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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 23:00

Giovanna Soderini

1301-1367

 

Giovanna (Jeanne) était de noble famille florentine.

A douze ans, elle se mit à l’école de sainte Giuliana Falconieri (v. 19 juin), et fit ensuite les vœux de religion parmi les Mantellate, branche féminine des Servites de Marie.

Giovanna se voua tout entière à la méditation de la passion du Christ et des douleurs de Marie. Elle put recevoir chaque jour l’Eucharistie et méditait longuement devant le Saint-Sacrement.

Quand mourut Giuliana, Giovanna put découvrir le dur cilice qu’elle portait et aperçut en-dessous l’empreinte de la sainte Hostie et l’image de Jésus en croix. 

En 1341, elle succéda à Giuliana comme supérieure et voulut en imiter, outre les vertus, les jeûnes et les flagellations.

Satan chercha à la décourager, on ne sait si seulement en pensée ou réellement ; Giovanna fut tentée d’abandonner la prière, le jeûne, et même l’état religieux. Mais elle persévéra dans la prière, parfois jusqu’à quinze heures dans la journée, ne recevant certains jours pour nourriture que le Corps du Christ. Les vendredis, elle se flagellait violemment. Elle portait une chaîne à la taille, des liens aux bras et aux jambes ; elle dormait sur le sol ; elle se mettait en été des vêtements plus chauds et plus lourds, et l’hiver allait pieds-nus ; tout ce qu’elle pouvait avoir, elle le donnait.

Elle pouvait répéter jusqu’à mille fois par jour la salutation angélique (qui, à l’époque, ne comportait pas la deuxième partie Sainte Marie, Mère de Dieu…).

Giovanna eut la même mort que Giuliana : elle mourut juste après avoir reçu le viatique, le 1er septembre 1367.

Les Florentins ne se gênèrent pas pour la béatifier quasi immédiatement. Le culte de Giovanna fut confirmé en 1828.

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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 23:00

Benedetto Sinigardi d’Arezzo

1190-1282

 

A Arezzo (Ombrie, Italie C) vivaient deux familles de la noblesse. Les époux Tommaso Sinigardo de’ Sinigardi et Elisabetta Tarlati di Pietramala eurent un fils, Benedetto, qui naquit vers 1190.

Le garçon grandit dans l’aisance, reçut une bonne éducation, mais aussi vivait son christianisme intensément, jeûnant trois fois la semaine.

Il fut profondément pénétré par les paroles de François d’Assise qui vint prêcher à Arezzo en 1211. Benedetto reçut  l’habit du nouvel Ordre de François lui-même.

Les excellentes dispositions de Benedetto le firent nommer Provincial dans les Marches dès 1217.

Mais l’ardeur apostolique était plus forte encore dans le cœur du jeune prêtre : il obtint de partir annoncer l’Evangile au loin, en Grèce, en Roumanie, en Turquie, et finalement en Terre Sainte, où il fut Provincial pendant seize années.

Un de ses explois apostoliques fut de construire à Constantinople le premier monastère franciscain, et de remettre à l’empereur Jean de Brienne l’habit franciscain.

Au terme de cette longue activité, il fut rappelé à Arezzo. C’est lui qui y donna les indications nécessaires au Maître de Saint-François, pour la représentation du Crucifix dit du bienheureux Benedetto, qui se trouve toujours dans la basilique.

A Benedetto, qui était très marial, remonte la tradition de l’Angelus, que l’Eglise récite trois fois par jour.

Il mourut à Arezzo le 31 août 1282, chargé d’années et de mérites, et les miracles ne tardèrent pas à se produire.

Le culte du bienheureux Benedetto d’Arezzo est très localisé ; le Martyrologe ne le mentionne pas actuellement.

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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 23:00

Dominguito del Val

1243-1250

 

L’horrible histoire qui suit n’a pas été confirmée autrement que par un ouï-dire rapporté au roi de Castille vers 1250.

Ce pieux roi écrivit honnêtement qu’il avait entendu dire qu’un enfant de chœur avait été enlevé et crucifié le Vendredi Saint de 1250.

A Saragosse, une cartomancienne juive aurait affirmé que, si l’on jetait dans la rivière une Hostie consacrée et le cœur d’un enfant, tous les Chrétiens qui boiraient de cette eau périraient. Or Dominguito (Petit Dominique) passe justement chaque matin par le quartier juif pour se rendre à la cathédrale. Des hommes le guettent et quand apparaît l’enfant avec son aube, ils l’immobilisent et l’enlèvent. Un simulacre de «jugement» se déroule ; on demande à Dominguito s’il désire rester chrétien ; comme il répond qu’il préfère mourir que renier la religion de Notre Seigneur, on le condamne à mort. Les hommes le crucifient et lui arrachent le cœur. Ayant déjà réussi à se procurer par trahison une Hostie, ils confient à l’un d’eux l’Hostie et le cœur, pour qu’il les jette dans la rivière.

Or en chemin, pour donner le change, l’homme entre dans une église pour simuler une prière. Mais quand il ouvre le missel où il a caché l’Hostie, les autres personnes présentes s’étonnent de la lumière qui s’échappe du livre et en avisent les prêtres. Ceux-ci viennent interroger l’homme, ouvrent le missel où ils découvrent l’Hostie. Les autorités viennent fouiller l’homme et trouvent le cœur de la petite victime.

L’homme promet que, si on l’épargne, il dénoncera les auteurs du crime. Les Juifs ainsi désignés sont envoyés au bûcher, sauf ce commissionnaire qui est condamné à la prison à vie.

Dominguito était fils de Sancho et Isabel. On le canonisa et on le fêta le 31 août, date surprenante si les faits se sont déroulés un Vendredi Saint. Mais le Martyrologe ne le mentionne pas.

Il y eut d’autres récits de «crimes rituels» de ce genre. On a parlé d’un petit Richard à Pontoise en 1179, d’un petit Hugues à Lincoln en 1255 (v. 27 juillet), d’un petit Simone à Trento en 1472. Il n’est certainement pas question de relayer ici des contes issus d’un courant antisémite que l’Eglise aujourd’hui rejette. Si ces crimes font frémir, ceux qui les ont inventés et transmis sont encore plus criminels.

Que Dieu, dans son immense miséricorde, pardonne à chacun.

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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 23:00

Andrea Dotti

1256-1315

 

Andrea vit le jour vers 1256 à Borgo del Santo Sepolcro (Quartier du Saint Sépulcre, en raison d’une abbaye fondée par des pèlerins de retour des Lieux Saints) ; aujourd’hui la petite ville s’appelle Sansepolcro, en Toscane (Italie C).

La famille Dotti donna plusieurs de ses membres à la magistrature et à l’armée ; le frère d’Andrea, Dotto Dotti, aurait été commandant des archers du roi de France, Philippe le Bel.

Andrea servit quelque temps dans l’armée, et se distingua en 1272 dans la défense de la ville assiégée. Mais il préféra abandonner les armes humaines pour prendre les armes spirituelles et fit partie du Tiers-Ordre des Servites de Marie.

Vers 1278, un sermon de Filippo Benizi (v. 22 août) le décida à demander son admission dans l’Ordre. Il fit son noviciat à Florence, où vivait encore un des sept fondateurs de l’Ordre, Alessio Falconieri (v. 17 février) et fut ordonné prêtre en 1280.

En 1285, on l’envoya à Sansepolcro, où le monastère des Servites était dirigé par un autre des fondateurs, Gerardino Sostegni (v. 3 mai).

Actif, Andrea avait aussi un attrait particulier pour la contemplation. Pour cette raison, on lui confia une délicate mission : des ermites de la Vallucola, proche de Sansepolcro, avaient exprimé leur désir d’être affiliés aux Servites. Opération qui peut réserver des surprises. Que fit Andrea ? Il vint simplement s’installer parmi les ermites et partager leur vie ; ses vertus le firent apprécier, et même bientôt élire supérieur ; les ermites montrèrent ainsi leur proximité avec l’idéal des Servites et purent très facilement être aggrégés, en 1294. La même expérience se répéta pour des ermites de Montevecchio, l’année suivante.

On recourut bientôt aux dons de prédicateur d’Andrea et il fut envoyé en beaucoup de villes du centre et du nord de l’Italie, toujours avec succès. On vit ainsi Andrea à Florence, Sienne, Orvieto, Milan, Asti, Alexandrie…

Après la mort d’Alessio Falconieri (1310), Andrea se retira à la Vallucola, où il dut à nouveau accepter la charge de supérieur. Les dernières années de sa vie, il se livra aux pratiques de la mortification et de la contemplation, et mourut à l’heure qu’il avait prédite, le 31 août 1315.

De nombreux miracles illustrèrent son tombeau et son culte fut approuvé en 1806.

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 23:05

 

John Roche

?-1588

 

John naquit en Irlande. Il est aussi désigné comme John Neele ou Neale.

Le seul détail important - et quel détail ! - qu’on connaisse de lui est qu’il prit les vêtements d’un prêtre prisonnier pour l’aider à s’échapper de la prison Bridewell. C’est donc lui, John, qui fut arrêté et jugé.

On lui offrit la liberté s’il demandait pardon à la Reine et s’il entendait intégrer l’Eglise protestante.

Sur son refus, John Roche mourut en martyr à Tyburn, le 30 août 1588.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 23:03

 

Richard Martin

?-1588

 

Richard était né dans le Shropshire (Angleterre).

Il fréquenta le Broadgates Hall d’Oxford et rentra dans le giron de l’Eglise catholique.

Laïc, il fut arrêté en compagnie d’un prêtre, Robert Morton (v. 28 août). On lui proposa la liberté s’il acceptait de participer aux offices protestants, ce qu’il refusa.

Pour avoir offert une assiette de soupe chaude à Robert Morton, il fut accusé de trahison, ayant reçu et nourri des prêtres.

Richard Martin mourut en martyr à Tyburn (Londres), le 30 août 1588, avec la célèbre Margaret Ward.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 23:01

 

Edward Shelley

1538-1588

 

Edward était né vers 1538 ou même 1528 à Warmingshurst (Sussex, Angleterre).

Son père avait été maître de maison du souverain. Par son épouse, il pourrait être apparenté à Benjamin Norton, un autre prêtre.

Il fut mis en prison une première fois en avril 1584 pour avoir assisté le prêtre William Dean (v. 28 août).

On sait seulement qu’Edward Shelley mourut en martyr à York, le 30 août 1588, avec le prêtre Richard Leigh.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 23:00

Giovanni Giovenale Ancina

1545-1604

 

Il vit le jour le 19 octobre 1545 à Fossano (Piémont, Italie nord-ouest), de famille noble.

Très studieux, il approfondit les lettres, la philosophie, la rhétorique, la médecine, la musique, aux universités de Mondovì et Turin, où il enseigna aussi. On lui proposa une excellente et riche jeune fille, qu’il refusa ; on voulut l’orienter vers la «carrière» ecclésiastique, qui l’effraya. 

Il avait vingt-sept ans quand il entendit l’exécution d’un Dies Iræ et décida de s’orienter vers le sacerdoce.

Il vint à Rome en 1574 comme médecin de l’ambassade savoyarde et c’est là qu’il découvrit Filippo Neri (voir au 26 mai) et son Oratoire. Il en fut membre à partir de 1578 et vécut dans leur maison de Naples. C’est autour de ces années qu’il reçut l’ordination sacerdotale, dont on ne connaît pas la date exacte.

Il recherchait les austérités ; il pensa fonder une nouvelle famille de missionnaires. Mais il se «contenta» de collaborer avec Cesare Baronius à la rédaction des Annales, de prêcher et de s’investir activement dans cet Oratoire. Ses prédications eurent un immense succès.

De ses activités musicales, on a retrouvé un recueil d’œuvres mariales d’autres auteurs, de Lassus à Anerio, auxquelles il en ajouta cinq de sa composition, de trois à douze voix.

Comme auteur littéraire en revanche, il publia un recueil d’adaptations édifiantes des textes de ces maudites chansons profanes, obscènes, lascives et sales, avec lesquelles on envoie des centaines et des milliers d’âmes pécheresses dans le profond abîme de l’enfer.

Il se préoccupa beaucoup du monde aristocratique organisant des rencontres culturelles où il y mettait   sa note évangélique ; il organisa des Pieuses Unions pour les docteurs, pour les étudiants, les marchands, les artisans ; il écrivit lui-même le texte et la musique de représentations théâtrales (qui n’ont pas encore été publiées).

En 1602, il fut nommé évêque à Saluzzo (Saluces, Piémont), ce qu’il appela une sale affaire, tant il lui répugnait de se montrer, d’être honoré, et commença par s’enfuir, jusqu’à Loreto ; cette escapade dura cinq mois ! Quand on put le forcer à revenir à Rome, ce fut la joie générale. Un cardinal déclara : On ne trouve pas d’autres Pères Juvénal qui disent : je me suis enfui pour retrouver mon désert.

A Saluces, il commença par retirer à tous les prêtres le pouvoir de confesser et ne l’accorda qu’à ceux qu’il en voyait dignes ; il organisa un séminaire, la visite pastorale, ramena les Protestants à la foi, dont le propre neveu de Calvin, qui entra au Carmel. Il prêcha beaucoup. On s’étonne encore du nombre d’activités et d’œuvres qu’il développa en guère plus d’une année d’épiscopat, compte tenu de ses nombreuses heures de prière et de méditation.

Il fut grand ami de François de Sales (voir au 28 décembre), son compatriote et évêque de Genève. Lors d’une rencontre, Giovenale fit prêcher François et le remercia à la fin, jouant sur son nom en lui disant : Vere tu es Sal (vraiment, tu es le sel), et François, reprenant le nom de la ville de Saluces, lui répondit : Immo tu es Sal et Lux (mais toi, tu es le sel et la lumière).

Il vécut très pauvrement, son unique «richesse» étant sa bibliothèque de quelque quatre-cents ouvrages de médecine, science naturelle, histoire, littérature.

Il eut à intervenir dans une communauté pour mettre fin aux machinations d’un mauvais Religieux. On croit communément que c’est ce dernier qui l’empoisonna.

Mgr Ancina mourut le 30 août 1604 à Saluces, et fut béatifié en 1888.

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 23:00

Bononius

951-1026

 

Bononius serait né vers 951 à Bologne, ville italienne dont le nom latin est Bononia. On n’a pas d’autre nom de lui ; il est et demeure «bolonais».

A quinze ans, il entra au monastère Saint-Etienne, qui abritait des Bénédictins, puis obtint en 976 la permission de l’abbé d’aller visiter les Lieux Saints.

Avant de s’embarquer à Venise, il rencontra un vénérable prieur de monastère, nommé Giorgio, qui lui conseilla d’aller trouver saint Romualdo ; Bononius suivi le conseil et fut assez édifié par le saint Fondateur pour lui demander d’être son disciple ; voilà donc notre bénédictin devenu camaldule ; quant au voyage en Terre Sainte, on y pensera plus tard.

Romualdo estima beaucoup son nouveau disciple, au point qu’au bout de vingt-deux ans, en 998, il le nomma abbé du nouveau monastère camaldule de Saint-Michel à Poggibonzi.

Quatre ans après, en 1002, Bononius se décida à effectuer son voyage en Terre Sainte ; sur le chemin du retour, le voyage passa par Alexandrie (Egypte), où il s’arrêta pour visiter des ermites proches du Caire. Il vécut aussi en ermite quelque temps avant de partir proclamer la Bonne Nouvelle dans les rues de la ville. Il réussit même à conquérir la faveur des autorités.

Repassant par Alexandrie, il apaisa par sa prière une violente tempête, ce qui amena à la foi beaucoup d’Infidèles.

Or, un soulèvement de Sarrazins au Caire engendra la destruction de l’église des Chrétiens ; ceux-ci furent vendus comme esclaves sur les marchés musulmans, avec l’évêque Pietro de Verceil qui allait lui aussi aux Lieux Saints. Bononius intervint auprès des autorités et obtint du sultan de faire reconstruire l’église détruite et libérer l’évêque et ses compagnons de captivité.

Le voyage ne fut pas vraiment direct : Bononius les accompagna du Caire à Constantinople, puis regagna la solitude du Mont Sinaï.

Mais en Italie, on ne l’avait pas oublié, ou peut-être l’évêque de Verceil parla de lui en rentrant dans son diocèse. Voilà qu’en 1012 on fit savoir à Bononius qu’on le nommait abbé du monastère de Lucedio (Piémont).

Bononius, obéissant, s’y rendit, tout en regrettant le désert. Mais un événement assez grave (qu’on ne connaît pas mieux) l’obligea de nouveau à se déplacer : il vint fonder un monastère en Toscane.

Successivement, le calme étant revenu, il réintégra en 1015 l’abbaye de Lucedio, et c’est là qu’il mourut, le 30 août 1026.

Son culte fut ratifié un an plus tard, en 1027.

La vie de Bononius fut mouvementée, mais l’homme était profondément religieux et silencieux dans l’âme ; même loin de l’ermitage, il était toujours avec Dieu.

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 23:06

 

Richard Herst

?-1628

 

Richard était né peut-être à Broughton (Preston, Lancashire, Angleterre).

Son nom pourrait être plus exactement Hurst.

C’était un très honnête petit propriétaire, qui cultivait ses terres près de Preston. 

L’évêque (anglican) de Chester envoya un émissaire avec des hommes pour l’arrêter. Il y eut de la bagarre avec les domestiques et l’un des hommes se cassa une jambe en voulant rattraper un des domestiques dans un champ cultivé. Le fait pouvait être tout-à-fait étranger à la situation de Richard, mais on s’en servit pour l’accuser de meurtre. D’ailleurs, la victime elle-même reconnut, avant de mourir, que ç’avait été un simple accident.

Une pétition fut envoyée au roi, soutenue même par la reine, mais le gouvernement maintint sa position. Herst fut condamné à mort pour meurtre, mais il était clair qu’on voulait par là intimider les Catholiques.

Au lendemain de cette condamnation, on intima à Richard l’ordre d’aller entendre un sermon dans l’église protestante ; sur son refus, on le traîna par les jambes sur la voie qui longeait l’église, mais il se mit les doigts dans les oreilles pour ne rien entendre.

Au moment de l’exécution, on lui proposa encore de le laisser vivre, s’il voulait jurer fidélité au roi, mais comme le texte comportait des expressions contraires à la Foi catholique, il refusa. On l’exécuta immédiatement.

Richard Herst mourut en martyr à Lancaster, le 29 août 1628.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

 

 

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