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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 15:44

Corrado Confalonieri de Plaisance

1290-1351

 

Corrado était né vers 1290 à Plaisance, d’une famille fort honorable, et vivait avec son épouse, Eufrosina, qui correspondait tout-à-fait à son rang.

Il aimait la chasse et un jour, pour débusquer une bête, fit mettre le feu à un fourré ; le feu gagna les champs voisins et détruisit les récoltes. Un brave paysan qui glanait par là quelques brindilles de bois pour son feu, fut arrêté, jugé coupable de l’incendie et condamné à mort.

Corrado eut l’honnêteté d’aller se déclarer coupable ; on libéra le pauvre paysan, mais on jugea Corrado imprudent et il dut rembourser les dégâts, ce qui le ruina complètement, lui et son épouse.

Ils réfléchirent alors sur la vanité de cette existence et décidèrent d’entrer tous deux en religion, elle chez les Clarisses de Plaisance, lui parmi des ermites du voisinage. Il est probable que Corrado fit partie du Tiers-Ordre franciscain.

Evidemment, ce revirement de situation lui attira des visites, d’amis et de curieux. Pour fuir l’agitation, Corrado fit un pèlerinage à Rome, passa en Sicile et se fixa près de Noto.

Là, il passa trente-six années, partageant son temps entre le service à l’hôpital de Noto et la pénitence dans un ermitage : outre la prière persévérante, il ne prenait que du pain, de l’eau et des herbes, couchant sur la terre, appuyant sa tête sur une pierre. S’il s’éloignait, c’était pour aller voir son confesseur ou pour vénérer le célèbre Crucifix de Noto.

Dieu permit au démon de la gourmandise de le tenter longuement, cruellement, lui rappelant la belle vie d’autrefois, mais Corrado eut la grâce de surmonter les épreuves et reçut le don des miracles ; le premier recensé fut la guérison d’une hernie sur un petit enfant, avec un signe de croix. Un autre miracle fut de servir du pain tout frais à l’évêque de Syracuse qui était venu le voir (alors qu’il n’avait jamais de pain frais chez lui), et ajoutant, tout ingénûment, que Dieu l’avait permis en son honneur ; par la suite, Corrado parcourut une quarantaine de kilomètres pour rendre à l’évêque sa visite.

Il sut le prochain jour de sa mort et s’y prépara saintement, reçut les Sacrements et s’éteignit le 19 février 1351, sainte mort qui fut saluée par le carillon des cloches que personne ne sonnait.

Une foule de gens se précipita de Noto et de la ville voisine de Avola, pour obtenir des reliques ; on estima «miraculeux» que personne ne fût blessé dans cette immense échauffourée.

Corrado fut invoqué particulièrement pour les hernies.

Une première reconnaissance de culte eut lieu en 1515. Le Bienheureux est mentionné au Martyrologe Romain le 19 février.

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 10:20

Teotónio de Coimbra

1082-1162

 

Teotónio vit le jour vers 1082 à Ganfei (Valença, Portugal) de Oveco et Eugenia, des parents pieux et aisés.

Cette famille comptait déjà deux prêtres, oncles de Teotónio.

L’un de ceux-ci était abbé du proche monastère bénédictin de Tuy, auquel fut confiée l’éducation de Teotónio. Quand il fut nommé évêque de Coimbra (1092), il prit avec lui Teotónio et le confia à son séminariste, Tello.

En 1098, Teotónio alla à Viseu, où son autre oncle était doyen du chapitre cathédral. Teotónio fut ordonné prêtre, peu avant 1109, et fit partie du chapitre de Viseu.

Il fut bientôt nommé archiprêtre de cette ville. Il suspendit son activité pour faire le pèlerinage de Jérusalem. Au retour, il reprit ses activités dans la prédication et le soin des pauvres. Chaque vendredi il célébrait la Messe pour les âmes du Purgatoire, puis organisait une procession au cimetière.

Une deuxième fois, il partit pour la Terre Sainte, avec des paroissiens cette fois-ci. La traversée fut longue et périlleuse, mais on accosta enfin à Joppé ; on alla sur la tombe de s. Georges (v. 23 avril) à Lydda, puis à Nazareth, au Mont Thabor, à la tombe de s. Jean-Baptiste (v. 24 juin), à Jérusalem et au Mont des Oliviers, Béthanie et Bethléem, enfin Capharnaum et le Lac de Galilée, où s’acheva le pèlerinage.

A la suite de ce long périple en Palestine, la dévotion de Teotónio envers la Passion s’accrut et le poussa à fonder un Ordre religieux qui aurait suivi la règle de saint Augustin (v. 28 août). Le premier monastère s’établit à Coimbra, où Tello, le jeune séminariste devenu archidiacre, acheta le terrain. Le monastère fut béni en 1132, et déjà soixante-douze moines y vivaient, sous la direction de Teotónio.

Le roi Afonso Henriques avait une grande confiance en Teotónio, aux prières duquel il attribuait sa victoire à Ourique. Mais le prêtre restait impartial et sut adresser ses reproches à la reine et son amant.

Plusieurs fois, il fut préconisé pour l’épiscopat à Viseu ou Coimbra, mais il refusa. Un jour que la reine lui objectait que la Messe était trop longue, il répondit poliment que la Messe était offerte à un Souverain plus grand qu’elle et qu’elle était bien libre d’y être ou de s’en aller.

En 1152, Teotónio renonça à toutes ses charges et se retira dans le silence de son monastère, uniquement préoccupé de sa propre sanctification. Saint Bernard de Clairvaux (v. 20 août), informé de ses saints mérites, lui envoya une crosse pastorale.

Teotónio mourut le 18 février 1162. Le roi Afonso I dit alors : Son âme sera plus vite au Ciel que son corps porté en terre.

Il aurait été canonisé dès 1163, premier Saint du Portugal.

En 2000, une Confraternité de Saint Teotónio fut fondée sous l’égide de Miguel de Bragança, duc de Viseu et Infant du Portugal, pour des hommes désireux de défendre les valeurs chrétiennes.

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 08:15

Luca Belludi

1200-1286

 

Ce ne sont pas les détails qui abondent sur ce Bienheureux. Le seul auteur médiéval qui en parle, lui consacre quatre lignes.

D’après des traditions, Luca naquit vers 1200 à Padoue (Italie NE), d’une famiille noble et riche.

Outre la science humaine qu’il acquit à l’université de Padoue, il fut un religieux à la foi profonde et au zèle fécond.

En 1220, il aurait reçu l’habit franciscain de Francesco d’Assise lui-même et fut ordonné prêtre en 1227.

Son titre habituel est qu’il fut le compagnon de saint Antoine de Padoue (v. 13 juin), qu’il assista à sa mort (1231). Quand on sait les prodiges qu’accomplit s.Antoine par sa sainteté, on comprendra ce que signifie ce qu’on a écrit de lui : il fut semblable à son maître dans la vie et la doctrine. 

Nommé provincial, il aurait fondé des couvents et pris une part active à la construction de la basilique de Saint-Antoine à Padoue.

Vers 1256, il intervint personnellement auprès du tyran Ezzelino pour obtenir la libération de Padoue.

Il serait mort le 17 février (ou le 12 ?) 1286, ou peut-être même seulement en 1288, toujours à Padoue.

Son culte fut approuvé en 1927.

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 08:15

Evermod de Ratzeburg

1100-1178

 

Quand saint Norbert (v. 6 juin) vint prêcher à Cambrai, un jeune homme de vingt ans à peine se sentit intérieurement poussé à se faire le disciple de cet apôtre et missionnaire, comme si Notre-Seigneur lui-même l’eût appelé à sa suite. On était en 1120.

Ce jeune homme s’appelait Evermod, il était flamand.

Ayant revêtu l’habit des Chanoines réguliers à Prémontré, il devint l’exemple de ses frères par son humilité, sa piété, sa mortification.

Saint Norbert l’estima beaucoup et en fit son compagnon de voyages : d’Anvers à Magdeburg, de Cologne à Rome, Evermod ne le quitta jamais et l’assista à ses derniers moments (1134).

En 1134, Evermode fut prieur à Gottesgnaden, en 1138 à Magdeburg, d’où il dirigea les fondations à Havelberg, Jericho, Quedlinburg et Pöhlde.

En 1154, il fut nommé évêque de Ratzeburg, le premier après l’invasion destructrice des Wendes en 1066. C’est donc l’évangélisation de cette population qui fut son premier et principal souci durant son épiscopat. Il les visita jusqu’en Norvège et au Holstein. Il devint ainsi Lumière des Saxons et Apôtre des Wendes, titres que les Luthériens aussi lui ont reconnu.

On raconte ce miracle de l’évêque Evermod : il avait sollicité, mais en vain, la libération d’un certain nombre de prisonniers Frisons, détenus par le comte de Ratzeburg ; il obtint au moins qu’ils pussent assister à la Messe en la cathédrale le jour de Pâques. Durant la cérémonie, l’évêque se dirigea vers eux et les aspergea d’eau bénite (consacrée durant la nuit pascale), en prononçant les mots du psaume 145 : Dóminus solvit compedítos (Le Seigneur libère les captifs) ; les chaînes tombèrent d’elles-mêmes, libérant les prisonniers. Pendant longtemps, ces chaînes furent accrochées aux murs de la cathédrale et n’en disparurent que par les mains des Luthériens qui voulurent détruire toute trace du catholicisme.

Evermod mourut, exténué par ses labeurs, le 17 février 1178, et fut considéré comme saint, mais le Martyrologe l’a maintenu au degré de bienheureux, le culte d’Evermod ayant été reconnu en 1728.

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 08:14

Costabile Gentilcore de La Cava

1070-1124

 

Costabile Gentilcore était né vers 1070 à Tresino (Campanie, Italie SO) et, orphelin à sept ans, fut confié à l’abbaye de La Cava.

Leone I, puis Pietro I, successivement abbés de ce célèbre monastère, veillèrent à sa formation ; en 1118, Pietro I chercha un coadjuteur et les moines choisirent à l’unanimité Costabile, qui lui succéda donc en 1122.

Costabile se montra en tout d’une grande amabilité envers chacun des moines.

Cet abbatiat ne dura qu’un peu moins de deux années. Mais son action ne s’arrêta pas pour autant.

Il apparut en effet à son successeur, Simeone, pour le rassurer au sujet d’une soi-disant somme d’argent qu’on aurait cachée dans sa cellule : Il n’y avait dans ma cellule que ce que tu y as trouvé.

Plus spectaculaire, cette manifestation mystérieuse qui mit en fuite des pirates sur les côtes maritimes proches. Ceux-ci se sentirent en effet repoussés par de nombreux défenseurs, qui n’existaient pas : les moines y virent la présence manifeste de leur cher abbé défunt.

Costabile mourut le 17 février 1124 et son culte fut confirmé en 1893. Le Martyrologe le considère saint.

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 16:43

Nicola Paglia

1197-1256

 

Nicola était né en 1197 à Giovinazzo (Bari, Italie S) de Biagio et Caterina, des parents nobles et bons chrétiens, quoique cette appartenance ait été parfois contestée. Il eut deux sœurs : Colletta et Angelica.

Disons tout de suite que le vrai prénom de Nicola était sans doute Nicolò.

Il était encore petit quand un ange vint lui enjoindre de ne jamais manger de viande pour s’habituer à l’abstinence perpétuelle qu’on observait dans l’Ordre où il serait entré plus tard.

Venu à Bologne (ou à Padoue) pour ses études, il y entendit prêcher Domingo de Guzmán (v. 6 août). Sans attendre, il se présenta au saint Fondateur au pied de la chaire et lui demanda l’habit. Domingo eut l’inspiration d’accepter immédiatement ce nouveau fils, en qui il vit les excellentes dispositions. C’était vers 1220.

Nicola fit le noviciat à Canusia. Durant cette période se produisit un des (premiers) miracles de Nicola : il se promenait avec des confrères et rencontra une brave femme dont un bras était paralysé. Nicola lui adressa la parole gentiment (et en fut blâmé par les confrères, car «un novice n’a pas le droit de parler à une personne laïque», mais Nicola répliqua qu’il le faisait par charité) ; il dit à la femme : Confiance, Dieu peut te guérir ! et la femme : Oui, je le crois, qu’Il peut me guérir. Et Nicola : Ta foi te vaudra la guérison, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. La femme s’en alla, guérie sur le champ.

Après son noviciat, Nicola fut choisi comme compagnon de ses missions par Domingo. Il apprit donc de Domingo lui-même l’art de prêcher et de toucher le cœur des fidèles. Domingo appréciait particulièrement la candeur d’âme de Nicola. 

Il prêcha en beaucoup de villes d’Italie, attirant les pécheurs à la conversion, suscitant beaucoup de vocations, et complétant ce travail apostolique par des miracles éclatants, par exemple la résurrection d’un bébé tombé dans un puits.

En 1224, il fonda le couvent de Trani.

Nommé en 1229 provincial pour tout le sud de l’Italie, il fonda d’autres couvents encore. On lui attribua, mais pas toujours avec documentation précise, ceux de Brindes, Matera et Lucera, Arezzo, Orvieto.

Il existe une correspondance entre Nicola et le successeur immédiat de s.Domingo, Jordan de Saxe (v. 13 février).

En 1231, le pape le chargea, avec deux autres Frères, de visiter et réformer une abbaye à Sienne tant en la personne de son chef que de ses membres. Il qualifiait ces trois Dominicains dignes d’estime pour leur vie honnête, leur science et leur prudence.

En 1233, Nicola fonda le couvent de Pérouse, avec un de ses jeunes convertis, Cristiano de Pérouse, sur mandat de Jordan de Saxe.

Cette même année, Nicola participa à la translation du corps de s.Domingo à Rieti en vue de sa canonisation, en 1234.

Toujours en 1234, le pape Grégoire IX le chargea de prêcher la croisade.

Nicola insistait auprès des Religieux sur la nécessité de la charité fraternelle et leur raconta que, peu de temps auparavant, lui était apparu l’un d’eux, qui était mort récemment ; il lui demandait pardon de l’avoir offensé ; Nicola, humblement, lui répondit qu’il fallait demander pardon à Dieu, pas à lui, mais il lui répondit que le Seigneur exigeait cette réparation pour obtenir miséricorde et ajoutait : Tu vois, frère Nicoló, comme c’est grave et dangereux d’offenser son prochain, et encore plus de ne pas le consoler après l’avoir offensé.

On n’a pas de documentation sur les vingt années 1235-1255, concernant Nicola. En 1255, il fut à nouveau élu provincial, mais il n’acheva pas ce mandat. C’est probablement durant ces quelques mois qu’il organisa dans ses couvents l’étude de l’Ecriture Sainte et l’établissement d’une Concordance biblique, mettant en parallèle les passages de l’Ecriture concernant un même sujet.

Après plus de quarante années de cette intense activité apostolique, Nicola se retira dans le couvent de Pérouse. Il eut encore une apparition, d’un ancien ami dominicain nommé Raone Romano, qui lui annonça de la part de Notre-Dame, sa mort prochaine. 

Il mourut un jour de février 1256, le 16 d’après le Martyrologe Romain (le 11 février 1265, d’après une ancienne chronique). 

Parmi les miracles qu’on lui attribua ensuite, fut celui d’une petite fille tombée d’une hauteur de plusieurs mètres sur des pierres et des bûches de bois ; le papa la confia sur le champ à Nicola : l’enfant se réveilla et se mit à jouer du clavecin. Il y eut aussi le cas d’un enfant mort-né qui, consacré à Nicola, reprit vie et vécut longtemps.

Le culte de Nicola fut confirmé en 1828.

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 16:42

Filippa Mareri

1190-1236

 

Filippa naquit à Mareri (Borgo San Pietro, Rieti (Latium, Italie C), dans une famille noble et riche. Elle eut deux frères, Gentile et Tommaso.

La petite fille avait une intelligence vive : elle étudia le latin avec facilité et plaisir, et pouvait lire l’Ecriture dans le texte, heureuse ensuite de s’exercer à appliquer ce qu’elle y avait appris.

Elle y fut vivement encouragée encore par Francesco d’Assise (v. 4 octobre), qui fut reçu par ses parents ; désormais sa décision était prise et, lorsque les parents lui parlèrent d’un heureux parti, elle répondit qu’elle n’avait d’autre époux que Jésus-Christ.

Les tentatives de la faire désister, en particulier par son frère Tommaso, ne firent que confirmer sa volonté : elle se coupa les cheveux, s’habilla pauvrement et s’en alla avec quelques autres personnes sur la proche montagne de Mareri, pour y mener la vie érémitique, en attendant de connaître mieux la volonté de Dieu. De 1225 à 1228, elles vécurent dans ce qu’on appelle encore aujourd’hui la Grotte de sainte Filippa.

Or, Tommaso regretta son attitude et vint spontanément demander pardon à sa sœur. Il lui proposa une église dont il avait le bénéfice et s’engagea à faire remettre en état un monastère abandonné. Filippa y vit le doigt de la Providence.

Elle songea immédiatement à la règle franciscaine et le couvent se développa assez rapidement. Elle en devint la première abbesse. Leur aumônier fut le bienheureux Ruggero de Todi (v. 5 janvier), par volonté de Francesco d’Assise lui-même.

Les Clarisses s’occupaient à louer le Créateur, à étudier l’Ecriture, et à confectionner des remèdes pour les malades.

Sévère pour elle, compatissante pour les autres, Filippa considéra toujours comme une faveur du ciel les douleurs dont elle fut accablée. Dieu accorda à ses prières le retour de plus d’un pécheur.

Avertie du jour de son rendez-vous avec l’Eternité, elle l’annonça trois jours avant aux Clarisses et expira doucement, le 16 février 1236, son dies natalis.

Le culte envers Filippa commença immédiatement. Filippa fut ainsi la première Clarisse honorée d’un culte public, étant morte une vingtaine d’années avant Chiara d’Assise (v. 11 août). En 1247, le pape nommait déjà sainte Filippa, de même que récemment Benoît XVI en 2007, tandis que le Martyrologe la considère bienheureuse.

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 07:43

Angelo de’ Scarpetti

1306

 

Cet ange naquit avant 1240 à Borgo Sansepolcro (Toscane, Italie C), dans la noble famille des Scarpetti.

En 1254, il entra au couvent des Ermites de Giovanni Bono (v. 23 octobre), qui furent absorbés par les Ermites de Saint-Augustin en 1256.

Angelo fut remarquable surtout par son humilité, sa patience, sa pureté de cœur.

Il se pourrait qu’Angelo participât à l’expansion de l’Ordre en Angleterre.

On raconte de lui ce prodigieux miracle concernant un innocent condamné à mort : n’ayant pu obtenir sa grâce au moment de la condamnation, il fondit en prières ; le condamné, une fois exécuté, se réveilla et raconta comment Angelo l’avait soutenu dans ses bras.

Il y eut d’autres miracles encore durant la vie d’Angelo. Par exemple quand un homme le gifla et en devint paralysé sur place, jusqu’à ce qu’il demandât pardon.

Angelo mourut à Borgo Sansepolcro vers le 15 février 1306, le jour retenu par le Martyrologe pour son dies natalis.

En 1583, son corps fut retrouvé intact.

Son culte fut confirmé en 1921.

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 00:00

Bernward de Hildesheim

950-1022

 

Bernward naquit entre 950 et 960, d’une noble famille de Saxe. Son père pourrait avoir été Dietrich de Haldensleben. On croit aussi qu’il avait une sœur, Judith, qui fut abbesse à Ringelheim.

Orphelin de bonne heure, il passa son enfance auprès de son grand-père maternel (Adalbero de Saxe), puis il vint à l’école épiscopale de Hildesheim. Sa formation comprenait toutes les disciplines : aux études habituelles s’ajoutèrent l’architecture, la peinture, l’orfèvrerie, la ferronnerie.

En 977, son oncle Folcmar, évêque d’Utrecht, le présenta à la cour de l’empereur Otto II, qui le prit comme secrétaire et traducteur. A partir de 987, il fut le précepteur d’Otto III.

On ne sait de quand date son ordination, mais il était prêtre en 983.

En 993, il fut nommé et consacré évêque de Hildesheim. On le vit participer à l’office des chanoines ; il célébrait la Messe chaque jour. Le jeune évêque voulut faire de sa ville une autre Rome. Outre de nombreux embellissements de la cathédrale, il fit construire l’église Saint-Michel ainsi qu’un mur de protection de la ville avec douze tours, contre une éventuelle attaque des Slaves - qui cependant laissèrent en paix ce diocèse.

Bernward connut une longue et pénible diatribe avec l’évêque voisin de Mayence, chacun revendiquant juridiction sur l’abbaye des moniales de Gandersheim, limitrophe des deux diocèses. L’affaire remonta jusqu’au pape, et malgré la décision de celui-ci, la paix n’était pas revenue entre les deux évêques. Au bout de longues années, ce fut un autre Saint qui les arrangea, l’empereur Henri II (v. 13 juillet) : l’évêque de Mayence (Willigis) reconnut la juridiction de Bernward sur l’abbaye, puis y célébra une Messe solennelle, en présence de Bernward. On a peine à constater comment de grands personnages peuvent arriver à des situations conflictuelles pour de simples questions de droit. Mais Bernward pouvait avoir des raisons que nous ne connaissons pas. Quand Willigis mourut (1011), c’est Bernward qui consacra son successeur.

A l’intérieur, Bernward s’occupa de rehausser la vie spirituelle du diocèse et montra toute sa sollicitude envers les pauvres.

Les douze dernières années de sa vie, Bernward fut aveugle. En 1022, il démissionna et se retira dans l’abbaye Saint-Michel, qui n’était pas encore achevée, mais qu’il consacra le 29 septembre 1022, en la fête de saint Michel. Le 11 novembre suivant, il fut reçu comme moine dans cette abbaye, où il mourut le 20 novembre 1022.

Précédemment, on datait sa mort au 20 juillet, ce qui explique que le Martyrologe le nomme à cette date.

Bernward fut canonisé en 1192.

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 00:00

Cipriano de Calamizzi

1110-1190

 

Cipriano naquit vers 1110-1120 à Reggio Calabria (Italie Sud), dans une famille noble et riche, d’un père qui lui enseigna la médecine.

Le jeune homme devint à son tour expert dans la science médicale, d’après les biographes.

A vingt-cinq ans, Cipriano entra au proche monastère de Calanna, mais il demanda à mener une vie beaucoup plus érémitique et se retira dans un domaine de son père, proche de Pavigliana. Les grottes de l’endroit permettent de supposer que bien d’autres ermites s’établirent dans cette région.

Cipriano y vécut donc, dans une parfaite solitude, travaillant la terre pour sa nourriture, dans la prière et la méditation.

Evidemment, sa présence ne put demeurer inconnue ; les curieux s’avancèrent, les vocations aussi ; on demanda à l’ermite des conseils, des prières. L’ancien médecin exerça aussi son art.

C’est alors que les moines de la proche abbaye de Calamizzi lui demandèrent d’être leur nouvel abbé, après la mort de l’abbé Paolo. Cette abbaye était bien probablement de rite basilien (oriental). Cipriano jugea que c’était là la volonté de Dieu et accepta (1170).

Le travail de Cipriano fut de stimuler le niveau spirituel et culturel des moines, de restaurer l’église ; il fit construire la campanile, améliorer ou même construire les cellules des moines, leur réfectoire. Il est probable en effet que la vie monastique s’était un peu relâchée et, devenue routinière, n’avait pas été soutenue par une vie suffisamment active, nourrie de lectures intenses et de travaux manuels efficaces.

Cipriano se cassa une jambe en tombant de sa voiture à cheval et ne s’en remit jamais vraiment.

Il mourut saintement à Calamizzi, le 20 novembre 1190. Dans le Martyrologe de ce jour, il est présenté comme Saint.

L’église du monastère de Calamizzi fut détruite dans un tremblement de terre en 1783, tandis que les moines en sortirent miraculeusement indemnes.

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