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9 février 2020 7 09 /02 /février /2020 11:23

Chŏng Hwa-gyŏng Andreas

(Jeong Hwa-gyeong Andeurea)

1807-1840

 

Andreas était né en 1807 à Chŏngsan (Ch’ungch’ŏng, Corée S), dans une riche famille catholique.

Pour mieux pratiquer sa religion, il vint s’installer à Seoul et accorda son aide à l’Eglise autant qu’il le put.

Mais Andreas avait une petite faiblesse : ingénu, il se laissait tromper très facilement. Ainsi, une première fois, un traître lui annonça que le gouvernement de Seoul était passé au Catholicisme et accueillait volontiers les missionnaires français. Andreas alors, d’amener à l’évêque, Mgr Imbert, toute une troupe d’hommes, qui n’eurent plus qu’à capturer le prélat.

Une autre fois, la police vint dire à Andreas que bientôt les Catholiques pourraient pratiquer librement leur religion, et Andreas de communiquer la «nouvelle» tellement ouvertement, que la police put encore arrêter d’autres Catholiques.

Enfin mis sur ses gardes, Andreas refusa énergiquement de donner les coordonnées des autres missionnaires (les pères Mauban et Chastan (cf. 21 septembre) ; au contraire, il vint trouver les prêtres en cachette pour leur suggérer de fuir.

Auparavant, il se confessa, puis alla se rendre aux autorités.

Arrêté cette fois-ci, il fut invité à renier sa foi : Andreas était ingénu, mais fermement croyant, et ne céda pas, même torturé, battu, poignardé. Il reçut plus de cent fois la bastonnade (le texte n’est pas clair : peut-être reçut-il plutôt cent coups de bastonnade, ce qui est déjà énorme ; au bout d’une trentaine de coups, les chairs volaient déjà en éclats).

Andreas fut étranglé à Seoul, le 23 janvier 1840, à trente-trois ans.

Il fut béatifié en 1925 et, avec ses cent-deux Compagnons coréens, canonisé en 1984.

Leur fête liturgique est au 21 septembre.

 
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6 février 2020 4 06 /02 /février /2020 12:35

 

Martyrs Japonais

1603-1639

 

L’arrestation des pères Pedro de Zúñiga et Ludovic Frarijn (martyrisés le 19 août 1622) avait mis en fureur l’empereur du Japon, obligé de constater que malgré la persécution les chrétiens étaient encore nombreux. Le gouverneur de Nagasaki, Gonrocou, accusé de négligence, craignait fort d’être disgracié. C’était un païen sans fanatisme, qui aurait volontiers entretenu avec les missionnaires des rapports amicaux s’il avait pu le faire sans dommage. Mais puisque l’empereur voulait du sang et qu’il fallait éviter de se prêter aux critiques de rivaux malveillants, il ne recula pas devant les mesures extrêmes. Pour montrer son énergie et terroriser les chrétiens, il ordonna d’exécuter tous les prêtres et fidèles arrêtés sur le territoire de Nagasaki. Les uns étaient détenus dans les prisons de cette ville, d’autres en liberté sous caution habitaient chez des amis, d’autres enfin subissaient une longue et dure captivité à Ōmoura. Aucune exécution de chrétiens au Japon ne compta plus de victimes, ce qui valut à la seule journée du 10 septembre 1622 le nom de Grand Martyre.

Dès 1618, dans la nuit du 13 décembre, des perquisitions eurent lieu dans plusieurs maisons suspectes, signalées par des traîtres. Chez le Portugais Domingos Jorge, on trouva deux jésuites, le père Carlo Spinola et le frère Ambrosio Fernandes, avec deux serviteurs ; et chez le Coréen Cosmas Takeya Sozaburō, deux dominicains, les pères Angelo Orsucci et Juan de Saint-Dominique, avec un catéchiste japonais, Thomas. Ils furent tous arrêtés et conduits à Gonrocou qui les interrogea brièvement et leur rappela les lois en vigueur ; il aurait bien voulu renvoyer les serviteurs japonais, mais ils affirmèrent avec tant d’insistance qu’ils connaissaient la qualité de religieux de leurs maîtres qu’il ordonna de les conduire à la prison d’Ōmoura avec les missionnaires. Domingos Jorge, Cosmas Takeya Sozaburō et ses voisins, saisis comme complices, furent gardés à Nagasaki.

Le 14 mai 1619, un traître indiqua la cachette du père Alonso De Mena Navarrete à Nagasaki et, le lendemain, un jeune homme mis à la torture révéla celle du père Francisco Moráles Sedeño dans la même ville. Ils furent arrêtés avec les chrétiens qui leur donnaient asile et envoyés à Ōmoura.

La détention à Ōmoura était très pénible. La prison, close de bambous espacés de deux doigts, ressemblait à une cage et, comme elle était placée en haut d’une colline, le vent, la neige, la pluie ou le soleil y entraient de toutes parts. Elle était si petite que, lorsque les prisonniers furent nombreux, ils ne pouvaient trouver la place de s’étendre la nuit. On leur distribuait un peu de riz, d’herbes amères et d’anchois salés, juste assez pour qu’ils ne mourussent pas de faim ; Gonrocou fut pris de pitié pour ces malheureux et leur attribua un peu d’argent qui fut détourné par l’intendant. Mais par bonheur les prêtres ne manquèrent jamais ni d’hosties, ni de vin, ni de cierges, ni des objets nécessaires pour célébrer la messe.

A la fin d’octobre 1620, un renégat révéla la cachette de deux franciscains espagnols, le père Pedro de Ávila et le frère Vicente Ramírez de Saint-Joseph, au village d’Ocozzou (Nagasaki). Avant de se laisser emmener, ils offrirent du vin de Castille aux policiers qui les conduisirent à Ōmoura.

Quatre catéchistes japonais, exilés aux Philippines en 1614 et rentrés en 1617, furent arrêtés vers la fin de cette année 1620 et enfermés eux aussi à Ōmoura. Ils avaient bien cru être condamnés plus tôt, car ils avaient proclamé leur qualité de chrétiens et leur volonté de continuer à prêcher. Avec quelques autres Japonais, ils mirent leur captivité à profit en demandant au père Spinola de les recevoir dans la Compagnie de Jésus ; avec l’autorisation du provincial, ils commencèrent leur noviciat qu’ils achevèrent par le martyre.

Il y eut encore d’autres arrestations, avant le 28 août 1621, où un nouveau décret aggrava la persécution, selon lequel tout hôte de religieux devait être brûlé vif et ses voisins mis à mort, mais qui ne fut pas appliqué à la lettre immédiatement. Certains de ces «voisins» furent «seulement» condamnés à couper du bois dans la forêt.

La terrible captivité à Ōmoura se prolongeait. Le 25 novembre 1621, le père Spinola et quelques autres furent amenés à Nagasaki pour une confrontation avec les pères Frarijn et de Zúñiga. La conclusion de cette affaire provoqua un sursaut de fureur antichrétienne dont furent victimes les prisonniers d’Ōmoura. Huit d’entre eux, pris dans cette ville, y furent gardés et devaient être exécutés le 12 septembre 1622, tandis que ceux qui avaient été pris à Nagasaki furent emmenés le 9, d’abord en bateau, puis à cheval, par quatre cents soldats. On fit halte pendant la nuit et le lendemain, sans passer par la ville, on les conduisit directement à la Sainte colline, lieu où avaient été crucifiés les martyrs du 5 février 1597 (Paul Miki et ses Compagnons, fêtés le 6 février).

Ils se confessèrent et haranguèrent l’immense foule venue assister à leur supplice, en attendant l’arrivée de leurs compagnons détenus à Nagasaki. C’étaient trente-trois Japonais, arrêtés pour avoir logé des prêtres ou pour complicité : épouses, enfants, voisins. Une audience solennelle n’eut d’autre résultat pratique que la vérification de leur identité : ils étaient tous chrétiens et le déclaraient hautement. Les juges cependant firent une distinction en condamnant au feu les religieux, les catéchistes et quelques laïques considérés comme plus coupables, les autres à la décapitation.

Les martyrs qui devaient subir la peine du feu furent attachés aux colonnes par des liens fragiles, avec l’espoir que l’excès de la douleur les ferait fuir. Le foyer avait été placé à quelque distance pour allonger leur supplice.

Quand les condamnés au feu eurent été attachés, ceux qui devaient être décapités furent introduits et exécutés aussitôt ; leurs têtes furent placées sur une table en face du bûcher. Ils étaient trente, entre catéchistes, veuves, épouses, jeunes et enfants, dont le plus petit avait deux ans, condamnés comme complices et solidaires de leurs voisins.

Le supplice du feu dura longtemps ; le père Spinola succomba le premier au bout d’une heure, mais le dernier, le père Pedro (Jacinto) Orfanell Prades, le plus robuste de tous, ne mourut qu’à minuit.

On remarquera que deux des «complices» ne furent pas béatifiés : Jacobus Chimba et Dominicus Tamba ; on raconte que le père Spinola les avait avertis dans la prison qu’ils seraient punis de Dieu pour avoir refusé d’obéir. Effrayés par le feu et ne pouvant supporter de telles douleurs, ils coururent demander aux juges la faveur d’être décapités ; Paulus Nagaïshi les suivit pour les encourager, mais il ne put les rejoindre et traversa le brasier une seconde fois pour revenir à sa colonne. Les bourreaux refusèrent de se prêter à la demande des deux pauvres catéchistes, les jetèrent dans les flammes et les y maintinrent avec des crocs. Cette horreur du feu ne peut nullement être assimilée à une apostasie.

Pendant trois jours les chrétiens vinrent vénérer les corps des martyrs puis, sur l’ordre du gouverneur, les corps, les images, les objets saisis chez les chrétiens furent brûlés et les cendres jetées à la mer.

 

Avant le Grand Martyre du 10 septembre 1622, il y eut donc déjà des exécutions entre 1603 et 1622, dont on a retenu cent vingt-neuf Martyrs, actuellement béatifiés.

 

Après le Grand Martyre, il y eut d’autres exécutions ; les martyrs béatifiés furent deux-cent douze.

 

Voici la liste purement nominale de ces trois-cent quarante-et-un Martyrs, qui furent béatifiés partie en 1867, partie en 2008, et commémorés au Martyrologe à leurs dies natalis respectifs. Il y aura progressivement une petite notice sur chacun d’eux. Ils sont ici rangés d’après la date de leur martyre, puis par ordre alphabétique.

Dans ces prochaines notices, on trouvera les parentés entre Martyrs de même nom de famille ; il s’agit en général de familles entières, parents et enfants, parfois très jeunes. 

1603

8 décembre à Kumamoto :

Ioannes Minami Gorōzaemon

9 décembre à Yatsushiro (Kumamoto) :

Agnès Takeda

Ioanna Takeda

Ludovicus Minami

Magdalena Minami

Simon Takeda Gohyōe

1605

16 août à Hagi (Yamaguchi) :

Melchior Kumagai Motonao

19 août à Yamaguchi :

Damianus

26 août à Yatsushiro (Kumamoto) :

Ioachim Watanabe Jirōzaemon

17 novembre à Sendai (Kagoshima) :

Leo Saisho Shichiemon

1609

11 janvier à Yatsushiro (Kumamoto) :

Ioannes Hattori Jingorō

Michaël Mitsuishi Hikoemon

Petrus Hattori

Thomas Mitsuishi

14 novembre à Ikitsuki :

Gaspar Nishi Genka

Ioannes Nishi Mataishi

Ursula Nishi

1613

7 octobre à Arima (Hyōgo) :

Didacus Hayashida

Hadrianus Takahashi Mondo

Ioanna Takahashi

Leo Hayashida Sukeemon

Leo Takedomi Kant’emon

Magdalena Hayashida

Martha Hayashida

Paulus Takedomi Dan’emon

1614

5 juin à Shiki (Amakusa, Nagasaki) :

Adam Arakawa

1617

22 mai à Kōri (Ōmura, Nagasaki) :

João Baptista Machado de Távora

Pedro de l’Assomption

1er juin à Koguchi (Ōmura, Nagasaki) :

Alfonso Navarrete Benito

Hernando (ou Fernando) Ayala (de Saint-Joseph)

1er juin à Ōmura (Nagasaki) :

Leo Tanaka

1er octobre à Nagasaki :

Andreas Yoschida

Gaspar Ueda Hikojirō

1618

16 août à Kyoto :

Juan Santamarta

19 mars à Suzuta (Ōmura, Nagasaki) :

Juan Martínez Cid (de Saint-Dominique)

1619

6 octobre à Kyōto :

Agatha

Anna Kajiya

Antonius Dōmi

Benedictus

Catharina Hashimoto

Cosmas

Didacus Tsūzu

Emmanuel Kosaburō

Franciscus Shizaburo

Franciscus

Franciscus Hashimoto

Gabriel

Hieronimus Sōroku

Ioachim Ogawa

Ioannes Hashimoto Tahyōe

Ioannes Kyūsaku

Ioannes Sakurai

Leo Kyūsuke

Linus Rihyōe

Lucia

Lucia

Lucia

Ludovica Hashimoto

Ludovicus Matagorō

Magdalena

Magdalena

Mancius Kyūjirō

Maria

Maria

Maria

Maria

Maria

Maria Chūjō

Martha

Martha

Martha

Mencia

Monica

Monica

Monica

Petrus Hashimoto

Regina

Rufina

Sixtus

Thecla Hashimoto

Thomas Hashimoto

Thomas Ikegami

Thomas Kajiya Yoemon

Thomas Kian

Thomas Koshima Shinshirō

Thomas Tōemon

Ursula Sakurai

14 octobre à Kokura (Fukuoka) :

Didacus Kagayama Haito

15 octobre à Hiji (Ōita) :

Balthasar Kagayama Hanzaemon

Iacobus

18 novembre à Nishizaka (Nagasaki) :

Andreas Murayama Tokuan

Cosmas Takeya Sozaburō

Domingos Jorge

Ioannes Yoschida Shōun

Leonardus Kimura

27 novembre à Nagasaki :

Alexius Nakamura

Antonius Kimura

Bartholomæus Seki

Ioannes Iwanaga

Ioannes Motoyama

Leo Nakanishi

Matthias Kozasa

Matthias Nakano

Michaël Takeshita

Romanus Motoyama Myotarō (Matsuoka ou Miōta)

Thomas Koteda Kyūmi

1620

7 janvier à Suzuta (Ōmura, Nagasaki) :

Ambrosio Fernandes

27 mai à Nagasaki :

Matthias de Kazusagoko

17-18 août à Kokura (Fukuoka) :

Iacobus Bunzō

Magdalena

Maria

Simon Kiyota Bokusai

Thomas Gengorō

1622

10 août à Ikinoshima (Nagasaki) :

Augustinus Ōta

19 août à Nagasaki :

Antonius Yamada

Bartholomæus Mohyōe

Iacobus Matsuo Denji

Ioachim Díaz Hirayama

Ioannes Yagō

Ioannes Miyazaki Soemon

Ioannes Nagata Matashichi

Laurentius Ikegami Rokusuke

Leo Sukeemon

Ludovic Frarijn (alias Luis Flores)

Marcus Takenoschita Shin’emon

Michaël Díaz Hori

Paulus Sankichi

Pedro de Zúñiga

Thomas Koyanagi

10 septembre à Nishizaka (Nagasaki) : «Le Grand Martyre»

Agnes Takeya

Alexius Sanbashi Saburō

Alonso De Mena Navarrete

Antonius Hamanomachi, dit «Le Coréen»

Antonius Kyūni

Antonius Ono

Antonius Sanga

Apollonia

Bartholomæus Kawano Shichiemon

Carlo Spinola

Catharina

Clara

Clemens Ono

Damianus Tanda Yaichi

Dominica Ogata

Dominicus Nakano

Dominicus Yamada

Francisco Morales Sedeño

Gundisalvus Fusai Chōzō

Ignatius Jorge-Fernandes

Ioannes Chūgoku

Ioannes Hamanomachi

Ioannes Nagata Magoschichirō (Dominicus du Rosaire)

Isabel Fernandes

José Negro Maroto (de Saint-Hyacinthe Salvanés)

Lambert Trouvez (Richard de Sainte-Anne)

Leo Satsuma

Lucia de Freitas

Ludovicus Kawara Rokuemon

Magdalena

Maria

Maria de Kumamoto

Maria Murayama

Maria Yoshida

Marina (Maria) Tanaura

Michaël Satō Shunpō

Michaël Tanda

Michele Orsucci (Angelo de Saint-Vincent-Ferrer)

Paulus Nagaishi

Paulus Tanaka

Pedro d’Ávila

Pedro Orfanell Prades (Jacinto)

Petrus Hamanomachi

Petrus Nagaischi

Petrus Sanpō

Rufus Ishimoto

Sebastianus Kimura

Thecla

Thomas Akahoshi

Thomas du Rosaire

Thomas Shichirō

Vicente Ramírez de Saint-Joseph

11 septembre à Nishizaka (Nagasaki) :

Franciscus Takeya

Gaspar Koteda

Petrus Kawano

12 septembre à Ōmura (Nagasaki) :

Apolinar Franco García

Dominicus Magoschichi

Franciscus de Saint-Bonaventure

Mancius Shibata (de Saint-Thomas)

Paulus (ou Petrus ?) de Sainte Claire

Tomás de Zumárraga Lazcano (du Saint-Esprit)

15 septembre à Tabira (Nagasaki) :

Camillo Costanzo

2 octobre à Nagasaki :

Andreas Yakichi

Franciscus Yakichi

Lucia

Ludovicus Yakichi

1er novembre à Shimabara (Nagasaki) :

Clemens Kyūemon

Dionisius Fujishima Jubyōe

Petrus Onizuka Sadayū

Pietro Paolo Navarro

 

1623

4 décembre à Tokyo :

Francisco Gálvez Iranzo

Girolamo de Angelis

Ioannes Hara Mondo

Simon Enpō

1624

16 février à Hiroshima :

Franciscus Tōyama Jintarō

17 février à Hiroshima :

Matthias Shōbara Ichizaemon

22 février à Sendai (Miyagi) :

Diogo Carvalho

8 mars à Hiroshima :

Ioachim Kurōemon

25 août à Ōmura (Nagasaki) :

Ludovicus Sasada

Ludovicus Baba

Luis Cabrera Sotelo

Miguel Carvalho

Pedro Vázquez (de Sainte-Catherine)

15 novembre à Nagasaki :

Caius

1626

20 juin à Nagasaki :

Baltasar de Torrés Arias

Francisco Pacheco

Gaspar Sadamatsu

Giovanni Battista Zola

Ioannes Kisaku

Michaël Tōzō

Paulus Shinsuke

Petrus Rinsei

Vincentius Kaŭn

8 juillet à Shimabara :

Mancius Araki Kyūzaburō

12 juillet à Nagasaki :

Catharina

Ioannes Onizuka Naizen

Ioannes Tanaka

Ludovicus Onizuka

Matthias Araki Hyōzaemon

Monica

Petrus Araki Chobyōe

Susanna

1627

21 février à Shimabara :

Antonius Uchibori

Balthasar Uchibori

Ignatius Uchibori

28 février à Unzen (Nagasaki) :

Alexius Sugi Shōhachi

Damianus Ichiyata

Dionisius Saeki Zenka

Gaspar Kizaemon

Gaspar Nagai Sōhan

Ioannes Araki Kanshichi

Ioannes Heisaku

Ioannes Kisaki Kyūhachi

Leo Nakajima Sōkan

Ludovicus Saeki Kizō

Ludovicus Shinzaburō

Maria Mine

Paulus Nakajima

Paulus Uchibori Sakuemon

Thomas Kondō Hyōemon

Thomas Uzumi Shingoro

17 mai à Unzen (Nagasaki) :

Bartholomeus Baba Han’emon

Ioannes Matsutake Chōzaburō

Ioachim Mine Sukedayū

Ludovicus Furue Sukeemon

Ludovicus Hayashida Sōka

Magdalena Hayashida

Maria

Paulus Hayashida Mohyōe

Paulus Nishida Kyūhachi

Paulus Onizuka Magoemon

29 juillet à Ōmura :

Luis Exarch (Luis Bertrán)

Mancius de la Croix

Petrus de Sainte-Marie

1er août à Nagasaki :

Martinus Gómez Tōzaemon

16 août à Nagasaki :

Antonius de Saint-François

Bartolomé Díaz Laurel

Caius Akashi Jiemon

Francisca (Pinzokere)

Francisco de Sainte-Marie

Franciscus Kuhyōe

Leo (Franciscus) Kurōbyōe Nakamura

Lucas Tsuji Kyūemon

Ludovicus Matsuo Soyemon

Magdalena Kiyota

Maria

Michaël Koga Kizayemon

Thomas Satō Shin’emon (Ou Jinyemon)

Tsuji Shōbyōe (Gaspar Vaz)

7 septembre à Nagasaki :

Ioannes Maki Jizaemon

Ludovicus Maki Soetsu

Thomas Tsūji

1628

8 septembre à Nagasaki :

Antonio de Saint-Bonaventure

Antonius de Saint-Dominique

Dominicus de Saint-François

Dominicus Nihachi

Dominicus Tomachi

Francisco Castellet Vinale (Domingo)

Franciscus Nihachi

Ioannes Imamura

Ioannes Tomachi

Laurentius Yamada

Leo Aibara

Lucia Ludovica

Ludovicus Nihachi

Matthæus Alvarez Anjin

Michaël Tomachi

Michaël Yamada Kasahashi

Paulus Aibara Sandayū

Paulus Tomachi

Romanus Aibara

Thomas de Saint-Hyacinthe

Thomas Tomachi

10 septembre à Nagasaki :

Iacobus Hayashida

16 septembre à Nishizaka (Nagasaki) :

Dominicus Shobyōye

Michaël Himonoya

Paulus Himonoya

25 décembre à Unzen (Nagasaki) :

Michaël Nakashima Saburōemon

 

1629

12 janvier à Okusanbara (Yonezawa, Yamagata) :

Alexius Satō Seisuke

Andreas Yamamoto Shichiemon

Anna

Antonius Anazawa Han’emon

Antonius Banzai Orusu

Aurea Banzai

Dominica Amagasu

Elisabeth Satō

Ignatius Iida Soemon

Ioachim Saburōbyōe

Ioannes Arie Kiemon

Ioannes Banzai Kazue

Ioannes Gorōbyōe

Iulia Yoshino

Iusta Amagasu

Lucia Kurogane

Lucia Ōbasama

Lucia Satō

Ludovicus Amagasu Iemon

Ludovicus Jin’emon

Magdalena (ép. Shichizaemon et deux filles)

Mancius Yoshino Han’emon

Maria Itō

Marina Itō Chōbo

Martha

Matthias Itō Hikosuke

Michaël Amagasu Tayemon

N. Shichizaemon ?

Paulus

Paulus Anazawa Juzaburō

Paulus Nishihori Shikibu

Paulus Sanjūrō

Paulus Satō Matagorō

Petrus Arie Jinzō

Petrus Itō Yahyōe

Rufina Banzai

Simon Takahashi Seizaemon

Thecla Kurogane

Thecla Takahashi

Timotheus Ōbasama Jirōbyōe

Vincentius Kurogane Ichibiyōe

12 janvier à Nukayama (Yonezawa, Yamagata) :

Crescentia Anazawa

Lucia Iida

Magdalena Arie

Maria Yamamoto

Michaël Anazawa Osamu

Romanus Anazawa Matsujiro

Ursula Yamamoto

12 janvier à Hanazawa (Yonezawa, Yamagata) :

Alexis Choemon

Candidus «Bōzu»

Ignatius (mais à Okusanbara)

1630

28 octobre à Ōmura (Nagasaki) :

Ioannes Mukunō Chōzaburō

Laurentius Kaida Hachizō

Mancius Yukimoto Ichizaemon

Michaël Ichinose Sukezaemon

Petrus Sawaguchi Kuhyōe

Thomas Terai Kahyōe

1632

3 septembre à Nishizaka (Nagasaki) :

Antonius Ishida Kyūtaku

Bartolomé Gutiérrez Rodríguez

Francisco Terrero de Ortega Pérez (de Jésus)

Gabriel Tarazona Rodríguez (de Sainte-Madeleine)

Hieronymus Iyo (de la Croix)

Vicente Simões de Carvalho (de Saint-Antoine)

1633

28 juillet à Nishizaka (Nagasaki) :

Michaël Kusuriya

31 juillet à Nishizaka (Nagasaki) :

Nicolaus Fukunaga Keian

21 octobre à Nishizaka (Nagasaki) :

Iulianus Nakaura

1636

30 janvier à Kumamoto :

Ogasawara Yosaburō Gen’ya

Ogasawara Miya Luisa

Ogasawara Genpachi

Ogasawara Mari

Ogasawara Kuri

Ogasawara Sasaemon

Ogasawara Sayuemon

Ogasawara Shiro

Ogasawara Goro

Ogasawara Tsuchi

Ogasawara Gonnosuke

4 Domestiques (chez Ogasawara)

25 février à Ōsaka :

Didacus Yūki Ryōsetsu

1637

6 novembre à Nishizaka (Nagasaki) :

Thomas Ochia (Kintsuba) Jihyōe

 

1639

4 juillet à Tokyo :

Petrus Kibe Kasui

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5 février 2020 3 05 /02 /février /2020 18:22

Ananias, Azarias, Misaël

6e siècle avant Jésus-Christ

 

Comme on peut le lire dans le livre du prophète Daniel (Dn 1-3), Nabuchodonosor ordonna la déportation des Juifs à Babylone vers 600 avant Jésus-Christ. Parmi eux se trouvaient trois compagnons de Daniel : Ananias, Azarias et Misaël.

Le roi babylonien voulut former de jeunes gens dans la science et les langues, et nos quatre héros furent les élus.

Ils reçurent respectivement les noms de Baltassar, Shadrac, Meshac et Abed Nego.

Ils commencèrent par conserver leur régime végétarien, sans manger ce qui venait de la table du roi, et on leur vit une meilleure mine que les autres.

David fut ensuite appelé à interpréter un songe du roi : après avoir prié, il le lui expliqua,  ce qui lui valut d’être très considéré à la cour, ainsi que ses amis.

Puis Nabuchodonosor voulut faire adorer une grande statue païenne : les trois jeunes gens s’y refusèrent obstinément et, dénoncés, furent condamnés à brûler dans une fosse ardente : tandis que les hommes qui y menaient les trois condamnés, furent brûlés à mort par les flammes, les trois jeunes gens ne reçurent aucun mal, même pas l’odeur de feu, car un ange vint rafraîchir la fosse.

C’est dans cette fosse qu’Azarias, alias Abed Nego, chanta un long psaume de pénitence, implorant la miséricorde de Dieu sur les péchés de son peuple. Puis, rafraîchis par la présence de l’ange, ils chantèrent ce cantique de bénédiction au Seigneur, repris au bréviaire pendant les Laudes du dimanche et des fêtes.

Ces deux cantiques se trouvent seulement dans la version grecque de la Bible, dite «des Septante». Le livre de Daniel poursuit ensuite l’action prophétique de Daniel, sans plus nommer ses trois amis, Ananias, Azarias et Misaël.

Les Trois jeunes gens avaient été inscrits au Martyrologe romain le 16 décembre, mais n’y ont pas été maintenus dans la dernière édition. Ils sont aussi invoqués dans la Recommandation de l’âme, pour avoir été libérés du feu, et on leur recommande de libérer l’âme du défunt des «flammes» éternelles.

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5 février 2020 3 05 /02 /février /2020 17:36

Agatha de Palerme

† 251

 

On sera frappé de la parfaite conformité des lignes suivantes avec ce qu’on dit habituellement sur sainte Agathe.

Ces lignes proviennent des Visions d’Anna Katharina Emmerick, une illustre stigmatisée allemande, qui était parfaitement illettrée (v. 9 février).

Je vis qu’Agathe avait été martyrisée dans une autre ville, à Catane. Ses parents habitaient Palerme, sa mère était chrétienne en secret. Son père était païen. Je vis que sa mère l’avait, dès son enfance, instruite secrètement dans la religion chrétienne. Elle avait deux suivantes. Dès ses premières années, elle avait des rapports familiers avec Jésus. Je la vis souvent assise dans le jardin, ayant auprès d’elle un bel enfant resplendissant de lumière qui lui parlait souvent et jouait avec elle…

Je crois qu’elle le voyait aussi, car je la vis faire divers arrangements qui supposaient sa présence. Je l’ai vue grandir merveilleusement en pureté et en force intérieure… Je vis aussi avec quelle fidélité extraordinaire elle coopérait à la grâce, comment elle ne cessait de repousser ou de punir sur elle-même la moindre tache, la moindre imperfection. Quand elle voulait se coucher le soir, son ange gardien se tenait souvent sous une forme visible près d’elle et lui rappelait quelque chose qu’elle avait oublié : alors elle se hâtait de le faire…

Je l’ai vue souvent, dans son enfance, se glisser furtivement loin de sa mère avec des aumônes et des aliments… Je la vis souvent se pincer et se frapper pour des désirs et pour les moindres fautes…

Je vis que, vers sa huitième année, elle fut conduite à Catane dans une voiture avec plusieurs autres jeunes filles. Cela se faisait par l’ordre de son père qui voulait qu’elle fût élevée dans toute la liberté d’une éducation païenne…

Elle avait des cheveux foncés, de grands yeux noirs, un beau nez, une figure ronde, quelque chose de très doux et de très ferme en même temps et une physionomie où se manifestait une force d’âme extraordinaire. Je vis sa mère mourir de chagrin loin d’elle.

On la mena chez une femme à l’air hardi qui avait cinq filles… La femme et ses cinq filles se donnaient toute la peine imaginable pour former Agathe à la vertu entendue à leur manière, mais elle restait indifférente à tout cela.

Je vis dans la maison de cette femme, Agathe combattre ses penchants naturels avec une constance et un courage remarquables et lutter contre toutes les séductions. Quintianus, qui plus tard la fit martyriser, y venait souvent. Il était marié, mais il ne pouvait pas souffrir sa femme. C’était un homme désagréable, d’un caractère bas et orgueilleux : il rôdait dans la ville, espionnant tout ce qui se faisait et il vexait et tourmentait tout le monde.

Je le vis chez cette femme : il regardait souvent Agathe comme on regarde un bel enfant : il ne se permettait rien d’inconvenant avec elle…

Plus tard, je vis (Agathe) de nouveau dans sa ville natale : son père ne vivait plus. Elle avait environ treize ans.  Elle confessait publiquement la foi chrétienne et avait près d’elle des gens de bien. Je la vis enlevée de sa maison par des personnes que Quintianus avait envoyées de Catane ; je vis comment, en sortant de la ville, elle s’aperçut que tous ses amis l’abandonnaient et retournaient à la ville. Elle pria Dieu de faire paraître un signe de cette ingratitude, et un olivier stérile sortit de terre à cet endroit.

Je vis ensuite Agathe jetée en prison, interrogée et frappée. On lui coupa les mamelles : un homme la tenait pendant qu’un autre lui enlevait le sein avec un instrument qui ressemblait à une tête de pavot. Il s’étendait sur trois tiges, formant comme une bouche et détachait comme d’une morsure la mamelle qui le remplissait tout entier. Les bourreaux eurent encore la cruauté révoltante de lui mettre sous les yeux avec des moqueries ses mamelles coupées ; puis ils les jetèrent à ses pieds comme sur une planche.

Pendant son supplice, Agathe dit à Quintianus : «Peux-tu, sans frémir d’horreur, arracher à une femme cette partie du corps qui, chez ta mère, t’a nourri autrefois ?»

Elle était pleine de fermeté et de calme et dit : «Mon âme a de plus nobles mamelles, que tu ne peux pas m’enlever.» La blessure était parfaitement ronde ; il n’y avait pas de déchirure , le sang jaillissait en plusieurs petits jets.

J’ai vu souvent ce même instrument employé pour les supplices des martyrs : on enlevait ainsi du corps des saints des morceaux de chair tout entiers.

Je vis ensuite Agathe dans la prison, où un saint vieillard lui apparut et lui dit qu’il guérirait ses blessures… Je vis le vieillard sourire et dire : «Je suis (le) serviteur (de Jésus), Pierre : vois ! ton sein est déjà guéri», puis il disparut. Elle avait ses deux seins parfaitement remis.

Je vis Agathe conduite de nouveau au martyre. Dans un caveau étaient des âtres sous lesquels on avait allumé du feu : ils étaient profonds comme des coffres et garnis à l’intérieur de toutes sortes d’objets pointus et anguleux. Lorsque Agathe eut été jetée dans une de ces caisses, la terre trembla, un mur s’écroula et écrasa les deux amis de Quintianus. Il y eut un soulèvement dans le peuple, si bien que Quintianus s’enfuit. La vierge fut ramenée en prison, où elle mourut.

Je vis Quintianus se noyer misérablement dans une rivière, comme il était en route pour aller confisquer les biens de sainte Agathe. J’ai vu comment, plus tard, une montagne ayant vomi des flammes, le peuple s’enfuit devant le fleuve de feu qui en coulait auprès du tombeau d’Agathe, dont il opposa le couvercle au feu qui s’éteignit.

Les dernières expressions font évidemment allusion à une éruption du volcan proche de Catane, l’Etna, qui se produisit le 5 février 252.

Sainte Agathe est justement commémorée et fêtée le 5 février.

Son nom est aussi mentionné dans la prière du Nobis quoque, peccatoribus du Canon romain de la Messe.

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7 septembre 2019 6 07 /09 /septembre /2019 23:00

José Castaño Galera
1870-1936

Né le 8 novembre 1870 à Bédar (Almería) et baptisé le lendemain, José était le fils d’un mineur, chef de chantier. 

Intelligent, il aurait pu faire l’Ecole Normale ou suivre la carrière de son père, mais il entendit l’appel de Dieu et entra au séminaire d’Almería.

Ordonné prêtre en 1896, il exerça son apostolat à Turre, Antas, Tabernas, Carboneras, Sierra Alhamilla (1925-1935), enfin Bédar, son pays d’origine.

Il vivait si pauvrement qu’il allait ramasser les olives tombées à terre au moment de la récolte et en faisait de l’huile pour la lampe du sanctuaire et pour sa cuisine.

Au moment du soulèvement révolutionnaire de l’été 1936, il refusa d’abandonner le sacerdoce et mit le Saint-Sacrement en sûreté. Arrêté parce qu’il était prêtre, il fut envoyé au camp de travaux forcés. Le 8 septembre, il fit une chute, éreinté ; on le releva en le menaçant, mais il retomba en suppliant : Ho, tuez-moi, je n’en peux plus ; et je vous pardonne. 

C’était le 8 septembre 1936, fête de la nativité de Marie, à Higuera Ureña (Bédar).

Béatifié en 2017, José Castaño Galera sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 8 septembre.

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1 septembre 2019 7 01 /09 /septembre /2019 01:52

SEPTEMBRE

 

01 SEPTEMBRE

 

-XIII.

S Josué : il paracheva l'œuvre de Moïse et conquit la Terre Sainte (Jos). 

II.

S Terentianus, premier évêque à Todi.

III.

SS Sixtus et Sinicius, premiers évêques à Reims. 

S Firmin, évêque à Amiens.

?

S Priscus, martyr (et peut-être évêque) à Capoue.

IV.

Ste Verena, chrétienne d'Egypte, vierge vénérée à Zurzach, ermite et thaumaturge.

S Vincentius, premier évêque à Dax, martyr.

V.

S Victorius, évêque au Mans pendant quarante ans, thaumaturge.

VI.

S Constantius, évêque à Aquino.

VII.

S Gilles, grec, thaumaturge, abbé près de Marseille, un des quatorze Saints Auxiliaires, invoqué contre la stérilité des femmes, les frayeurs nocturnes, la folie et le cancer ; patron des estropiés et des éperonniers. 

S Loup, évêque à Sens, neveu de deux évêques (Orléans et Auxerre), et qu'on accusa calomnieusement de fornication avec la fille de son prédécesseur ; un jour, pendant la messe, une pierre précieuse tomba dans son calice ; il est invoqué contre l'épilepsie.

S Nivard, évêque à Reims, fondateur du monastère de Hautvillers, centre d'une florissante école de miniatures et surtout connu par l'un de ses cellériers, Dom Pérignon qui, au XVIIIe s., mit au point la manière d'obtenir le champagne.

S Lythan, en pays de Galles.

SS Rénobert, évêque à Bayeux, et Zénon, archidiacre.

IX.

B Gondulphe, évêque à Metz.

XI.

SS Arcane et Egide, ermites à Borgo San Sepolcro.

XIII.

Bse Giuliana de Collalto, abbesse bénédictine à Venise, amie de la bse Beatrice d'Este.

XIV.

Bse Giovanna Soderini, vierge florentine disciple de ste Giuliana Falconieri, tertiaire des Servites de Marie, aux mortifications extraordinaires.

XIX.    

Bx Yi Jeong-sik Ioannes et Yang Jae-hyeon Martinus, laïcs coréens martyrs, par décapitation, béatifiés en 2014. 

XX.  

 

Bx Martyrs espagnols de 1936-1937 :

- béatifiés en 1992 :

Hospitaliers : près de Madrid, le prêtre Joaquín Ruiz Cascales (Proceso, *1887) ; les onze profès Guillermo Rubio Alonso (Dositeo,), José Franco Gómez (Canuto), Mariano Niño Pérez (Cesáreo), Nicolás Aramendía García (Eutimio), Isidro Gil Arano (Carmelo), Alejandro Cobos Celada (Benjamín), Simó Isidre Joaquím Brun Arará (Cosme), Miquel Roca Huguet (Cristí), Crescencio Lasheras Aizcorbe (Rufino), Enrique López y López (Cecilio), Antonio Villanueva Igual (Faustino) (*1869, 1871, 1878, 1878, 1879, 1887, 1894, 1899, 1900, 1901, 1913) ;

- béatifiés en 2001 :

Diocésains : près de Valencia, Alfonso Sebastiá Viñals (*1910) ;

Mineurs conventuels : près de Barcelone, le prêtre Cándido Rivera y Rivera (Pedro, *1912) (mais le 6 septembre selon certains).

- béatifié en 2010 :

Diocésains : près de Barcelone, Josep Samsó Elias (*1887) ;

- béatifiés en 2013 :

Ouvriers du Sacré-Cœur : à Tortosa, José Prats Sanjuán (*1874) ;

Mercédaires : près de Teruel, les convers Antonio Lahoz Gan (*1858) et Pedro Esteban Hernandez (*1869).

Lasalliens : près de Cambrils, Joaquín Pallerola Feu (Leonci Joaquín) et Francesc Trullen Gilisbarts (Hug Bernabé) (*1892, 1895) ; près de Tortosa, Manuel Mateo Calvo (Claudio José), Maximiano Fierro Pérez (Ángel Amado) et Pío Ruiz de la Torre (Buenaventura Pío (*1902, 1905, 1909) ;

Hospitaliers : près de Madrid, Juan Ramón Morín Ramos (1913-1937) ;

- béatifiés en 2017 :

Diocésains : près d’Almería, Juan José Egea Rodríguez, Andrés Iniesta Egea, Pedro Meca Moreno, Antonio Lorca Muñoz et Agustín Navarro Iniesta (*1876, 1877, 1883, 1885, 1902) ; près de Grenade, José Peris Ramos et Francisco Manzano Cruz (*1869, 1881) ;

Clarétains : près de Valencia, le prêtre Tomás Galipienzo Perlada (*1897) et le profès Julian Villanueva Alza (*1869) ;

- béatifié en 2021 :

Diocésains : près de Cordoue, José de la Cruz García-Arévalo (*1873).

 

 

B Fran Mirakaj (1916-1946), laïque albanais martyr, fusillé un jour inconnu de septembre, béatifié en 2016.

 

Bse Isabel Cristina Mrad Campos (1962-1982), brésilienne, martyre de la chasteté, béatifiée en 2021.

 

Josué

XIIIe siècle avant Jésus-Christ

 

Le nom-même de Josué se présente comme une façon différente d’énoncer le nom de Jésus, qui signifie Dieu sauve. Le Fils de Dieu est venu nous apporter le salut divin, et Josué était déjà une préfiguration de cette libération, par sa lutte pour libérer les fils d’Israël des attaques des païens et pour introduire le peuple dans la vie nouvelle, symbolisée par la Terre Promise.

Josué vivait donc au XIIIe siècle avant Jésus-Christ. il s’appelle d’abord Osée, salut ; c’est quand il est choisi pour aller explorer le pays de Canaan, que Moïse lui donnera son nom définitif et prophétique : Dieu sauve !

Comme serviteur de Moïse, il apparaît déjà en quelques endroits des premiers Livres de l’Écriture Sainte.

Dans le livre de l’Exode, il combat victorieusement contre les Amalécites (Ex 17:9) ; il accompagne Moïse sur la Montagne (24:13) ; il ne quitte pas la Tente de la Réunion, où Dieu parlait à Moïse (33:11).

Dans le livre des Nombres, il fait partie des douze hommes envoyés pour reconnaître Canaan, la Terre promise (Nb 13:8, 16), puis avec Caleb il proteste contre la révolte des Israélites (14:6) ; il reçoit la bénédiction sacerdotale pour être associé à Moïse et guider le peuple d’Israël (27:18-23, où l’on voit que Josué reçoit cette mission par l’imposition des mains) ;

Dans le livre du Deutéronome, il prend peu à peu sa place de conducteur, pour succéder à Moïse dans la mission salvatrice (Dt 3:21, 28 ; 31:7-8,14,23). Au moment de la mort de Moïse, il est dit de Josué :

Josué, fils de Nûn, était rempli de l’esprit de sagesse, car Moïse lui avait imposé les mains. C’est à lui qu’obéirent les enfants d’Israël, exécutant l’ordre que Yahvé avait donné à Moïse (Dt 34:9).

Après les cinq Livres du Pentateuque, vient dans la Bible le Livre de Josué, bref, où nous lisons comment Josué fait entrer le peuple d’Israël dans la Terre Promise, comment ils passent le Jourdain à pied sec (comme la Mer Rouge quarante ans plus tôt), comment ils prennent la ville forte de Jéricho, comment ils battent les rois païens avant de partager le pays de Canaan en douze parties pour les douze tribus.

Un des plus notables épisodes de cette période est la bataille de Gabaôn, où la prière de Josué arrête un moment le cours du soleil pour donner le temps aux Israélites d’achever leur victoire sur l’ennemi (Jos 10:12-13).

Comme le font les Grecs, notre Martyrologe mentionne saint Josué au premier septembre :

Saint Josué, fils de Nun, serviteur du Seigneur, qui, après que Moïse lui eut imposé les mains, fut rempli de l’esprit de sagesse et, après la mort de Moïse, fit passer de façon miraculeuse le peuple d’Israël à travers le Jourdain et l’introduisit dans la terre promise.

 

 

Priscus de Capoue

1er siècle ?

 

Ce mystérieux personnage était, disait-on, originaire de Jérusalem, un des soixante-douze disciples du Seigneur (cf. Lc 10), noble père de famille qui accueillit le Christ et ses apôtres pour la Dernière Cène.

A Rome, où il rejoignit s.Pierre, il fut ordonné évêque de Capoue vers 44, et le serait resté jusqu’en 66.

Il serait mort assez âgé, frappé par les prêtres de Diane, jaloux, qui lui brisèrent les jambes à coups de bâtons et le percèrent de poignards.

On l’honorait ainsi comme le premier évêque et premier martyr de Capoue.

Actuellement, les spécialistes le font mourir au quatrième siècle environ, et lui ont retiré son caractère épiscopal.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Priscus de Capoue au 1er septembre.

 

 

Terentianus de Todi

† 138

 

La Gens Terentia romaine se serait installée en Tuscia (Italie C) au début du deuxième siècle, et notre Terentianus pouvait en faire partie.

Déjà âgé, il fut choisi pour être le premier évêque de Todi.

Il advint que le prêtre païen du temple de Zeus accusa Terentianus de magie, raison pour laquelle il fut arrêté et traduit en justice. Terentianus resta ferme dans sa foi : le proconsul Letianus lui fit couper la langue, mais devint lui-même muet et mourut peu après.

Le procès reprit, où fut accusé en même temps un néophyte baptisé par Terentianus. Ils furent tous les deux soumis à diverses tortures puis décapités.

L’année de ce martyre se situe vers 138, ou même un peu plus tôt, au point qu’on pourrait imaginer que Terentianus aurait connu l’apôtre Pierre, même si certains historiens opineraient volontiers plutôt pour le quatrième siècle.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Terentianus de Todi au 1er septembre.

 

 

Sixtus de Reims

† 280

 

Cet apôtre parcourait le nord-est de la Gaule en compagnie de Sinicius.

Sinicius fut installé évêque de Soissons, tandis que Sixtus devint le premier évêque de Reims, vers 260.

Vers 280, il mourut de mort naturelle et son successeur fut justement Sinicius.

On commémorait autrefois ensemble ces deux évêques.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Sixtus de Reims au 1er septembre.

 

 

Verena de Zurzach

3e-4e siècles

 

Les Grecs appellent cette vierge Pherina.

C’était la fille unique d’une noble famille de Thèbes (Egypte). L’évêque Chérémon lui enseigna les principes de la foi et la baptisa.

Vers 250, plusieurs parents de Verena furent enrôlés dans la Légion Thébéenne, qui devait être envoyée en Europe pour surveiller la route de la Ligurie à la Germanie.

Verena voulut accompagner ces proches, pour les soutenir, les encourager, les assister de ses soins, comme toute femme sait le faire. Elle les accompagna jusqu’en It alie septentrionale, et vécut à Milan chez un certain Maximus.

On verra au 22 septembre comment tous les soldats de cette Légion furent massacrés, sur leur refus de renier le Christ.

L’ayant appris, Verena voulut rejoindre les lieux de leur martyre, puis se retira dans une solitude près de Salodurum (auj. Soleure), menant une vie tout ascétique, accueillant les pauvres, les malades ; les lépreux avaient sa prédilection : elle les guérissait !

Elle s’efforçait aussi de guérir les âmes, et son apostolat lui valut une période d’emprisonnement. S.Maurice - son cousin - lui apparut et lui redonna courage. Et comme sa prière obtint la guérison du gouverneur romain, ce dernier la fit libérer.

Verena choisit alors de se retirer sur une petite île entre l’Aar et le Rhin et continua sa vie apostolique et ascétique. Elle vivait de ce qu’elle pouvait confectionner de ses mains.

Au bout de sept années, la Vierge Marie lui apparut, le jour de sa mort, vraisemblablement au début du quatrième siècle.

Verena est très honorée en Suisse et en Allemagne, mais elle appartient au patrimoine religieux de l’Eglise copte.

Le Martyrologe Romain mentionne sainte Verena de Zurzach au 1er septembre.

 

 

Vincentius de Dax

4e siècle

 

On fête plusieurs Vincent dans l’Aquitaine. Celui d’aujourd’hui passe pour avoir été le premier évêque de Dax, au troisième ou au quatrième siècles.

Il serait mort martyr.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Vincentius de Dax au 1er septembre.

 

 

Victorius du Mans

5e siècle

 

Un voile - une chape - d’incertitude recouvre le souvenir de cet évêque.

Il aurait été le quatrième évêque du Mans, et son épiscopat aurait duré quarante années.

On sait quand même qu’il mourut en 490.

Les choses se compliquent lorsqu’on essaie de situer son successeur, Turibius, cinquième évêque du Mans, mais d’après certains deuxième de la liste épiscopale (v. 16 avril).

On en aura déduit, un peu arbitrairement, qu’il y eut deux évêques nommés Turibius : l’un au premier siècle, l’autre au cinquième. Dans cette hypothèse, Victorius serait bien le cinquième évêque du Mans.

Mieux, Victorius aurait eu un autre successeur en la personne de son fils, Victor, avant le Turibius dont on parlait ci-dessus. En vérité, il semble là qu’on ait simplement dédoublé en deux personnages le même Victorius, à une époque tardive.

Pour qu’on se rende compte des difficultés soulevées, voici un résumé des informations qu’on trouve actuellement :

  • Victeur, cinquième évêque du Mans, de 397 à 421 «pendant quarante ans» (?)
  • Victor, fils du précédent, évêque de 422 à 490 (donc pendant près de soixante-dix ans ?)

Le Martyrologe Romain mentionne saint Victorius du Mans au 1er septembre.

 

 

Constantius d’Aquino

† 570

 

Constantius fut évêque à Aquino (Latium, Italie C) pendant au moins une vingtaine d’années, car il l’était déjà durant la vie de s.Benoît († 543, v. 11 juillet), et mourut durant le pontificat du pape Jean III (561-574).

Il était le troisième titulaire de ce siège ; la liste officielle de ce diocèse fait débuter son épiscopat en 528-529 ; son successeur occupera le siège à partir de 572, ce qui n’empêche pas non plus un certain temps de vacance entre les deux pontifes.

L’unique trait rapporté à propos de Constantius, fut son don de prophétie. Le pape Grégoire le Grand (v. 12 mars) écrit de lui que, sur son lit de mort, il annonça que ses successeurs seraient d’abord un muletier, puis un foulon, ce qui s’avéra juste : il y eut Andrea, chargé autrefois des relais de chevaux, puis Giovino, ancien foulon. Ensuite, les envahisseurs lombards dévastèrent Aquino et passèrent par l’épée tous ses habitants ; les quelques survivants moururent de la peste.

Constantius fut le premier évêque d’Aquino à être vénéré comme Saint.

Au 18e siècle, on redécouvrit les reliques de Constantius et elles furent déposées dans la nouvelle cathédrale, désormais dédiée à saint Constantius. Cette cathédrale, détruite en 1944 puis reconstruite, fut dédiée en 1963 à s.Constantius et à s.Thomas d’Aquin.

Saint Constantius d’Aquino est commémoré le 1er septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Gilles abbé

6e-7e siècle

 

On se trouve ici devant une difficulté insurmontable : un Saint, apparemment immensément connu pour ses vertus et ses nombreux miracles, mais dont les détails de la vie nous laissent bien perplexes. C’est au point qu’un auteur bénédictin a pu avancer que saint Gilles est vraisemblablement un moine ou un ermite du 6e ou du 8e siècle, dont on ne savait plus rien quand le développement du monastère qui gardait ses reliques donna à son nom une renommée universelle.

Ce qui suit résume un peu sa Vie, sans aucune garantie d’historicité précise.

Gilles, donc - Ægidius - serait né en Grèce, de parents athéniens nommés Théodore et Pélagie.

Tout jeune déjà, il couvrit un pauvre malade de sa tunique, dont le contact le guérit : modestement, il avoua qu’on lui avait volé son vêtement.

Devenu orphelin, Ægidius distribua ses biens aux pauvres et se mit à faire d’autres miracles ; il s’enfuit et trouva un bateau qui le déposa à Marseille, après qu’il ait apaisé une tempête par sa prière.

C’est alors qu’il rencontra s.Césaire d’Arles (v. 27 août). C’est ce détail important qui permettrait de situer Ægidius au 6e siècle.

Ægidius vécut quelque temps avec un autre ermite, certain Vérédème, avant de s’établir dans une caverne proche du Gard. Providentiellement, une biche venait lui offrir son lait chaque jour.

Le roi des Goths, Wanda (ou son successeur Flavius), fut témoin de cette présence du doux animal, et offrit à Ægidius de vastes terrains pour construire un monastère et deux églises. Ægidius fut alors ordonné prêtre et nommé abbé.

Un étonnant roi de France de nom Charles aurait alors convoqué Ægidius à la cour, et l’on se demande qui pouvait être ce personnage, au 6e siècle. La prière d’Ægidius aurait alors obtenu une grâce bien extraordinaire : le roi aurait été pardonné d’une grave faute qu’il n’osait avouer, ce qui d’après la discipline sacramentaire de l’Eglise, n’est pas admissible.

Ensuite, Ægidius obtint du pape l’immunité totale de son monastère. Le pape aurait alors remis à Ægidius deux portes en cyprès, qu’Ægidius fit jeter dans le Tibre… et qui arrivèrent bientôt au large du monastère.

Ægidius mourut un 1er septembre, et les fidèles entendirent les anges recevoir son âme en chantant ses louanges.

La plus ancienne Vie d’Ægidius dont nous disposons, remonte au 10e siècle. Rien d’impossible à ce que son auteur se soit trompé, par exemple, sur le nom du roi de France.

Le monastère donna naissance à la ville de Saint-Gilles, étape importante sur les chemins de Rome et de Compostelle. Après une longue période de prospérité, l’abbaye déclina et subit douloureusement les guerres de «religion».

Il reste que saint Ægidius fut invoqué par les gens de mer, les cultivateurs, les bergers ; contre les fièvres, la folie, la panique, les frayeurs nocturnes, le cancer aussi ; il est un des Saints Auxiliateurs (v. 8 août).

Saint Gilles abbé est commémoré le 1er septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Lupus de Sens

573-623

 

Comment des parents chrétiens ont-ils pu donner à leur fils le nom de Lupus ? Nous viendrait-il à l’idée d’avoir un Loup parmi nos enfants ? On ne pourrait pas même supposer que le petit garçon eût peut-être reçu un surnom, tant il grandit dans la vertu, la piété, l’étude assidue.

Ses parents, Beto et Austregilde, appartenaient à la noblesse et vivaient sur les bords de la Loire, pas très loin d’Orléans.

Lupus, donc, qu’on appelle communément Loup ou Leu, naquit vers 573.

Il montra très tôt de notables aptitudes, de sorte que ses deux oncles maternels Austrinus et Aunacharius, qui étaient évêques respectivement à Orléans et à Auxerre, le firent entrer dans la cléricature.

A la mort de l’évêque de Sens (609), Lupus fut appelé à lui succéder. On reconnaissait unanimement sa piété, sa générosité envers les pauvres.

Evêque, Lupus continua de s’élever dans la sainteté. On lui attribuait des miracles. Il fit construire le monastère de Sainte-Colombe à Sens.

La nuit, il sortait pour aller prier dans les églises ; à l’heure de l’office, il sonnait la cloche du lever des clercs.

Des calomnies lui tombèrent dessus. Comme on le voyait entourer de sollicitude la fille de son prédécesseur, Eulosia (ou Verosia), on lança contre l’évêque des accusations d’immoralité; sa réponse fut simplement : Les paroles d’autrui ne peuvent nuire en rien à l’homme qu’une conscience propre ne salit pas.

Une plus grande épreuve attendait Lupus. A la mort du roi burgonde (613), le roi des Francs envahit le royaume, au préjudice de l’héritier, Sigebert. L’armée franque fut d’abord mise en déroute par le son de la cloche que fit sonner Lupus. Sigebert, cependant, fut assassiné et son royaume confié au duc franc Farulfus. Lupus, toujours digne et fidèle à Sigebert, ne jugea pas opportun d’aller saluer Farulfus, qui le fit exiler au pays de Vimeu, chez le duc Boson. On pensait ainsi le réduire au silence : peine perdue ! Lupus se mit à évangéliser les populations de la vallée de la Bresle. D’autres miracles eurent lieu, qui amenèrent Boson à se convertir.

L’exil ne dura pas longtemps ; les Sénonais obtinrent très vite de Clotaire le retour de leur évêque, qui fut triomphal. Clotaire fit même des donations pour l’Eglise de Sens. Lupus obtint à Paris la délivrance de prisonniers, à Melun il arrêta subitement un incendie.

Cet exil dura en réalité moins d’un an, puisqu’on vit Lupus au concile de Paris en 614.

Il faut signaler ce fait extraordinaire qu’un jour où Lupus célébrait la sainte Messe à Ordon, on vit une pierre précieuse tomber dans son calice ; le roi Clotaire l’obtint pour compléter les précieuses reliques de sa chapelle. Le même Clotaire aurait bien voulu obtenir la fameuse cloche de Sens, mais elle perdit sa claire sonorité en quittant la ville, de sorte qu’on la reporta à Sens, où elle retrouva sa sonorité.

Lupus mourut le 1er septembre 623 et fut enterré dans son monastère de Sainte-Colombe.

D’autres miracles se produisirent à ce tombeau ; on invoqua Lupus contre l’épilepsie.

Saint Lupus de Sens est commémoré le 1er septembre dans le Martyrologe Romain.

Il y eut plusieurs autres saints Lupus, et tous évêques ; le Martyrologe mentionne ceux de Limoges, Lyon et Troyes (v. 22 mai, 24 septembre, 29 juillet) ; on fête localement aussi ceux d’Angers, Bayeux, Chalon-sur-Saône, Soissons (v. 17 octobre, 25 octobre, 27 janvier, 19 octobre ?).

 

Giuliana de Collalto

1186-1262

 

Elle vint au monde vers 1186 à Collalto (Treviso, Italie NE), fille du comte Rambaldo VI et de la comtesse Giovanna di Sant’Angelo de Mantoue.

Eduquée très chrétiennement, elle vêtit à douze ans l’habit bénédictin à Salarola, où elle fut exemplaire en tout.

En 1220, entra à son tour au même monastère Beatrice d’Este (v. 10 mai), avec laquelle elle se lia d’une profonde amitié.

Giuliana fut bientôt chargée de fonder le monastère des Saints Biagio-et-Cataldo, sur une petite île en face de Venise, dont elle devint abbesse. Elle restaura aussi celui de Pianiga.

Les dernières années de sa vie, Giuliana souffrit de forts maux de tête, raison pour laquelle on recourut à elle de partout pour obtenir le soulagement des douleurs hémicrâniennes.

Elle mourut à Venise le 1er septembre 1262. Son corps fut retrouvé intact vers 1290 et son culte fut approuvé dès 1743 (ou 1753).

 

 

Giovanna Soderini

1301-1367

 

Giovanna (Jeanne) était de noble famille florentine.

A douze ans, elle se mit à l’école de sainte Giuliana Falconieri (v. 19 juin), et fit ensuite les vœux de religion parmi les Mantellate, branche féminine des Servites de Marie.

Giovanna se voua tout entière à la méditation de la passion du Christ et des douleurs de Marie. Elle put recevoir chaque jour l’Eucharistie et méditait longuement devant le Saint-Sacrement.

Quand mourut Giuliana, Giovanna put découvrir le dur cilice qu’elle portait et aperçut en-dessous l’empreinte de la sainte Hostie et l’image de Jésus en croix.

En 1341, elle succéda à Giuliana comme supérieure et voulut en imiter, outre les vertus, les jeûnes et les flagellations.

Satan chercha à la décourager, on ne sait si seulement en pensée ou réellement ; Giovanna fut tentée d’abandonner la prière, le jeûne, et même l’état religieux. Mais elle persévéra dans la prière, parfois jusqu’à quinze heures dans la journée, ne recevant certains jours pour nourriture que le Corps du Christ. Les vendredis, elle se flagellait violemment. Elle portait une chaîne à la taille, des liens aux bras et aux jambes ; elle dormait sur le sol ; elle se mettait en été des vêtements plus chauds et plus lourds, et l’hiver allait pieds-nus ; tout ce qu’elle pouvait avoir, elle le donnait.

Elle pouvait répéter jusqu’à mille fois par jour la salutation angélique (qui, à l’époque, ne comportait pas la deuxième partie Sainte Marie, Mère de Dieu…).

Giovanna eut la même mort que Giuliana : elle mourut juste après avoir reçu le viatique, le 1er septembre 1367.

Les Florentins ne se gênèrent pas pour la béatifier quasi immédiatement. Le culte de Giovanna fut confirmé en 1828.

 

 

Yi Jeong-sik Ioannes

1794-1868

 

Yi Jeong-sik Ioannes est un laïc coréen né en 1794 à Dongrae (Gyeongsang-do, Corée S).

Il fut décapité à Dongrae en septembre 1868 et béatifié en 2014.

 

 

Yang Jae-hyeon Martinus

1827-1868

 

Yang Jae-hyeon Martinus est un laïc coréen né en 1827 en Chungcheong-do (Corée S).

Il fut décapité à Dongrae (Gyeongsang-do) en septembre 1868 et béatifié en 2014.

 

 

 

Giuliana de Collalto

1186-1262

 

Elle vint au monde vers 1186 à Collalto (Treviso, Italie NE), fille du comte Rambaldo VI et de la comtesse Giovanna di Sant’Angelo de Mantoue.

Eduquée très chrétiennement, elle vêtit à douze ans l’habit bénédictin à Salarola, où elle fut exemplaire en tout.

En 1220, entra à son tour au même monastère Beatrice d’Este (v. 10 mai), avec laquelle elle se lia d’une profonde amitié.

Giuliana fut bientôt chargée de fonder le monastère des Saints Biagio-et-Cataldo, sur une petite île en face de Venise, dont elle devint abbesse. Elle restaura aussi celui de Pianiga.

Les dernières années de sa vie, Giuliana souffrit de forts maux de tête, raison pour laquelle on recourut à elle de partout pour obtenir le soulagement des douleurs hémicrâniennes.

Elle mourut à Venise le 1er septembre 1262. Son corps fut retrouvé intact vers 1290 et son culte fut approuvé dès 1743 (ou 1753).

 

 

Giovanna Soderini

1301-1367

 

Giovanna (Jeanne) était de noble famille florentine.

A douze ans, elle se mit à l’école de sainte Giuliana Falconieri (v. 19 juin), et fit ensuite les vœux de religion parmi les Mantellate, branche féminine des Servites de Marie.

Giovanna se voua tout entière à la méditation de la passion du Christ et des douleurs de Marie. Elle put recevoir chaque jour l’Eucharistie et méditait longuement devant le Saint-Sacrement.

Quand mourut Giuliana, Giovanna put découvrir le dur cilice qu’elle portait et aperçut en-dessous l’empreinte de la sainte Hostie et l’image de Jésus en croix.

En 1341, elle succéda à Giuliana comme supérieure et voulut en imiter, outre les vertus, les jeûnes et les flagellations.

Satan chercha à la décourager, on ne sait si seulement en pensée ou réellement ; Giovanna fut tentée d’abandonner la prière, le jeûne, et même l’état religieux. Mais elle persévéra dans la prière, parfois jusqu’à quinze heures dans la journée, ne recevant certains jours pour nourriture que le Corps du Christ. Les vendredis, elle se flagellait violemment. Elle portait une chaîne à la taille, des liens aux bras et aux jambes ; elle dormait sur le sol ; elle se mettait en été des vêtements plus chauds et plus lourds, et l’hiver allait pieds-nus ; tout ce qu’elle pouvait avoir, elle le donnait.

Elle pouvait répéter jusqu’à mille fois par jour la salutation angélique (qui, à l’époque, ne comportait pas la deuxième partie Sainte Marie, Mère de Dieu…).

Giovanna eut la même mort que Giuliana : elle mourut juste après avoir reçu le viatique, le 1er septembre 1367.

Les Florentins ne se gênèrent pas pour la béatifier quasi immédiatement. Le culte de Giovanna fut confirmé en 1828.

 

 

Yi Jeong-sik Ioannes

1794-1868

 

Yi Jeong-sik Ioannes est un laïc coréen né en 1794 à Dongrae (Gyeongsang-do, Corée S).

Il fut décapité à Dongrae en septembre 1868 et béatifié en 2014.

 

 

Yang Jae-hyeon Martinus

1827-1868

 

Yang Jae-hyeon Martinus est un laïc coréen né en 1827 en Chungcheong-do (Corée S).

Il fut décapité à Dongrae (Gyeongsang-do) en septembre 1868 et béatifié en 2014.

 

 

Hospitaliers martyrs à Carabanchel Alto

† 1936

 

Il y avait une communauté des Frères Hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu très active aux environs de Madrid, à Carabanchel Alto.

Dans cet hospice Saint-Joseph, douze Frères soignaient avec amour les épileptiques.

Lors de l’éclatement de la guerre civile en juillet 1936, un groupe de miliciens vint encercler l’établissement, le 29 juillet, obligèrent les Religieux à se réunir dans une salle, pendant qu’ils se livraient à l’habituelle fouille de tous les lieux en vue de découvrir les hypothétiques caches d’armes.

N’en trouvant pas, ils se retirèrent, non sans avoir intimé l’ordre aux Religieux de cesser tout acte de culte religieux, de retirer toutes les images, statues et tableaux à caractère religieux, et d’accomplir leurs dévotions dans le sous-sol.

En même temps, le Père Général recommandait aux Religieux de ne pas cesser d’assister les malades.

Cette situation de liberté surveillée dura un mois.

Le 29 août suivant, arriva le maire de Carabanchel, entouré de quelques autres individus armés, qui intima aux Religieux l’ordre d’abandonner toute implication dans l’administration de la maison, de remettre tout leur argent (bien sûr !), et de se préparer à partir, le jour qu’on leur indiquerait.

Le 1er septembre, tandis que les Religieux étaient en train de s’occuper des malades, arrivèrent d’autres miliciens qui les firent immédiatement sortir de la maison et monter dans un autocar.

L’engin partit sur la route de Boadilla del Monte, s’arrêta à Charco Cabrera : on y fit descendre les douze Religieux, qu’on aligna le long d’une grande fosse. Comprenant leur situation, ils se mirent à crier fortement Vive le Christ Roi !

Ils furent immédiatement fusillés, ce 1er septembre 1936.

Ils furent béatifiés en 1992.

 

Voici leurs noms par ordre alphabétique ; il y a une notice à part pour chacun.

  • Alejandro (Benjamín) Cobos Celada, né en 1887 ;
  • Antonio (Faustino) Villanueva Igual, né en 1913.
  • Crescencio (Rufino) Lasheras Aizcorbe, né en 1900 ;
  • Enrique (Cecilio) López López, né en 1901 ;
  • Guillermo (Dositeo) Rubio Alonso, né en 1869 ;
  • Isidro (Carmelo) Gil Araño, né en 1879 ;
  • Joaquín (Proceso) Ruiz Cáscales, né en 1887, prêtre ;
  • José (Canuto) Franco Gómez, né en 1871 ;
  • Mariano (Cesáreo) Niño Pérez, né en 1878 ;
  • Miquel (Cristí) Roca Huguet, prêtre, né en 1899, prêtre ;
  • Nicolás (Eutimio) Aramentia García, né en 1878, prêtre ;
  • Simó Isidre (Cosme) Brun Arará, né en 1894.

 

 

Antonio Lahoz Gan

1858-1936

 

Antonio vit le jour le 22 octobre 1858 à Híjar (Teruel, Espagne), de Antonio et Rafaela, qui le firent baptiser le lendemain. C’était une famille plutôt aisée.

Le garçon grandit dans la piété, bon chrétien, assidu au chapelet du matin, aux sacrements, à la chorale paroissiale, jamais au bal.

Entré dans l’Ordre des Mercédaires à El Olivar il reçut l’habit en 1903, à quarante-cinq ans ; il dut recevoir une dispense d’âge pour entrer, car c’était peut-être un peu difficile de commencer un noviciat à cet âge-là ; terminé le noviciat, il fit la première profession en 1904 et les vœux solennels en 1907.

La veille de ce grand jour, il renonça à ses biens, car sa famille lui avait laissé une petite fortune, qu’il partagea entre ses frères et le couvent.

Il fut tout le temps à El Olivar, où il travailla au jardin, au poulailler, à l’accueil. Tout son bonheur était de procurer à la communauté de bons légumes, de beaux œufs frais, de beaux lapins bien nourris… Si on lui proposait de se reposer un peu, il répondait laconiquement : Se reposer ? Au ciel !

Il ne goûtait jamais de ses fruits en dehors des repas ; si on le tentait, il répondait : la Règle ! Si on lui en demandait, il refusait de donner ce qui appartenait à la communauté et renvoyait au Supérieur pour en obtenir son autorisation.

S’il devait surveiller les bêtes, il avait aussi un livre à lire ; s’il avait les mains libres, il égrenait le chapelet.

Les Confrères affirmaient qu’à quatre-vingts ans, le Frère Antonio avait conservé son innocence baptismale.

Il fut dans les derniers à quitter le couvent de El Olivar en juillet 1936.

Le Supérieur l’autorisa à rejoindre son pays natal. Il se mit en route avec le Frère Pedro.

Ils arrivèrent à Burillo, se firent reconnaître des gens et firent prévenir la famille de Pedro, qui vint les chercher. Ils s’établirent dans le voisinage, travaillant aux champs, recevant leurs repas, lisant et priant.

La famille chercha à les faire fuir vers la zone nationale et ils se remirent en route, mais revinrent sur leurs pas, expliquant qu’ils ne voulaient pas fuir la mort, et qu’il est au contraire très grand et très glorieux d’être des martyrs. En vérité, le bon Frère Antonio se déplaçait difficilement en raison de son âge (soixante dix-huit ans) et de sa grande fatigue, et le Frère Pedro ne voulait pas le laisser seul.

Vers minuit, au début de septembre, un groupe de miliciens arriva, l’un d’eux ouvrit la porte et se trouva en face du Frère Pedro, qui présenta sa poitrine : Je n’ai pas peur, Vive le Christ Roi ! Antonio était à côté de lui.

Ils firent sortir les deux Frères, leur tirèrent dessus et les laissèrent là. Le chef du groupe rentra au pays et racontait ainsi sa soirée : Les gars, hier soir, on a tué deux moines, et au premier coup que j’ai envoyé à l’un des deux, toutes les tripes lui sont sorties.

On ne peut pas préciser mieux duquel des deux Frères parlait ce milicien, ni le jour précis de ce début de septembre. C’est pourquoi on attribue aux deux Frères le 1er septembre 1936 comme dies natalis.

Les Frères Antonio et Pedro furent béatifiés en 2013.

 

 

José Peris Ramos

1869-1936

 

Né le 2 février 1869 à Vélez-Málaga (Málaga), il était le fils d’un écrivain d’origine vénézuélienne et fut baptisé le jour-même de sa naissance.

C’est en 1891 qu’il entra au Grand séminaire ; il fut ordonné prêtre en 1895.

D’abord vicaire à Berja, en 1906 il partit en Argentine où il exerça le ministère sacerdotal jusqu’en 1916. Revenu en Espagne, il fut nommé vicaire d’Adra, en même temps qu’il administrait aussi la paroisse de La Alquería ainsi qu’un autre sanctuaire marial.

Dès le début de la persécution de juillet 1936, on le soumit à divers mauvais traitements ; par exemple, on l’obligea à venir creuser les fosses pour enterrer d’autres victimes des miliciens, en particulier le prêtre Gregorio Martos Muñoz (v. 19 août).

Au même moment qu’on arrêtait le curé d’Adra, don Francisco Manzano Cruz, à minuit du 1. septembre 1936, on l’arrêta chez lui et, avec l’autre prêtre, on l’emmena à la Promenade d’Albuñol au lieu-dit La Herradura, où on les dévêtit, leur attacha les mains et les traîna à terre jusqu’à la mutilation de leurs corps, puis on les fusilla.

Martyrisé le 1.septembre 1936, béatifié en 2017, José Peris Ramos sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 1.septembre.

 

 

Guillermo Tomás Rubio Alonso

1869-1936

 

Guillermo Tomás vit le jour le 10 février 1869 à Madrigalejo (Burgos).

Entré à vingt-cinq ans dans l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu, il professa avec le nom de Dositeo.

Il fut présent dans les maisons de Ciempozuelos, Saragosse, Llobregat, Santa Águeda, Barcelone, Pamplona, Gibraltar, Grenade, Calafell, et en dernier lieu à Carabanchel Alto (Madrid).

 

Voir ici les détails des événements de juillet-août 1936 dans la notice Hospitaliers martyrs à Carabanchel Alto

 

Il fut martyrisé le 1er septembre 1936 et béatifié en 1992.

 

 

Pedro Armengol Esteban Hernández

1869-1936

 

Pedro Armengol vit le jour le 27 juin 1869 à Híjar (Teruel, Espagne), de Isidro et María, qui le firent baptiser le lendemain (sur le saint Patron de Pedro, saint Pedro Armengol, voir au 27 avril).

On ne sait rien, pour l’heure, de son enfance et de son adolescence, mais il dut certainement apprendre parfaitement l’art de la culture, de la vigne et des chevaux, ce qu’il mit à profit durant sa vie religieuse.

Il entra à vingt ans dans l’Ordre des Mercédaires à El Olivar en 1889 ; mais l’étude du latin lui étant quelque peu difficile, on l’orienta vers la vocation de Frère convers.

Il reçut l’habit en 1890, fit la première profession en 1891 et les vœux solennels en 1894.

Humble et travailleur, toujours présent aux offices des Religieux, heureux et communiquant sa joie aux autres, il resta toute sa vie religieuse, quarante-cinq ans, à El Olivar, sauf une brève interruption en 1934 à Barcelone, pour remplacer momentanément un autre Frère malade.

Son travail fut, comme on l’a dit au début, grâce à son apprentissage de jeunesse, l’exploitation agricole du monastère. Semer, récolter, tailler, élaguer, légumes, oliviers, arbres, vigne, rien n’avait de secret pour lui ; ajoutons-y le soin des chevaux, leur achat et leur reproduction, et aussi quelques autres travaux de menuiserie ou de maçonnerie, où il excellait, et l’on comprendra combien le Frère Pedro était un don précieux pour la communauté.

Ce n’était pas seulement son travail qui le rendait utile ; c’est qu’il faisait tout cela avec le sourire, pour aider les autres, pour honorer ses Supérieurs et les prêtres ; c’était un Frère très convaincu de sa vocation religieuse et ses petites réflexions faisaient le ravissement des jeunes qui le rencontraient.

Il fut trois fois en péril de mort la même année 1924 : un mulet furieux lui envoya une ruade ; une autre fois, il tomba d’une charrette qui le tira sur une centaine de mètres ; et une voiture fit si peur à sa mule, qu’elle s’emballa, le renversa et lui passa dessus, mais sans lui faire de mal. La communauté rendit grâce à Dieu pour avoir ainsi protégé leur Frère, dont l’heure visiblement n’était pas encore arrivée. Elle sonna en 1936.

En juillet 1936, le Frère Pedro fut dans les derniers à quitter le couvent de El Olivar.

Le Supérieur l’autorisa, avec le Frère Antonio, à rejoindre leur pays natal, Híjar, et ils se mirent en route.

Ils arrivèrent à Burillo, se firent reconnaître des gens et firent prévenir la famille de Pedro, qui vint les chercher. Ils s’établirent dans le voisinage, travaillant aux champs, recevant leurs repas, lisant et priant.

La famille chercha à les faire fuir vers la zone nationale et ils se remirent en route, mais revinrent sur leurs pas, expliquant qu’ils ne voulaient pas fuir la mort, et qu’il est au contraire très grand et très glorieux d’être des martyrs. En vérité, le bon Frère Antonio se déplaçait difficilement en raison de son âge (soixante dix-huit ans) et de sa grande fatigue, et le Frère Pedro ne voulait pas le laisser seul. Ce fut là tout son mérite héroïque : il aurait pu sauver sa peau, mais préféra aider son aîné.

Vers minuit, au début de septembre, un groupe de miliciens arriva, l’un d’eux ouvrit la porte et se trouva en face du Frère Pedro, qui présenta sa poitrine : Je n’ai pas peur, Vive le Christ Roi ! Antonio était à côté de lui.

Ils firent sortir les deux Frères, leur tirèrent dessus et les laissèrent là. Le chef du groupe rentra au pays et racontait ainsi sa soirée : Les gars, hier soir, on a tué deux moines, et au premier coup que j’ai envoyé à l’un des deux, toutes les tripes lui sont sorties.

On ne peut pas préciser mieux duquel des deux Frères parlait ce milicien, ni le jour précis de ce début de septembre. C’est pourquoi on attribue aux deux Frères le 1er septembre 1936 comme dies natalis.

Les Frères Antonio et Pedro furent béatifiés en 2013.

 

 

Julián Villanueva Olza

1869-1936

 

Né le 11 septembre 1869 à Villanueva de Araquil (Navarre), il fut porté le jour-même à l’église pour être baptisé ; ses parents s’appelaient Mariano et Micaela ; le papa était un brave ouvrier.

On ne sait pas comment grandit Julián ; à vingt-huit ans, il entra au noviciat des Pères clarétains de Cervera (1897) et y fit la profession l’année suivante.

Excellent religieux, c’était aussi un excellent farceur. Et on lui confia la cuisine.

On eut besoin de lui dans des communautés d’Amérique latine ; en 1900, il était au Chili : Santiago, Antofagasta, Valparaíso, Curicó.

En 1921, il revint en Espagne : Cervera, Vic (1924), Solsona (1927), puis de nouveau à Vic et Solsona, où il fut alors cordonnier.

Au soir du 21 juillet 1936, puisqu’il fallait évacuer la maison sans attendre, le Frère se réfugia avec d’autres membres de la communauté dans une propriété d’amis, où une petite chapelle leur permettait de célébrer la Messe. Le Frère communiait chaque jour ; il priait le chapelet à genoux. Il se préparait au martyre. Avec d’autres Confrères, il rendait divers services dans la propriété.

Les miliciens passèrent plusieurs fois ; vers la mi-août, ils détruisirent l’autel de la petite chapelle et brûlèrent crucifix et sainte images. A leurs questions, le frère Julián leur répondit : Je suis religieux, et de Navarre ; vous pouvez me tuer, je désire le martyre… Vous pouvez être certains que, en quarante années de vie religieuse, j’ai toujours vécu de mon travail et que je me suis gagné le pain… Et ces chaussures que je porte, c’est mon travail aussi.

Les miliciens repartirent, mais pour peu de temps. A la suite de ces événements, tous les Confrères se cachèrent dans les bois, le Frère Julián , à cause de son âge, resta dans la maison. C’est là qu’il fut arrêté dans la soirée du 1. septembre. Les miliciens le maltraitèrent à tel point que le Frère dut leur dire : Au nom de Dieu, ça suffit !

Ils l’emmenèrent à une vingtaine de kilomètres de Solsona. Au moment de le fusiller, ils le déshabillèrent entièrement et lui firent creuser sa tombe. Le Frère put tout de même garder sur lui le chapelet et le reliquaire du Père Claret, leur Fondateur (v. 24 octobre). Il s’agenouilla, pria en pardonnant à ses bourreaux, et mourut de plusieurs balles dans la tête.

Martyrisé le 1.septembre 1936 et béatifié en 2017, Julián Villanueva Olza sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 1. septembre.

 

 

José Franco Gómez

1871-1936

 

José vit le jour le 23 décembre 1871 à Aljucer (Murcia).

Il entra d’abord chez les Carmes, mais dut abandonner à cause de sa santé.

Entré en 1893 dans l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu, il professa avec le nom de Canuto.

Le pauvre Frère souffrait d’une assez grave surdité, de sorte qu’on lui réserva le travail de sacristain. Il était très sensible, artiste, et savait peindre avec goût.

Il fut à Carabanchel Alto (Madrid).

 

Voir ici les détails des événements de juillet-août 1936 dans la notice Hospitaliers martyrs à Carabanchel Alto

 

Il fut martyrisé le 1er septembre 1936 et béatifié en 1992.

 

 

 

José de la Cruz García-Arévalo

1873-1936

 

José de la Cruz García-Arévalo naquit le 5 janvier 1873 à Dos Torres (Cordoue, Espagne S).

Il fut ordonné prêtre.

Son martyre eut lieu le 1er septembre 1936 à Dos Torres.

José de la Cruz García-Arévalo sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 1er septembre.

 

 

José Prats Sanjuán

1874-1936

 

José vit le jour le 31 juillet 1874 à Catí (Castellón, Espagne).

Il fréquenta le collège des vocations San José à Tortosa, fut ordonné prêtre en 1898 et entra en 1899 chez les Prêtres Ouvriers Diocésains du Sacré-Cœur de Jésus.

En 1910, il fut directeur du collège San José de Murcia, puis il travailla dans les séminaires de Astorga, Saragosse, Barcelone, Cuenca, Baeza et Tortosa, où il avait été élève lui-même.

Ce fut un des Ouvriers les plus connus et recherchés. C’était un saint prêtre qui transmettait une sainte joie.

En 1936, il se rendait à Tortosa mais partit pour les montagnes avec un cousin. Finalement, il crut plus sage de repartir dans son pays. Mais dans l’autobus, quelqu’un le reconnut et le fit conduire à la mairie, qui servait de prison. On lui demanda s’il était prêtre ; il répondit affirmativement. Quand il vit arriver le véhicule qui devait l’emmener au peloton, il commença à chanter les versets du psaume 50, Miserere mei Deus secundum magnam misericordiam tuam.

Il reçut huit balles, dans la tête, à la tempe et à la nuque.

Ce fut à Tortosa (Tarragona) le 1er septembre 1936.

Don José fut béatifié en 2013.

 

 

Juan José Egea Rodríguez

1876-1936

 

Il naquit le 9 novembre 1876 à Zurgena (Almería).

Entré au séminaire d’Almería en 1889, il fut ordonné prêtre en 1900.

Il exerça son sacerdoce à Cantoria et Vera, puis en 1907 il vint à Zurgena, où il resta jusqu’à la fin de ses jours. Il se déplaçait sur une petite ânesse.

Quand ses neveux furent orphelins, il s’en occupa paternellement. Les pauvres qui frappaient chez lui, repartaient toujours avec leur sac rempli de provisions.

Lors de la persécution religieuse de l’été 1936, il reçut des autorités civiles la prescription de ne plus exercer son ministère, mais il fit savoir que c’était là son devoir, si des fidèles lui demandaient le baptême pour un enfant ou s’ils voulaient se marier devant Dieu.

On l’arrêta une première fois le 1.septembre au matin, et on le laissa rentrer. Mais le soir, on vint le chercher et ses proches ne le revirent plus. Il fut emmené avec d’autres prêtres au Pozo de la Lagarta, où on les fusilla ; ils tombèrent en criant Vive le Christ roi !

Martyrisé le 1. septembre 1936 et béatifié en 2017, Juan José Egea Rodríguez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 1. septembre.

 

 

Andrés Iniesta Egea

1877-1936

 

Né et baptisé le 13 janvier 1877 à Zurgena (Almería) dans une famille très croyante, il entra au séminaire de Murcia en 1887.

Il passa au Grand séminaire d’Almería et fut ordonné prêtre en 1903.

Les paroisses où il exerça son ministère furent Purchena, Turre, Serón (1907), Marchal de Lubrín (1912), Torrentes, Fuencaliente, Somontín (1929), et il retourna à Fuencaliente en 1935.

Très marial, il était aussi très généreux. Quand on l’invitait à la prudence en face des laïcistes, il répondait : Il ne faut pas être lâche ; j’aimerais bien être martyr.

Lors de la persécution, il resta habillé avec sa soutane, continua à célébrer la Messe chaque jour et à visiter les malades. Même les révolutionnaires du pays le respectaient.

Sa famille, cependant, pensa le mettre en sûreté en l’emmenant chez eux à Zurgena, le 27 juillet 1936. Il s’arrêta en chemin pour se confesser, à Alcóntar.

Il fut justement arrêté le 1. septembre suivant et fusillé au Pozo de la Lagarta avec quatre autres prêtres.

Martyrisé le 1. septembre 1936 et béatifié en 2017, Andrés Iniesta Egea sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 1. septembre.

 

 

Mariano Niño Pérez

1878-1936

 

Mariano vit le jour le 15 septembre 1878 à Torregutiérrez (Ségovie).

Il avait une réelle vocation religieuse, mais était aussi tellement maigre, qu’on craignait pour sa santé et qu’on n’osait pas le recevoir.

Il finit par convaincre et entra dans l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu, professant avec le nom de Cesáreo.

Il fut présent dans les maisons de Ciempozuelos, Pamplona, et en dernier lieu à Carabanchel Alto (Madrid).

Voir ici les détails des événements de juillet-août 1936 dans la notice Hospitaliers martyrs à Carabanchel Alto

Il fut martyrisé le 1er septembre 1936 et béatifié en 1992.

Nicolás Aramendia García

1878-1936

 

Nicolás vit le jour le 23 octobre 1878 à Oteiza de la Solana (Navarre, Espagne).

Entré à quinze ans dans l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu, il professa avec le nom de Eutimio.

Il passa le diplôme de médecine et de chirurgie, et fut infirmier-chef.

Il fut présent dans les maisons de Barcelone, Llobregat, Madrid, Murcia, Santa Águeda, Palencia, Pamplona. On l’envoya aussi en Colombie (Bogotá et Pasto), et en dernier lieu à Carabanchel Alto (Madrid), comme vice-directeur.

Il refusa de partir avec sa famille, pour rester avec les Confrères de la communauté.

 

Voir ici les détails des événements de juillet-août 1936 dans la notice Hospitaliers martyrs à Carabanchel Alto

 

Il fut martyrisé le 1er septembre 1936 et béatifié en 1992.

 

 

Isidro Gil Araño

1879-1936

 

Isidro vit le jour le 15 mai 1879 à Tudela (Navarre, Espagne), en la fête de saint Isidore, dont il reçut le nom au Baptême.

C’est à vingt-sept ans qu’il se décida pour la vie religieuse.

Entré dans l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu, il professa en 1904 avec le nom de Carmelo.

Il fut présent dans les maisons de Ciempozuelos, Carabanchel Alto, Pamplona, Valencia, Llobregat, et en dernier lieu de nouveau à Carabanchel Alto (Madrid).

Lors de la révolution de juillet 1936, il fut sur le point de regagner les siens, mais préféra finalement demeurer parmi ses Confrères.

 

Voir ici les détails des événements de juillet-août 1936 dans la notice Hospitaliers martyrs à Carabanchel Alto

 

Il fut martyrisé le 1er septembre 1936 et béatifié en 1992.

 

 

Francisco Manzano Cruz

1881-1936

 

Né le 15 janvier 1881 à Adra (Almería), Francisco fut baptisé trois jours plus tard. Sa famille était si pauvre que, tant pour aller au séminaire d’Almería que lorsqu’il revenait au moment des vacances, il n’avait pas de quoi se payer un billet de train et parcourait à pied la cinquantaine de kilomètres qui séparaient les deux localités.

Il fut ordonné prêtre en 1909. Nommé vicaire à Alboloduy, il fut curé de Torre-Cardela (1910), puis dans sa propre paroisse natale, de 1911 à 1936.

Ses paroissiens l’estimaient beaucoup et lui donnèrent gentiment le surnom de Manzanico (Petit Manzano). Il conserva ses habitudes de pauvreté : lors de ses noces d’argent, on lui offrit une montre Longines en or, qu’il ne voulut jamais porter. De même, à l’encontre de ses confrères, il ne voulut jamais porter le camail (petit vêtement que les ecclésiastiques portaient souvent sur les épaules) ; il le trouvait excessif pour lui.

 

Au début de la persécution de juillet 1936, Madame Carmen Godoy (v. 1.janvier) lui fit parvenir de quoi voyager jusqu’à Madrid pour s’y réfugier ; il refusa poliment, expliquant que sa place était dans sa paroisse. Il continua de porter sa soutane.

A minuit du 1.septembre 1936, on vint l’arrêter chez lui. Il se laissa faire sans la moindre résistance. C’est son cousin qui, présent à ce moment-là, en perdit l’usage de la parole jusqu’à sa mort.

On emmena avec lui l’autre prêtre de la paroisse, José Peris Ramos, jusqu’à la Promenade d’Albuñol ; on les dévêtit, on leur attacha les mains et on les traîna à terre jusqu’à mutiler leurs corps, puis on les fusilla.

Martyrisé le 1.septembre 1936, Francisco Manzano Cruz a été béatifié en 2017 et sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 1.septembre.

 

 

Pedro Meca Moreno

1883-1936

 

Né le 1.septembre (ou le 16 décembre ?) 1883 à Zurgena (Almería), il fut baptisé dès le lendemain.

Au terme des années d’études au séminaire d’Almería, il fut ordonné prêtre en 1906.

Il exerça le saint ministère à Zurgena même, puis Pulpí (1908), de nouveau à Zurgena et Derde (1913), puis à Sierro en 1920 : une maladie cardiaque l’obligea à quitter cette paroisse six mois plus tard et à revenir dans sa famille à Zurgena.

Il voyait arriver la persécution religieuse ; constatant comment les révolutionnaires mettaient le feu aux images saintes, il commentait : Après les images, ce sera nous.

Le 1. septembre au matin, il fut arrêté avec quatre autres prêtres de cette même localité de Zurgena. La brutalité des hommes laissa horrifiés ses neveux. Conduits au Pozo de la Lagarta, les prêtres y furent fusillés.

Selon la date de sa naissance (v. plus haut), don Pedro fut apparemment exécuté le jour-même de son cinquante-troisième anniversaire.

Une cousine de don Pedro, atteinte par la tuberculose, se remit assez rapidement de sa maladie après la guerre civile. Son médecin lui exprima son étonnement : Tu dois avoir un Saint au Ciel qui prie pour toi.

Martyrisé le 1. septembre 1936 et béatifié en 2017, Pedro Meca Moreno sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 1. septembre.

 

 

Antonio Lorca Muñoz

1885-1936

 

Né le 29 novembre 1885 à Zurgena (Almería) et baptisé dès le lendemain, Antonio fut très tôt orphelin de sa mère ; de ses deux sœurs, la plus jeune mourut peu après également. Le papa devait être aussi malade, car il ne pouvait travailler ; ce furent des oncle et tante qui s’occupèrent de leurs champs.

Antonio fréquenta le séminaire d’Almería et fut ordonné prêtre en 1910.

Les paroisses de son activité furent le sanctuaire marial de Tíjola, Taberno (1913), Tíjola (1916), Albox à partir de 1920 jusqu’à sa mort.

Malgré sa très mauvaise vue - il fut presque aveugle - il fut très actif et très apostolique. Il fonda un des premiers cercles d’Action Catholique du diocèse et restait longtemps dans le confessional, où les jeunes aimaient le retrouver.

Avec beaucoup de tristesse, il se vit obligé de retourner dans son pays, au moment de la persécution de 1936. Quand les révolutionnaires vinrent s’emparer le 1.septembre des cinq prêtres qui s’étaient refugiés là, ils ne prirent pas tout de suite don Antonio, en raison de sa maladie, mais ils revinrent tard le soir. Don Antonio mourut avant même d’arriver au Pozo de la Lagarta : on ne nous dit pas s’il mourut naturellement ou s’il fut abattu durant le trajet, mais il a été reconnu martyr.

Martyrisé le 1.septembre 1936 et béatifié en 2017, Antonio Lorca Muñoz sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 1. septembre.

 

 

Josep Samsó i Elias

1887-1936

 

Il vit le jour le 17 janvier 1887 à Castellbisbal (Catalogne, Espagne).

Il fréquenta d’abord l’école des Frères Maristes à Rubi, puis la famille s’installa à Sarriá (Barcelone).

Josep entra au séminaire de Barcelone, où il fut un des meilleurs élèves, au point que l’archevêque le prit comme secrétaire avant même qu’il fût ordonné prêtre, en 1910. Don Josep fut aussi reçu docteur en Théologie de l’Université de Tarragona.

Ses trois postes furent : Argentona (1910), Sant Joan de Mediona (1917) et Santa Maria de Mataró (1923).

Il s’occupa de rehausser la liturgie et l’aspect intérieur de l’église, qui devint basilique mineure en 1928.

Catéchiste particulièrement zélé, il écrivit un Guide pour les Catéchistes, prêt à être édité dès 1936 et qui cependant ne fut publié qu’en 1940.

En 1934, des hommes armés vinrent menacer don Josep ainsi que les fidèles qui se trouvaient dans l’église : ils donnèrent l’ordre à tous d’aller empiler les chaises dans la nef centrale, et le curé devait les retirer de là, ce que don Josep refusa de faire. Les bandits alors mirent le feu à un autel et à différents objets ; vite les fidèles s’employèrent à éteindre le feu.

Plus tard, l’autorité judiciaire voulut obtenir un témoignage du prêtre pour arrêter les responsables, mais don Josep, qui les connaissait bien, refusa de les dénoncer.

Lors de la révolution de juillet 1936, il vint se réfugier chez un de ses fidèles, mais il fut arrêté dès le 28 juillet, au moment où il tentait de quitter la ville. On le mit en prison à Mataró, sous l’accusation d’être prêtre, et il resta là environ un mois.

Le 1er septembre 1936 on vint le prendre pour le fusiller au cimetière de Mataró. Durant le trajet, il fit le Chemin de la Croix.

Juste avant son exécution, il demanda à être délié, s’approcha de ceux qui allaient tirer et leur dit qu’il leur pardonnait., qu’il refusait d’avoir les yeux bandés et voulait mourir en regardant la ville.

Don Josep fut béatifié en 2010.

 

 

Alejandro Cobos Celada

1887-1936

 

Alejandro vit le jour le 9 juillet 1887 à Palencia (Espagne).

Entré à quatorze ans dans l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu, il professa avec le nom de Benjamín.

On lui fit faire des études appropriées et il fut un infirmier titulaire très compétent. On apprécia beaucoup sa présence dans les maisons de Ciempozuelos, Barcelone, Madrid, Llobregat, Málaga, et en dernier lieu à Carabanchel Alto (Madrid).

 

Voir ici les détails des événements de juillet-août 1936 dans la notice Hospitaliers martyrs à Carabanchel Alto

 

Il fut martyrisé le 1er septembre 1936 et béatifié en 1992.

 

 

Joaquín Ruiz Cáscales

1887-1936

 

Joaquín vit le jour le 4 octobre 1887 à Beniel (Murcia, Espagne).

Il fit une première expérience érémitique à La Fuensanta, qui cependant n’était pas sa voie.

Entré dans l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu en 1915, il professa avec le nom de Proceso.

Il fut présent dans les maisons de Ciempozuelos, Madrid, Gibraltar, Valencia, Barcelone, et en dernier lieu fut supérieur à Carabanchel Alto (Madrid).

Durant le mois d’août, un de ses frères vint, accompagné d’un milicien, lui remettre un sauf-conduit pour s’échapper, mais il répondit qu’il ne l’accepterait que si tous les Confrères en obtenaient un aussi.

 

Voir ici les détails des événements de juillet-août 1936 dans la notice Hospitaliers martyrs à Carabanchel Alto

 

Il fut martyrisé le 1er septembre 1936 et béatifié en 1992.

 

 

Joaquím Pallerola Feu

1892-1936

 

Joaquím (ou Joaquín, en catalan) vit le jour le 2 juillet 1892 à La Seo de Urgel (Lleida, Espagne) et fut baptisé le 6.

Il fut un des premiers élèves du nouveau collège des Frères des Ecoles Chrétiennes à La Seo de Urgel, qui s’ouvrit à la suite de la fermeture des écoles chrétiennes en France.

Il fit le noviciat mineur à Les en 1906, et prit l’habit l’année suivante avec le nom de Leoncio Joaquím ou Leonci Joaquín.

Il fut envoyé au scholasticat de Lembecq-lez-Hal (Belgique).

En 1910, il revint en Espagne et fut à la nouvelle maison de Manresa, comme catéchiste

En 1914, il dut faire le service militaire, mais sans quitter Manresa, de sorte qu’il restait en contact avec sa communauté. Ses excellentes qualités lui valurent l’estime des officiers, qui lui promirent aussi une belle carrière, s’il restait dans l’armée.

Mais Frère Leoncio avait en tête une autre armée.

Il fit la profession perpétuelle en 1920 à Mollerusa, et fut envoyé à la nouvelle maison de Oliana dès 1921. Il devait en être directeur en 1933.

Entre temps, il eut de gros problèmes de santé, qui lui causèrent trois mois de soins en 1925, à La Seo de Urgel.

Après Oliana, il fut préconisé à Barcelone pour concentrer l’administration des maisons de Toulouse, réunies à la province Barcelone. Il était le candidat idéal, mais sa santé le frappa de nouveau : les rhumatismes l’empêchaient de marcher. On voulut lui épargner ces fatigues et il fut gardé à l’infirmerie de Cambrils.

Là, grâce à l’intervention du consulat français, trois Frères anciens et malades purent être amenés en France. Restèrent le Frère Hugo Bernabé, aide-infirmier, qui s’occupait du Frère Leoncio Joaquín. Ils restèrent quelques jours et le Frère Hugo, qui devait faire un bref déplacement à Tortosa, fut arrêté. Il obtint toutefois un sauf-conduit pour aller s’occuper du Frère Leoncio à Cambrils.

A Cambrils, les révolutionnaires, eux, n’épargnèrent rien aux pauvres Frères. Le Frère Hugo n’eut que deux jours de répit. Les révolutionnaires vinrent plusieurs fois fouiller la maison. Ils arrêtèrent les deux Frères, les fourrèrent dans une voiture qui partit pour Viñols, près de Cambrils.

Arrivés sur place, ils voulurent éprouver la fidélité d’un nouvel arrivé dans le parti, lui ordonnant de tirer sur les Frères. Mais le garçon était un ancien employé de la maison des Frères, et refusa ; on le menaça, on se moqua de lui, et finalement le malheureux, tout tremblant, tira des balles à la tête des deux Religieux. C’était le 1er septembre 1936.

Frère Leonci et Frère Hug purent se reposer dans la gloire céleste. Ils ont été béatifiés en 2013.

 

 

Simón Brun Arará

1894-1936

 

Simón vit le jour le 12 novembre 1894 à Santa Coloma de Farnés (Gerona, Espagne).

A seize ans, il se mit au service du séminaire de Gerona, et devint le domestique privé de Mgr Pol, jusqu’à la mort de ce dernier.

Il vivait à Barcelone, mais voulut être religieux. Entré dans l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu en 1917, il professa avec le nom de Cosme.

Il fut présent dans diverses maisons, et en dernier lieu à Carabanchel Alto (Madrid).

 

Voir ici les détails des événements de juillet-août 1936 dans la notice Hospitaliers martyrs à Carabanchel Alto

 

Il fut martyrisé le 1er septembre 1936 et béatifié en 1992.

 

 

Francesc Trullen Gilisbarts

1895-1936

 

Francesco (ou Francesc, en catalan) vit le jour le 20 janvier 1895 à Roquetas (Tarragona, Espagne).

Il fut un des premiers élèves du nouveau collège des Frères des Ecoles Chrétiennes à Tortosa.

Il fit le noviciat mineur à Cambrils en 1907.

Il fut envoyé au scholasticat de Lembecq-lez-Hal (Belgique), où il prit l’habit en 1911 avec le nom de Hugo Bernabé ou Hug Bernabé.

Il revint en Espagne et fut catéchiste à Santa Madrona, Manlleu et Farnés.

En 1922, il fut à Gracia (Barcelone), puis en 1931 à Manlleu.

En 1933, à cause des lois de sécularisation, il quitta l’Espagne ; il fut d’abord à Froyennes (Belgique), et en 1934 à Vals (Le Puy, France).

En 1935, il revint à Cambrils pour y rendre divers services. Entre autres, il fut l’infirmier particulier du Frère Leoncio, immobilisé par ses rhumatismes. Il ne le quittait pas.

Il dut faire un bref voyage à Tortosa en été 1936, et fut arrêté.

Préoccupé pour l’état du malade, il obtint un sauf-conduit et rejoignit le Frère Leoncio, qui était seul dans la maison, désormais abandonnée et évacuée.

Le Frère Hugo ne put assister l’autre Frère que deux jours. Dès le 1er septembre, on les fourrait tous les deux de force dans une voiture qui partit pour Viñols, près de Cambrils.

Arrivés sur place, les révolutionnaires voulurent éprouver la fidélité d’un nouvel arrivé dans le parti, lui ordonnant de tirer sur les Frères. Mais le garçon était un ancien employé de la maison des Frères, et refusa ; on le menaça, on se moqua de lui, et finalement le malheureux, tout tremblant, tira des balles à la tête des deux Religieux. C’était le 1er septembre 1936.

Frère Leonci et Frère Hug purent se reposer dans la gloire céleste. Ils ont été béatifiés en 2013.

 

 

Tomás Galipienzo Pelarda

1897-1936

 

Né et baptisé le 6 mars 1897 à Cascante (Navarre), il fut confirmé en 1898, selon la coutume de l’époque.

Son père, Valentín, mourut en 1901 ; sa mère, Margarita, éleva son garçon et sa sœur très chrétiennement. Tomás était un modèle à l’école et manifesta très tôt sa vocation au sacerdoce.

En jouant à la pelote, il se fit une fracture du bras gauche, dont on va reparler un peu plus tard.

Il entra au postulat des Pères clarétains de Barbastro en 1908, commença le noviciat en 1912 à Cervera, où il étudia la philosophie et la théologie.

Au conseil de révision en vue du service militaire, il fut totalement réformé à cause de son bras gauche, mais aussi de sa mauvaise vue.

Il reçut les Ordres à Alagón, où il acheva la théologie, et fut ordonné prêtre à Saragosse en 1921.

Après la première année, il fut nommé professeur de latin et de géographie pour les élèves d’Alagón. En 1923, il fut envoyé prêcher à Cartagena. De là, chaque semaine, il partait en train à Torre Nueva, chez la Marquise de Fuente González, pour célébrer la Messe et enseigner le catéchisme aux enfants. Cela lui valait chaque fois mille pesetas !

Tombé malade à Cartagena, il fut nommé à un climat meilleur, à Requena (1928) et fut envoyé au Congrès Marial de Séville en 1929. La communauté de Requena fut dissoute dès le printemps 1936 et le p.Tomás partit à Játiva, où il dut retirer l’Eucharistie de l’église pour la sauver de la profanation.

L’arrestation et le martyre du père Tomás relèvent de l’incroyable. Il fut arrêté au soir du 11 août et passé en «jugement». A minuit, on l’emmena avec deux autres prêtres à Alboraya, à quelques kilomètres de Valencia. Le père Tomás dit aux bourreaux : Tuez-moi de face, comme un homme. Ils éteignirent le moteur et mirent en marche leur mitraillette. Instinctivement, le Père se roula à terre, de sorte que, dans la nuit, les bourreaux ne virent pas que les balles lui passaient au-dessus ; ils tirèrent pendant une vingtaine de minutes, durant lesquelles le Père se faufila dans l’herbe et alla s’appuyer un peu plus loin, observant ce qui se passait : en rallumant le moteur, les bourreaux ne virent que deux cadavres, ne trouvèrent pas le père Tomás et finirent par décider de revenir au matin.

Le père Tomás rejoignit la première maison qu’il aperçut, mais il tomba sur un communiste, qui le dénonça sans tarder. Mais il eut encore le temps de se réfugier dans une maison plus accueillante où on le cacha de telle façon que les miliciens ne le découvrirent pas quand ils vinrent fouiller la maison. Finalement, il put gagner Valencia en train et se réfugier à une adresse qu’on lui avait proposée. Mais c’est là que les miliciens le retrouvèrent, le 18 août à midi. Conduit au Comité, il fut reconnu par l’un d’eux : Cette fois-ci, tu ne pourras pas t’échapper.

On le conduisit à la prison centrale de San Miguel ; il était absolument nu, sans chaussures, et tremblant de fièvre. Il y retrouva des amis, qui lui trouvèrent de quoi se couvrir.

Le 1. septembre à neuf heures du matin, on appela dix prisonniers, dont le père Tomás. On partit pour Paterna. Au moment de l’exécution, certains condamnés se mirent à courir et l’un d’eux put se sauver et raconter plus tard ce qu’il avait vécu. Le père Tomás, lui, fut abattu sur place.

Martyrisé le 1.septembre 1936 et béatifié en 2017, Tomás Galipienzo Pelarda sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 1. septembre.

 

 

 

Miquel Roca Huguet

1899-1936

 

Miquel vit le jour le 6 juin 1899 à Molins de Rey (Barcelone).

Il eut aussi deux autres frères qui entrèrent dans l’Ordre Hospitalier, dont l’un, Sadurní (Constanci), fut martyrisé le 30 juillet et béatifié avec lui.

 

Entré très jeune dans la maison de l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu à Ciempozuelos, il y fit le noviciat et, très porté à l’étude, se prépara au sacerdoce ; il professa avec le nom de Cristino et fut ordonné prêtre en 1926.

Il fut présent dans la maison Saint-Rafael de Madrid, maître des novices à Calafell, et en dernier lieu directeur à Carabanchel Alto (Madrid).

Il avait une grande réputation d’excellent pédagogue et de directeur d’âmes.

 

Voir ici les détails des événements de juillet-août 1936 dans la notice Hospitaliers martyrs à Carabanchel Alto

 

Il fut martyrisé le 1er septembre 1936 et béatifié en 1992.

 

 

Crescencio Lasheras Alzcorbe

1900-1936

 

Crescencio vit le jour le 15 juin 1900 à Arandigoyen (Navarre).

Après une jeunesse très chrétienne et vertueuse, il entra dans l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu en 1927, et professa avec le nom de Rufino.

Il fut présent dans diverses maisons, et en dernier lieu à Carabanchel Alto (Madrid).

 

Voir ici les détails des événements de juillet-août 1936 dans la notice Hospitaliers martyrs à Carabanchel Alto

 

Il fut martyrisé le 1er septembre 1936 et béatifié en 1992.

 

 

Enrique López López

1901-1936

 

Enrique vit le jour le 25 juin 1901 à Las Alpujarras (Fondón, Almería).

Entré à quinze ans dans l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu, il professa avec le nom de Cecilio.

Sa bonne mémoire et son intelligence vive décidèrent ses Supérieurs à lui faire faire des études en vue du sacerdoce. Malheureusement, la tuberculose lui fit suspendre ces études.

Envoyé en Colombie pour se reposer, il continua de rendre service comme infirmier, plutôt que de retourner dans le monde et y trouver un avenir brillant.

Revenu en Espagne, il fut à Carabanchel Alto (Madrid).

 

Voir ici les détails des événements de juillet-août 1936 dans la notice Hospitaliers martyrs à Carabanchel Alto

Au moment de quitter les malades, sur l’ordre des miliciens, il leur dit : Au-revoir au Ciel.

 

Il fut martyrisé le 1er septembre 1936 et béatifié en 1992.

 

 

Agustín Navarro Iniesta

1902-1936

 

Né le 28 mai 1902 à Zurgena (Almería), il fut baptisé deux jours après ; il était le fils du maître d’école.

Entré au séminaire d’Almería en 1916, il passa à ceux de Murcia et Orihuela avant de revenir à Almería en 1924.

Ordonné prêtre en 1926, il exerça son apostolat sacerdotal successivement à Carboneras puis Sorbas (1929) ; il fut alors incardiné dans le diocèse de Madrid (1932) et fut à Mangirón, puis Carabanchel Bajo, avec la charge de chapelain du collège Santa Cruz.

Le 13 juillet 1936, il eut le courage de présider une prière pour l’enterrement de José Calvo Sotelo au cimetière de Madrid. Cet acte public ne pouvait pas ne pas avoir une résonance politique et toute la famille de don Agustín vint se réfugier (avec lui) à Zurgena.

Une première fois, le Prêtre y fut arrêté, puis relâché quelques heures après. Les républicains revinrent à la charge un mois plus tard. Le 1.septembre, c’est lui-même qui leur ouvrit. Il salua sa mère avec ces mots : Au Ciel ! Merci à Dieu qui me donne la grâce de mourir pour Lui.

Il fut emmené avec quatre autres prêtres au Pozo de la Lagarta, où ils furent fusillés.

Martyrisé le 1.septembre 1936 et béatifié en 2017, Agustín Navarro Iniesta sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 1. septembre.

 

 

Manuel Mateo Calvo

1902-1936

 

Manuel vit le jour le 5 octobre 1902 à Aliaga (Teruel, Espagne) et fut baptisé le jour-même.

Il entra au noviciat mineur des Frères des Ecoles Chrétiennes à Cambrils en 1915.

Après le noviciat de Hostalets, il reçut l’habit en 1918, avec le nom de Claudio José. Il fit ensuite le scholasticat à Bujedo.

Il exerça son activité d’abord à Cambrils, jusqu’en 1926.

Il fut alors envoyé à Bonanova, à Tarragona (1928), de nouveau à Bonanova (1931), puis à Tortosa (1935).

Il fut arrêté à Tortosa ainsi que deux autres Frères (Buenaventura Pío et Ángel Amado). Chaque soir, des miliciens appelaient des prisonniers pour les conduire au peloton. Un témoin affirma que les Frères furent des modèles de courage et de foi : ils organisèrent la prière, la méditation, les chants même, autant que faire se pouvait.

Ces trois Frères furent appelés au soir du 31 août ; en partant, ils chantaient le psaume 50 (Miserere) ; ils furent fusillés le 1er septembre dans la nuit, au lieu-dit Los Ametllers.

Frère Claudio José avait trente-trois ans.

Il fut béatifié en 2013, avec ses deux Compagnons.

 

 

Maximiano Fierro Pérez

1905-1936

 

Maximiano vit le jour le 21 août 1905 à Alfamén (Saragosse), Espagne) et fut baptisé le jour-même.

Il entra au collège, des Frères des Ecoles Chrétiennes à Monreal del Campo en 1918, puis au noviciat mineur de Cambrils.

Après le noviciat de Fortianell, il reçut l’habit en 1921, avec le beau nom de Ángel Amado (Ange Aimé). Il fit ensuite le scholasticat à Cambrils.

Il exerça son activité d’abord à Condal, puis Manlleu (1926) et Bonanova (1930).

En 1931, il partit pour Cuba (Marianao et La Havane).

Revenu en Espagne en 1934, il fut envoyé à Tortosa.

Il fut arrêté à Tortosa ainsi que deux autres Frères (Buenaventura Pío et Claudio José). Chaque soir, des miliciens appelaient des prisonniers pour les conduire au peloton. Un témoin affirma que les Frères furent des modèles de courage et de foi : ils organisèrent la prière, la méditation, les chants même, autant que faire se pouvait.

Ces trois Frères furent appelés au soir du 31 août ; en partant, ils chantaient le psaume 50 (Miserere) ; ils furent fusillés le 1er septembre dans la nuit, au lieu-dit Los Ametllers.

Frère Ángel Amado fut béatifié en 2013, avec ses deux Compagnons.

 

 

Pío Ruiz de la Torre

1909-1936

 

Pío vit le jour le 9 juillet 1909 à Fresno de Rodilla (Burgos), Espagne) et fut baptisé le 11.

Il entra au noviciat mineur des Frères des Ecoles Chrétiennes à Cambrils en 1922, sur les traces de son aîné (voir notice José Ruiz de la Torre).

Après le postulat, il reçut l’habit en 1926, avec le nom de Buenaventura Pío. Il fit ensuite le scholasticat à Cambrils.

Il exerça son activité d’abord à Manlleu en 1928 ; ses débuts dans l’enseignement ne furent pas faciles, mais il devint ensuite un excellent éducateur.

Il dut quitter cette maison à cause des lois de 1933, et vint à Condal, puis Tortosa (1935).

Il fut arrêté à Tortosa ainsi que deux autres Frères (Angel Amado et Claudio José). Chaque soir, des miliciens appelaient des prisonniers pour les conduire au peloton. Un témoin affirma que les Frères furent des modèles de courage et de foi : ils organisèrent la prière, la méditation, les chants même, autant que faire se pouvait.

Ces trois Frères furent appelés au soir du 31 août ; en partant, ils chantaient le psaume 50 (Miserere) ; ils furent fusillés le 1er septembre dans la nuit, au lieu-dit Los Ametllers.

Frère Buenaventura Pío fut béatifié en 2013, avec ses deux Compagnons.

 

 

Alfonso Sebastiá Viñals

1910-1936

 

Il naquit le 27 mai 1910 à Valencia, dans une bonne famille chrétienne, d’un humble père ouvrier.

Il entra en 1920 au Petit séminaire de Orihuela, puis au Grand séminairevint de Valencia ; il fut ordonné prêtre en 1933.

Nommé curé-archiprêtre de Castellón, il reçut des menaces s’il restait dans cette paroisse, mais il persévéra fidèlement, se donnant à fond à l’Action Catholique.

En 1935, on le nomma à Valencia comme professeur à l’Ecole de Formation Sociale, une matière où il était particuièrement préparé ; il y fut directeur spirituel. C’était une fondation de l’Association Catholique Nationale, qui convenait très bien au jeune prêtre, préoccupé par la question sociale, la situation des ouvriers.

Quand le palais archiépiscopal fut la proie des flammes en juillet 1936, le père de don Alfonso lui suggéra de se retirer chez un de ses frères à Ruzafa ; les autres frères d’Alfonso lui conseillaient aussi de partir de Valencia, car il avait un passeport en règle, mais le jeune prêtre préférait rester là où Dieu l’avait mis, fidèle pasteur au milieu de ses brebis menacées.

Il se savait condamné et affirma : Je vais mourir bientôt, j’en suis convaincu. Prie pour moi, pour que j’aie la force de pardonner jusqu’au bout.

Le 20 août, on vint l’arrêter pour le conduire au Gouvernement Civil, d’où on le mit à la prison San Miguel de los Reyes.

Le 1er septembre 1936, au moment où sa mère et sa sœur attendaient à la porte de la prison pour lui rendre une visite, elles le virent monter dans un camion en leur faisant adieu de la main.

Don Alfonso fut fusillé à Paterna.

Il a été béatifié en 2001.

 

 

Cándido Rivera Rivera

1912-1936

 

Cándido vit le jour à Villacreces (Palencia, Espagne) le 3 septembre 1912.

Il entra en 1925 au couvent des Frères Mineurs Conventuels de Granollers (Barcelone), et prit le nom de Pedro, en référence à saint Pedro d’Alcántara (voir au 18 octobre).

Il commença les études de philosophie à Barcelone, les poursuivit à Ósimo (Italie), et acheva la théologie à Rome, où il fit aussi la profession solennelle en 1933 et fut ordonné prêtre en 1935, la même année où il passa la licence en théologie.

On le décrivit comme exemplaire en tout et pour tout. Il savait aussi peindre avec un certain talent. Il était petit de taille, mais en imposait par sa piété et son sérieux.

Il fut alors nommé Gardien (supérieur) à Granollers, après le père Dionisio Vicente Ramos, devenu aveugle (voir au 31 juillet).

Le 19 juillet 1936 au soir, il se réfugia non loin du couvent ; le 20, il s’y rendit pour célébrer encore une fois la Messe, mais il dut s’enfuir et se cacher trois jours dans une autre famille, la peur au ventre, sachant bien que non seulement sa vie était en danger, mais aussi celle de ceux qui l’hébergeaient. De jour, il se cachait dans les vignes.

Il fut arrêté le 25 juillet, conduit à la prison de Granollers, où il retrouva des Confrères. Sa résolution était de mourir en criant Vive le Christ Roi !

Il se trouva qu’un des prisonniers était «ami» du chef du Comité, de sorte que tous les prêtres et les religieux obtinrent alors un sauf-conduit et sortirent de prison le 27 juillet.

Il alla se confesser au curé de la paroisse de Llinás, lui disant : Si j’ai la grâce d’être tué, je mourrai en criant ‘Vive le Christ Roi’.

Le père Pedro rejoignit la maison d’un ouvrier qui avait travaillé au couvent puis, vers le quinze août, rejoignit Barcelone, d’où il expédia une lettre au Grand Pénitencier de Saint-Pierre de Rome, annonçant le martyre de ses Confrères (Dionisio Vicente Ramos, Francisco Remón Játiva, Modesto Vegas Vegas) et, peut-être aussi, écrit-il, de quelques autres dont on n’a plus de nouvelles.

Le 22 août, il fut dénoncé et arrêté. Quand il entendit prononcer son nom, il se présenta lui-même : C’est moi, je suis à votre disposition. En partant, il remercia la personne qui l’avait hébergé, demandant pardon pour le dérangement ; cette personne était cousine d’un autre jeune postulant franciscain présent à ce moment-là, auquel un milicien dit : Jeune homme, c’est tes treize ans qui te dispensent de suivre le même sort que ton copain.

On n’a jamais pu savoir avec exactitude le mode et le jour du martyre du père Pedro. Le 24 août, on le donnait encore pour «certainement vivant». Les récits furent différents :

- les uns dirent qu’il fut conduit à Montcada, qu’il y fut jeté vivant dans un puits, ou fusillé et enterré au cimetière du même endroit ;

- d’autres, qu’on le tua à l’Arrabassada de Barcelone ;

- d’autres encore que son corps - déjà mort ou encore vivant - aurait été jeté en pâture à des cochons, que les anarchistes avaient installés dans le couvent Sant Elías, devenu leur fameuse tcheka.

Dans le diocèse de Barcelone, on le mentionne comme fusillé le 6 septembre 1936. Le Martyrologe Romain le mentionne au 1er septembre, à quelques jours de son vingt-quatrième anniversaire.

Le père Rivera a été béatifié en 2001.

 

 

Antonio Villanueva Igual

1913-1936

 

Antonio vit le jour le 23 janvier 1913 à Sarrión (Teruel).

Orphelin de père à quatre ans, il fut éduqué chrétiennement par sa grand-mère maternelle.

Entré une première fois à dix ans à l’école de l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu à Ciempuzuelos, il dut revenir à la maison pour raison de santé ; guéri, il entra au noviciat de Ciempozuelos et professa avec le nom de Faustino.

Il fut à Carabanchel Alto (Madrid).

 

Voir ici les détails des événements de juillet-août 1936 dans la notice Hospitaliers martyrs à Carabanchel Alto

 

Il fut martyrisé le 1er septembre 1936 et béatifié en 1992.

 

 

Juan Ramón Morín Ramos

1913-1937

 

Juan Ramón vit le jour le 6 mars 1913 à Salvatierra de Tormes (Salamanque, Espagne), de Juan et Prudencia, de bons chrétiens, qui le firent baptiser le 14 mars.

La maman étant bientôt décédée, le papa se remaria. Dieu permit qu’il y eût une bonne symbiose entre les enfants de l’une et de l’autre union.

L’enfant entra à l’Ecole apostolique de l’Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu à Ciempozuelos, en 1926, puis reçut l’habit de l’Ordre en 1930 à Calafell et prit le nom de Matías.

Il fit le noviciat, émit la profession en 1931, et commença son activité à l’Ecole, où il montra d’excellentes dispositions pour l’enseignement, en même temps qu’une profonde dévotion mariale, qu’il diffusa par l’intermédiaire de la Congrégation de Marie.

C’est à Calafell qu’il vécut les douloureuses journées de 1936. Le 25 juillet, le sanatorium fut envahi par les miliciens, qui assassinèrent les membres de la communauté le 30 juillet. Notre Frère Matías fut un des quatre qui restèrent là pour s’occuper des enfants malades.

En mars 1937, dans cette même maison, mais sous le contrôle des miliciens, il renouvela sa profession pour un an, dans une ambiance catacombale.

Il fut alors enrôlé comme infirmier au titre du service militaire, à Tarragona. C’est de là qu’il fut envoyé au front de Guadarrama (Madrid).

Là, il subit un semblant de jugement et fut condamné à mort. Avant de mourir, il réaffirma sa condition de Religieux et mourut en criant encore Vive le Christ Roi !

Matías fut martyrisé un des derniers jours d’août ou des premiers de septembre 1937 à Guadarrama (Madrid). Il avait vingt-quatre ans.

Il fut béatifié en 2013.

 

 

 

Fran Mirakaj

1916-1946

 

Fran Mirakaj naquit le 13 août 1916 à Iballë (Shkodër, Albanie).

Il avait une sœur, Sute Basha.

En 1934, il épousa Prenda Alija Kamerin. Ils eurent trois enfants.

Fran vivait de l’élevage et de la vente du bétail. Chrétien, il était très actif dans la vie diocésaine.

C’est pour ce grave crime qu’il fut arrêté la veille de Noël, le 24 décembre 1945.

Comme les autres prisonniers, prêtres ou laïques, il subit en prison de dures tortures. Le 22 février, un simulacre de jugement le condamna lui aussi à être fusillé, ce qui advint en septembre 1946 ; on n’en connaît pas le jour précis.

Béatifié en 2016, Fran Mirakaj sera inscrit au Martyrologe le 1er septembre.

 

 

 

Isabel Cristina Mrad Campos

1962-1982

 

Isabel Cristina Mrad Campos naquit le 29 juillet 1962 à Barbacena (Minas Gerais, Brésil SE) ; elle a un frère, Roberto ; leurs parents, José Mendes Campos et Helena Mrad, sont catholiques et pratiquants ; le père est président de l’association Saint-Vincent-de-Paul de la paroisse.

Selon la coutume locale, la petite fille reçut la Confirmation en 1965 et la Première Communion en 1969.

Cristina (c’est apparemment son prénom usuel, mieux : on l’appelait Cris) grandit dans cette atmosphère de compassion pour les pauvres et les malades. Elle a un rêve : devenir médecin pédiâtre, et en Afrique.

Elle fit ses études secondaires au Collège de l’Immaculée, tenu par des Sœurs de la Charité ; on la connaissait pour sa gentillesse et son intelligence au-dessus de la moyenne.

Cristina se consacra à Dieu selon le vœu de virginité, pour se donner plus tard, totalement, aux malades qu’elle rencontrera. Chaque jour, elle participait à l’Eucharistie.

On retrouvera plus tard dans ses papiers sa devise personelle : Toujours sourire, puisque Jésus m’aime.

En avril 1982, elle vint à Juiz de Fora, pour suivre les cours à l’université, partageant un petit appartement avec son frère.

Sa vie chrétienne s’intensifie. Elle fait son heure quotidienne d’adoration eucharistique.

Le 30 août 1982 va être le début du calvaire de Cristina. Ce jour-là, Cristina est seule et ouvre la porte à l’ouvrier qui vient installer une armoire. On lui avait recommandé cet homme, il était correct et ne demandait pas beaucoup. Mais au cours de l’intervention, les propos obscènes de l’homme deviennent provoquants ; Cristina prie l’homme d’achever son travail et de partir. Plus tard, elle raconte la scène à son frère.

L’ouvrier cependant préconise qu’il a oublié un outil et qu’il reviendra un ou deux jours après. Il revient en effet deux jours plus tard, le 1er septembre, et tente cette fois-ci de violer Cristina ; celle-ci lui résiste et hurle pour appeler de l’aide, mais il monte le son de la télévision ; il la baillonne avec un drap ; la jeune demoiselle se débat comme elle peut. L’homme enfonce des coups de poignard dans le corps de Cristina. Son frère la trouve morte, le soir.

L’autopsie révélera que l’assassin a frappé Cristina à la tête, lui a attaché les mains, l’a baillonnée, a déchiré ses sous-vêtements, lui a griffé les jambes et l’a poignardée de treize coups dans le dos, l’abdomen, le ventre ; mais Cristina réussit à préserver sa virginité.

Tel que se présente le récit, on pourrait se poser des questions sur la prudence, la naïveté de Cristina vis-à-vis de cet ouvrier. Pourquoi le frère n’était-il pas là pour le recevoir, pour ouvrir lui-même à un ouvrier qu’on ne connaissait pas ? Comment l’homme a-t-il pu s’introduire une deuxième fois dans l’appartement, après les propos qu’il avait tenus la première fois ?

La commission qui a examiné les faits, a sûrement trouvé les bonnes réponses pour aboutir aux conclusions formelles de martyre de la chasteté que l’on peut attribuer à Cristina.

Isabel Cristina Mrad Campos sera béatifiée en 2021, et inscrite au Martyrologe le 1er septembre.

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3 août 2019 6 03 /08 /août /2019 08:21

Francisco Romero Ortega

1872-1936

 

Né le 30 mars 1872  à Almería, fils d’un honorable tailleur, Francisco fréquenta le séminaire de cette ville et fut ordonné prêtre en 1895.

On verra que son jeune frère, José, le suivrait de près, et dans la vie, et dans la mort.

D’abord vicaire dans deux paroisses d’Almería, il le fut ensuite à Benizalón. En 1910, il revint dans sa ville natale, où il fut aumônier et vicaire ; en 1926, il fut aumônier des Servantes de Marie ; en 1931, il desservit Araoz.

Le 27 août 1936, quand la persécution religieuse faisait fureur, Francisco et son frère José furent arrêtés dans la maison où ils habitaient. On les emmena au poste et, de là, on les emmena sur la grand-route. Au lieu-dit Fuensanta, on les débarqua. Les deux frères se dirent : Voilà qu’on va Le voir… Face à face.

Seul José mourut sur le coup. Francisco eut une fin horrible : cruellement blessé, se traînant comme il pouvait pour s’abriter sous un pont, il fut repéré par les miliciens qui repassaient par là, avec leur charrette pleine de poissons qu’ils avaient pêchés entre temps et qu’ils allaient vendre au marché. Se rendant compte que leur victime respirait encore, ils plantèrent dans les yeux du prêtre un vieux parapluie, ils imbibèrent d’essence un épi de maïs qu’ils allumèrent et lui fourrèrent dans la bouche.

Puis ils chargèrent les deux cadavres sur la charrette, pour aller montrer leurs «proies». On s’acharna encore sur leurs pauvres cadavres tout au long des rues du pays et on les brûla avant de les jeter dans l’Andarax.

Martyrisés le 28 août 1936 et béatifiés en 2017, Francisco et José Romero Ortega seront mentionnés dans le Martyrologe Romain au 28 août.

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3 août 2019 6 03 /08 /août /2019 08:18

José Romero Ortega

1875-1936

 

Né le 2 avril 1875 à Almería, fils d’un honorable tailleur, José fréquenta comme son frère Francisco les séminaires de cette ville à partir de 1888 et fut ordonné prêtre en 1899.

Il fut d’abord aumônier de l’asile psychiatrique, tenu par les Filles de la Charité. En 1911, il fut à la paroisse de San José, en 1912 à Gérgal puis revint à San José en 1916 ; en 1919, il fut vicaire à la paroisse Santiago, dont le curé était, lui aussi, un futur martyr, Carmelo Coronel Jiménez (v. 31 août).

Le 27 août 1936, quand la persécution religieuse faisait fureur, Francisco et son frère José furent arrêtés dans la maison où ils habitaient. On les emmena au poste et, de là, on les emmena sur la grand-route au niveau de Huercál de Almería. Au lieu-dit Fuensanta, on les débarqua. Les deux frères se dirent : Voilà qu’on va Le voir… Face à face.

On ne va pas ici redire ce qui a été dit de si pénible à propos du martyre des deux frères (v. plus haut Francisco Romero Ortega).

Martyrisés le 28 août 1936 et béatifiés en 2017, Francisco et José Romero Ortega seront mentionnés dans le Martyrologe Romain au 28 août.

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2 août 2019 5 02 /08 /août /2019 20:59

Tomàs Planas Aguilera

1909-1936

 

Né le 17 avril 1909 à Barcelone, Tomàs fut baptisé et confirmé à des dates qu’on n’a pu retrouver, les registres ayant disparu dans les incendies des révolutionnaires.

Il entra chez les Clarétains de Vic pour faire ses Humanités et y obtint des notes si bonnes en toutes les matières qu’on lui décerna du Meritissimus Maior.

Il fit le noviciat à Cervera, la profession en 1926, passa à Solsona pour la philosophie, de nouveau à Cervera pour la théologie et y fut ordonné prêtre en 1934.

Homme aux talents multiples, Tomàs était aussi l’auteur d’un des chants les plus populaires en Catalogne en l’honneur d’Antonio María Claret (v. 24 octobre).

Il fut envoyé à Vic, puis Solsona comme professeur et, en 1936, avait été désigné pour aller compléter ses études à Rome. Il était parti, et s’était arrêté à Barcelone pour attendre un autre étudiant et voyager avec lui.

C’est alors que s’est déchaînée la fureur révolutionnaire. Le 19 juillet, il se réfugia chez son frère Juan. Le 26 août, à trois heures du matin, arrivèrent des miliciens pour un contrôle. On l’emmena, lui et tous ses papiers. On s’arrêta près du Cynodrome, où Tomàs rencontra son parent, Jaime Queralt, lui aussi prisonnier, avec lequel il s’entretint quelques minutes. Il était trois heures et demie.

Pendant toute la journée, les miliciens demandèrent à Tomàs des explications sur ses nombreux papiers ; Tomàs ne dissimula pas un instant qu’il était prêtre - l’unique raison de sa condamnation à mort. Vers dix-huit heures, le p.Tomàs se mit par-terre, vaincu par la fatigue. On l’appela vers vingt-et-une heures.

On ignore la suite, mais on la devine. On a supposé qu’il fut assassiné dans la nuit du 26 au 27, près de Sabadell, mais on n’a pas retrouvé son cadavre.

Son parent, lui, fut relâché le lendemain.

Martyrisé le 27 août 1936 et béatifié en 2017, Tomàs Planas Aguilera sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 27 août.

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2 août 2019 5 02 /08 /août /2019 12:41

Juan Soler García

1904-1936

 

Né le 1. décembre 1904 à Chirivel (Almería), Juan fut baptisé deux jours plus tard. Ses bons parents s’appelaient Miguel et Catalina.

En 1917, il commença le séminaire et fit de si bonnes études qu’on lui confia vite l’enseignement dans le même séminaire pendant neuf ans, et que l’Evêque le prit comme secrétaire particulier dès 1926.

Juan fut ordonné prêtre en 1928 et, tout en conservant sa place auprès de l’Evêque, il fut toujours chargé d’enseigner ; pastoralement, il prêta son concours à l’Alquián puis, en 1933, à la cathédrale.

En 1936, il assuma la responsabilité de Conseiller de l’Union des Femmes Catholiques, ainsi que celle de secrétaire pour l’Enseignement diocésain.

Lors de l’insurrection de juillet 1936, ses parents le prirent chez eux. Le 23 août, il marchait dans la rue avec un cousin, lorsque des miliciens le reconnurent. Ils foncèrent vers lui ; la santé de Juan ne lui permettait pas de s’enfuir, les miliciens l’attrapèrent et l’abattirent sur place.

L’émotion fut telle dans le pays pour la mort de ce jeune prêtre de trente-deux ans, que même les assassins prirent peur et libérèrent un parent du prêtre, qu’ils tenaient prisonnier.

Martyrisé le 23 août 1936, béatifié en 2017, Juan Soler García sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 23 août.

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