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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 23:35

Theodarius de Vienne

† 575

 

Il s’agit ici d’un Saint gaulois, et non autrichien.

Theodarius (Theudier, Theudère) naquit au début du 6e siècle dans la province de Vienne (Gaule), de parents nobles.

Ayant renoncé aux biens de la terre, il alla trouver s.Césaire d’Arles (v. 27 août) pour appuyer sa demande d’intégration à l’abbaye de Lérins. Césaire, découvrant la perle qui se présentait à lui, le retint et le prépara au sacerdoce.

Une fois ordonné, Theodarius revint à Vienne, où il eut une activité prodigieuse de bâtisseur : un oratoire en l‘honneur du Christ pour y vénérer s.Eusèbe de Verceil (v. 2 août) ; une basilique Saint-Symphorien ; à Alarona, un monastère d’hommes et un oratoire Saint-Pierre ; à Assicia, un oratoire Saint-Maurice ; sur le mont Ruspianus, une basilique Sainte-Marie, avec des moines qui suivaient la règle des saints Pères.

Theodarius fut ainsi quelque temps l’abbé de ces moines.

L’évêque alors invita Theodarius à venir s’établir dans Vienne, pour qu’il y eût là un contemplatif qui prierait pour le peuple.

Theodarius se fixa sur une colline proche. Ce fut dès lors un mouvement continu de gens qui accouraient au prêtre pénitencier, pour obtenir la guérison de l’âme ou du corps. Theodarius ne se montrait pas, ouvrant seulement une petite fenêtre pour faire entendre sa réponse.

Ceci dura une douzaine d’années, ce qui peut nous aider à situer la mort de Theodarius vers 575.

Par la suite, s.Theudère fut aussi appelé s.Chef, pour des raisons mal connues, d’ailleurs discutées par les historiens.

Saint Theodarius de Vienne est commémoré le 29 octobre dans le Martyrologe Romain.

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 23:54

Salvius d’Amiens

† 615

 

Il est très difficile de cerner ce personnage.

Salvius (Sauve) serait né dans une famille de la noblesse d’Amiens.

Il aurait fondé un monastère dédié à Notre-Dame, à Montreuil-sur-Mer, où il aurait été lui-même moine, puis abbé.

Vers le début du 7e siècle, il fut appelé à devenir le neuvième évêque d’Amiens, sur désignation du roi Thierry II.

C’est à lui qu’on attribue la découverte des reliques du premier évêque de ce siège, s.Firmin (v. 25 septembre). Et voici le récit qu’on en a trouvé : 

Sur l’invitation de Salvius, les fidèles rassemblés dans la cathédrale se mirent à prier avec ferveur pour découvrir ces reliques. Au bout du troisième jour, pendant la célébration de la sainte Messe, un rayon de lumière pénétra dans l’église et conduisit l’évêque et les fidèles à un lieu-dit Abladène, sur la route de Noyon ; une odeur suave émanait du tombeau ; les reliques furent ainsi retrouvées, et solennellement transportées à Amiens. Le long de ce déplacement, les malades guérirent, les arbres se couvrirent de feuilles vertes, malgré l’hiver.

Salvius a pu quitter cette vie terrestre vers 615, très approximativement.

Saint Salvius d’Amiens est commémoré le 28 octobre dans le Martyrologe Romain.

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 08:47

Arthaud de Bellay

1101-1206

 

Arthaud vit le jour au château de ses parents, Sothonod (Ain) en 1101.

Dans son enfance, il se montrait humble et savourait les pages de l’Evangile.

A dix-sept ans, il fut page à la cour de Savoie et, en 1120, entra à la chartreuse de Portes.

En 1123, il fut ordonné prêtre.

En 1122, avait été fondée une nouvelle chartreuse au lieu-dit Cimetière (!), près du sommet de la montagne du Colombier et non loin du château natal d’Arthaud.

Celui-ci, accompagné de cinq compagnons, vint habiter dans ce nouveau monastère. L’endroit était très rude et, pour comble, vers 1135 un incendie ravagea les cellules des moines, de sorte qu’on reconstruisit un peu plus bas, sur le plateau d’Arvières. Cette même situation s’était déjà produite aux débuts de la Grande Chartreuse avec s.Bruno (v. ce même jour).

En 1142, Arthaud n’était plus prieur, mais il dut être réélu vers 1155.

Un peu plus tard, il fut le destinataire d’une lettre du pape, d’après laquelle il semble avoir tenté une proposition de conciliation entre le pape légitime et l’antipape Victor IV, mais sans y réussir.

En 1188, il fut appelé par toute la population à devenir le quarante-quatrième évêque de Bellay. L’Elu avait alors quatre-vingt-sept ans ! Arthaud se cacha, mais finit par céder aux suppliques unanimes. La charge était tout de même lourde pour son âge, et il démissionna deux ans plus tard.

Il reprit donc le chemin de sa chère chartreuse où, en 1200, il reçut la visite de s.Hugues de Lincoln (v. 17 novembre).

Ce vénérable disciple de s.Bruno mourut le même jour que le Fondateur, à cent-cinq ans, le 6 octobre 1206.

Le monastère d’Arvières devint une carrière de pierres au moment de la Révolution et il n’en subsiste, hélas ! que les soubassements.

Les Chartreux vénèrent le bienheureux Arthaud, mais la fête de saint Arthaud a été autorisée en 1834.

Saint Arthaud de Bellay est commémoré le 6 octobre dans le Martyrologe Romain.

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 06:54

Romanus d’Auxerre

† 564

 

Romanus passe pour avoir été le seizième évêque d’Auxerre, à partir de 561.

D’anciennes traditions font durer cet épiscopat bien précisément trois ans et quatre jours, et le font terminer par le martyre, ce qui a été contesté.

Saint Romanus d’Auxerre est commémoré le 6 octobre dans le Martyrologe Romain, qui ne mentionne pas de martyre.

 

 

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 06:53

Magnus d’Oderzo

580-670

 

Magnus serait né vers 580 à Altino, de famille noble.

Ermite et prêtre, il résista à l’hérésie arienne.

Vers 630, il fut le cinquième évêque d’Oderzo (Vénétie, Italie NE).

Quand la ville fut détruite (638), il se replia avec la population vers les îles proches de Venise et ainsi surgit la localité d’Eraclea, qui devint le siège épiscopal. On peut donc dire que Magnus fut le dernier évêque d’Oderzo.

Il y eut une nouvelle incursion destructrice vers 670 par le roi lombard Grimoaldus. C’est cette même année que mourut Magnus, nonagénaire.

Saint Magnus d’Oderzo, patron secondaire du patriarchat de Venise, est commémoré le 6 octobre dans le Martyrologe Romain, qui lui attribue la construction de huit églises à Venise.

 

 

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 06:52

Ywius, diacre

† 704

 

On a vu (v. 1er mars) le personnage de s.Dewi. Une récente analyse identifierait à Dewi notre Ywius, par déformation de saint Dewi en saint Yvi.

Il ne s’agit pas ici de mépriser ou de contester le travail des chercheurs. Grande est la difficulté de retrouver ce qui est historique et légendaire dans les vies des Saints gallois, irlandais ou écossais. Il faudra sans doute attendre de nouvelles recherches ou découvertes pour confirmer ou non ce qui est dit ici.

Jusqu’à plus amples précisions, Ywius serait né en Ecosse, de Branon et Egida. Très jeune orphelin, il aurait été recueilli à Lindisfarne, sous s.Cuthbert (v. 20 mars), et serait devenu moine (et diacre). Il y a une difficulté ici, à savoir que s.Bede (v. 25 mai) dans son Histoire, mentionne Cuthbert, mais pas Ywius. Est-ce parce qu’Ywius quitta la Grande-Bretagne ?

Ywius serait venu en 685 dans notre Bretagne, où ses vertus, sa sainteté, ses miracles seraient attestés par un certain nombre de localités (Pontivy, Loguivy…).

Ywius serait mort vers 704 (donc un siècle après s.Dewi).

Sous l’autel où se trouve la châsse de s.Ywius, suinte une source dans laquelle les mamans trempent la chemisette des bébés, pour les guérir des coliques. Cette châsse se trouve sans doute en l’église de Saint-Ivi, où mourut Ywius, et contient des fragments du corps d’Ywius, puisqu’au 10 ou 11e siècle son corps fut transporté en Angleterre au monastère de Wilton.

Saint Ywius (qui n’est pas s.Yves, v. 19 mai) est commémoré le 6 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 06:52

Pardoux de Guéret

657-737

 

Pardulphus - Pardoux naquit en 657 à Sardent (Creuse), de parents cultivateurs.

Un fait important marqua l’enfance de Pardoux : un jour de tempête, il reçut sur la tête une grosse branche d’arbre, et en resta aveugle pendant un certain temps ; guéri, il grandit dans la piété et la générosité envers le prochain, et provoquant déjà des miracles avec de l’eau ou de l’huile bénites ou délivrant des possédés. On en racontera plus tard quelques specimens.

Lorsque le comte de Limoges, Lanterius, voulut construire un monastère à Waractum (Guéret), c’est sur Pardoux que son choix s’arrêta pour lui confier la direction des moines ; mais pour le convaincre, il le fit attacher sur son cheval. Pardoux se laissa faire à contre-cœur ; il surveilla les travaux, et finit par accompagner Lanterius dans tous ses déplacements ; quand il vint s’installer dans le monastère achevé, il n’en sortit jamais plus.

Pardoux avait une règle de vie très particulière, dont on ne peut dire de quelle Règle classique elle dépendait. Il ne mangeait jamais de viande ; son habillement consistait purement et simplement en une tunique ; il se chauffait très rarement, et ne se lavait que s’il était souffrant. En carême, il se faisait administrer de fortes flagellations par un disciple. Concernant ses moines, on ne sait quelle règle il leur imposa.

Les malades atteints des maux les plus divers accouraient et repartaient guéris sur l’heure. Les récits en furent consignés par un témoin oculaire.

Ce fut le cas d’un certain Marcellus dont les talons touchaient les reins ; ou d’un paralytique qui s’entendit dire trois fois en songe de se rendre auprès de Pardoux.

Des ouvriers s’étaient trompés dans la taille des poutres, et il manquait un bon pied et demi ; pour leur éviter une sanction, Pardoux non seulement allongea les poutres à la bonne longueur, mais il y eut même de l’excédent qu’on dut couper.

Un autre «voleur» avait détourné le blé d’une pauvre veuve pour le donner à son cheval ; non seulement le cheval n’y toucha pas, mais il eut les yeux complètement sortis des orbites ; ce n’est qu’après que l’homme se décida à avouer son larcin à Pardoux, que celui-ci fit appliquer aux yeux de la bête de l’eau bénite et des bandelettes, et que tout rentra dans l’ordre.

Parfois Pardoux rendait la justice à sa façon. Un jour qu’un paysan lui portait des cèpes, un fonctionnaire les vola pour soi-même, mais ils lui restèrent coincés dans le gosier et l’étouffaient : il dépêcha son domestique pour aller implorer son pardon et Pardoux lui fit remettre une huile et une eau bénites, qui aidèrent notre homme à se libérer, non sans quelque souffrance au passage, pour bien expier sa faute.

Et encore ce bienfait infiniment gracieux. Pardoux accepta d’être le parrain d’un petit enfant. Après la cérémonie, et pendant longtemps, les parents observèrent que le berceau se balançait toujours au bon moment pour endormir le bébé. Mais l’enfant mourut ; les parents accrochèrent le berceau à leur plafond et ne furent pas étonnés de voir leur maison épargnée par les flammes d’un incendie, allumé par les envahisseurs Francs en 743.

Quand les Arabes se replièrent après leur défaite devant Poitiers (traditionnellement en 732), ils s’avançaient dangereusement vers Guéret. Pardoux resta sur place avec son seul serviteur et se mit en prière. Les Arabes discutèrent avec lui dans leur langue, dit le narrateur, et passèrent.

Pardoux s’alita le jour de la fête de s.Michel (v. 29 septembre). Le septième jour, un dimanche, il demanda : Quelle est cette trompette ? et les moines comprirent que l’Ange appelait Pardoux. Puis Pardoux : Qui enfile mes souliers ? Un moine coquin était en train de les essayer (espérant sans doute les garder en reliques).

Pardoux mourut le 6 octobre 737, dans cette abbaye qu’il n’avait jamais quittée.

Aussitôt après l’enterrement, un fou furieux fut guéri sur sa tombe.

Guéret fut totalement détruite un siècle plus tard, dans une invasion normande.

Saint Pardoux de Guéret est commémoré le 6 octobre dans le Martyrologe Romain.

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 06:51

Ioannis Xenos

970-1028

 

Ioannis naquit en 970 à Siba (peut-être l’actuelle Sivas, Crète), de parents assez riches.

Il est utile de remarquer que, dix ans plus tôt, la Crète avait été libérée du joug islamique, qui lui avait été imposé pendant plus d’un siècle.

Ioannis chercha d’abord la vie érémitique et se déplaça pour trouver l’endroit idéal. Il vint ainsi près de Rethymno, au nord de l’île. Là, il eut une vision des saints Eutychios et Eutychianos, qui lui demandèrent de construire là un premier monastère. On ne sait pas de quels Saints il s’agit, car il y en a plusieurs.

Une seconde vision lui demanda alors d’aller construire un autre monastère, en l’honneur de la Mère de Dieu, sur la montagne de Myriokephala. L’actuelle Myriokephala est assez distante de Rethymno et il s’y trouve encore un petit monastère.

Après ces fondations, Ioannis laissa sur place quelque disciple qui fut ordonné prêtre, et alla encore ailleurs construire d’autres églises et monastères. Il y eut l’église Saint-Georges-Doubrikas, Saint-Georges-Opsaropiastes.

De retour à Myriokephala, il y acheta des terres de façon à nourrir une douzaine de moines.

Ioannis voulut alors se rendre à Constantinople : il fallait obtenir des garanties pour assurer le futur de ces fondations. L’empereur lui accorda une subvention annuelle ainsi que des vêtements pour les douze moines ; le patriarche, de son côté, lui concéda une totale indépendance, de sorte que les moines de Ioannis n’auraient pas à être taxés, ni de la part de l’autorité civile, ni de la part de l’autorité ecclésiastique. Ioannis revint en Crète chargé de vases sacrés, de livres liturgiques et d’icônes.

On a dit au début que Ioannis cherchait où s’établir pour une vie érémitique, et on ne l’a vu jusqu’ici que se déplacer et fonder ; ce devait désormais être sa vraie vocation : établir et développer la vie monastique en Crète.

C’est ainsi qu’il alla fonder une autre église à Koufou, dédiée à la Mère de Dieu, qu’il dota d’une assez grande propriété avec une vigne. Ce fut ensuite un oratoire près d’Aigialos, dédié à s.Paul, puis un sanctuaire à Nazogeraia, dédié encore une fois à s.Georges, peut-être près de l’actuelle Azogyres.

En même temps que ces fondations, le bruit de la sainteté de Ioannis se répandait et, pour fuir les honneurs du monde, il se retira sur la côte ouest, près de Kisamos (Akte). Peut-être séjourna-t-il aussi quelque temps à Spelia, où se trouve actuellement un petit sanctuaire en son honneur. 

D’anciens témoignages, on a déduit que Ioannis mourut vers 1028. D’après la tradition, c’est à Gouverneto qu’il aurait été enterré.

Ioannis avait pensé unifier toutes ses fondations sous le gouvernement unique de Myriokephala, mais on ignore vraiment quelle fut la suite de chacun de ces monastères. 

De Gouverneto, on sait que le supérieur Ananias encouragea une révolte contre les lois de Venise (1570) ; les moines en déduisirent qu’ils auraient par la suite autorité sur tous les monastères de l’île de Crète : les moines sont des hommes, et peuvent tomber dans l’erreur… 

Myriokephala, en revanche, fut gravement endommagé, sinon pas détruit par les Turcs en 1770. 

Ioannis est considéré à juste titre comme le fondateur et propagateur de la vie monastique en Crète.

Saint Ioannis Xenos est maintenant commémoré le 6 octobre dans le Martyrologe Romain.

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 06:50

Adalbero de Würtzburg

1010-1090

 

Du jeune Adalbero, on sait seulement qu’il naquit vers 1010 à Lambach, siège de la famille Lambach-Wels, d’Arnold II et Reginlint.

Il fit des études à Würtzburg, puis à Paris, et entra au service d’Henri III.

En 1045, il fut nommé vingtième évêque de Würtzburg, succédant à s.Bruno de Würtzburg (v. 27 mai, différent de celui du 6 octobre).

Son épiscopat fut marqué à l’intérieur par son effort constructeur et restaurateur, à l’extérieur par son attachement au pape dans la Querelle des Investitures.

Il s’attacha à poursuivre la reconstruction de la cathédrale Saint-Kilian, qui s’achèverait en 1075. En 1047, il fit venir à Schwarzbach des moines lorrains pour y restaurer la vie monastique ; en 1056, il commença la restauration de l’abbaye de Lambach, fondée par son père ; en 1057, il fonda la collégiale de Saint-Pierre-et-Saint-Paul à Würtzburg ; en 1058, il entreprit la construction de la collégiale de Neumünster ; avec l’abbé Egbert de Neustadt, il appuya la réforme de l’abbaye de Münsterschwarzach, qui s’étendit largement en Germanie.

En 1050, de par sa place influente dans l’empire, il fut le parrain du futur Henri IV et, en 1066, reçut le consentement de ce dernier avec Bertha ; une mission dont il se serait sans doute bien passé si on lui avait prédit l’avenir de son filleul.

Dans la pénible Querelle des Investitures, il prit résolument le parti du Pape, contre l’Empereur. Il participa à la destitution de ce dernier en faveur de Rudolf de Rheinfelden. Henri IV se vengea en assiégeant Würtzburg. Adalbero fut contraint de quitter sa ville ; on lui nomma un «remplaçant», irrégulier et intrus, bien sûr.

En 1086, Adalbero put regagner son diocèse mais pour peu de temps ; il repartit en exil pour finir ses jours dans l’abbaye de Lambach.

En 1088, il célébrait encore la dédicace de l’abbaye de Komburg ; en 1089 était fondée l’abbaye de Zwiefalten et, la même année, Adalbero consacrait le nouveau monastère de Lambach.

L’année suivante, en 1090, il mourait, à quatre-vingts ans.

Après beaucoup de miracles, Adalbero fut canonisé en 1883.

Saint Adalbero de Würtzburg est commémoré le 6 octobre dans le Martyrologe Romain.

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 20:58

Gaudiosus d’Abitinia

382-452

 

Le siège de cet évêque n’était pas Naples, ni Salerne.

La réalité historique, mais mal définie, est que Settimius Cœlius Gaudiosus était évêque à Abitinia (Membressa, Afrique Proconsulaire, act. Medjez el-Bab, Tunisie).

Lors d’une invasion des Vandales vers 439, Gaudiosus serait venu se réfugier à Naples avec son diacre.

Il y aurait fondé un monastère (ou, plus précisément, un monastère fut fondé plus tard à l’endroit où il vécut).

Traditionnellement, on dit que Gaudiosus mourut à Naples, peut-être en 452, à l’âge de soixante-dix ans.

L’église San Gaudioso de Naples, où s’ouvre une catacombe, abrite le tombeau de Gaudiosus.

La liste épiscopale de Naples ne comporte pas de Gaudiosus ; celle de Salerne a un évêque Gaudiosus,  mais seulement au septième siècle.

Saint Gaudiosus d’Abitinia est commémoré le 27 octobre dans le Martyrologe Romain.

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