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Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !

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Mathilde de Saxe

Mathilde de Saxe

875 env.-968

 

Mathilde (en latin Mathildis, qui a donné en français Maude ou Mahaut), eut pour père le comte Thierry ou Dietrich de Saxe, descendant du fameux Witikind (v. 7 janvier), prince des Saxons, et pour mère la comtesse Reinhilde, du sang des princes de Danemark et de Frise. 

Elle naquit vers 875, et fut élevée par son aïeule Mathilde, alors abbesse des bénédictines de Hereford. On l’instruisit des saintes Ecritures, en même temps qu’elle se rendait habile au travail des mains ; aimable et candide, active, chaste, généreuse, elle fut comblée par le ciel de toutes les grâces.

En 909 ou 913, elle épousa Henri l’Oiseleur, fils d’Othon, duc de Saxe. Trois ans après, par la mort de son beau-père, elle devenait duchesse de Saxe ; en 919, elle était reine d’Allemagne par l’élection de son mari comme successeur du roi Conrad. Dieu, par cette élévation extérieure, voulait mettre dans un plus grand jour les grâces de sa fidèle servante et les vertus dont son âme était ornée. Elle montra toujours une soumission parfaite et une fidélité inviolable envers son époux ; elle n’eut avec lui qu’un cœur, un esprit, une même volonté. Ils faisaient ensemble leurs aumônes et leurs libéralités ; bâtissaient des monastères et des hôpitaux ; dans l’intimité, ils accomplissaient en commun leurs exercices de piété. Pendant que Henri portait ses armes victorieuses dans le pays de ses ennemis, qu’il rendait tributaires les Danois et les Esclavons, soumettait la Bavière et la Bohême, Mathilde visitait, nourrissait, servait les pauvres de Jésus-Christ, les malades et les prisonniers. Ce digne époux mourra en 936.

Mathilde sut rester humble malgré son rang. Elle se mortifiait volontiers et donnait beaucoup de son temps à la prière. Dieu lui donna trois fils et deux filles, qui eurent une noble destinée. Othon le Grand fut empereur d’Allemagne, Henri fut duc de Bavière, Brunon fut archevêque de Cologne, Gerberge épousa Louis d’Outremer, roi de France, Hedwige enfin épousa Hugues le Grand, le père de Hugues Capet.

Mathilde connut la discorde dans sa famille, car ses deux fils aînés se jalousaient. Ce fut au point que ces deux hommes ne s’entendirent que pour dépouiller leur mère de ses biens et l’obliger à se retirer dans le couvent de Engerhen en Westphalie. Mathilde était consciente qu’elle était à la source de cette mésentente, car elle aurait voulu que la couronne de son mari échût à son deuxième fils, Henri, plutôt qu’à l’aîné, Othon.

Devenu roi, Othon épousa Edith ; sur invitation des évêques d’Allemagne, celle-ci s’employa pour adoucir les sentiments de son mari, lequel consentit enfin à demander pardon à sa mère et à la faire revenir. Henri à son tour demanda pardon. Mathilde put ainsi reprendre sa vie généreuse, construisant églises et hôpitaux, et surtout le célèbre monastère de Polden, aujourd’hui malheureusement disparu, où vivaient trois mille clercs.

Quand Othon fut sacré empereur à Rome, en 962, il chargea sa mère de l’administration des affaires. Puis Mathilde vint trouver son autre fils Brunon à Cologne, où il était archevêque. Tous trois allèrent ainsi à Northausen en Thuringe où Mathilde avait fondé un grand monastère féminin. 

C’est là que Mathilde, sentant arriver sa fin, voulut rester. Peu de temps avant de mourir, elle se fit transporter à Quedlinburg, car elle voulait être enterrée auprès de son mari.

Elle prophétisa encore que son petit-fils, devenu archevêque de Mayence, mourrait avant elle, ce qui eut lieu, car ce dernier mourut subitement.

Sa dernière heure venue, elle demanda d’intenses prières aux religieuses, aux ecclésiastiques ; elle se confessa, reçut l’Eucharistie, se fit étendre sur un cilice posé à terre et fit une dernière fois le signe de la croix avant d’expirer, le 14 mars 968.

On a dit que sainte Mathilde était morte à Halberstadt, mais il faut préciser que Quedlinburg était alors dans le diocèse de Halberstadt. Cette localité passa au protestantisme en 1539, et les reliques de sainte Mathilde se trouvent toujours là au fond d’un temple luthérien, tandis qu’une autre église (catholique) fut édifiée en 1858 sous le vocable de cette Sainte.

 

Le Martyrologe romain la commémore le 14 mars.

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