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7 décembre 2020 1 07 /12 /décembre /2020 09:22

Pauline Jaricot

1799-1862

 

Cette demoiselle naquit le 22 juillet 1799 à Lyon, dans une fratrie qui comportera six frères et sœurs. Les parents, Antoine Jaricot et Jeanne Latier, sont plieurs et vendeurs de soie, une profession florissante alors ; c’est un couple uni, qui mène bien ses affaires. Paulette reçoit le baptême à domicile, d’un prêtre réfractaire : on était au lendemain de la Révolution et les chrétiens n’aimaient pas fréquenter les “prêtres” jureurs, imposés par le régime républicain.

Pauline grandit ainsi dans l’aisance. On ne pourra pas dire d’elle, comme dans certaines vies de Saints, qu’elle montra les signes de la plus grande sainteté dès l’enfance. Au contraire, vive, coquette, coléreuse, orgueilleuse, elle fréquente les réceptions bourgeoises, où elle plaît. Elle n’est pas mécréante pour autant : elle est fidèle, elle prie Marie et sait parler à Jésus Christ présent dans l’Eucharistie.

L’épreuve de la mort de sa mère va la faire réfléchir : elle trouve sa vie monotone, ennuyeuse. Tout change brusquement un dimanche de carême 1816 : elle n’a encore que seize ans, et un sermon entendu à l’église sur les vanités de ce monde, la décide à se tourner vers les pauvres et à se donner à l’apostolat. Elle fait refaire un récent portrait trop avantageux pour elle, et s’habille comme les pauvres, au point que sa femme de ménage ne veut plus sortir avec elle.

Noël 1816 : elle fait le vœu de virginité. Puis s’engage à être servante du Christ.

Elle trouve des compagnes de son âge dans son quartier, qui partagent son idéal de “Réparatrices du Cœur de Jésus méconnu et méprisé”, et distribue tout ce qu’elle peut pour aider les pauvres : restes de cuisine, argent, linge… Son père se fâche et lui défend de donner le linge sans sa permission.

A cette époque l’élan missionnaire connaît un profond renouveau, qui enthousiasme Pauline. La Propagation de la Foi est une structure de l’Eglise visant à aider les missionnaires dans leur difficile apostolat en pays lointains. Elle a alors une idée géniale : associer les petits à cette grande œuvre de l’Eglise. Comment ? En constituant des groupes de dix personnes qui prient chaque jour à la même intention, font une petite offrande hebdomadaire et s’engagent à former un nouveau groupe de dix personnes. Elle quête humblement auprès des ouvrières généreuses le “sou hebdomadaire”, quelque chose comme cinquante centimes d’euro. Son initiative a un gros succès, et son frère, qui est prêtre aux Mission Etrangères de Paris (MEP), l’encourage ; c’est le clergé local qui s’alarme, craignant une perte de profits pour les œuvres locales diocésaines.

Mais l’idée fait son chemin. L’œuvre de Pauline se structure en associations de 10, 100, 1000 personnes. En 1822, dix messieurs reprennent l’association pour porter la foi jusqu’au fond de l’Amérique et de l’Asie. Ce sera le premier maillon des Œuvres Pontificales Missionnaires, très actives encore aujourd’hui.

Pauline, pour sa part, reste dans l’ombre, humblement. Son confesseur lui ordonne même de se retirer de la vie active, de rester chez elle, où elle va s’occuper de son père et des tâches familiales. Son désir est d’aider les pauvres à acquérir une vie de prière, une vie chrétienne, comme antidote à l’athéisme du milieu bourgeois.

En 1826, Pauline a une autre inspiration : le Rosaire Vivant, en adoptant un moyen analogue à celui qui avait fait le succès de la Propagation de la Foi. Comme il est difficile de demander à chacun de prier chaque jour le rosaire dans son intégralité, elle confie à autant de personnes qu’il en faut la récitation quotidienne d’une dizaine de chapelet. A cette époque le rosaire comprend quinze mystères, donc quinze dizaines de chapelet. Les quinze membres d’un groupe de Rosaire Vivant prient chaque jour pour une même intention. Notons ici qu’aujourd’hui, un rosaire comporte vingt mystères, depuis l’institution par s.Jean-Paul II, des Mystères Lumineux.

Pauline anime les groupes par de petites circulaires, élargissant la prière aux intentions de l’Eglise universelle. Elle demande à chaque membre de s’adjoindre cinq autres membres. Cela devient une véritable armée en prière, favorisant la vie chrétienne et les belles vertus dans la société. Le Rosaire Vivant se développe en France, mais aussi à l’étranger, gagne l’Amérique, l’Afrique… Un certain Karol Wojtyla, polonais, connaîtra cette dévotion dans les années 1930 et découvrira seulement plus tard, une fois devenu Jean-Paul II, son initiatrice.

En 1832, Pauline achète sur la colline de Lorette à Lyon une grande maison pour abriter son association et pour “offrir à Notre-Dame de Fourvière un piédestal de verdure et de prière.” De cette maison seront expédiées dès la première année 240.000 livres, 80.000 images, 40.000 médailles et 19.000 chapelets ! La même année elle reçoit du pape Grégoire XVI l’approbation pour son œuvre. La quasi-totalité des évêques de France la soutiennent dans leur diocèse. En 1834, en deux années seulement, l’association comptera déjà plus d’un million d’adhérents, qui seront plus de deux millions à la mort de Pauline.

Une autre initiative, mal engagée, vaudra à Pauline l’échec, la ruine et même le discrédit. Elle aurait voulu remettre en marche les forges du Vaucluse, pour faire travailler les ouvriers pauvres dans une atmosphère chrétienne. Mais celui qui semblait l’appuyer est un escroc qui la trompe et l’entraîne à la faillite totale.

Pauline termine ses jours dans une pauvreté extrême et meurt, abandonnée de tous, le 9 janvier 1862.

Des années plus tard, elle sera réhabilitée, et son procès de béatification, ouvert par le Bienheureux pape Jean XXIII, est arrivé à sa conclusion, à la suite d’un miracle prodigieux.

L’année 2012 était le cent-cinquantième anniversaire de la mort de Pauline. Cette année-là, à Lyon, une petite fille de trois ans perdit connaissance à cause d’un étouffement ; à la suite d’un arrêt cardio-vasculaire de vingt minutes, les médecins suspendirent les traitements et restaient extrêmement pessimistes ; mais la famille demanda la poursuite de l’alimentation artificielle et commença une neuvaine de prières à Pauline Jaricot : la petite fille se réveilla et, successivement, disparurent totalement les symptômes d’un état végétatif qui semblait certain. La guérison fut totale.

Le miracle fut reconnu ; la béatification devrait arriver en 2021. Pauline sera alors inscrite au Martyrologe le 9 janvier.

Depuis 2005, la maison de Lyon est ouverte au public ; un lieu de calme et de recueillement, moins bruyant que la basilique de Fourvières. Les Lyonnais la connaissent peut-être moins que nos frères des missions lointaines, mais on vient par milliers visiter chaque année l’exposition qui y est installée.

Emblème du renouveau religieux du XIXe siècle, Pauline a découvert, un siècle avant le concile de Vatican II, ce qu’est le sacerdoce des fidèles, cette grâce du baptême qui nous unit tous dans l’unique Corps de Jésus-Christ et nous pousse à exercer ce sacerdoce par la prière personnelle et l’exemple de la charité vécue.

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6 décembre 2020 7 06 /12 /décembre /2020 19:37

Benigna Cardoso da Silva

1928-1941

 

Benigna naquit le 15 octobre 1928 à Oiti (Santana do Cariri, Ceará, Brésil), benjamine des quatre enfants de José et Thereza Maria. Les aînés s’appelaient Carmélia, Alderi et Cirineu.

José mourut avant même la naissance de Benigna, et Teresa peu après, de sorte que les quatre enfants furent adoptés par deux sœurs, Rosa et Honorina Sisnando Leite.

L’enfance de Benigna se passa sans autres événements importants. On se rappelle qu’elle se prépara avec grande joie à la Première communion et qu’elle allait volontiers à la Messe, que sa foi était réelle et profonde ; les premiers vendredis, elle faisait pénitence par amour du Cœur Sacré de Jésus. On notait son obéissance, sa disponibilité pour tous les travaux domestiques, son très bon comportement à l’école.

C’est en 1941 qu’elle montra son union parfaite au Christ. Cette année-là, un garçon mal intentionné  et qui avait à peu près le même âge qu’elle, lui fit des avances répétées, qu’elle refusa systématiquement, encouragée en cela par les bons conseils de son curé.

A notre époque, la meilleure réaction aurait été de signaler tout de suite aux autorités le comportement du garçon, bien sûr.

Le drame eut lieu le 24 octobre : Benigna venait d’avoir treize ans ; l’après-midi, elle devait aller puiser de l’eau en un endroit que le jeune garçon connaissait bien lui aussi. Il se cacha derrière les buissons et en sortit dès qu’elle fut à sa portée ; Benigna encore une fois refusa, et le garçon devint vraiment furieux ; il sortit la machette qu’il avait prise, et frappa quatre fois la petite fille : un premier coup sectionna trois doigts à la main droite, un deuxième la blessa à la face, un troisième à l’estomac, le dernier, au cou, acheva la petite martyre. Il était seize heures.

Bien sûr, le malheureux assassin - il s’appelait Raimundo Alves Riberio, couramment Raul - s’enfuit. Ce fut Cirineu, le petit frère de Benigna, venu à la recherche de sa sœur, qui la trouva là, dans une mare de sang.

Après enquête, la police arrêta Raul qui purgea sa peine en prison. En 1991, il retourna sur le lieu de son crime, exprimant ses regrets. Avec des larmes, il s’est converti, a fait pénitence et demandé à Benigna de l’aider à sauver son âme.

Benigna devrait être béatifiée en 2021, et inscrite au Martyrologe le 24 octobre.

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6 décembre 2020 7 06 /12 /décembre /2020 08:39

Domingo del Barrio Batz

1951-1980

 

Domingo del Barrio Batz naquit le 26 janvier 1951 à Ilom (Guatemala).

Chrétien, père de trois enfants, il était engagé dans l’Action Catholique ; c’était le sacristain de la paroisse de Chajul.

Très attaché au père José María Gran Cirera, il l’accompagnait volontiers dans ses déplacements, bravant le danger de tomber dans quelque embuscade.

Le 4 juin 1980, au retour d’une visite pastorale, le père José María et lui s’arrêtèrent à Xe Ixoq Vitz sur le bord de la route pour prier, mais on les attendait : ils furent criblés de balles.

Domingo del Barrio Batz devrait être béatifié en 2021, avec neuf autres Martyrs du Guatemala, et inscrit au Martyrologe, avec le père José María Gran Cirera, le 4 juin.

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6 décembre 2020 7 06 /12 /décembre /2020 08:38

José María Gran Cirera

1945-1980

 

José María Gran Cirera naquit le 27 avril 1945 à Barcelone (Catalogne, Espagne NE) dans une humble famille dont le père était employé dans une compagnie de comptables. Sa sœur s’appelait María Concha.

En 1965, il entra au noviciat des Missionnaires du Sacré-Cœur à Canet de Mar où, en 1966, il fit profession.

En 1972, il fut ordonné prêtre à Valladolid.

Son premier poste fut à Valence et, en 1975 et sur sa demande, il fut envoyé au Guatemala.

Il fut en charge à Santa Cruz de Quiché (1975-1978), puis quelques mois à Zacualpa.

En 1978, il fut nommé vicaire de San Gaspar de Chajul, un secteur peuplé de gens pauvres, décimés par la répression militaire. Son curé se déchargeait sur lui des tâches trop dures pour lui, profitant de l’enthousiasme de José María.

Fidèle à ses engagements, le père José María n’abandonna pas son troupeau. Etant proche des pauvres, il était accusé de militer dans la guérilla contre les forces militaires.

De retour d’une visite dans un village de son secteur, il fut assassiné avec son sacristain, Domingo del Barrio Batz, le 4 juin 1980. Les assassins  remplirent ensuite les sacs à dos des deux victimes avec des tracts de propagande pro-guérilla, pour faire croire à la presse internationale que le prêtre et son sacristain travaillaient dans la subversion anti-gouvernementale.

Quand les villageois vinrent ramasser les restes des Martyrs, ils trouvèrent un bras et une main du prêtre à quelques mètres de son corps. Les assassins avaient aussi profané l’ornement utilisé par le prêtre pour célébrer la Messe, en le maculant d’inscriptions anti-gouvernementales.

José María Gran Cirera devrait être béatifié en 2021, avec neuf autres Martyrs du Guatemala, et inscrit au Martyrologe le 4 juin.

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6 décembre 2020 7 06 /12 /décembre /2020 00:00

3e dimanche de l’Avent - B

 

Depuis des siècles, le peuple d’Israël attendait Celui qui doit venir. Isaïe lui fait dire ces paroles prophétiques : L’Esprit du Seigneur Dieu est sur moi… Le passage révèle toute la mission du Dieu incarné, qui tressaille de joie à la pensée qu’il va apporter la justice aux hommes. 

Certes, cette mission divine comportera les douleurs de la Passion, qui ne sont pas évoquées ici, mais qui seront le prix de cette nouvelle justice, de la nouvelle Vie que Jésus nous donnera.

C’est précisément ce passage d’Isaïe que Jésus commentera plus tard au début de sa prédication à Nazareth (cf. Lc 4:16-19), se l’appliquant à lui-même (ibid. v.21).

 

*       *       *

La joie que Marie montra après l’annonciation et la visitation, s’exprima en des termes que Jésus peut très bien faire siens, et c’est ce Magnificat que nous avons dans le Chant de méditation. 

La mission de Marie apparaît ainsi en parfaite union avec celle du Christ ; la volonté la plus intime de Marie est d’aider les hommes à s’approcher du Christ, en leur disant comme à Cana : Tout ce qu’il vous dira, faites-le (Jn 2:5).

 

*       *       *

La première lettre aux Thessaloniciens de saint Paul nous invite à ne pas repousser les prophètes, comme ont fait les Pharisiens, et à en recevoir humblement le message. 

Isaïe et tous les prophètes jusqu’à Jean-Baptiste n’ont fait que nous inviter à préparer la venue du Sauveur. Saint Paul le répète encore aux Chrétiens que nous sommes. 

Il est bon et salutaire d’entendre à nouveau cette invitation pressante, car la vie quotidienne routinière nous fait souvent oublier des choses importantes.

Garder le bien… S’éloigner de tout ce qui porte la trace du mal :  programme exigeant, si l’on veut l’appliquer intégralement. C’est le prix à payer pour trouver la paix en Dieu.

Ceux-là seulement trouvent la vraie paix, la paix intérieure, qui sont en harmonie de cœur avec l'appel de Dieu. La vraie paix n'est pas l'absence de guerre, une banale tolérance, mais une union intime avec Dieu, qui nous fait considérer toute créature, humaine, animale, végétale, comme un don de Dieu qu'il faut respecter et traiter avec considération.

Voilà comment l'on peut être toujours dans la joie, malgré les difficultés quotidiennes. Celui qui est en paix avec Dieu reçoit toute épreuve avec sourire et courage, sans révolte ; la prière l'aide à rester dans la paix, dans la joie, dans l'action de grâce. C'est le vrai chemin de la perfection, de la sainteté.

 

*       *       *

Le 3e dimanche de l'Avent nous met habituellement en présence de saint Jean-Baptiste. Mais comme l'évangéliste Marc est très laconique à son sujet (et que nous avons déjà lu dimanche dernier l'unique passage de Marc concernant Jean-Baptiste), nous lisons aujourd'hui un passage de l'évangéliste Jean.

Le Baptiste est donc à Béthanie, de l'autre côté du Jourdain : il s’agit donc d’une autre localité portant aussi le nom de Béthanie, différente de celle où Jésus ressuscitera Lazare (cf. Jn 11. Sa parole est franche, convaincante, il appelle à la conversion du cœur et beaucoup viennent le voir, l'écouter, se faire baptiser. 

De leur côté, les autorités religieuses, les Pharisiens, les prêtres et les lévites du Temple, ne sont pas ignares des textes bibliques ; depuis longtemps ils ont lu Isaïe : Aplanissez le chemin du Seigneurî et quand Jean-Baptiste le leur répète, ils comprennent très bien de qui et de quoi il s'agit. Mais ils sont jaloux de ce que les foules aillent à Jean et pas à eux ; orgueilleux, indociles, ils viennent discuter.

La discussion : excellent moyen de tourner autour de la Vérité sans y entrer vraiment, en se contentant d’accumuler d’interminables palabres.

Le ton des questions dénote l’esprit provocateur. La vraie question qu'ils devraient poser à Jean, comme le font les gens simples qui vont le voir (cf. Luc 3:10-14), devait-être : Que nous faut-il faire ? Mais leur problème n'est pas d'accueillir le message de Dieu ; et ils soumettent Jean à un véritable interrogatoire : Qui es-tu ? La question revient trois fois.

Jean ne rentre pas dans leur dialectique. Même s'il sait qu'il est cet Elie qui doit se manifester (et Jésus le confirmera plus tard, cf. Mt 17:12), il s'efface, pour bien faire comprendre qu'il n'est qu' une Voix, et qu'ils doivent écouter Celui qui vient leur parler. Cette voix passera, lorsque le Verbe sera là personnellement.

C’est certainement de Dieu que Jean-Baptiste a reçu cette mission de baptiser, en préparation de la venue du Christ, mais là encore Jean ne parle pas de l'excellence de sa mission, se contentant d'orienter ses auditeurs vers l’unique Sauveur : Moi, je ne fais que baptiser, mais c'est Lui qu'il faut écouter ; je ne suis pas même digne de lui retirer ses chaussures. C'est déjà humble d'être prosterné devant quelqu’un, encore plus de lui retirer les chaussures.

L'humilité de Jean est saisissante ; elle annonce celle de Jésus qui assumera notre condition humaine dans sa faiblesse, qui lavera les pieds de ses disciples, avant de porter sa croix jusqu'au calvaire.

 

*       *       *

 

Comme d'habitude, un retour sur les prières du jour éclairera en synthèse tous ces éléments. La prière du jour rappelle que nous devons fêter Noël avec un cœur vraiment nouveau ; et la prière finale, de ne pas céder à nos penchants mauvais. 

Ce peut être le moment d’examiner notre intimité, et de préparer le Sacrement de la Réconciliation, auquel nous a de nouveau invités le Pape tout récemment.

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5 décembre 2020 6 05 /12 /décembre /2020 23:03

Teresina Elsa Mainetti

1939-2000

 

Teresina Elsa Mainetti naquit le 20 août 1939 à Colico (Lombardie, Italie N), deuxième fille de Stefano Mainetti et Marcellina Gusmeroli, qui mourut peu de jours après.

Le papa se remaria et Teresina fut élevée par cette deuxième maman.

Ce n’est pas un secret de confession, de dire que le prêtre lui demanda en confession Et toi, que veux-tu faire de ta vie ? La réponse de Teresina montrait déjà sa «vocation» : De ma vie, je veux faire quelque chose de beau pour les autres.

En 1957, Teresina entra au postulat des Filles de la Croix à Rome, fit sa première profession en 1959 avec le nom religieux de Maria Laura, et la profession solennelle en 1960 à La Puye (Vienne), siège de la maison-mère.

Ses premières activités furent l’enseignement dans les écoles primaires de l’Institut, puis dans d’autres écoles à Vasto (1960), Rome (1962), Chiavenna (1963), Rome de nouveau (1969), Parme (1979) et de nouveau à Chiavenna en 1984.

C’est dans cette dernière communauté qu’en 1987, Maria Laura fut élue supérieure, infatigable et sereine, toujours prête à se retrousser les manches lorsqu’elle découvrait une situation de difficulté quelconque (témoignage des Religieuses).

Au soir du 6 juin 2000 allait se dérouler le drame qui mit fin brutalement à cette belle vie d’enseignement. Vers 22 heures, Maria Laura fut appelée par une jeune fille soi-disant en détresse, mais c’était un véritable traquenard, préparé par trois jeunes filles qui s’adonnaient au culte satanique.

Les trois jeunes filles, âgées de seize à dix-sept ans, insultèrent Maria Laura, l’obligèrent à se mettre à genoux et lui donnèrent des coups avec une brique. Elles prévoyaient ensuite de lui donner chacune six coups de poignard pour former le nombre satanique de 666, mais la frappèrent en réalité de dix-neuf coups de couteau, pour la «sacrifier à Satan». Les dernières paroles de Maria Laura furent : Me voici, Seigneur. Pardonnez-leur.

Les malheureuses meurtrières furent arrêtées et condamnées.

Maria Laura Mainetti sera béatifiée en 2021, et inscrite au Martyrologe le 6 juin.

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5 décembre 2020 6 05 /12 /décembre /2020 22:51

Johann Baptist Jordan

1848-1918

 

Johann Baptist Jordan naquit le 16 juin 1848 à Gurtweil (Allemagne SW), dans une famille très pauvre.

En 1862, le mort son père fut le catalyseur qui détermina le garçon à approfondir ses études, à aimer à se retirer. Après l’école, il apprit à être décorateur et participa à la construction de voies de chemin de fer. En 1874, il prépara et obtint son baccalauréat, ce qui lui permit de faire des études de philosophie et de théologie, à l’université de Fribourg (Suisse).

En 1878, il fut ordonné prêtre.

C’était l’époque du Kulturkampf, et l’on ne tolérait pas la présence et l’apostolat des prêtres. Aussi Johann vint-il étudier davantage, à Rome, où il apprit les langues araméenne, syriaque et copte, avant de faire un voyage d’étude en Orient.

A son retour, en 1881, il eut l’inspiration de fonder une congrégation de missionnaires, la Compagnie du Divin Sauveur, qu’on appela ordinairement les Salvatoriens. C’est à cette occasion qu’il prit le nom de religion de Franciscus Maria de la Croix.

En 1888, il fonda la branche féminine des Salvatoriennes, de concert avec Therese von Wüllenweber (Maria des Apôtres, v. 25 décembre).

Dès 1911, l’Institut reçut l’approbation pontificale.

Le père François Marie de la Croix s’employa à fonder d’autres maisons en Europe, en Amérique du Nord et du Sud, en Inde.

En raison de sa mauvaise santé et aussi de la Première Guerre mondiale, il songea à établir la maison-mère de l’Institut en une zone neutre, à Fribourg (Suisse).

C’est là qu’il mourut le 8 septembre 1918, en la fête de la Nativité de Marie.

Johann Baptist Jordan sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 8 septembre.

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5 décembre 2020 6 05 /12 /décembre /2020 10:29

Mathurin-Marie Pitri

?-1799

 

On lira avec fruit la notice Casamari (Martyrs de)

 

Mathurin-Marie Pitri naquit à Fontainebleau. Son père était un des jardiniers du roi.

Il se trouva enrôlé contre son gré dans l’armée française et arriva ainsi en Italie.

En janvier 1799, à Veroli, il dut être hospitalisé pour une grave crise d’asthme. C’est alors qu’il eut l’opportunité de connaître le père Siméon Cardon et d’exprimer à ce dernier son désir de devenir cistercien, s’il guérissait.

Effectivement guéri trois jours plus tard, il fut accueilli dans l’abbaye de Casamari.

Au soir du 13 mai 1799, il fut mortellement blessé par un coup de fusil et se traîna dans sa cellule, où il expira. Sa vie conventuelle avait été très brève, mais il l’avait offerte totalement dans l’Amour de Dieu.

Mathurin-Marie Pitri sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 13 mai.

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5 décembre 2020 6 05 /12 /décembre /2020 10:29

Modeste-Marie Burgen

?-1799

 

On lira avec fruit la notice Casamari (Martyrs de)

 

Modeste-Marie Burgen naquit à Bourgogne (auj.Bourgogne-Fresne, Marne).

Il était entré à l’abbaye bénédictine de Sept-Fonts, qu’il dut quitter lors de la Révolution française, et vint à Casamari en janvier 1796.

En 1797, il émit les premiers vœux, apparemment comme frère convers.

Au soir du 13 mai 1799, il fut frappé d’un coup d’arquebuse et achevé à coups de sabre.

Modeste-Marie Burgen sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 13 mai.

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5 décembre 2020 6 05 /12 /décembre /2020 10:28

Zosimo Maria Brambat

?-1799

 

On lira avec fruit la notice Casamari (Martyrs de)

 

Zosimo Maria Brambat naquit à Milan.

En 1792, il entra à l’abbaye de Casamari.

Il porta d’abord l’habit des frères convers puis, en 1794, commença le noviciat. Il fit la première profession l’année suivante.

Lors de l’irruption des soldats français au soir du 13 mai 1799, il fut mortellement blessé et put se cacher. Quand les soldats furent partis, il se releva et voulut gagner le village proche de Boville Ernica, dans l’idée d’y demander le Sacrement des Malades (qu’on appelait alors l’Extrême-Onction) et le Viatique.

Il n’en eut certainement pas la force ; tous ses Compagnons étaient morts ; il mourut à son tour le 16 mai 1799.

Zosimo Maria Brambat sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe avec ses Compagnons le 13 mai.

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  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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