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25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 07:48

Secundo Alonso González

1888-1936

 

Secundo Alonso González naquit le 13 mai 1888 à Cabo (Asturies, Espagne NW), cinquième des six enfants de Manuel Alonso et Isabel González, d’humbles paysans.

Trois de ces six enfants furent Religieux, dont deux prêtres dominicains en Indochine.

Le 21 octobre 1911, Secundo épousa María Lobo Alonso, qui mit au monde douze enfants, dont cinq moururent en bas âge, et deux devinrent prêtres.

Secundo dut aller travailler aux mines, pour nourrir tant de bouches, et complétait encore son petit salaire par des travaux de menuiserie.

En 1926, sa brave épouse mourut en couches (ainsi que la petite fille) et il se remaria avec María Suárez González.

Profondément croyant et engagé, il se trouva à la tête de l’Association Eucharistique nocturne, de la confraternité du Rosaire, du syndicat des mineurs chrétiens.

Quand éclata la guerre civile de juillet 1936, il refusa de se cacher, n’ayant rien à se reprocher. Mais c’était un «gros poisson» pour les anarchistes, qui l’arrêtèrent et le soumirent à de pénibles interrogatoires. Secundo ne répondit pas, mais subit les coups et les insultes.

Enfermé dans la salle de garde de l’Adoration nocturne, il y retrouva d’autres membres de l’association. Il les exhorta à prier le chapelet. Il fut encore maltraité et torturé.

A la fin de juillet, on les libéra tous, provisoirement, avec obligation de se présenter régulièrement. Le 11 août, on arrêta de nouveau Secundo, qui fut conduit en prison ; les moqueries, les insultes reprirent, mais lui priait encore plus intensément.

Le 20 octobre, lui et un autre collègue furent conduits à l’intérieur de l’église paroissiale, où on les obligea à creuser leur propre tombe. Survint également leur curé, don Genaro, qui allait partager leur sort.

Le 21 octobre, les deux ouvriers furent égorgés et décapités, et jetés dans ces fosses, ainsi que leur curé, qui reçut un coup de pistolet à la tempe.

Ce jour-là, Secundo «fêtait» les vingt-cinq années de son premier mariage.

Secundo Alonso González fut béatifié en 2016, et inscrit au Martyrologe le 21 octobre.

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25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 07:46

Genaro Fueyo Castañon

1864-1936

 

Genaro Fueyo Castañón naquit le 23 janvier 1864 à Linares (Congostinas del Puerto, Asturies, Espagne NW), de Ramón Fueyo Barros et Isabel Castañón Díaz, qui eurent six enfants ; l’un d’eux, Estanislao, fut cistercien ; Genaro fut prêtre.

Il entra en effet au séminaire à Oviedo et fut ordonné prêtre en 1887.

D’abord vicaire à Jomezana, il fut nommé curé à Congostinas, sa ville natale.

En 1899, il fut nommé curé à Nembra, où son zèle infatigable l’imposa à la reconnaissance unanime des habitants. Genaro était un pince-sans-rire plein d’humour, mais un pasteur toujours préoccupé du bien des paroissiens, qu’il allait aider de toutes les façons qu’il pouvait.

Il relança l’Adoration nocturne eucharistique, et y consacrait chaque mois une nuit entière. Il fut attentif aux jeunes qui ressentaient quelque vocation et en orienta plus d’une centaine à la vie religieuse. Il hébergea dans une salle de la paroissse les mineurs chrétiens réunis en syndicat, et ouvrit une école gratuite pour leurs enfants.

Lors des premières émeutes anarchiques de 1934, il n’échappa à la mort que grâce aux informations que lui apportèrent des paroissiennes : il eut le temps de se réfugier chez son frère Cesáreo.

Mais ce n’était qu’un sursis. En octobre 1936, il fut arrêté et mis dans la prison de Moreda. Le 21 octobre, on le conduisit dans son église, on l’y fit entrer avec grande violence, sauvagement malmené par des hommes qu’il avait lui-même baptisés et préparés à la Première communion. Il s’aperçut alors que, non loin de l’autel, deux mineurs de ses paroissiens étaient déjà en train de creuser des fosses, pour eux-mêmes et pour leur curé. Pour ces deux hommes, il y aura une notice à part.

Don Genaro demanda calmement à être le dernier abattu, pour pouvoir rester auprès des deux autres condamnés. Ceux-ci furent tués à coups de couteaux, et décapités, au point que don Genaro eut un bref  malaise. S’étant repris, il dit à ceux qui allaient le tuer, qu’il s’étonnait beaucoup que ses propres paroissiens voulussent le mettre à mort, mais il demandait pardon à Dieu pour eux. Il reçut alors un coup de pistolet à la tempe.

Genaro Fueyo Castañon fut béatifié avec ses deux compagnons en 2016, et inscrit au Martyrologe le 21 octobre.

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24 novembre 2020 2 24 /11 /novembre /2020 14:29

Antonio González Alonso

1912-1936

 

Antonio, né le 11 avril 1912 à Nembra (Asturies, Espagne NW), était le huitiième des dix enfants d’un couple d’agriculteurs, Severino González et Josefa Alonso.

Deux de ces enfants moururent en bas âge ; deux devinrent prêtres dominicains (Julio aux Philippines, Jesús  au Texas) et une dominicaine à Gijón.

Le papa avait déjà un frère prêtre, missionnaire aux Philippines ; lui-même était un fidèle de l’Adoration nocturne et y conduisit tous ses enfants au fur et à mesure qu’ils grandissaient ; Severino administrait aussi la confraternité des Ames du Purgatoire.

Antonio ressentit aussi l’appel à la consécration, et entra dès 1923 à l’école apostolique dominicaine de La Mejorada (Valladolid), où il rejoignit son aîné Jesús.

En 1927, après d’excellentes études, il entra au postulat, puis au couvent d’Ávila, où il prit l’habit pour son noviciat, et fit la profession temporaire.

Malheureusement, il fut frappé de tuberculose et ne put se remettre ; il céda aux conseils des médecins et renonça à la voie sacerdotale. Rentré à la maison, il eut une vie toute monacale, participant à l’Eucharistie quotidienne, à l’Adoration nocturne, dirigeant les jeunes Tarcisi (émules de s.Tarcisius, v. 15 août), et s’inscrivit à l’Ecole Normale d’Oviedo en 1935, en vue du Magistère, pour enseigner dans les écoles.

Le 20 juillet 1936, il fut arrêté avec son frère Cristóbal ; à ce dernier, il dit : Voilà pour moi une occasion de donner ma vie à Dieu comme martyr ; mais toi, il faut que tu aides les parents à la maison. De fait, Cristóbal ne fut pas martyrisé avec lui.

Les gardiens voulurent obliger Antonio à déchirer une belle image du Sacré-Cœur, qui était dans l’église de Nembra, et à casser la pierre d’autel. Antonio s’y refusa ; on lui laisssa vingt-quatre heures pour réfléchir encore, après quoi il réitéra son net refus, en conscience. En outre, comme il refusait de prononcer un blasphème, on lui coupa la langue.

Le 11 septembre, donc, on l’emmena en voiture à Moreda. En passant devant la maison des parents, Antonio réussit à crier à sa mère : Adieu, Maman, on se revoit au Ciel ! On arriva à la localité Puerto de San Emiliano ; le conducteur de la voiture, qui raconta les faits, affirma n’avoir entendu aucun coup de feu, laissant supposer qu’on acheva Antonio en le frappant, puis qu’on le jeta dans un puits. On n’a pas retrouvé son corps.

Antonio aurait peut-être pu devenir prêtre malgré la maladie : il s’est immolé totalement dans le martyre.

Antonio González Alonso fut béatifié en 2016, et inscrit au Martyrologe le 11 septembre.

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24 novembre 2020 2 24 /11 /novembre /2020 09:08

Hubert Unzeitig

1911-1945

 

Hubert Unzeitig naquit le 1er mars 1911 à Greifendorf, un village de la région sudète en Tchéquie ; aujourd’hui le village a pris le nom de Hradec nad Svitavou.

La sœur d’Hubert s’appelait Regina.

En 1928, il entra chez les Missionnaires de Mariannhill à Reimlingen, où il prit le nom d’Engelmar, sous lequel il est principalement connu.

En 1939, il fut ordonné prêtre ; une de ses premières courageuses interventions, fut de célébrer la Messe pour des prisonniers français. Nommé curé à Glöckelberg (Bohême), il rencontra des membres de la Jeunesse Hitlérienne, qui le dénoncèrent pour ses prises de position.

Ayant en effet protesté contre la persécution des Juifs, il fut arrêté en avril 1941, incarcéré six semaines à Linz, puis déporté sans jugement à Dachau, où il porta le numéro 26147, dans la baraque 26. Engelmar portait l’étoile rouge, en tant que «sauveur de Juifs», qui portaient l’étoile jaune.

Il s’efforça de réconforter dans leur foi les prisonniers. Dans ce camp réservé aux «ennemis de l’Etat», se trouvaient près de trois mille hommes, prêtres catholiques à 95%, les autres étant Juifs, pasteurs protestants ou Témoins de Jéhovah. Il apprit aussi le russe pour s’entretenir avec les prisonniers russes. Aux prisonniers qui souffraient de la faim davantage que lui, il donnait sa petite ration.

En 1944, une épidémie de typhus se déchaîna dans les baraquements. Les malades étaient entassés dans une baraque à part et abandonnés à leur sort ;  vingt prêtres, dont Engelmar obtinrent de pouvoir aller les visiter et les réconforter ; bien conscients du danger qu’ils couraient, ils se dépensèrent, administrèrent le Sacrement à des centaines de mourants, donnant l’absolution aussi à des Russes non catholiques, très nombreux dans ce camp. Les survivants dirent qu’ils avaient surnommé Engelmar l’Ange de Dachau. Seuls deux des vingt volontaires survécurent.

Gagné lui-même par l’épidémie, Engelmar mourut en effet le 2 mars 1945, à trente-quatre ans. On put faire sortir du camp ses cendres clandestinement, pour les replacer plus tard à Würtzburg, en 1968- durant le Printemps de Prague -.

Six semaines après la mort d’Engelmar, arrivaient les Américains pour ouvrir les portes du camp de Dachau. Or, un de ces soldats fut atteint de cancer et, par l’intercession du père Engelmar, obtint sa complète guérison.

Il est heureux de constater qu’actuellement Allemands et Tchèques, maintenant réconciliés, se retrouvent ensemble pour prier le père Unzeitig, dans son village natal.

On nous permettra aussi ici une réflexion amusante sur le nom de famille du père Engelmar : Unzeitig, qui signifie prématuré, pourrait s’appliquer à notre Bienheureux qui mourut «prématurément», si jeune ; mais devant Dieu il était consommé en sainteté, mûr, et prêt pour la moisson éternelle.

Hubert-Engelmar Unzeitig fut béatifié en 2016, et inscrit au Martyrologe le 2 mars.

Si le miracle mentionné ci-dessus est confirmé, il pourrait servir à la prochaine canonisation du Martyr.

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23 novembre 2020 1 23 /11 /novembre /2020 22:14

Elisabetta Sanna Porcu

1788-1857

 

Elisabetta Sanna naquit le 23 avril 1788 à Codrongianos (Sassari, Sardaigne), deuxième des neuf enfants de bons parents paysans ; le père était en outre le maire du pays, et l’un des enfants, Antonio Luigi, fut prêtre.

A peine âgée de trois mois, la petite fille eut la variole, qui lui rendit impossible le mouvement des bras pour faire le signe de Croix, pour manger, pour laver son visage et s’habiller ; mais elle pouvait travailler avec ses mains, pétrir le pain, l’enfourner et le défourner.

En 1794, elle reçut la Confirmation et apprit d’une pieuse personne l’importance de la prière et de l’adoration eucharistique. Elle fit la Première Communion peu après.

Profondément chrétienne, elle priait le chapelet quotidien, fréquentait l’église, aidait les pauvres ; à quinze ans, elle dirigeait et catéchisait un groupe de jeunes filles.

Un jour qu’elle regardait le Crucifix, elle entendit cette voix : Aie courage, et aime-moi ! Elle comprit alors qu’une mission particulière l’attendait.

Un bon garçon, Antonio Porcu, remarqua le courage et l’ardeur de cette jeune femme et l’épousa en 1807 ; ils eurent sept enfants. Elisabetta les éleva très chrétiennement, y associant aussi d’autres enfants du village ; d’autres mamans venaient aussi apprendre avec elle des prières et des cantiques.

Très organisée, elle maintint toujours en ordre la maison, travailla aux champs, visitait les malades, allait prier dans un sanctuaire marial proche.

En 1825, mourut Antonio, quand son plus jeune enfant n’avait que trois ans. Mais Elisabetta ne fut jamais découragée. Sa vie spirituelle s’approfondit et elle fit bientôt le vœu de chasteté. Elle projeta le pèlerinage en Terre Sainte, mais dut s’arrêter à Rome, où elle connut s.Vincenzo Pallotti (v.22 janvier). Ce dernier devint son conseiller spirituel, dont elle apprit à faire de toute activité un témoignage apostolique à la gloire de Dieu.

C’est à Rome qu’Elisabetta entra dans l’Ordre séculier franciscain. Elle devait rester romaine jusqu’à la mort.

Beaucoup vinrent lui demander ses lumières, ses conseils, de s.Vincenzo au cardinal Soglia. Il y eut quelqu’un de très mécontent, le Diable, qui lui imposa beaucoup d’épreuves, outre les maladies successives dont elle souffrit. Une de ses grandes souffrances fut aussi de ne pouvoir revenir dans sa famille en Sardaigne, mais elle fut fort soulagée en apprenant que les siens se portaient mieux. Elle consacra désormais tout son temps à faire du bien partout où elle le pouvait : auprès des malades, des pauvres, des enfants, tout en passant des heures en adoration.

En 1852, elle fut un des témoins dans le procès de béatification de s.Vincenzo Pallotti, qui était mort deux années plus tôt. Cette séparation fut une épreuve supplémentaire pour Elisabetta, qui ne perdit pas pour autant sa force dans son action évangélisatrice.

Elisabetta s’éteignit à son tour dans sa petite chaumière, le 17 février 1857.

Elisabetta Sanna fut béatifiée en 2016, et inscrite au Martyrologe le 17 février.

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23 novembre 2020 1 23 /11 /novembre /2020 20:15

María Antonia de Paz y Figueroa

1730-1799

 

María Antonia de Paz y Figueroa naquit en 1730, de famille aisée, à Silipica (Santiago del Estero, Argentine).

Ayant reçu une bonne éducation chrétienne, elle conçut dès l’âge de quinze ans, en 1745, le désir de se consacrer entièrement à Dieu. Au contact avec la spiritualité ignatienne, elle vêtit le simple habit de consacrée et, avec d’autres amies, commença à vivre en communauté dans un local appelé «Beaterio».

En 1767, comme on le sait, l’Ordre des Jésuites fut interdit, et les Religieux expulsés. María Antonia cependant se refusa à abandonner la pratique des Exercices Spirituels de s.Ignace (v. 31 juillet), appuyée en cela par son directeur spirituel et par l’évêque. Elle se mit donc à parcourir les villages et les quartiers des villes, appelant, convoquant, et prêchant d’exemple. Elle eut aussi une remarquable aptitude à gérer l’accueil des participants, leur garantissant le vivre et le couvert durant toute la session.

Le résultat ne se fit pas attendre : nombreuses furent les conversions, les retours à la foi, la pratique des vertus, le renouveau spirituel des prêtres et des religieux.

En 1779, María Antonia parcourut des milliers de kilomètres à pied, rejoignant Jujuy, Salta, Tucumán, Catamarca, la Rioja, Córdoba, et finalement Buenos Aires ; là, elle se heurta à l’opposition des représentants impériaux, mais l’évêque la reçut avec grande bienveillance et lui concéda d’amples facultés.

Cette spiritualité rencontra en réalité un immense succès, et gagna même la France. María Antonia profita de cet avantage, nous dit-on, pour introduire et développer la dévotion à s.Gaétan (v. 7 août), patron des sans-emplois, des ouvriers, dont la fête est une sorte de fête nationale religieuse en Argentine.

Cette fondatrice savait être aussi discrète qu’efficace. Elle sut mettre en contact les riches et les pauvres sans créer d’affrontements ; elle savait demander conseil avant de décider ; elle-même marchait pieds-nus et portait le cilice.

En 1790, elle se rendit jusqu’en Uruguay. De retour à Buenos Aires, elle fit construire une maison d’exercices spirituels plus ample, y installant les femmes qui collaboraient avec elles et qui devinrent alors les Filles du Divin Sauveur. María Antonia adopta le nom religieux de María Antonia de Saint-Joseph, mais le peuple la connaissait mieux sous le nom de Mama Antula. La maison de Buenos Aires est toujours active aujourd’hui.

María Antonia s’éteignit après une courte maladie, le 7 (ou le 6 ?) mars 1799.

María Antonia de Paz y Figueroa fut béatifiée en 2016, et inscrite au Martyrologe le 7 mars.

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23 novembre 2020 1 23 /11 /novembre /2020 10:51

Władysław Bukowiński

1904-1974

 

Władysław-Antonij Kiprijanovič Bukowiński naquit le 22 décembre 1904 à Berdyczów ; il était le frère aîné de Gustav et Irene, tous enfants du premier mariage de Jozef Cyprian Bukowiński, dont l’épouse, Jadwiga Scipio del Campo, mourut en 1918 ; ayant alors épousé en 1920 la sœur de cette dernière, Victoria, Jozef eut encore un fils, Zygmunt.

Cette famille était polonaise d’origine et, comme beaucoup de familles de ces régions, habitait dans la zone qui aujourd’hui est l’Ukraine, dans ce qui était l’Empire de Russie.

Władysław reçut le baptême le 26 décembre suivant sa naissance.

En 1912, on déménagea dans la ville polonaise d’Opatów. En 1914, Władysław revint en Ukraine, pour étudier à Kiev puis dans la région de Podolia ; en 1917, il fréquenta une école polonaise à Płoskirów (nom polonais de la ville ukrainienne de Khmelnytskyi) et, en 1920, fuyant l’avancée des Bolcheviks, la famille s’en vint dans la ville polonaise de Sandomierz.

En 1921, Władysław passa l’examen de terminale à Cracovie et entreprit des études de théologie. C’était un esprit supérieur qui savait mener de front plusieurs activités : il fréquenta également les cours de Droit à l’université ; il publia trois mémoires sur l’histoire de droit médiéval, dont deux furent récompensés par la faculté. De 1923 à 1925, Władysław suivit les cours de Sciences Politiques à la faculté de Droit et obtint son diplôme de doctorat.

En 1926, après une heureuse rencontre avec un ecclésiastique, il décida de commencer vraiment la théologie en vue du sacerdoce. Il fut ordonné prêtre en 1931.

De 1931 à 1935, il fut vicaire et catéchiste à Rabka, où il fonda le cercle Revival pour les étudiants. En 1935-1936, il fut vicaire et catéchiste à Sucha Beskidzka ; il fut ensuite à Łucka de 1936 à 1945.

Durant cette période, il travailla beaucoup aux côtés d’immigrants polonais, de prisonniers politiques ou criminels. Il enseigna la sociologie au Grand séminaire de 1936 à 1939, en même temps qu’il devenait le secrétaire général de l’Action Catholique à partir de 1938, directeur de l’Institut Supérieur de Sciences Religieuses et rédacteur en chef adjoint de La Vie Catholique.

Lors de la déclaration de guerre en 1939, l’évêque lui confia la pastorale de la cathédrale de Łuck, où l’on put remarquer et admirer sa grande intelligence, sa sérénité en face du danger, sa détermination à défendre la liberté de la religion.

En 1940, il fut arrêté par les agents du NKVD (la police secrète soviétique) et condamné à huit années de travaux forcés pour le crime d’être prêtre dans une zone contrôlée par le communisme. En 1941, les troupes germaniques envahirent l’Union Soviétique et la police soviétique voulut abattre les prisonniers ; mystérieusement, Władysław ne fut pas fusillé, et put reprendre sa place à Łuck ; là, il s’employa à cacher des enfants juifs chez des familles catholiques.

Survint une seconde arrestation en 1945, avec d’autres prêtres et l’évêque. On les expédia à Kovel puis Kiev, en les accusant de trahison ou d’espionnage en faveur du Vatican. En juin 1946, Władysław fut condamné à dix années de goulag, dans les mines de Karaganda (Kazakhstan) ; mais Władysław n’était pas abattu pour autant : dès qu’il le pouvait, il passait parmi les prisonniers pour les réconforter, pour donner l’absolution, pour donner l’Eucharistie - car il arrivait aussi à célébrer clandestinement.

En 1947, il fut transféré dans une autre prison, où il contracta une sévère pneumonie ; après une brève hospitalisation, il fut renvoyé en prison ; en 1950, nouveau transfert dans un autre camp. Władysław continuait son apostolat caché et efficace auprès des autres prisonniers, particulièrement des malades.

Presqu’au terme des dix années infligées, en 1954, il fut «libéré», mais affecté à la surveillance d’un chantier de construction à Karaganda ; en réalité, il était le premier prêtre à pénétrer dans ce lointain Kazakhstan communiste. Władysław s’organisa pour célébrer la Messe dans des maisons privées, tous rideaux bien fermés. Il devait se présenter chaque mois à la police locale pour pointer.

En 1955, on lui proposa de retourner en Pologne ; il préféra rester au Kazakhstan et devint même officiellement un citoyen soviétique. Il remit sa démission comme surveillant de chantier et ne s’occupa que de ses activités sacerdotales, même cachées.

En 1957, il vint en aide à un groupe de Polonais déportés à Alma-Ata, nouveau crime pour lequel il fut accusé d’activités illégales (il avait fait construire pour eux une chapelle !), et envoyé pour trois ans dans un camp de travail à Irkutsk. Il put revenir à Karaganda en 1962.

De 1963 à 1973, Władysław put voyager trois fois en Pologne : il fut reçu par l’archevêque Karol Wojtyła, futur pape s.Jean-Paul II. Très surveillé par les services secrets, il put faire une brève visite à sa famille, accomplit encore une mission en Tadjikistan, dut passer plusieurs mois d’hospitalisation et retourna au Kazakhstan en octobre 1974, très affaibli. Il célébra la Messe pour la dernière fois le 25 novembre et reçut les ultimes Sacrements.

Władysław avait cumulé plus de treize années de camp de concentration. Il s’éteignit à Karaganda, le 3 décembre 1974, ayant entre ses doigts le chapelet qu’il s’était confectionné avec des boulettes de pain.

Władysław Bukowiński fut béatifié en 2016, et inscrit au Martyrologe le 3 décembre.

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22 novembre 2020 7 22 /11 /novembre /2020 13:55

Giulia Crostarosa

1696-1755

 

Giulia Marcella Santa Crostarosa naquit à Napoli (Italie) le 31 octobre 1696, dixième des douze enfants d’un noble magistrat, Giuseppe Crostarosa et de Paola Battistini Caldari.

De cette grande fratrie, un devint prêtre et jésuite, trois furent moniales, dont notre Giulia.

Une enfance heureuse et une formation soignée rythmèrent les années de l’enfance et de l’adolescence.

En 1713, entendant l’appel à la vie consacrée, elle fit personnellement le vœu de chasteté et, en 1718 entra chez les Carmélites de Naples. Mais ce monastère fut supprimé en 1723, aussi revint-elle dans sa famille puis entra chez les Visitandines d’Amalfi (Salerno), avec le nom de Maria Celeste du Saint-Désert.

En 1725, elle se sentit interpellée intérieurement - peut-être même eut-elle une vision du Christ - à fonder une nouvelle famille religieuse, dont elle rédigea la règle, vivement encouragée par son directeur spirituel et par la maîtresse des novices.

Après bien des difficultés - car l’Ennemi s’oppose toujours aux initiatives heureuses - et sur l’influence déterminante de s.Alphonse de’ Liguori (v. 1er août), naquit enfin l’Ordre du Très Saint Sauveur, dont l’appellation définitive sera Ordre du Très Saint Rédempteur, avec l’approvation pontificale en 1750.

Mais le Diable s’acharna : Mère Maria Celeste fut éloignée et isolée de sa propre communauté, et même privée de l’Eucharistie, pendant sept années. En 1738, on lui «permit» de s’installer à Foggia, où elle ouvrit alors une maison avec quelques consœurs, et où elles purent enfin recevoir beaucoup de jeunes filles.

Le but de cette nouvelle famille était de vivre et témoigner la mémoire du Christ Rédempteur dans toutes les activités. Selon Maria Celeste, il fallait viser à une imitation parfaite de la vie du Christ et concevoir un réel amour rédempteur envers toutes les âmes. A l’image du Christ, Maria Celeste vécut de nombreux obstacles et incompréhensions, dans une inaliénable disponibilité pacifique.

Elle eut aussi des expériences mystiques, des dons surnaturels de lecture des âmes.

Mère Maria Celeste s’éteignit à ce monde le 14 septembre 1755, en la fête de la Croix, qu’elle avait si amoureusement embrassée.

Giulia Crostarosa fut béatifiée en 2016, et inscrite au Martyrologe le 14 septembre. En raison de la fête de la Croix célébrée en ce jour, l’Ordre fête sa Fondatrice le 11 septembre.

 

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22 novembre 2020 7 22 /11 /novembre /2020 10:31

Carolina  Santocanale

1852-1923

 

Carolina Santocanale naquit le 2 octobre 1852 à Palerme (Sicile), de nobles parents : Giuseppe Santocanale des Barons de la Celsa Reale, est avocat ; son épouse est Caterina Andriolo Stagno.

La petite fille reçut le baptême dès le lendemain, 3 octobre, avec les noms de Carolina Concetta Angela, et reçut la Première Communion en 1860.

Sa toute première formation se fit dans un institut proche, géré par deux demoiselles aidées par d’autres enseignants ; elle reçut ainsi des leçons de lettres, de musique, de français. Puis elle reçut le reste de son éducation à la maison, avec de bons précepteurs.

Un premier épisode important la fit profondément réfléchir sur la vanité du monde : ce fut le Carême prêché en la cathédrale de Palerme par un de ses précepteurs, dont elle resta fortement impressionnée. Elle abandonna ses habits trop luxueux, et se prépara à recevoir la Confirmation, en 1869, à dix-sept ans.

En 1871, elle assista Paolo Stagno, son grand-père, qui était mourant. Cet homme avait racheté les terrains des Bénédictins de Cinisi, confisqués par l’Etat ; la mort de cet homme chrétien (1872) fut pour elle l’occasion d’un nouveau mouvement intérieur, décisif. Elle demanda au père Mauro Venuti d’être son directeur spirituel. Bien que demandée en mariage assidûment, elle se sentait irrésistiblement attirée par la vie religieuse, mais sans réussir encore à choisir entre la vie contemplative et la vie au service des pauvres et des malades.

Elle songea un moment au monastère Sainte-Catherine de Palerme, mais son père s’y opposa, ayant en tête quelque projet matrimonial pour sa fille. Ce n’était pas le seul obstacle à sa vocation : un litige s’éleva bientôt entre la grand-mère et le père, au point que Carolina ne put retourner dans la maison de Cinisi que huit années plus tard.

En attendant le retour à la paix familiale, fin 1873, elle entra dans l’Association des Enfants de Marie dans une paroisse de Palerme, dont elle fut même nommée présidente, y voyant là comme le prélude à son prochain noviciat.

En 1880, elle retrouva la grand-mère à Cinisi et, là, eut l’occasion de catéchiser trois jeunes ; son désir de vie active reprit. Elle reçut alors la permission de recevoir l’Eucharistie à la messe quotidienne, ce qui était très rare.

En 1884, elle contracta alors une mystérieuse douleur à la jambe, qui l’épuisa durant plus d’une année, au point qu’elle n’avait plus la force de faire son signe de croix ; elle s’en remit difficilement et s’en sortit définitivement en 1887 seulement.

Durant ces années, elle fut invitée à participer au Boccone del Povero (la Bouchée du Pauvre), organisé par Giacomo Cusmano (v. 14 mars) ; mais en 1887, elle fut orientée vers l’Ordre Séculier Franciscain, car on fêtait alors le septième centenaire de la mort de s.François d’Assise (v. 4 octobre) ; elle en reçut l’habit et prit le nom de Maria de Jésus.

Désormais elle parcourut toute la ville de Palerme, de maison en maison, assistant, distribuant des aumônes, consolant, soignant. Devant l’immensité de la tâche, elle songea enfin à regrouper celles qui le voulaient dans une nouvelle branche franciscaine, les Sœurs Capucines de l’Immaculée de Lourdes.

En 1891, elle eut la faveur de pouvoir s’installer dans la propriété des grands-parents, à Cinisi, où s’ouvrirent successivement un orphelinat, une maison pour jeunes filles bourgeoises, un jardin d’enfants. Maria et ses Compagnes enseignaient la broderie.

Maria souffrit de la mort prochaine de ses parents, puis eut l’opération de la cataracte. Elle dut faire face à quelques réticences de son propre directeur spirituel, qui rompit même avec cette œuvre. Il invita un père Capucin à s’occuper de la nouvelle famille : ce dernier rédigea la Règle, rapprocha les Religieuses de l’Ordre des Capucins, et organisa leur véritable noviciat.

La fondation proprement dite remonte au 8 décembre 1908, et l’approbation diocésaine dès 1909. En 1911, Maria reçut l’habit nouveau de cette famille, et le remit ensuite aux autres Religieuses.

D’autres épreuves arrivèrent : Maria dut être opérée d’un adénofibrome au sein ; puis le nouvel évêque lui imposa sa visite canonique, lui disant qu’elle ne devait plus gouverner comme une mère de famille, mais comme une supérieure de communauté (!). En outre, une des Religieuses, récemment admise, se mit aussi à critiquer l’ensemble de la fondation. Maria en tomba malade, mais se reprit.

On arriva enfin à un heureux compromis ; l’évêque consentit à la réouverture du noviciat, émit un (nouveau !) décret de Droit diocésain, le 24 janvier 1923, couronnement de l’intense labeur de Maria de Jésus.

Le 27 janvier 1923, Maria organisa encore le repas de noces d’une jeune couple avec soixante invités. Un infarctus la frappa vers vingt-trois heures. Pleine d’action de grâce, de joie - et de mérites, elle s’éteignit doucement.

La congrégation devint de droit pontifical en 1947 et reçut successivement le Décret de Louange en 1968. Elle est présente en Albanie, au Mexique et au Brésil, à Madagascar.

Le miracle retenu pour la béatification, eut lieu en 2003. On était en train de construire la nouvelle chapelle, près de la Maison-mère ; une poutre se rompit et un jeune ouvrier qui s’y déplaçait, fit alors une chute de plus de onze mètres sur la dalle de ciment. Les autres collègues pensaient relever un cadavre, mais le jeune homme se releva de lui-même et n’eut aucune marque ni aucune séquelle de sa chute. On remarqua alors qu’il était tombé exactement à l’endroit où l’on devait bientôt déposer les restes de la Fondatrice.

Carolina  Santocanale fut béatifiée en 2016, canonisée en 2022 et inscrite au Martyrologe le 27 janvier.

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22 novembre 2020 7 22 /11 /novembre /2020 00:00

1er dimanche de l’Avent - B

 

 

Aujourd'hui commence une nouvelle année liturgique, et en ce premier dimanche de l'Avent, commence l'année liturgique B, pendant laquelle nous lirons principalement les textes de l'évangéliste Marc ; cet évangile étant le plus court de tous, il sera aussi complété par quelques textes de l'évangile de Jean. 

Il ne sera pas inutile de rappeler que le mot Avent s’écrit bien avec un e, du latin Adventus, qui signifie arrivée. Il n’est pas rare d’entendre dire que l’Avent est la période qui est avant Noël.

Durant cette période, le prêtre revêt un ornement violet, cette couleur qui veut indiquer l’attente, la pénitence, la souffrance : l’attente de tout Israël, depuis Adam, jusqu’à la venue du Messie.

 

*       *       *

 

La première lecture de ces quatre dimanches de l'Avent (année B) comporte chaque fois un extrait du prophète Isaïe ainsi que celle du prophète Nathan, respectivement des 8e et 10e siècles avant Jésus-Christ. Il faut remarquer l'antiquité de ces prophéties divines. Imaginez qu'on nous ait annoncé la venue de tel personnage actuel au dixième siècle, peu après la mort de Charlemagne ! Il faut bien réaliser que la venue du Sauveur était LA prophétie attendue principalement par tout Israël, celle pour laquelle toute personne pieuse orientait sa vie. 

Aujourd'hui nous lisons dans la prophétie la prière ardente vers ce Sauveur : Si tu descendais… Voici que tu es descendu. Le prophète fait son annonce comme s'il en voyait déjà la réalisation ; il parle des hommes au passé : Nous étions desséchés… Tu nous avais caché ton visage. Celui qui parle au nom de Dieu entre en quelque sorte dans le présent éternel divin, il voit simultanément le passé et le futur dans une actualité étonnante.

Le saint Auteur appelle Dieu Père, Rédempteur : son nom depuis toujours. C'est donc bien l'expression de l'attente du salut, de la Rédemption. Cette attente va encore être longue, car nous ne sommes là qu'au 8e siècle avant la naissance du Verbe incarné. Cette prière du Prophète est un cri plein de confiance, un appel pressant à Dieu : Reviens ! Il demande à Dieu de faire fondre les montagnes, certainement les montagnes du péché, ces montagnes qui empêchent le Christ d'arriver dans nos cœurs. Au chapitre 40, Isaïe proclamait déjà : Que toute montagne et toute colline soient abaissées (Is 40:4).

Puis Dieu est descendu et les montagnes ont fondu… personne n'a vu un autre dieu agir ainsi envers l'homme : quel dieu mythologique en effet est jamais descendu vers les hommes pour leur pardonner leurs péchés ? Quel dieu est jamais venu prendre forme et condition humaines, pour s'offrir lui-même en sacrifice ? 

Isaïe a cependant aussi quelques mots durs : nous étions desséchés, nos belles actions étaient comme des vêtements salis, nos crimes nous emportaient… Rappelons en effet que par son premier péché, l'homme avait perdu la plénitude de la Grâce ; Adam avait perdu la vision directe de Dieu ; dans son choix il avait entraîné avec lui toute la lignée humaine, transmettant par la génération elle-même quelque chose de l'orgueilleuse rébellion qui fut à l'origine de l'apparition du Mal dans la création.

 

*       *       *

 

Les Patriarches, le roi David, les Prophètes, tous les fidèles d'Israël attendaient avec grande nostalgie l'Eau purificatrice, l'Eau baptismale, qui devait nous rouvrir le chemin de la Grâce, de l'intimité avec Dieu. L’eau du déluge restait un signe de cette purification tant attendue. Le psaume 79 exprime cette attente, appelant intensément la venue du fils de l'homme - il manque sans doute la majuscule - comme Jésus aimera se nommer Lui-même dans l'Evangile. 

Les brebis fidèles d’Israël attendent leur berger.

 

*       *       *

 

Aux Chrétiens de Corinthe, l'apôtre Paul écrit quelque chose de plus important encore. Cette première épître, nous en lirons de larges extraits en janvier et février prochains. 

Aujourd'hui, le message de l'apôtre veut nous rappeler que c'est en Christ que Dieu a accordé tant de grâces salvifiques à cette communauté, cette Eglise qui est à Corinthe. Une communauté de frères à qui s.Paul n'épargnera pas quelques reproches solennels, mais qui sont et restent pour lui ceux qu'il a engendrés dans le Christ Jésus (1Co 4:15). 

Il ne s'arrête pas à la venue "historique" de Jésus-Christ, qui est désormais passée depuis une quinzaine d'années quand il écrit à ces nouveaux Chrétiens. Rappeler la venue de Jésus, célébrer Noël, est une bonne chose, mais le vrai culte divin n'est pas un souvenir du passé ; c'est un appel à toujours tendre vers la seconde Venue de Jésus, son dernier avènement, quand s'instaurera Son Règne définitif, à la fin des temps.

Quelle triste religion serait en effet celle qui consisterait uniquement à "se souvenir" d'un passé : à quoi donc tendrait notre "espérance" ? Israël avait l'espérance du Sauveur. Historiquement parlant, la venue du Sauveur fut l'immense Joie de la réalisation des prophéties ; bienheureux furent ceux qui reçurent Jésus ! Mais ensuite, après eux, et jusqu'à nous, et jusqu'à la fin des temps, quelle est notre espérance ?

 

*       *       *

 

La réponse est ce que nous rappelle Jésus dans le court extrait d'aujourd'hui : Vous ne savez pas quand le maître de la maison reviendra… Veillez ! Après sa venue historique, Jésus doit continuer de venir dans le cœur de chaque homme, à chaque moment. Jésus doit continuer de venir dans mon cœur, en moi, à chaque instant de ma vie. Sans cesse je dois faire en sorte que naisse Jésus, non plus dans une crèche glaciale, mais dans la chaleur de mon cœur, avec un vibrant et ardent amour pour Lui. Voilà pour répondre à l'invitation pressante : Veillez !

Mais désormais, nous continuons d'attendre Jésus pour cette Autre venue, à la fin des temps. La "venue" de Jésus est toujours présentée en même temps que son "retour", car Jésus "vient" à chaque instant de la vie de l'homme ; Il vient quand l'homme est baptisé, Il vient quand l'homme se repent, Il vient quand on Le reçoit dans l'Eucharistie, Il vient quand on le cherche dans l'Ecriture, Il vient quand deux ou trois sont réunis en (son) Nom, Il vient quand un défunt Lui rend son âme, Il vient enfin quand, à la consommation de ce siècle, arrive le moment de Son Règne éternel définitif.

Il viendra, certainement, et nous ne pourrons pas l'éviter, ni dire "un peu plus tard", ou bien "je vais réfléchir", ou bien "je voudrais encore faire ceci, cela…" Nous avons seulement quelques années devant nous, un temps extrêmement court et instantané, suffisant tout juste pour nous préparer à cette Rencontre, pour hâter la venue du royaume définitif de Jésus Christ, ce Royaume de Paix que nous avons célébré dimanche dernier en la solennité du Christ Roi.

 

*       *       *

Remarquons aussi ce détail de la Prière : nous demandons la grâce d’aller avec courage à la rencontre du Seigneur. Il ne s’agit pas seulement d’ «attendre» là, sans rien faire, mais nous devons être extrêmement éveillés et actifs pour aller de nous-mêmes au-devant de Jésus, avec nos bonnes œuvres, bien décidés à L’écouter sans résister à sa parole.

Viens, Seigneur Jésus ! (Ap 22:20).

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