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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 00:03

Bartolomeo Fanti

1428-1495

 

Bartolomeo était natif de Mantoue (Italie N).

A dix-sept ans, il entra chez les Carmes.

Grand prédicateur, il fonda une confraternité de Notre-Dame du Mont-Carmel pour les fidèles, dont il fut l’aumônier pendant plus de trente ans.

Particulièrement attaché au Saint-Sacrement et à la Très Sainte Vierge, il en développa la dévotion, faisant brûler devant le Tabernacle et devant les images de Notre-Dame des lampes à huile.

Avec de l’huile recueillie de ces lampes, il aurait obtenu des guérisons.

Un de ses grands mérites fut d’avoir guidé dans le chemin de la sainteté Battista Spagnoli, qui devint le maître général des Carmes (v. 20 mars).

Bartolomeo mourut le 5 décembre 1495 et son corps est resté intact.

Son culte fut approuvé en 1909.

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 00:02

Gérald de Braga

? -1109

 

Gérald naquit à Cahors (Lot) au 11e siècle, de parents nobles qui le placèrent encore enfant à l’abbaye bénédictine de Moissac.

Ce fut un excellent élève, qui apprit assidûment la musique, la grammaire, la littérature. Il devint bibliothécaire pendant de longues années, assurant des conférences spirituelles au chapitre, dirigeant le chant au chœur, et donnant des leçons à ceux qui en avaient besoin.

Il devint prieur à Toulouse, puis fut appelé par l’archevêque de Tolède comme maître de chapelle pour sa cathédrale, ce à quoi l’abbé de Moissac consentit sans difficulté.

Pendant ce temps, le diocèse de Braga (alors en Espagne, auj. Portugal) connaissait une crise, car l’archevêque de Tolède refusait d’y installer un évêque autre que lui-même ; mais quand les clercs de Braga lui proposèrent d’élire Gérald, il ne put s’y opposer, tant la renommée de celui-ci était déjà grande.

Gérald fut donc sacré évêque en 1095, et se mit courageusement au travail, pour relever son diocèse, réorganiser les domaines ecclésiastiques, instruire son clergé.

Il fit deux fois le voyage de Rome, en 1100 et 1103, et il fut nommé métropolite pour toute la région.

Il se préoccupa de faire admettre les rites liturgiques romains.

La tâche ne fut pas toujours facile et Gérald recourut parfois aux mesures fortes. Trois seigneurs osaient vivre effrontément dans l’inceste et furent pour cela excommuniés ; l’un se repentit, mais les deux autres se joignirent aux Maures encore présents et combattirent les Chrétiens ; l’un mourut au combat, l’autre termina ses jours misérablement au milieu des ennemis du Christ.

Il y eut des interventions plus pacifiques, mais non moins radicales. Un dignitaire ecclésiastique en déplacement sur sa mule fut poursuivi par deux intriguants (des moines, à ce qu’il paraît), à cheval ; il invoqua son évêque Gérald, et la mule hâta si bien le pas que les deux chevaux ne purent la rattrapper. Un noble, réprimandé par Gérald, proposa cette forme de «jugement» : l’un et l’autre prieraient le Christ et la Vierge que celui qui était dans son tort mourrait dans l’année ; ce fut le noble qui mourut.

Il y eut d’autres prodiges du vivant de l’évêque, et aussi après sa mort. 

Insouciant de sa santé, Gérald se préoccupait de visiter tout son diocèse et de célébrer la dédicace des nouvelles églises. Après celle de Bornos, il dut s’aliter. Il demanda à être posé sur la cendre. Son diacre eut la vision des anges qui préparaient la couronne de Gérald pour tel prochain jour. Le jour-dit, Gérald intima au Démon l’ordre de se retirer, bénit ses disciples, entendit la messe et communia, puis s’endormit dans le Seigneur, le 5 décembre 1109, comme l’avaient annoncé les anges.

Gérald fut très vite honoré comme Saint, ainsi que le mentionne le Martyrologe au 5 décembre.

De la cathédrale primitive, commencée en 1089, il ne reste aujourd’hui que le portail sud, de style roman. Le reste a été modifié ou ajouté, en style gothique et baroque.

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 21:47

Giacobino Canepacio

1438-1508

 

Giacobino (ou Giacomino, Petit Jacques) était de Ailoche (Crevacuore, Biella, Piémont, Italie NW).

On le nomme aussi, comme dans le Martyrologe, de’ Canepacci.

Entré au couvent des Carmes de Verceil, il y fut frère convers, humble et caché, et y mena une vie tout édifiante, chargé de l’accueil ou de la quête dans les rues. Quand il lui restait un peu de temps, il visitait aussi les prisonniers.

Il eut le don des miracles.

Durant une épidémie de peste, il mourut, toujours à Verceil, le 3 mars 1508.

Il serait souvent apparu à Carlo Borromeo (v. 3 novembre) qui, en retour, aurait bien aimé en recevoir le saint corps pour le vénérer dans son diocèse, mais, lui dit-on, on ne retrouva pas cette précieuse relique.

Toutefois, sur les murs de l’ancienne chapelle des Carmes de Verceil, se lisait cette inscription : Hic jacet B. fr. Iacobinius de Crepatorio, où la lettre B laisse entendre que l’humble Frère était déjà vénéré comme Bienheureux.

Le culte du bienheureux Giacobino fut approuvé en 1845, et le Martyrologe le mentionne au 3 mars.

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 21:47

Pietro Geremia de Palerme

1399-1452

 

Pietro Geremia était d’une famille aristocratique de Bologne, et naquit à Palerme (Sicile) le 10 août 1399.

Son père, juge à la Cour royale, exigea qu’il étudiât d’abord au couvent Saint-Dominique puis, à dix-huit ans, à Bologne.

Pietro Geremia passa brillamment ses examens, mais un événement lui fit renoncer au doctorat. En 1422, il eut la vision d’un parent défunt qui l’avertit sur la vanité des choses de ce monde. C’était en quelque sorte la situation du Mauvais riche et Lazare (Lc 16:31) qui se répétait.

Contre la volonté paternelle, Pietro Geremia décida alors d’entrer au couvent dominicain de Bologne, fit le noviciat à Fiesole et, en 1424, fut ordonné prêtre.

Sa prédication fut hautement encouragée par s. Vicente Ferrer (v. 5 avril).

En 1433, il fut envoyé en Sicile pour y soutenir le mouvement de l’observance ; il fut prieur à Palerme.

En 1439, il fut appelé à participer au concile de Florence, où devait être proclamée l’Union entre l’Orient et l’Occident ; Pietro Geremia y prit la parole pour expliquer aux Grecs l’erreur de leur position.

Puis il fut nommé visiteur pour tous les couvents de Sicile.

Les miracles se multipliaient aussi : un jour qu’il avait la voix très affaiblie, on l’entendit de très loin ; en 1444, sa prière arrêta l’avancée de la lave de l’Etna, qui menaçait Catane.

On lui attribue la fondation de plusieurs couvents, et l’Université de Catane, qu’il inaugura en 1445.

Toute sa vie, il souffrit de douleurs variées, surtout aux jambes, sans qu’on entendît jamais la moindre plainte sortir de sa bouche. Au contraire, s’il éprouvait quelque soulagement, il pensait que Dieu l’abandonnait.

Après avoir reçu les Sacrements de l’Eglise, il pria le psaume 120 (Levábo oculos meos in montes), qu’il acheva juste au dernier verset (Dóminus custódiet intróitum tuum et éxitum tuum : litt. Le Seigneur te gardera à l’entrée et à la sortie), quand il rendit son âme à Dieu, le 3 mars 1452.

Au moment de l’ensevelir, on remarqua qu’il portait une ceinture de fer aux reins, qu’on ne put lui retirer tant elle était serrée.

Le culte du bienheureux Pietro Geremia a été approuvé en 1784.

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 21:46

Friedrich de Mariengaarde

1100-1175

 

Né vers 1100 à Hallum (Frise, Allemagne N), Friedrich fut très tôt orphelin de père et fut confié par sa pieuse mère, d’abord au curé de Hallum, qui lui enseigna le latin, puis à l’école de Münster.

Ordonné prêtre, il devint - sur leur demande - vicaire, puis curé de ses concitoyens de Hallum.

Un appel intérieur vers la vie cénobitique le travaillait. Il alla se soumettre à la règle de Prémontré à Marienweerd (Utrecht), puis revint à Hallum et fonda en 1163 dans les environs un nouveau monastère prémontré, qui prit le nom de Mariengaarde (Jardin de Marie), et dont il devint le premier abbé.

Au début, vivaient là des hommes et des femmes, puis les femmes formèrent leur communauté dans un autre monastère, Betlehem, l’actuel Bartlehiem

Le saint Abbé fut célèbre par ses miracles, et les deux monastères par la sainteté de leurs membres.

Pendant près d’un demi-siècle, Friedrich demeura curé de Hallum, où il avait célébré sa première Messe et où il célébra la dernière. Malade, il se retira dans le monastère, et y mourut le 3 mars 1175.

Ses nombreux miracles engendrèrent un pèlerinage fameux à l’église de Hallum, jusqu’en 1580, lorsque  la Réforme fit disparaître le monastère. 

Les reliques de Friedrich passèrent en Belgique et sont à Leffe depuis 1938.

Le bienheureux Friedrich, dont le culte fut approuvé en 1728, est mentionné au Martyrologe Romain le 3 mars.

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 21:46

Cunégonde de Luxembourg

975-1033

 

Cunégonde était le sixième enfant de Sigefroid de Luxembourg et Hedwige. Elle naquit vers 975 à Wettenberg (Hesse, Allemagne C). 

La sainte éducation qu’elle reçut de ses parents lui inspira de se consacrer à la Vierge Marie dès l’enfance et à lui promettre de conserver intacte sa virginité.

Quand ses parents, selon une coutume de l’époque, la promirent en mariage au duc de Bavière, Henri (qui devait devenir l’empereur Henri II le Saint ou le Boîteux, v. 13 juillet), Cunégonde leur obéit, mais fit part à son fiancé de son vœu de jeunesse, à quoi le duc répondit par une semblable décision.

Henri et Cunégonde furent sacrés en 1002, et couronnés à Rome en 1014.

On a parfois avancé que cette sainte chasteté cachait une stérilité ; c’est une hypothèse propre à l’époque contemporaine, mais qui n’a pas été envisagée ni affirmée pendant les mille ans précédents. En revanche, les anecdotes suivantes confirment la réalité.

Le diable en effet, toujours prêt à diviser et à brouiller, fit suggérer à Henri par quelque mauvais sujet, que l’impératrice aurait été infidèle. Cunégonde alors alla marcher pieds-nus sur des barres de fer rougies au feu, dont elle ne subit aucune brûlure. En outre, à sa mort, Henri s’adressa à ses parents et aux grands du royaume, leur disant de Cunégonde : Vous me l’avez donnée vierge, vierge je vous la rends. 

Cunégonde fonda un monastère de Bénédictins près de Bamberg, et un de Bénédictines à Kaufungen. Elle avait fait le vœu de faire construire ce dernier si elle guérissait d’une grave maladie.

En 1025, un an après la mort d’Henri, on procéda à la dédicace du monastère de Kaufungen, en présence de Cunégonde, des grands et de nombreux prélats. Après la proclamation de l’évangile, Cunégonde quitta son habit solennel d’impératrice et revêtit une simple tunique brune qu’elle s’était cousue et se fit couper les cheveux. Elle allait alors terminer ses jours dans ce monastère, humble parmi les moniales, qu’elle servait avec amour.

Cunégonde accomplit des miracles dans sa vie ; l’un d’eux se produisit à Kaufungen. Cunégonde était couchée sur sa paillasse recouverte d’un cilice, qui lui servait de couche. Une religieuse lui lisait l’Ecriture (qu’elle devait lui traduire, car elle ne savait pas le latin), mais s’assoupit et laissa tomber la chandelle ; le feu prit et aurait pu asphyxier l’impératrice qui, d’un signe de croix, éteignit l’incendie.

Elle perdit peu à peu toutes ses forces et comprit qu’on lui préparait des funérailles à hauteur de son rang politique. Elle protesta que ce n’était pas digne d’une épouse du Christ.

Cunégonde mourut à Kaufungen le 3 mars 1033 (ou 1039) ; d’autres miracles se vérifièrent après sa mort et elle fut canonisée en 1200.

Le Luxembourg l’a prise comme co-patronne, avec Notre-Dame et s. Willibrord (v. 7 novembre).

Le Martyrologe commémore sainte Cunégonde au 3 mars.

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 06:47

Charles le Bon

1083-1127

 

Ce Charles (peut-être Karl dans son pays scandinave) était fils du roi danois Knut IV le Saint (v. 10 juillet) et d’Ethela (Adélaïde), benjamin de leurs quatre fils. Il naquit vers 1083 à Odense (Danemark)

Il fut orphelin de père à quatre ans, et sa mère le confia au comte de Flandre, son cousin, qui résidait à Bruges. Il y fut armé chevalier et prit part aux opérations des croisés en Terre sainte (1096).

De ce cousin, Baudouin à la Hache, qui n’avait pas d’enfant, il hérita du comté de Flandre ; et par son épouse, Marguerite, il reçut le comté d’Amiens. Son mariage eut lieu en 1118.

Avant de mourir, Baudouin avait associé Charles au gouvernement, de sorte que, à l’avènement officiel de Charles (1119), tous le connaissaient déjà pour sa bonté et sa justice. 

Or, Baudouin avait préféré Charles au cousin de ce dernier, Guillaume d’Ypres, écarté du pouvoir comme fils illégitime. Mais la mère de Baudouin, Clémence, était jalouse de Charles, et soutenait Guillaume. Aussi conduisit-elle une ligue de princes contre Charles, qui la réprima avec succès, avec l’aide de Dieu. Ainsi commença, par la guerre, le gouvernement de ce roi si pacifique.

Dès le début, Charles donna ordre à tous ses sujets de déposer les armes ; ceux qui auraient désobéi auraient été frappés par ces armes qu’ils portaient. La paix revint, et la prospérité.

Lors d’une grave famine (1226-1227), il obligea les commerçants à vendre à faible prix, pour permettre aux gens d’acheter avec moins de difficultés. Il obligea les paysans à semer une partie de leurs champs avec des pois et des fèves, qui pouvaient se récolter avant le grain. Il visita les greniers des riches propriétaires et fit vendre à prix modéré leurs réserves (mais en leur reversant le bénéfice des ventes).

Lui-même, pieds nus, reçut chaque jour cent pauvres dans son château de Bruges et faisait retirer de sa table de quoi nourrir une centaine d’autres, sans oublier de fournir quotidiennement à un pauvre un ensemble de vêtements neufs : chemise, tunique, fourrures, cape, bottes, bottines et souliers. Il interdit la fabrication de bière, pour ne pas gaspiller le grain et en donner aux plus pauvres ; il ordonna la fabrication de pain d’avoine, pour permettre aux pauvres d’acheter quelque chose à manger. Chaque matin, il se rendait à l’église pour prier et chanter des psaumes, puis il entendait la Messe et distribuait encore des aumônes.

A la mort de l’empereur romain germanique, on proposa la couronne à Charles ; certains mauvais sujets, même, le poussaient à accepter, pour mieux se débarrasser de ce prince trop chrétien. D’autres lui proposèrent de prendre la place du roi de Jérusalem, mauvais administrateur, qui venait d’être fait prisonnier des Sarrasins. Mais Charles refusa l’une et l’autre propositions. 

Des traîtres organisèrent l’assassinat de leur prince et le frappèrent mortellement le 2 mars 1127, alors que Charles venait d’entendre la sainte Messe et était encore en prière dans l’église Saint-Donatien de Bruges. Ils s’en prirent aussi impitoyablement à tous ceux qui se trouvaient auprès de Charles. Ce fut un horrible massacre dans le lieu saint et ses abords immédiats.

Mystérieusement, cette mort fut connue jusqu’en Angleterre à peine deux jours après.

Charles le Bon, martyr, est mentionné régulièrement au 2 mars dans le Martyrologe.

Son culte a été approuvé en 1882.

 

 

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 00:00

Robustiano Mata Ubierna

1908-1936

 

Voir les détails connus des moines de Viaceli dans la notice de Julián Heredia Zubia

Né le 24 mai 1908 à Celadilla Sotobrín (Burgos, Espagne).

Entré chez les moines Trappistes comme Convers, il prit le nom de Bienvenido.

Il fut martyrisé à Santander (Cantabria) le 4 décembre 1936 et béatifié en 2015.

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 00:00

Anno de Cologne

1010-1075

 

Il naquit vers l’an 1010, de Walter et Engela, originaires de Souabe.

Destiné à la carrière des armes, Anno se tourna plutôt vers le monde ecclésiastique. Il fut à l’école de Bamberg, où il enseigna à son tour à partir de 1046 ; il fut appelé à la cour de l’empereur Heinrich III.

Le caractère d’Anno était franc et ferme ; on lui remit un canonicat et il devint prévôt du chapitre de Goslar (1056).

Cette même anéne 1056, il fut élu archevêque de Cologne.

En 1062, à la tête de la noblesse allemande, il retira à la vieille impératrice la tutelle sur le jeune Heinrich IV, et l’assuma pendant trois ans avec l’autre archevêque, Adalbert de Hambourg. Il semble qu’Anno ait usé là d’un réel autoritarisme, car le petit Heinrich chercha à sauter du bateau qui l’emmenait, et fut repêché par quelqu’un de la suite d’Anno. Peut-être la manière n’était-elle pas vraiment «ecclésiastique», mais très probablement, Anno sentait qu’il fallait absolument agir dans ce sens, pour le bien du futur monarque et de l’Allemagne. 

Sous son autorité, deux assemblées se réunirent à Augsbourg puis Mantoue, pour trancher entre le pape élu, Alexandre II, et l’antipape Cadalus élu par la cour allemande ; gentiment, Alexandre II accepta ce défi, sut démontrer les calomnies qui l’accablaient, et triompha de la situation. Anno avait, pour un temps au moins, réconcilié Rome et l’Empire.

En 1065, à la majorité de Heinrich IV, Adalbert resta seul aux affaires générales, écartant Anno des soucis politiques.

Les années suivantes virent Anno au milieu de difficultés de tous ordres. Il prétendit nommer au siège archiépiscopal de Trèves son neveu, qui fut abattu par la population (1066). Les monastères qu’il voulait réformer à Cologne, se révoltèrent. Comble : Heinrich IV voulait divorcer. Il semble ici que même Rome ait été prévenue contre Anno : le pape ne lui consentit une audience qu’après lui avoir imposé une «pénitence», car Anno avait osé rencontrer Cadalus et Heinrich, qui étaient excommuniés.

Anno délaissa les affaires politiques et s’occupa de réformer l’Eglise dans son diocèse, ce qui ne se fit pas tout seul ; en 1074, il y eut un véritable soulèvement dans Cologne, et Anno dut se réfugier avec ses partisans dans la cathédrale, un clerc fut d’ailleurs assassiné ; Anno réussit à sortir de la ville par un passage souterrain, avec des gens en armes et vint attaquer Cologne quelques jours après : les habitants prirent peur et ouvrirent les portes. Anno promit le pardon s’ils faisaient pénitence, mais il fit rechercher et condamner les chefs du complot ; des centaines de marchands quittèrent la ville ; ceux qui restaient et refusaient de faire pénitence, furent excommuniés. Les raisons alléguées de ce soulèvement furent peut-être les lourdes taxes, ou la politique d’Anno vis-à-vis de la maison impériale…

Anno recevait chaque année à Noël une humble femme qui venait d’accoucher, la nourrissant et lui lavant les mains et les pieds, ainsi qu’à son bébé ; ce geste charitable se répétait pendant quarante jours, jusqu’au 2 février, fête de la Purification de Marie et de la Présentation de Jésus au Temple. 

Il fonda aussi d’autres monastères à et près de Cologne.

Des contemporains ne ménagèrent pas leurs critiques envers l’archevêque : on lui aurait trouvé un esprit hautain, âme de toutes les conjurations, sans respect pour les promesses, avide ; on ajouta qu’il tenait plus à ses idées qu’à la justice ; on lui trouva en outre un esprit violent et qui n’hésita pas à s’adjuger témérairement un droit de domination. Il aurait manifesté une volonté de dominer l’Allemagne en pratiquant largement le népotisme.

Devant ces critiques tenaces, il ne faut pas négliger que les réformes sont rarement acceptées de bon cœur par les hommes, surtout par le clergé. Mais il faut admettre qu’Anno démontra son amour de l’Eglise romaine et universelle, et ne ménagea pas son zèle justement pour améliorer son clergé.

A Pâques 1075, Anno leva l’excommunication de ses «ennemis» et pardonna aux pécheurs.

Il mourut le 4 décembre 1075 et ses funérailles furent très grandioses.

La canonisation d’Anno est l’un des cas les plus anciens de cette procédure réformée et désormais réservée à l’administration romaine. Elle ne fut pas immédiate, et connut quelques vicissitudes, et même quelques manifestations hostiles de la part de fidèles ; le pape l’aurait prononcée oralement en 1182, mais elle fut officiellement annoncée par l’archevêque de Cologne, en 1186.

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 00:00

Francisco de la Vega González

1868-1936

 

Voir les détails connus des moines de Viaceli dans la notice de Julián Heredia Zubia

Né le 15 octobre 1868 à Noceda de Bierzo (León, Espagne).

Entré chez les moines Trappistes comme Convers, il prit le nom de Ángel.

Il fut martyrisé à Santander (Cantabria) le 4 décembre 1936 et béatifié en 2015.

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