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17 septembre 2018 1 17 /09 /septembre /2018 21:54

Manuel Requejo Pérez

1872-1936

 

Né le 10 novembre 1872 à Aranda de Duero (Burgos), Manuel était le fils de Tomás et Cándida, qui le firent baptiser deux jours plus tard.

Il fut ordonné prêtre en 1895 et devint le secrétaire particulier de l’évêque.

En 1928, il renonça à toutes les charges qu’il avait dans le diocèse et, avec l’approbation de l’Evêque, entra dans la Congrégation des Lazaristes (Vincentiens). Il en commença le noviciat à Paris, où il fit la profession en novembre 1930.

Son unique poste dans cette nouvelle famille fut la communauté de Fernández de la Hoz à Madrid, où il arriva juste après sa profession.

Au moment de l’insurrection républicaine de 1936, le p. Manuel se réfugia parmi les vieillards de la maison de retraite tenue par les Petites Sœurs des Pauvres, avec un autre Religieux, rédemptoriste, Antonio Girón González. Au début, les communistes ne molestèrent pas les Religieuses, dont la congrégation était d’origine française. Mais le 24 août, ils occupèrent la maison, exigèrent les clefs et soumirent toutes les personnes à de longs et pénibles interrogatoires.

Les deux Prêtres et la Sœur sacristine consommèrent les Hosties du Saint-Sacrement pour ne pas les laisser profaner.

Le 30 août vint le tour des deux Prêtres à être interrogés. Ils ne cachèrent pas leur caractère sacerdotal et furent immédiatement embarqués. Là où ils s’arrêtèrent, se trouvait un jeune de dix-sept ans en train de s’exercer au tir. On lui dit de tirer sur ces deux Prêtres pour qu’ils ne bougent pas. Le lendemain, on retrouva leurs cadavres près de Vicálvaro.

Martyrisé le 30 août 1936 et béatifié en 2017, Manuel Requejo Pérez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 30 août.

L’autre prêtre, faisant partie de la cause de béatification d’autres Rédemptoristes, sera béatifié avec eux prochainement.

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17 septembre 2018 1 17 /09 /septembre /2018 21:54

Melitón Martínez Gomez
1878-1936

Né le 10 mars 1878 à Jérez del Marquesado (Grenade), il fut baptisé le jour-même.

Il se forma au séminaire de Guadix et fut ordonné prêtre en 1901. Il passa ensuite la licence de théologie à Grenade.

Il fut nommé curé de Fiñana pendant vingt-cinq ans, jusqu’à sa mort. Il y eut seulement une «absence» de trois années, qu’il passa à Galera (un nom de pays fort à propos pour illustrer ce moment de «galère») : une honteuse calomnie était arrivée aux oreilles de l’évêque, qui dut provéder à une enquête sérieuse. Au bout de trois ans, l’évêque conclut à l’innocence du Prêtre et le rétablit dans sa charge. Les paroissiens le reçurent avec grande démonstration de joie, y compris avec la musique de l’harmonie.

Don Melitón était si généreux que les samedis, une foule de pauvres gens faisaient la queue devant l’église pour recevoir quelque aumône du curé. Quand il visitait les malades, il leur laissait aussi quelque chose qu’il glissait sous l’oreiller.

Il sentait arriver la tourmente révolutionnaire. Quand ses proches lui proposèrent de revenir dans son pays, il refusa de quitter sa paroisse : J’irai au Ciel en versant mon sang pour le Christ.

Le 17 septembre, il fut arrêté en même temps que son vicaire, don Manuel Alcayde Pérez. On les fit passer sur la place centrale en se moquant d’eux, puis on les jeta en prison.

Le 18 septembre 1936 au petit matin, on les embarqua pour les conduire à la Côte de la Reine, où on les fusilla.

Martyrisé le 18 septembre 1936 à la Cuesta de la Reina et béatifié en 2017, Melitón Martínez Gomez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 septembre

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16 septembre 2018 7 16 /09 /septembre /2018 11:14

Joan María Alsina Ferrer
1874-1936

Né le 5 septembre 1874 à Seva (Barcelone), batisé le lendemain, il était un des neuf enfants de José, un manœuvre, et de Rosa.

Il entra au noviciat des Pères Clarétains de Cervera en 1899. Ce n’est pas facile de commencer des études de philosophie, et un noviciat à vingt-cinq ans ! Il persévéra, fit la profession en 1900.

Il étudia la théologie à Cervera et Alagón, surmontant vaillamment maintes difficultés. A partir de 1902, il reçut les Ordres mineurs, puis les Ordres majeurs, et fut ordonné prêtre en 1907, à trente-trois ans.

Après une année de préparation à Aranda de Duero, il fut envoyé à Cervera, puis Olesa de Montserrat, Barcelone (Gracia) en 1920, de nouveau à Cervera en 1921.

Le p.Joan avait pris des habitudes avant son noviciat ; il eut à lutter contre le tabac ; il fumait de nuit ; il prenait aussi des médicaments, des savons parfumés… Et puis, il était catalan et ne parlait presque pas l’espagnol ! Mais il était dévoué à la Congrégation. Il savait toucher les cœurs et recueillir des aumônes. Il avait un sens très haut de la liturgie : ce fut même sa matière d’enseignement. Il publia aussi de petites compositions littéraires, sous le pseudonyme-anagramme d’Alanis. Ses bonnes qualités l’aidaient à dépasser ses façons un peu gauches de paysan. On signala sa foi profonde, sa pratique fervente du chapelet (il en fabriquait de ses mains), et ses progrès.

Le 21 juillet 1936, il fallut évacuer la maison de Cervera. On devait rejoindre Solsona, mais on dut se replier sur San Ramón. Dans le groupe où se trouvait le p.Joan, se trouvait aussi le jeune Antoni Perich Comas (v. ce même jour). Arrivés le 24 à Castell de Santa María, ils furent visités par des miliciens, qui détachèrent les jeunes enfants du groupe ; ceux-ci durent certainement dire innocemment qu’ils suivaient les Pères ; de fait, le 25 juillet, des miliciens se présentèrent à la maison où les Pères s’étaient réfugiés et menacèrent les propriétaires. Les Pères cherchèrent alors à voyager séparément.

Le p.Alsina prit le train à San Guim pour Manresa. D’autres aussi, mais sans rester ensemble. Le policier du train les repéra et les arrêta tous, les livra au comité de gare suivant, qui les conduisit au comité central ; on les jeta en prison. C’est là qu’on retira au p.Alsina sa petite valise, qui contenait tout le matériel pour fabriquer des chapelets.

Dans la prison, le p.Alsina dirigeait et commentait la prière du chapelet. A quel moment précis on l’appela pour l’emmener au lieu de son exécution, on ne le sait précisément. Toujours est-il qu’on reconnut son cadavre à Castellvell del Vilar, le 16 septembre 1936, grâce… aux cigares qu’il portait dans sa poche. Il portait une blessure au cœur, signe qu’on l’avait fusillé, mais aussi il avait le crâne terriblement enfoncé, pour avoir sans doute reçu un formidable coup sur la tête, au point qu’on lui voyait la cervelle.

Martyrisé le 16 septembre 1936 et béatifié en 2017 - malgré le tabac ! -, Joan María Alsina Ferrer sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 16 septembre.

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16 septembre 2018 7 16 /09 /septembre /2018 11:13

Antonio Martínez García
1892-1936

Né le 29 janvier 1892 à Almería, Antonio fut baptisé dès le lendemain ; fils d’un humble foyer, il entra au Petit séminaire en 1905, puis au Grand séminaire ; il était si brillant dans ses études, qu’il pouvait aussi donner des leçons ou des répétitions aux autres séminaristes.

En 1916, il fut ordonné prêtre et exerça son apostolat à Tabernas, Níjar, Alcudia de Monteagud, et de nouveau à Tabernas. En 1918, lors de la fameuse épidémie européenne de grippe espagnole, il s’occupa des paroisses de Senés et Gádor, et revint à Tabernas en 1919 ; puis il fut curé à Senés, enfin à Viator à partir de 1927.

Prêtre, il se préoccupa beaucoup de la question sociale, tellement qu’on le nomma membre honoraire du syndicat de Velefique. En 1922 il fonda un syndicat et une caisse rurale à Senés. Quand la République le priva de toute assistance pécunière, il fonda une association pour aider sa marraine et ses deux cousins.

Quand explosa la persécution de l’été 1936, les révolutionnaires n’osèrent pas le molester, tant il était estimé de ses fidèles, mais il fut tout de même expulsé de Viator. On lui proposa de l’héberger dans une ferme voisine, où il pouvait se cacher, mais il exposait ainsi les propriétaires à des tribulations et préféra tenter de rejoindre les siens à Almería.

C’est justement à Almería qu’il fut trahi et arrêté le 16 septembre. On lui cracha au visage, comme à Notre-Seigneur, et on l’abattit près du pont du Río Andarax, à l’entrée de Viator.

Tous les paroissiens pleurèrent cet assassinat ; on voulait enterrer le Prêtre au cimetière, mais les miliciens s’y opposèrent.

Martyrisé le 16 septembre 1936 et béatifié en 2017, Antonio Martínez García sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 16 septembre.

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16 septembre 2018 7 16 /09 /septembre /2018 11:12

Antoni Perich Comas
1911-1936

Né le 21 juin 1911 à San Jordi des Valls (Girona), Antoni fut baptisé le 9 juillet ; ses parents s’appelaient Juan et Carmen, c’étaient des paysans.

Après l’école du village, Antoni entra au postulat des Pères Clarétains à Cervera et à Vic. Il eut des difficultés dans l’étude à Cervera, à cause de douloureux maux de tête. Mais cela ne l’empêcha pas de commencer le noviciat à Vic (1927), qui s’acheva avec la profession l’année suivante.

Il fit la philosophie à Solsona, où on le proclama «docteur» pour ses excellents résultats, puis la théologie à Cervera ; c’était alors en 1931, peu après la proclamation de la Deuxième République, ouvertement anti-cléricale, et Antoni dut, comme ses Confrères, voyager sans l’habit religieux pour éviter des représailles.

Il fit là aussi de brillantes études, avec une facilité étonnante. Un de ses professeurs affirma qu’il ne l’avait jamais vu étudier, et qu’il passait son temps en classe à dessiner des caricatures.

De Cervera il passa à Barbastro (1935) et, après un court séjour à Lleida, retourna à Cervera. A cette date-là, il n’avait toujours pas reçu les Ordres majeurs. Malgré sa santé, ses maux de têtes et quelque nervosité, Antoni était une espérance pour la Congrégation.

Arriva la révolution et la persécution de juillet 1936. Le 21 juillet, la communauté se dispersa. Antoni partit pour Solsona, mais dut rejoindre San Ramón. Le 22, il arriva à Castell de Santa María avec d’autres Confrères. Le 27, dans le train de Manresa, il fut arrêté et mis en prison.

Le 16 septembre 1936, on le fit sortir de la prison et il fut fusillé. On retrouva son cadavre avec une balle dans le cœur.

Béatifié en 2017, Antoni Perich Comas sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 16 septembre.

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14 septembre 2018 5 14 /09 /septembre /2018 18:53

Antonio Sierra Leyva
1876-1936

Né le 22 novembre 1876 à Churriana de la Vega (Grenade), il fut baptisé deux jours plus tard.

Il passa son baccalauréat en 1894 à Grenade, où s’étaient établis ses parents et entra au Grand séminaire ; en 1897, il fut déjà nommé sacristain de la cathédrale et fut ordonné prêtre en 1901.

En 1904, il passa la licence en Droit canonique.

Outre diverses charges d’aumônier, il fut curé d’Ogíjares entre 1911 et 1914, puis fut chanoine de la cathédrale. Autre chanoine était un certain don Federico Salvador Ramón, fondateur en 1901 de la pieuse union des Esclavas de la Inmaculada Niña, une appellation difficile à traduire : cette congrégation de droit diocésain voulait honorer Marie, immaculée et divine Petite Fille et ses membres s’engageaient à en être les esclaves.

Don Antonio voulut soutenir cette œuvre de toute son âme et, pour en élargir l’esprit à une branche masculine, renonça dès 1926 à ses charges de la cathédrale ; il fit sa propre profession en 1933, mais dut finalement renoncer à fonder cette branche masculine ; il se voua totalement à la branche féminine, qui s’installa à Intinción.

Vers le 20 juillet 1936, don Antonio sortit de nuit de la maison avec le prétexte d’aller chercher un livre à l’église ; prudemment, en fait, il voulait consommer le Saint-Sacrement pour éviter toute profanation.

Le 22 juillet, à cinq heures du matin, arriva l’ordre d’expulser toutes les Religieuses ; le Père avait laissé de la veille quelques Hosties consacrées, et les distribua ; il en remit une aussi à une Sœur qui souffrait d’appendicite, et communia avec la dernière parcelle.

Vers le 20 août, on vint l’arrêter, le même jour qu’un autre prêtre, Andrés Molina Muñoz (v. 19 septembre). Ce dernier n’avait que vingt-sept ans, de sorte que les miliciens qualifièrent don Antonio de vieux. La «prison» de ces deux prêtres fut une vieille maison en ruines.

Le 1.septembre, le vieux fut amené au Comité, où on le menaça de le décapiter s’il ne payait pas mille pesetas ; le Prêtre ne disposait évidemment pas de cette somme et écrivit à une famille de bien vouloir payer en son nom. La transaction n’eut pas lieu. Entre-temps, les Religieuses présentèrent la demande que les deux Prêtres fussent envoyés à un autre Comité, ce qui fut refusé. Don Antonio eut alors cette phrase : Je ne suis pas digne de la grâce du martyre, mais si Dieu accepte ma vie, je la Lui offre pour les pécheurs d’Instinción. Parmi ces pécheurs, il entendait bien probablement les révolutionnaires qui profanaient les églises et torturaient les prêtres : il s’offrait pour eux.

Le 11 septembre, on fit paraître les deux Prêtres ensemble au Comité : ils auraient la vie sauve, s’ils renonçaient au célibat et se mariaient. Sur leur refus, on les renvoya à leur prison.

Dans la nuit du 14 septembre, on emmena le vieux prêtre, don Antonio, au lieu-dit Venta Pavón  sur la route d’Alicún. Il reçut huit balles, puis les bourreaux bloquèrent une camionette qui passait, en pompèrent l’essence dont ils arrosèrent le cadavre, pour le brûler avant de l’enterrer.

Martyrisé le 15 septembre 1936 - en la fête de Notre-Dame des Douleurs - et béatifié en 2017, Antonio Sierra Leyva sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 15 septembre.

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12 septembre 2018 3 12 /09 /septembre /2018 14:35

Luis Eduardo López Gascón
1855-1936

Né le 7 août 1855 à La Zubia (Grenade) et de famille illustre, Luis partit en 1872 pour Rome, où il voulait entrer chez les Passionistes. 

Il fit le noviciat et toutes les études nécessaires de philosophie et de théologie, à Lucques et à Rome, et fut ordonné prêtre en 1880.

Il fit partie de la première fondation des Passionistes au Mexique, mais les circonstances l’obligèrent à passer dans le clergé diocésain, tant au Mexique qu’en Italie.

De retour au diocèse de Grenade en 1887, il fut chargé des paroisses de Viso de Alcor, Alhama de Almería, Algarinejo et La Zubia. En 1911, il fut curé d’Adra et archiprêtre de Berja.

Don Luis travailla beaucoup au culte marial, à l’éveil de vocations sacerdotales, mais aussi à l’étude parmi ses fidèles en leur prêtant les livres de sa grande bilbiothèque. Une de ses fidèles paroissiennes fut la bienheureuse Carmen Godoy Calvache, future martyre (v. 1.janvier).

Au milieu de toutes ses activités, il put aussi faire un pèlerinage en Terre Sainte. 

A Adra, la persécution anti-religieuse commença dès 1933, avec l’incendie de l’église ; ensuite, don Luis fut l’objet d’attaques incessantes. En avril 1936, on saccagea son habitation ; ce vieux prêtre de quatre-vingt-un ans alla se réfugier à Vera et Almería.

Au mois d’août, on le mit en prison à Alhama de Almería, où il fut torturé pour avoir refusé de blasphémer ; on le transféra à la prison d’Almería. On le força à avaler les médailles qu’il portait.

Au début du mois de septembre, il écrivit ces quelques mots : Ce que j’avais, Dieu me l’a donné et c’est Lui qui me l’a repris. Soit béni son Saint Nom (cf. Job 1:21). Maintenant je commence à être un disciple de Jésus-Christ (cf. Lettre de s.Ignace d’Antioche aux Romains).

Il fut martyrisé le 13 septembre 1936 à Pozo de Cantavieja (Tahal, Almería).

Béatifié en 2017, Luis Eduardo López Gascón sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 13 septembre.

 

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12 septembre 2018 3 12 /09 /septembre /2018 14:35

Pío Navarro Moreno
1860-1936

Né le 5 mai 1860 à Vélez-Rubio (Almería), il entra au séminaire an 1881 et fut ordonné prêtre en 1885.

Extrêmement actif, il fut professeur au séminaire et au collège de Vélez-Rubio ; il fonda un hebdomadaire catholique, La Paix ; il fut correspondant de l’Académie Tibérine de Rome, de l’Association de la Bonne Presse ; il fonda l’Association de la Croix Rouge espagnole, ainsi que les congrégations des Enfants de Marie et de s.Louis de Gonzague, la Garde d’Honneur du Sacré-Cœur, la dévotion des Quarante Heures (adoration réparatrice au moment du Carnaval, deux jours avant le début du Carême). Il favorisa aussi des congrégations naissantes : les Sœurs de Marie Immaculée, les Servantes de Marie ; il aida les Franciscains.

Il fut vicaire à Gádor et Los Gásquez (où il restaura l’église à ses frais), puis à Vélez-Rubio ; curé à Almería, il fut promu chanoine de la cathédrale (1922).

Il fut un des douze prêtres Martyrisés le 13 septembre 1936 à Pozo de Cantavieja (Tahal, Almería) et qui ont été béatifiés en 2017.

Pío Navarro Moreno sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 13 septembre.

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12 septembre 2018 3 12 /09 /septembre /2018 14:34

José Álvarez-Benavides de la Torre
1865-1936

Né le 9 septembre 1865 à Málaga, José appartenait à la noble famille des comtes de Torres Marín, qui s’établit successivement à Almería.

C’est donc dans cette ville que José entra au séminaire, où il fut assez brillant pour, ensuite, cumuler et le service pastoral et l’enseignement aux séminaristes. Il fut ordonné prêtre en 1888.

Prêtre, il exerça le saint ministère à Fines, au sanctuaire marial, au Couvent royal, et assuma diverses missions tant à la curie épiscopale qu’en dehors du diocèse. Il fut chanoine archiviste à partir de 1893 et les historiens actuels bénéficient encore de son immense et patient travail.

En 1927, il fut nommé Doyen de la cathédrale.

Le 23 août 1936, on vint l’accuser de cacher d’immenses trésors dans la cathédrale et il fut arrêté. Prisonnier dans le couvent des Adoratrices qui avait été réquisitionné pour servir de prison, don José fut ensuite transporté à bord du navire-prison Astoy-Mendi, d’où on le transféra avec onze autres prisonniers au Pozo de Cantavieja (Tahal, Almería).

Parvenus à l’endroit désigné, les bourreaux faisaient descendre un à un les prisonniers, les plaçaient au bord d’une grande fosse, et les tuaient avec une balle dans la tête ou dans le cœur en les jetant au fond. Les Martyrs tombaient en criant Vive le Christ Roi ! Certains n’étaient pas encore morts, mais on leur tirait dessus pour les achever, puis on les couvrit de chaux vive, de terre et de pierres.

Don José fut un des douze prêtres martyrisés le 13 septembre 1936 et qui ont été béatifiés en 2017.

José Álvarez-Benavides de la Torre sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 13 septembre

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12 septembre 2018 3 12 /09 /septembre /2018 14:34

Emilio Antequera Lupiáñez
1868-1936

Né le 16 mars 1868 à Narila-Cádiar (Grenade), il fréquenta le séminaire d’Almería et fut ordonné prêtre en 1895.

Ses premiers travaux de pastorale se passèrent en Amérique Latine.

En 1898, il était de retour en Espagne et exerça le saint ministère à Níjar, Carboneras, Santa María de Senes (1905-1916), enfin à Almería, jusqu’à sa mort glorieuse.

Il fut d’abord à la paroisse de Saint-Pierre, puis au Sacré-Cœur, quand les Pères Jésuites en furent expulsés au moment de la Deuxième République (1931).

Le 7 août 1936, il fut arrêté à son propre domicile et violemment emmené en prison, et plus tard conduit au Pozo de Cantavieja.

Comme on l’a vu plus haut à propos de José Álvarez-Benavides de la Torre, parvenus à l’endroit désigné, les bourreaux faisaient descendre un à un les prisonniers, les plaçaient au bord d’une grande fosse, et les tuaient avec une balle dans la tête ou dans le cœur en les jetant au fond. Les Martyrs tombaient en criant Vive le Christ Roi ! Certains n’étaient pas encore morts, mais on leur tirait dessus pour les achever, puis on les couvrit de chaux vive, de terre et de pierres.

Don Emilio fut un des douze prêtres martyrisés le 13 septembre 1936 et qui ont été béatifiés en 2017.

Emilio Antequera Lupiáñez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 13 septembre.

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