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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 23:02

Robert Anderton

? - 1586

 

Il était né en Lancashire (Angleterre) dans une honorable famille et fit ses études au Collège anglais de Reims, où il s’acquit la réputation de vir doctissimus.

Une fois ordonné prêtre, il repassa en Angleterre avec son Confrère, William Marsden. Mais le bateau alla échouer sur l’Ile de Wight, où ils furent suspectés et appréhendés. N’ayant pas renié leur sacerdoce, ils furent mis en prison.

Ils firent remarquer qu’ils avaient accosté contre leur volonté, qu’ils n’avaient pas séjourné dans le royaume plus longtemps que le permettait la loi, avant qu’on les ait appréhendés, et que par conséquent ils n’étaient pas coupables de trahison, ni condamnables. Ils étaient fort adroits ! Mais les jurés écartèrent cette évidence et les condamnèrent à mort, pour haute trahison, étant des prêtres, donc dépendants de l’autorité romaine, et décidés à entrer dans le royaume.

Ils furent donc exécutés tous deux sur l’Ile de Wight, le 25 avril 1586.

Ils furent béatifiés en 1929.

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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 23:01

William Marsden

? - 1586

 

Il était né à Goosnargh (Lancashire, Angleterre) et fit ses études au Collège anglais de Reims.

Une fois ordonné prêtre, il repassa en Angleterre avec son Confrère, Robert Anderton. Mais le bateau alla échouer sur l’Ile de Wight, où ils furent suspectés et appréhendés. N’ayant pas renié leur sacerdoce, ils furent mis en prison.

Ils firent remarquer qu’ils avaient accosté contre leur volonté, qu’ils n’avaient pas séjourné dans le royaume plus longtemps que le permettait la loi, avant qu’on les ait appréhendés, et que par conséquent ils n’étaient pas coupables de trahison, ni condamnables. Ils étaient fort adroits ! Mais les jurés écartèrent cette évidence et les condamnèrent à mort, pour haute trahison, étant des prêtres, donc dépendants de l’autorité romaine, et décidés à entrer dans le royaume.

Ils furent donc exécutés tous deux sur l’Ile de Wight, le 25 avril 1586.

Ils furent béatifiés en 1929.

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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 23:00

Franca Visalta

1170-1218

 

Franca était née à Plaisance en 1170, d’une famille distinguée.

A sept ans elle entra dans la monastère des Bénédictines de saint Siro, y fit la profession vers 1184 et fut élue abbesse assez jeune, vers 1198.

En 1206 elle servit d’intermédiaire entre le pape et sa ville natale qui s’était soulevée.

C’était une personne exigeante pour elle comme pour les autres, mais les moniales ne purent appliquer les austérités qu’elle voulait imposer. Une seule, nommée Carentia, apprécia ce régime et rejoignit le couvent cistercien de Rapallo.

Franca, de son côté, fut écartée.

Elle persuada ses parents de construire pour elle un nouveau couvent cistercien non loin de Plaisance, à Montelana, où la rejoignit Carentia. Franca devint abbesse et continua ses austérités, passant de nombreuses heures ou des nuits entières à la chapelle en adoration.

La communauté se déplaça ensuite à Pittoli, toujours dans les environs de Plaisance.

Franca y passa les dernières années de sa vie, supportant avec grande patience les maladies dont elle était atteinte. C’est par référence à ces souffrances qu’elle est invoquée pour les affections des yeux.

Elle mourut le 25 avril 1218. Son culte fut approuvé en 1273 et elle fut honorée comme Sainte.

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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 23:00

Bonifacio de Valperga

† 1243

 

Bonifacio naquit dans la deuxième moitié du 12e siècle à Turin (Italie NO), dans l’ancienne famille des Comtes de Valperga, qu’on disait descendants du roi Arduino d’Ivrea.

Son père était Matteo, sixième comte de Canavese, sa mère Anna Levi de Villars, qui lui procurèrent sa première formation chrétienne et intellectuelle, avant de l’envoyer auprès de son oncle paternel, Arduino, qui était alors évêque de Turin.

Parvenu à un âge mûr, Bonifacio voulut embrasser la vie religieuse. Il entra dans l’abbaye bénédictine de Fruttuaria, d’où il passa chez les Chanoines Réguliers d’Aoste, à la collégiale saint Orso (Ours).

Vers 1210, on le nomma prieur, pour sa science et ses vertus. Il sut administrer si sagement cette collégiale, que les dons affluèrent.

En 1219, il fut nommé évêque à Aoste, où il continua à conduire sagement et saintement son troupeau. On apprécia son humilité, son amour des pauvres.

Il mourut le 25 avril 1243.

En 1885, on reconnut le culte ab immemorabili et Mgr Bonifacio fut béatifié en 1890.

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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 23:00

4e dimanche de Pâques - B

 

Aujourd’hui nous entendons Pierre proclamer que c’est au nom de Jésus qu’il a opéré la guérison du boîteux, ce Jésus crucifié et maintenant ressuscité. 

On ne peut évaluer exactement combien de temps est passé entre la Pentecôte et cette guérison, car le texte des Actes dit seulement qu’ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple (Ac 2:46) ; quelques semaines probablement. 

Il reste que, d’après les Actes des Apôtres, ce boîteux guéri est le premier cas de guérison opérée par Pierre après la Pentecôte. A travers ce boîteux, c’est de toute l’humanité qu’il s’agit : dans la résurrection du Christ, l’humanité tout entière se redresse et retrouve la force de marcher.

Quelle différence entre le Pierre d’il y a deux mois environ, peureux, menteur, qui ne connaît pas cet Homme, et le premier Pape qui, aujourd’hui, harangue les Juifs dans le Temple de Jérusalem ! 

Entre temps, Pierre a pleuré son péché, il a répété à Jésus son amour, et Jésus lui a confié le soin du troupeau de Ses brebis et de Ses agneaux (Jn 21 : 15sq).

Telle est la miséricorde de Dieu envers tous ceux qui demandent pardon sincèrement. Même Judas aurait obtenu miséricorde, s’il s’était pendu au cou de Jésus pour lui demander pardon. 

 

*       *       *

Eternel est son amour !

C’est le cri enthousiaste par lequel commence et s’achève le psaume 117, ce psaume par excellence qui proclame la victoire de la Résurrection et que nous répétons souvent durant ce temps pascal.

Le psalmiste y évoque la pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs, devenue maintenant pierre d’angle : désormais, celui qui représentera Jésus, sera Pierre, le premier pape de l’Eglise.

Plus loin - mais nous ne le lisons pas aujourd’hui - le psalmiste parle du Jour que le Seigneur a fait. Ces jours-ci l’Eglise ne cesse de nous faire répéter : Voici le jour que Dieu a fait : exultons et réjouissons-nous en ce Jour.

Dans l’ancienne Alliance, le jour du repos était le septième, le jour du sabbat, le jour où Dieu «se reposa». En réalité, ce sabbat préfigurait le jour de l’attente, au lendemain de la mort du Christ, tandis que Jésus «reposait» dans la tombe. Puis, quand le Sauveur réapparaît vivant, ressuscité, ce jour glorieux devient dans la nouvelle Alliance “le” jour de Pâques, le jour où les fidèles se retrouveront pour célébrer la mort et la résurrection du Christ.

Saint Augustin écrit aux Néophytes : (Le jour de Pâques) est le troisième jour après la passion, mais dans le compte des jours qui suivent le sabbat, c’est le huitième, en même temps que le premier.

Le Premier jour, Dieu créa la lumière ; le huitième, il re-créa la Lumière, dans la résurrection du Fils de l’homme, la vraie Lumière qui éclaire tout homme venant en ce monde (Jn 1:9). Une image très parlante du rapport entre le 1 et le 8, nous est offerte par les sept notes de la gamme classique : la huitième, l’octave, est comme la première.

Rappelons-nous ici que, dans le récit de la création, le soleil n’apparaît qu’au quatrième jour ; le soleil n’est pas toute la Lumière, c’est une étoile seulement qui nous éclaire le jour et que la lune reflète la nuit. Les physiciens sauront mieux nous expliquer que l’ultime élément de la matière est un grain de lumière.

On pourrait ainsi synthétiser la création tout entière comme un concentré de lumière. Si la lumière de notre nature a été ternie par le péché, elle a retrouvé sa splendeur dans la résurrection du Christ.

 

*       *       *

Il y a quelque chose de mystérieux dans l’extrait de l’épître de Jean, qu’on laisse parfois passer et qu’on oublie ensuite sans chercher à l’approfondir.

Jean dit textuellement : Lorsque le Fils de Dieu paraîtra, nous serons semblables à lui parce que nous le verrons tel qu’il est.

L’Apôtre ne se trompe pas : quand nous verrons Jésus dans sa gloire, nous serons semblables à lui ! Le seul fait de voir la Lumière nous transformera nous-mêmes en cette Lumière divine. Serons-nous comme Pierre, Jacques et Jean lors de la Transfiguration, sur le Mont Thabor ? Oh, certainement plus que cela, beaucoup plus que cela : sur le Mont Thabor, les Apôtres étaient encore des hommes de la terre, tandis que quand nous verrons Jésus dans sa gloire, nous aurons définitivement quitté cette terre, nous appartiendrons à un monde immatériel. Pour autant que nous nous y serons préparés, nous serons alors nous-mêmes, à notre tour, des corps glorieux : nous serons dans la lumière divine.

*       *       *

Telle est la destinée du troupeau du Bon Pasteur : être dans la lumière, dans l’esprit de la première Lettre de Jean : Si nous marchons dans la Lumière, comme il est lui-même dans la Lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres (1Jn 1:7). Appartenir au troupeau du Christ ne signifie pas que nous soyons des moutons de Panurge, sans intelligence, sans volonté, sans discernement.

Le troupeau dont parle aujourd’hui le Bon Pasteur, est constitué d’innombrables brebis dont chacune, prise individuellement, constitue une cellule unique et parfaite de l’immense famille des élus, de tous ceux qui s’efforcent de demeurer dans la Lumière.

Une remarque de stylistique s’impose ici, concernant la phrase du Seigneur Ego sum pastor bonus : 

N’importe quel lycéen remarquera qu’une telle phrase, en latin, présente plusieurs singularités. Normalement, on n’exprime le «je» (ego) que pour insister ; ensuite, un verbe (sum) se met en fin de phrase ; et un adjectif (bonus) se pose avant le nom, de sorte qu’une phrase latine «classique» devrait être ici : Bonus pastor sum. Si la construction est différente, c’est que l’auteur a voulu insister particulièrement, comme en grec : 

Ego sum pastor bonus devrait alors se rendre ainsi : C’est moi qui suis le pasteur, le Bon (pasteur).

En grec, il y a justement un article avant bonus, pour bien exprimer cette spécification précise : celui qui est bon.

Dans ces quelques mots, notre Sauveur veut nous rappeler que, derrière et au-delà de tous les «pasteurs» qui ont la charge du troupeau des fidèles, le vrai et unique Pasteur, c’est le Christ. Tous les pasteurs ne sont là que pour nous conduire vers l’Unique Pasteur, étant bien entendu que ces pasteurs sont eux-mêmes des brebis dans l’unique troupeau de l’Eglise du Christ.

Des pasteurs, il y en aura toujours, comme le dit saint Augustin ; mais ils ne doivent être pasteurs qu’en Jésus, qu’à la manière de Jésus, en se donnant comme Jésus, en aimant comme Jésus, en pardonnant, en souriant, en souffrant comme Jésus.

Prêtres et non-prêtres doivent tous regarder la Lumière du Christ, s’en imprégner.

*       *       *

En ce dimanche du Bon Pasteur, l’Eglise nous fait prier pour les vocations sacerdotales, pour que, dit la Prière, le troupeau parvienne là où son Pasteur est entré victorieux.

De tout notre cœur, demandons à Dieu des vocations sacerdotales, des hommes qui assument tout l’amour du Pasteur pour Ses brebis.

 

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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 23:06

Rose-Virginie Pelletier

1796-1868

 

Née en pleine tourmente révolutionnaire, Rose-Virginie vit le jour le 31 juillet 1796 à Noirmoutier-en-l’Île (Vendée).

Son père, médecin chrétien, souffrit la prison.

En 1814, elle entra chez les Sœurs de Notre-Dame de Charité à Tours : ce couvent du Refuge avait été fondé par saint Jean Eudes (voir au 19 août) pour l’assistance aux femmes en difficulté désireuses de changer de vie ; Rose-Virginie y prit le nom de Marie-Euphrasie et en devint elle-même la Supérieure en 1825.

Développant son charisme et répondant à une invitation, elle ouvrit une nouvelle maison à Angers (1829), dont elle devint la Supérieure en 1831. Elle sollicita et obtint de Rome l’autorisation de réunir toutes ces maisons en une congrégation de Notre-Dame de Charité du Bon-Pasteur (1835). 

Cette congrégation est double, comportant une branche contemplative (Sœurs contemplatives du Bon-Pasteur) et une branche active (Sœurs apostoliques du Bon-Pasteur), destinée à venir en aide aux femmes et aux enfants blessés de la vie, pour reprendre une expression de saint Jean-Paul II.

Il semble que la Fondatrice ait été inspirée et encouragée par Notre-Seigneur Lui-même, qui lui dit : Attends, tais-toi, prie, souffre et espère.

L’expansion fut extraordinaire : Mère Marie-Euphrasie ouvrit de son vivant cent-dix maisons, sur les cinq continents : près de trois-mille Religieuses et mille Madeleines, quinze-mille élèves et enfants.

La Mère Marie-Euphrasie Pelletier mourut d’un cancer le 24 avril 1868 à Angers, fut béatifiée en 1933 et canonisée en 1940.

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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 23:00

Marc Roy

1577-1622

 

Marc naquit en 1577 à Sigmaringen (Souabe, Allemagne sud), de parents catholiques.

Il fit de brillantes études à Fribourg, où ses camarades le surnommèrent le philosophe chrétien.

Pendant six ans, il accompagna dans un voyage à travers l’Europe trois jeunes gens qui purent témoigner de sa vie vertueuse en tous points.

Après s’être perfectionné en droit à Dillingen, il exerça quelque temps le métier d’avocat à Colmar, mais pris de scrupule, il abandonna bientôt cette profession.

Il voulut entrer chez les pères capucins de Fribourg, mais avait impérativement besoin de pouvoir célébrer la sainte Messe chaque jour : il reçut la permission romaine d’être ordonné sans les délais habituels et reçut le sacerdoce en 1612.

Il commença alors son noviciat, déjà prêtre, prenant le nom religieux de Fidelis et édifia les confrères par son obéissance et ses mortifications intenses. Il fut très troublé par le Tentateur, qui lui soufflait qu’il aurait dû rester dans le monde pour y faire plus de bien que dans son couvent, mais son bon maître des novices le rassura, la prière fit le reste : il retrouva la paix, et consacra tous ses biens à une fondation en faveur des jeunes ecclésiasiques.

Après les cours de théologie, il fut nommé gardien du couvent de Weltkirchen, où ses prédications vinrent à bout de la tiédeur des habitants, au point que même le Sénat local expulsait les récalcitrants. Lors d’une épidémie qui décima l’armée et la ville, il se dépensa auprès des malades, et en guérit quelques-uns.

Il fut ensuite pressenti pour aller prêcher chez les Grisons pour combattre l’avancée du protestantisme. Le Ciel dut lui révéler son prochain martyre, car il quitta Weltkirchen en disant aux habitants qu’ils ne le reverraient plus.

Il arriva dans le pays des Grisons en 1621. Des conversions notoires se firent. Jaloux, les Protestants cherchèrent à réagir par des émeutes, en affrontant les troupes impériales, en profanant les églises.

Fidèle arriva à Grisch le 24 avril 1622. A la fin de son discours, il eut une extase où il apprit qu’il recevrait ce jour-là la palme du martyre. Il partit seul pour Sévis. Survinrent les troupes impériales qui attaquèrent les Protestants ; mais ces derniers crurent que c’était Fidèle qui les avait appelées au secours. 

Quand le père Fidèle sortit de l’église, il fut pris à partie par des protestants. Fidèle fut assommé, eut le crâne ouvert et reçut encore d’autres coups de sabre. On le décapita, on lui détacha une jambe. C’était effectivement le 24 avril 1622.

Les miracles ne tardèrent pas. Fidèle fut béatifié en 1729, canonisé en 1743.

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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 23:05

Elena Valentini

1396-1458

 

Elena vit le jour en 1396 ou 1397 à Udine (Frioul, Italie NE) dans la famille Valentini, seigneurs de Maniago.

En 1414 elle épousa un certain Antonio Cavalcanti, dont elle aura six enfants.

A quarante-cinq ans, elle fut veuve, et libre d’entrer dans le Tiers-Ordre augustin.

Dès lors, elle vécut cinq années dans la solitude de sa maison, dont elle ne sortait que pour aller à l’église, priant et lisant l’Ecriture ou des vies de Saints ; puis, elle s’installa chez sa sœur, Perfetta (Parfaite), elle aussi tertiaire, et elles vécurent comme deux moniales.

Ayant vendu ses bijoux, Elena vécut dans une grande pénitence, s’imposant le jeûne, l’abstinence, la flagellation, le silence aussi. Elle mit dans son lit des pierres, mais aussi «trente-trois cailloux» dans ses chaussures, en pénitence pour les nombreuses heures qu’elle avait passées à danser et en souvenir des trente-trois années de la vie du Christ.

Son existence ne fut pas exempte d’épreuves, de sécheresse spirituelle, de tentations diaboliques, mais Dieu la réconforta par des moments d’extases et de visions célestes, et la récompensa aussi par le don des miracles, et de la connaissance des âmes.

Les dernières années de sa vie, elle resta étendue sur son «lit», ces pierres recouvertes d’un peu de paille, suite à la fracture de ses deux fémurs.

Elena Valentini mourut le 23 avril 1458 et son culte fut confirmé en 1848.

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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 23:04

Gilles de Tyr

1200-1266

 

Gilles vint au monde en doulce France, à Nantilly (Saumur, Maine-et-Loire) au début du 13e siècle, peut-être même à la fin du 12e.

Il étudia le droit à Angers (où il l’enseigna ensuite) ainsi qu’à Paris.

C’est en 1241 que le roi Louis IX en fit la connaissance et le prit comme aumônier.

En 1245, Gilles accompagna le roi dans la croisade, et fut nommé archevêque de Damiette quand cette ville fut prise et la cathédrale édifiée en 1249. Mais après la défaite de Mansourah (1250), l’archevêque se trouva sans ressources. Saint Louis le nomma alors garde des sceaux et lui octroya une forte pension.

Gilles accompagna le roi dans la Palestine. En 1253, il fut décidé de procéder à la réfection des murailles de Sidon ; mais une incursion de l’armée de Damas fit beaucoup de morts, que saint Louis et Gilles enterrèrent de leurs mains.

En 1254, Gilles succéda à l’archevêque de Tyr qui venait de décéder. Après le départ du roi pour la France, Gilles s’efforça de gouverner son troupeau en vrai pasteur, mais dut constater que la division s’installait de nouveau entre les Chrétiens. Il dut notamment examiner le cas d’un certain Signoretto, clerc italien, qui sema la discorde et le scandale dans le diocèse d’Acre, dont l’évêque était momentanément absent ; il fallut presque en venir aux armes, car Signoretto était armé ; il fut finalement convaincu de faux et usage de faux. Cet épisode, avec d’autres non moins pendables, découragèrent profondément Gilles pour la poursuite des croisades.

En 1260, il vint en France demander une aide financière : la douceur de sa parole persuada beaucoup de gens d’être généreux, mais l’argent fut en bonne partie englouti pour une autre cause urgente en Italie, de sorte que Gilles serait reparti à Tyr aussi pauvre qu’il en était venu. Mais il n’en eut pas même le temps.

Retenu en Italie et à Rome comme légat du pape, il obtint, mais trop tard, de pouvoir regagner son diocèse lointain : épuisé de fatigues, dévoré par la fièvre, il succomba au cours d’un nouveau voyage, après quelques jours de vives souffrances, à Dinant (Flandre), le 23 avril 1266.

Selon le désir de Gilles, son corps fut enterré à Nantilly. Le long du parcours, les foules le vénéraient. En 1614, on retrouva le corps dans l’église et des miracles eurent lieu, notamment des guérisons de fièvres.

Il y eut une nouvelle reconnaissance des reliques en 1699, mais elles disparurent après la Révolution

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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 23:03

Egidio d’Assise

1190-1262

 

Egidio (Gilles) naquit vers 1190 à Assise où il vivait probablement en simple paysan.

En 1208 (ou 1209), il entendit raconter comment Bernardo Quintavalle et Pietro di Catania, deux hommes d’Assise, avaient tout quitté pour suivre François d’Assise ; le 23 avril, il alla se présenter à François, qui eut l’inspiration de lui répondre que Dieu l’appelait à la sainteté.

Egidio avait un cœur en or, une foi intrépide, une ardeur dans la recherche de la perfection, un amour inconditionnel pour Dieu. Saint François l’appréciait beaucoup et le prit avec lui pour aller trouver le pape en 1209.

Egidio accompagna le frère Elia à Tunis, d’où les chrétiens les contraignirent à repartir plus vite que prévu, par crainte de l’attitude hostile des musulmans.

En 1212, Egidio fit le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, puis celui de Jérusalem, en s’arrêtant au passage à Saint-Michel du Mont Gargan et à Saint-Nicolas de Bari.

Partout, il s’efforçait de gagner son pain en se rendant utile : porter l’eau, couper les fagots, enterrer les morts ; à Rieti, il fit le ménage de la maison d’un cardinal.

Toute occasion lui était bonne pour parler aux gens, avec un bon sens désarmant et une conviction indiscutable. A un confrère qui se disait «dérangé» par le supérieur pendant son oraison, il lui dit : La véritable prière, c’est de faire la volonté de son supérieur. Les dernières années de sa vie se passèrent à l’ermitage de Monteripido (Pérouse), où il vécut dans la contemplation et l’extase presque continue. Beaucoup y vinrent l’écouter parler, jusqu’au Pape lui-même.

On a dit plus haut qu’il s’était présenté à saint François le 23 avril : il mourut le 23 avril 1262. On sut par une révélation qu’à sa mort, il obtint de Dieu la libération des âmes du Purgatoire.

Egidio fut bientôt vénéré et son culte fut approuvé en 1777.

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