Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !

Publicité

Thomas More

Thomas More

1478-1535

 

Thomas, né le 7 février 1478, était le fils d’un juge de Londres, John More, et de Agnes More. Tout jeune, il est page en la maison de l’archevêque de Cantorbury.

Adolescent, il étudie à Oxford, où il cultive avec passion la langue grecque. Son professeur, Erasme, deviendra son ami et écrira pour lui l’Eloge de la Folie. 

Il pense un moment devenir chartreux, mais finalement il accepte le conseil de s’engager dans le mariage (1505) ; il épouse Jane Colt ; déjà veuf en 1511, il a trois filles et un fils et se remarie avec une veuve, Alice Middleton, qui lui apporte ses deux enfants  ; sur la demande de son cher mari, elle apprend la harpe, le luth, le monocorde et la flûte. Ses filles apprennent le latin, le grec, l’astronomie.

Ayant étudié le droit à Londres, il est avocat en 1510, et nommé juge par les habitants de Londres. Chargé d’un cours de droit, il fera aussi des conférences sur la Cité de Dieu, de saint Augustin.

 Thomas est connu comme historien, philosophe, humaniste, théologien et homme politique ; il est au Parlement dès 1504, mais s’oppose aux taxes demandées par le roi (Henri VII) pour la guerre d’Ecosse. John More ayant été emprisonné, Thomas se retire en France en 1508.

Quand Henri VIII accède au trône, il choisit Thomas More comme maître des requêtes, le nomme à son Conseil privé, l’envoie en missions diplomatiques, le nomme trésorier de la Couronne (1521), puis chancelier de Lancastre (1525).

Thomas More était donc un bourgeois aisé, mais qui resta profondément chrétien. Il s’aménagea un manoir à Chelsea, près de la Tamise et y vivait avec autant de plaisirs honnêtes que de pratiques religieuses : il porte le cilice, fait lire à table quelque passage de l’Ecriture, préside le soir une prière en famille. Erasme et Holbein sont les hôtes de la famille, on reçoit des infirmes et des vieillards.

Il y a dans le manoir une petite ménagerie fort originale : un singe, un renard, un furet, une belette.

Un jour que les granges ont brûlé, More écrit : S’il a plu a Dieu de nous envoyer une telle épreuve, nous devons, nous sommes obligés d’être contents.

Thomas est arrivé au faîte des honneurs après s’être acquitté de fonctions importantes, juridiques, parlementaires ou diplomatiques. En 1529, sa mission auprès de Charles-Quint et François Ier aboutit à la paix de Cambrai. C’est à cette date qu’il est choisi comme chancelier du roi Henri VIII.

La crise arrive avec la situation adultérine d’Henri VIII. Tandis que, peu à peu, toute l’Eglise d’Angleterre cède aux prétentions du roi, seul l’évêque de Rochester, John Fisher, résiste au roi, et le paiera de sa vie, le 22 juin 1535.

Thomas fait de son mieux, tant qu’on ne lui propose pas de se prononcer clairement et qu’il peut éviter de le faire. Mais il finit par démissionner de sa charge en 1532, signant ainsi sa déchéance.

Il est peu à peu abandonné de tous, mais il conserve tout son humour.

Quand le duc de Norfolk lui annonce que la colère du prince, c’est la mort, il répond calmement : Donc, la seule différence entre vous et moi, est que je mourrai aujourd’hui, et vous demain !

En mars 1534, More refuse de jurer fidélité à l’édit du roi : il est incarcéré à la Tour de Londres le 17 avril, et mène une sorte de vie de chartreux. Quand sa fille vient le visiter, elle le supplie de céder, mais il reste ferme. Bientôt privé aussi de ces visites, il apprend le martyre de John Fisher et se prépare au sien : le 1er juillet, il est à nouveau convoqué devant un jury ; il est vieilli, fatigué, mais lucide ; il se défend, prouve la légitimité de sa position. Accusé de trahison, il est condamné à être pendu, traîné et éviscéré, mais le roi ordonne de le faire décapiter.

Le jour du martyre arrive, 6 juillet 1535. More reste calme, sérieux et plaisant à la fois. Il prie son gendre de donner une pièce d’or au bourreau.

Il demande qu’on l’aide à monter sur l’échafaud, ajoutant que… pour la descente, (il s’en tirera) bien tout seul. Il prie le psaume 50 (Miserere), embrasse son bourreau en lui recommandant :  Courage, mon brave, n’aie pas peur ! Mais comme j’ai le cou très court, attention ! Il y va de ton honneur ! Il se bande lui-même les yeux, se couche sur l’échafaud, dégage sa barbe qui n’a pas commis de trahison !

De la prison, il avait envoyé un billet à son épouse : More is no more,  More n’est plus !

Le corps de Thomas More est enterré dans une tombe anonyme de la Tour de Londres ; sa tête est exposée sur le pont, mais sa fille Margaret Roper réussit à la récupérer. Depuis, on ignore où elle se trouve exactement, soit dans le tombeau de famille des Roper à Cantorbury, soit à Chelsea.

Thomas More a été béatifié en 1886, et canonisé en 1935, quatre siècles après sa mort. En 2000, il a été proclamé patron des responsables de gouvernement et des personnalités politiques.

 

Le Martyrologe le commémore le 6 juillet, mais il est fêté avec John Fisher le 22 juin.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article