, il ne prenait rien avant le soir ; il dormait sur un sac de paille. Il parlait peu, même pour visiter les malades ; sa consigne était : Soyez brefs. Si vous plaisez, on vous verra revenir avec joie. Si vous ennuyez, le déplaisir sera court.
Une nuit que, par une grande tempête, il revenait de confesser un malade, la violence de la pluie et du vent éteignit le flambeau qui servait à l'éclairer. Non seulement ni lui, ni ses compagnons, ne reçurent aucune goutte d'eau, au milieu des torrents de pluie qui tombaient, mais André, grâce à une vive splendeur qui jaillissait miraculeusement de son corps, servit de guide, à ceux qui étaient avec lui.
Un jour qu'il récitait le saint Office, les anges vinrent chanter avec lui les louanges de Dieu. La grâce l'accompagnait particulièrement dans l'administration du sacrement de Pénitence et dans la direction des âmes ; il y brillait par une piété et une prudence admirables. Dieu lui révélait souvent les secrets des cœurs, les choses éloignées et les choses futures. Il établit plusieurs maisons de son Ordre, travailla à la sanctification du clergé, fonda des œuvres de zèle : Dieu bénit toutes ses entreprises.
Andrea refusa d’être sacré évêque.
En 1593, son neveu fut assassiné : Andrea pardonna au meurtrier et chercha à incliner le père du mort au pardon.
En 1608, à quatre-vingt-huit ans, il fut frappé d'apoplexie, au moment où il commençait la messe et répétait pour la troisième fois ces mots : Introibo ad altare Dei. Privé de l'usage de la parole, il manifesta par signes le désir d'être porté devant le maître-autel, et put recevoir la Sainte Eucharistie. Dieu permit qu'il eût un rude combat à soutenir avant de mourir. Le démon lui apparut sous une forme horrible, menaçant de l'entraîner en enfer ; mais la Sainte Vierge, qu'André invoqua de toute son âme, lui donna un prompt secours, et son ange gardien chassa le monstre. André redevint calme et expira en paix en regardant amoureusement l'image de Marie.
On recueillit son sang, qui bouillonna le huitième jour après le décès et, depuis, chaque année au 10 novembre.
Andrea fut béatifié en 1624, et canonisé en 1712.
On l'invoque avec succès contre la mort subite et imprévue, et pour obtenir une mort douce et chrétienne.
Saint Andrea est mentionné au Martyrologe le 10 novembre.

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7 novembre 2021 7 07 /11 /novembre /2021 00:00

33e dimanche per annum - B

 

*       *       *

 

L'avant-dernier dimanche « ordinaire », précédant la belle fête du Christ-Roi, est toujours illustré par des lectures concernant la fin des temps ou la fin du monde.

 

*       *       *

On date le livre du prophète Daniel du IIe siècle avant Jésus-Christ. 

Il y a trois passages où l’Ecriture mentionne l’archange Michel : outre la lecture d’aujourd’hui, l’épître de Jude (v.9) et l’Apocalypse (12:7).

C’est le Seigneur lui-même qui dit à Daniel que Michel veille sur (son) peuple. Nous avons souvent entendu dire que l’Archange Michel combat contre le Démon et pendant très longtemps les prêtres l’ont invoqué, à la fin de la Messe, contre les embûches du Démon.

Dieu dit aussi au prophète qu’il y aura un temps de détresse, qui semble désigner le grand désarroi des peuples, égarés dans l’erreur, dans l’ignorance de la Vérité ou dans le péché. Mais ce temps sera aussi celui du salut. 

Il ne faudrait donc pas que nous restions dans l’angoisse au sujet de ce temps de détresse, ne sachant ce qui pourrait nous arriver : si notre nom est écrit dans le livre de Dieu, si nous sommes au nombre des sages ou des maîtres de justice, nous avons cette certitude que nous nous éveillerons pour la vie éternelle et que nous brillerons comme les étoiles.

C’est là un texte fondamental de l’Ecriture concernant la résurrection finale. Mais, demanderons-nous, comment prétendre être parmi les sages ou les maîtres du justice ?

Avoir la vraie sagesse, c’est «aimer Dieu de tout notre cœur et le prochain comme nous-mêmes» (cf. Mt 22:37 et 39). Etre juste, c’est pratiquer la quatrième béatitude que nous a enseignée le Christ : Heureux les affamés et assoiffés de justice (Mt 5:6), ceux qui mangent et boivent dignement le Sacrement eucharistique, qui se nourrissent et s’imprègnent de la parole du Christ, et qui en vivent chaque jour.

 

*       *       *

Le psaume 15 est un chant de confiance du Christ, le Juste, le Saint, qui ne restera pas dans les liens de la mort. 

Les Juifs savaient que ce psaume de David ne concernait pas David lui-même. Saint Pierre y fait allusion dans son premier discours de la Pentecôte : Le patriarche David est mort et a été enseveli, et son tombeau est encore aujourd’hui parmi nous.… Il a vu d’avance et annoncé la résurrection du Christ qui, en effet, n’a pas été abandonné à l’Hadès, et dont la chair n’a pas vu la corruption (Ac 2:29 et 31).

Tous ceux qui vivent de la Vie du Christ connaîtront cette résurrection, éternité de délices.

 

*       *       *

Nous lisons ensuite un dernier passage de l’épître aux Hébreux, concernant toujours le sacerdoce nouveau.

Le Christ est notre Prêtre, éternel et souverain Sacrificateur. Son Sacrifice unique et parfait a obtenu pour toujours, dit saint Paul, le pardon aux hommes pécheurs. 

Ce qui est un peu difficile à comprendre, comme on l'a dit dimanche dernier, c'est qu'il soit inutile d'offrir d'autres sacrifices après celui du Christ, alors que chaque jour les prêtres offrent fidèlement le Saint Sacrifice, prenant ainsi la relève des prêtres du Temple juif, qui étaient debout dans le Temple pour célébrer une liturgie quotidienne.

La différence fondamentale est que ces prêtres offraient chaque jour de nouvelles victimes, des agneaux, des veaux, des bœufs, des genisses, des colombes, en grande quantité ; le Christ, Homme parfait et sans tache, s'est au contraire offert lui-même ; à sa suite, les prêtres de l'Eglise n'offrent pas un autre Sacrifice que celui du Christ : en vertu de leur sacerdoce, ils actuent l'unique Sacrifice du Christ. En offrant chaque jour le Saint Sacrifice, ils appliquent les mérites divins du Christ à telle intention, à telle âme, vivante ou défunte, et nous permettent de nous associer présentement à ce Sacrifice unique, consommé solennellement il y a plus de deux-mille ans. 

 

 

 

*       *       *

Le “retour” de Jésus Christ à la fin des temps semble, d'après l'évangile d'aujourd'hui, devoir s'accompagner de signes vraiment catastrophiques. En cette année B, où nous lisons l'évangile de saint Marc, nous ne lisons pas l'entier chapitre 13, qui commence par un long avertissement de Jésus sur la fin de Jérusalem, sur des persécutions à venir, sur les faux christs et les faux prophètes. 

Comment comprendre que le soleil s'obscurcisse, que la lune perde son éclat, que les étoiles tombent du ciel ? Et qui sont ces puissances célestes qui seront ébranlées ?  

Les guerres atroces du siècle précédent et les actuelles pourraient être déjà une image du soleil obscurci par les explosions. Les guerres, les attentats horribles, les accidents d'avion ou des vols spatiaux seraient comme l’image d’une guerre au-dessus de nos têtes... Imaginons que la folie s'empare de certains terroristes et que, non pas deux tours mais dix, mais vingt, mais cent tours soient anéanties et s'effondrent dans un immense nuage de poussière et de cendres : le soleil ne serait-il pas obscurci, et la lune aussi ? On a bien vu un pilote malade faire volontairement crasher son avion avec tous les passagers…

Bien sûr, ces situations font trembler. Mais ces atrocités ne dépassent pas forcément les souffrances de certains malades incurables, ou la détresse de tant et tant de foyers abandonnés dans une misère inhumaine, de tant de réfugiés qu'on a obligés à quitter maison, terre, troupeaux, pays, et qui meurent de faim et de maladies. 

Ce qui est beaucoup plus préoccupant, c'est de penser à notre état d'âme, au moment de rencontrer le Christ. La mort de chaque homme est l'occasion de rencontrer le Christ ressuscité : sommes-nous prêts à cette rencontre ? Quand nous fermerons les yeux à cette vie, nous ne verrons plus l'éclat du soleil ou de la lune. Aurons-nous peur de voir le Fils de Dieu nous tendre les bras et nous accueillir avec douceur dans Son Royaume ? Ou préférerons-nous nous en détourner pour rejoindre les ténèbres ? 

D'autres expressions de l'évangile doivent nous interpeller. Ainsi, pourquoi le Christ parle-t-il du figuier plutôt que des plantes en général, puisque toutes les plantes reprennent vie au printemps et annoncent le prochain été ? 

C'est que le figuier est un arbre “particulier” ; on a déjà lu qu’Adam et Eve se couvrirent de feuilles de figuier (Gn 3:7) : ils se firent là le premier “cilice”, en signe de pénitence, car les feuilles de figuier sont extrêmement rêches sur un côté. Mais le figuier a aussi d'autres particularités : on dit que s'endormir sous un figuier provoque un très violent mal de tête. Curieusement aussi, le figuier ne montre pas de fleur au printemps : on dit que sa “fleur” est interne au fruit, qui d'ailleurs est extrêmement doux, comme chacun sait. Ainsi donc, Jésus fait observer qu'après ces feuilles rèches, arrivera bientôt le fruit qui est si doux. C'est une invitation à rester dans l'espérance, mais aussi dans la pénitence, en acceptant de bon gré les difficultés de la vie.

Et de quelle génération parle le Christ ? Evoque-t-il toujours et seulement la chute de Jérusalem et la fin du royaume d'Israël ? Ou plutôt quelque chose qui nous concerne nous aussi ? Comment comprendre cette génération ? Certainement : si le ciel et la terre passeront, c'est qu'un jour finira la génération humaine. Ce qui ne finira pas, seront les saintes Paroles du Christ, sa promesse de Vie éternelle.

Mais pourquoi le Christ dit-il un “petit mensonge”, affirmant que même le Fils ne connaît pas le jour ni l'heure de ces événements ? Nous savons bien que le Fils de Dieu connaît tout ce que fait son Père, après qu'il ait dit à la dernière Cène : Je suis dans le Père et le Père est en moi. Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi accomplit les oeuvres (Jn 14:10). 

En réalité, bien évidemment le Christ ne nous révèlera jamais le moment précis où ce monde finira, ni même particulièrement l'heure précise de notre mort. S'il le faisait, nous serions trop tentés de remettre à plus tard le moment de nous préparer vraiment à Le rencontrer, alors que le Christ nous conseille instamment de veiller et prier sans cesse, pour être toujours prêts quand Il reviendra (Mt 24:44 ; 25:13).

 

*       *       *

Que deviendra le Sacerdoce dans la Vie éternelle ? 

Il restera un éternel Sacrifice de louange et d'action de grâces, une prière solennelle à Dieu tout-puissant : la Rédemption sera désormais consommée et achevée : Les sages, dit Daniel, brilleront comme la splendeur du firmament, et les justes resplendiront comme les étoiles.

Quand le prêtre achève l’offrande des Dons aujourd’hui, il nous invite à prier avec lui : Que cette offrande… nous donne l’éternité bienheureuse.

Vivre dans le Christ aujourd’hui, c’est déjà posséder l’Eternité.

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31 octobre 2021 7 31 /10 /octobre /2021 00:00

 32e dimanche per annum - B

 

Par la puissance de Dieu, le prophète Elie pouvait très bien multiplier lui-même la farine de cette brave veuve, mais il suscite en elle un désir de recevoir cette grâce. On le lit régulièrement dans l’Evangile : le Christ ne fait pas de miracles sans mettre à l’épreuve la foi des gens.

L'ordre d’Elie est étonnant et semble égoïste : fais d'abord un petit pain pour moi, après pour toi ! Mais la veuve sait bien que le prophète parle au nom de Dieu, et si Dieu lui demande ce sacrifice, elle ne va pas le Lui refuser. 

Il y a dans la vie des Saints d'autres exemples de cette générosité. Un moine du désert gagnait sa vie en tressant des paniers qu'il vendait ; quand il avait de quoi manger, il donnait le reste aux pauvres. Saint Giuseppe Cottolengo (v. 30 avril) à Turin avait organisé une véritable ville pour soigner toutes sortes de malades ; il ne recevait que des aumônes, ne faisait aucun compte, et jetait par le fenêtre ce qui restait le soir des aumônes de la journée ! Plus récemment encore, dans une prison communiste, un mourant qui avait reçu en cachette un morceau de sucre pour se remonter un peu, le fit donner à son voisin «qui en avait plus besoin», et le sucre fit ainsi le tour de la chambre pendant très longtemps : le miracle qui s’ensuivit fut que le mourant survécut, retrouva la liberté et passa encore de longues années en Occident, où il donna encore de nombreux témoignages de ce qu’il appelait ses prisons avec Dieu (Richard Wurmbrand, 1909-2001).

Plus on se détache, plus on est libre pour écouter ce que Dieu nous suggère.

 

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Le psaume 145 qui est proposé à notre méditation fait partie de la prière du matin des Juifs. Celui qui l’a composé exprime sa confiance totale en Dieu.

C’est une disposition d’esprit très bonne de se remettre totalement dans les bras de la Providence, comme la veuve qui a suivi le conseil d’Elie. 

Il n’est pas dit que cette confiance absolue signifie qu’on n’ait pas à se préoccuper de notre travail et de notre nourriture, puisque Dieu a dit à Adam qu’il gagnerait son pain à la sueur de son front. 

Mais en même temps que nous accomplissons là notre devoir, nous ferons bien de nous en remettre à la sainte volonté divine, Créateur de toutes choses et notre Père.

C’est bien le Christ qui nous a appris à prier : Donne-nous aujourd’hui notre pain (Mt 6:11) et qui nous a aussi enseigné à ne pas (nous) inquiéter du lendemain (Mt 6:34).

Dieu, notre Père, ne fait rien sans nous, de même que sans (lui) nous ne pouvons rien faire (Jn 15:5). Même si Dieu ne veut que le Bien pour nous, il ne nous impose rien par la force. Et c’est pourquoi il a besoin que nous élevions notre volonté vers la sienne : Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

 

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Arrêtons-nous maintenant sur l'épître aux Hébreux, l'épître sacerdotale par excellence.

On pourrait trouver une difficulté à comprendre ce que veut vraiment dire son auteur : d'un côté Jésus s'est offert une seule fois en sacrifice, et ce sacrifice est unique et définitif ; de l'autre côté, l'habitude s'est tôt installée dans l'Eglise de célébrer fréquemment le Mystère eucharistique : au moins le dimanche, puis chaque jour de la semaine. Pourquoi cette répétition d'un Sacrifice qui, étant parfait, n'a pas besoin d'être répété ?

Ce qui n'a pas besoin d'être répété est le Sacrifice lui-même de Jésus, qui est mort et ressuscité une seule fois. Jésus ne reviendra pas sur terre pour mourir et ressusciter une deuxième fois (et Il n'ira pas non plus s'incarner une deuxième fois sur une autre planète, pour aller sauver d'hypothétiques êtres qui habiteraient quelque part ailleurs dans on ne sait quelle galaxie ; c'est bien là la preuve à avancer pour détruire les hypothèses d'autres êtres vivants en-dehors de la terre). Le Sacrifice du Christ est bien définitif, unique dans l'histoire et dans le cosmos.

C'est cette sublimité du Saint Sacrifice qu'il faut envisager ici. Avant de mourir, Jésus veut que les Siens puissent goûter à leur tour, et faire goûter ensuite à toute l'Eglise, à tous les siècles, la sublimité de Son Sacrifice ; c'est pourquoi Il leur dit : Faites ceci en mémoire de moi. Ce corps qui va s'offrir à l'agonie, aux coups, à la croix, au sacrifice total, et qui va ressusciter, il va d'abord habiter ce Pain eucharistique ; et chaque fois que l'Eglise commémorera la Mort et la Résurrection du Christ, ce Pain sera à nouveau habité par le Corps et le Sang de Jésus Sauveur.

Quand le Christ dit Faites ceci en mémoire de moi, il ne nous demande pas d’évoquer une sorte de souvenir pieux, comme on le fait devant un Monument aux Morts. Ces Morts sont morts, et la guerre durant laquelle ils ont donné leur vie, n’aura plus lieu ; s’il se déclenche une nouvelle guerre, elle sera différente de la précédente.

L’expression en mémoire de moi a un sens beaucoup plus vivant : In mei memoriam facietis, où l’accusatif memoriam exprime un mouvement, une réalité vivante, qu’il faudrait pouvoir exprimer en termes beaucoup plus réalistes ; on pourrait tenter par exemple : Faites ceci (toujours) pour me rendre présent (au milieu de vous).

Si donc nos yeux de chair ne peuvent pas voir le Corps de Jésus sur la Croix avec toutes ses plaies, la sublimité de ce Sacrifice s'actue tout de même à l'autel sous nos yeux, pour raviver à chaque fois notre vie intérieure, nous éblouir par la solennité de la Résurrection, nous combler de grâces en présence du Christ-Pain eucharistique. Heureux ceux qui croient sans avoir vu ! (Jn 20:29).

Les prêtres eux-mêmes le savent : on ne peut expliquer ce qui se passe sur l'autel, à chaque Sacrifice eucharistique. Mais ce qui est bien réel, c'est que le Prêtre prononce les paroles-mêmes de Jésus-Christ pour bien en actuer la présence : Ceci est mon Corps. Ceci est mon Sang. Faites ceci en mémoire de moi !  Le prêtre ne dit pas : Ceci est le corps du Christ, mais bien : Ceci est mon Corps. A ce moment-là, le prêtre n'est plus lui-même ; c'est le Christ qui parle en lui. Il n'y a pas de mots pour expliquer cette métamorphose sacrée, mais c'est la réalité. 

On pourrait dire que cette situation refait le mystère de l’Incarnation. Comme Jésus était Dieu et Homme, à la consécration le prêtre est Dieu et homme, Dieu en répétant les paroles-mêmes du Christ, homme parce que la nature humaine est bien présente.

Oh, combien de Chrétiens essaient-ils de s'introduire dans ce Mystère eucharistique, dans cet Amour de Dieu ?... Comme Dieu serait honoré et consolé, si tous les fidèles s'approchaient de l'Eucharistie pour la fêter, pour la vénérer, pour la célébrer, la chanter, la recevoir !

 

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L’évangile nous parle encore de veuves par deux fois.

Jésus nous avertit de nous méfier des scribes qui dévorent les biens des veuves. Puis il fait l’éloge de cette pieuse veuve qui a tout donné au Temple.

Une veuve est une personne qui n’a plus son soutien ; son mari n’est pas là pour l’aider. Si certaines se remarient, d’autres demeurent en cet état et consacrent leur temps, leur personne à de bonnes œuvres. Certaines tombent dans des pièges et perdent tout : le Christ y fait allusion.

Celle de l’évangile a donné tout ce qu'elle avait pour vivre, soit deux piécettes. En somme : deux centimes ou vingt centimes. Elle ne joue pas au Loto, ni au Tiercé, elle ne connaît pas ces frivolités et ces jeux de hasard ; simplement, elle donne. Elle est convaincue que ce qu’elle donne au Temple, elle le donne à Dieu. 

Elle pourrait être aussi prise de scrupule, de honte, mais là aussi elle ne s'occupe pas du qu'en-dira-t-on : elle ne sait même pas si d'autres donnent plus ou moins qu'elle ; elle donne. 

On pourra suggérer : mais n'est-elle pas imprudente ? Jésus ne parle pas de cela ; la prudence est une vertu fondamentale, certes, mais cette veuve a sans doute déjà réfléchi à sa situation : si elle est veuve, âgée, elle n'a plus de famille à nourrir, elle se contente de peu et donne ce qu'elle a.

Comme son geste est sublime devant Dieu ! Seul Dieu en estime la valeur. Les hommes regardent les chiffres, mais Dieu ne compte pas comme les hommes. Un psaume est là-dessus très éloquent : L'homme verra les sages en train de mourir ; l'insensé autant que le sot périront, et laisseront à des étrangers leurs richesses. Leurs sépulcres seront leurs maisons pour l'éternité ; leurs tentes de génération en génération, même s'ils ont donné leurs noms à leurs terres (Ps. 48:11-12).

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Comme toujours à cet endroit, la Prière du jour prend une couleur particulière à la lumière de ce que les lectures nous ont enseigné. Aujourd'hui cette expression en apparence banale prend maintenant toute sa valeur : Que nous soyons libres pour accomplir Ta volonté.

Voyons aussi si la Prière sur les Offrandes ne reflète pas la Lettre aux hébreux : Qu’en célébrant la passion (du Christ), nous entrions de tout cœur dans son mystère.

 
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