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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 06:54

Romanus d’Auxerre

† 564

 

Romanus passe pour avoir été le seizième évêque d’Auxerre, à partir de 561.

D’anciennes traditions font durer cet épiscopat bien précisément trois ans et quatre jours, et le font terminer par le martyre, ce qui a été contesté.

Saint Romanus d’Auxerre est commémoré le 6 octobre dans le Martyrologe Romain, qui ne mentionne pas de martyre.

 

 

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 06:53

Magnus d’Oderzo

580-670

 

Magnus serait né vers 580 à Altino, de famille noble.

Ermite et prêtre, il résista à l’hérésie arienne.

Vers 630, il fut le cinquième évêque d’Oderzo (Vénétie, Italie NE).

Quand la ville fut détruite (638), il se replia avec la population vers les îles proches de Venise et ainsi surgit la localité d’Eraclea, qui devint le siège épiscopal. On peut donc dire que Magnus fut le dernier évêque d’Oderzo.

Il y eut une nouvelle incursion destructrice vers 670 par le roi lombard Grimoaldus. C’est cette même année que mourut Magnus, nonagénaire.

Saint Magnus d’Oderzo, patron secondaire du patriarchat de Venise, est commémoré le 6 octobre dans le Martyrologe Romain, qui lui attribue la construction de huit églises à Venise.

 

 

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 06:52

Ywius, diacre

† 704

 

On a vu (v. 1er mars) le personnage de s.Dewi. Une récente analyse identifierait à Dewi notre Ywius, par déformation de saint Dewi en saint Yvi.

Il ne s’agit pas ici de mépriser ou de contester le travail des chercheurs. Grande est la difficulté de retrouver ce qui est historique et légendaire dans les vies des Saints gallois, irlandais ou écossais. Il faudra sans doute attendre de nouvelles recherches ou découvertes pour confirmer ou non ce qui est dit ici.

Jusqu’à plus amples précisions, Ywius serait né en Ecosse, de Branon et Egida. Très jeune orphelin, il aurait été recueilli à Lindisfarne, sous s.Cuthbert (v. 20 mars), et serait devenu moine (et diacre). Il y a une difficulté ici, à savoir que s.Bede (v. 25 mai) dans son Histoire, mentionne Cuthbert, mais pas Ywius. Est-ce parce qu’Ywius quitta la Grande-Bretagne ?

Ywius serait venu en 685 dans notre Bretagne, où ses vertus, sa sainteté, ses miracles seraient attestés par un certain nombre de localités (Pontivy, Loguivy…).

Ywius serait mort vers 704 (donc un siècle après s.Dewi).

Sous l’autel où se trouve la châsse de s.Ywius, suinte une source dans laquelle les mamans trempent la chemisette des bébés, pour les guérir des coliques. Cette châsse se trouve sans doute en l’église de Saint-Ivi, où mourut Ywius, et contient des fragments du corps d’Ywius, puisqu’au 10 ou 11e siècle son corps fut transporté en Angleterre au monastère de Wilton.

Saint Ywius (qui n’est pas s.Yves, v. 19 mai) est commémoré le 6 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 06:52

Pardoux de Guéret

657-737

 

Pardulphus - Pardoux naquit en 657 à Sardent (Creuse), de parents cultivateurs.

Un fait important marqua l’enfance de Pardoux : un jour de tempête, il reçut sur la tête une grosse branche d’arbre, et en resta aveugle pendant un certain temps ; guéri, il grandit dans la piété et la générosité envers le prochain, et provoquant déjà des miracles avec de l’eau ou de l’huile bénites ou délivrant des possédés. On en racontera plus tard quelques specimens.

Lorsque le comte de Limoges, Lanterius, voulut construire un monastère à Waractum (Guéret), c’est sur Pardoux que son choix s’arrêta pour lui confier la direction des moines ; mais pour le convaincre, il le fit attacher sur son cheval. Pardoux se laissa faire à contre-cœur ; il surveilla les travaux, et finit par accompagner Lanterius dans tous ses déplacements ; quand il vint s’installer dans le monastère achevé, il n’en sortit jamais plus.

Pardoux avait une règle de vie très particulière, dont on ne peut dire de quelle Règle classique elle dépendait. Il ne mangeait jamais de viande ; son habillement consistait purement et simplement en une tunique ; il se chauffait très rarement, et ne se lavait que s’il était souffrant. En carême, il se faisait administrer de fortes flagellations par un disciple. Concernant ses moines, on ne sait quelle règle il leur imposa.

Les malades atteints des maux les plus divers accouraient et repartaient guéris sur l’heure. Les récits en furent consignés par un témoin oculaire.

Ce fut le cas d’un certain Marcellus dont les talons touchaient les reins ; ou d’un paralytique qui s’entendit dire trois fois en songe de se rendre auprès de Pardoux.

Des ouvriers s’étaient trompés dans la taille des poutres, et il manquait un bon pied et demi ; pour leur éviter une sanction, Pardoux non seulement allongea les poutres à la bonne longueur, mais il y eut même de l’excédent qu’on dut couper.

Un autre «voleur» avait détourné le blé d’une pauvre veuve pour le donner à son cheval ; non seulement le cheval n’y toucha pas, mais il eut les yeux complètement sortis des orbites ; ce n’est qu’après que l’homme se décida à avouer son larcin à Pardoux, que celui-ci fit appliquer aux yeux de la bête de l’eau bénite et des bandelettes, et que tout rentra dans l’ordre.

Parfois Pardoux rendait la justice à sa façon. Un jour qu’un paysan lui portait des cèpes, un fonctionnaire les vola pour soi-même, mais ils lui restèrent coincés dans le gosier et l’étouffaient : il dépêcha son domestique pour aller implorer son pardon et Pardoux lui fit remettre une huile et une eau bénites, qui aidèrent notre homme à se libérer, non sans quelque souffrance au passage, pour bien expier sa faute.

Et encore ce bienfait infiniment gracieux. Pardoux accepta d’être le parrain d’un petit enfant. Après la cérémonie, et pendant longtemps, les parents observèrent que le berceau se balançait toujours au bon moment pour endormir le bébé. Mais l’enfant mourut ; les parents accrochèrent le berceau à leur plafond et ne furent pas étonnés de voir leur maison épargnée par les flammes d’un incendie, allumé par les envahisseurs Francs en 743.

Quand les Arabes se replièrent après leur défaite devant Poitiers (traditionnellement en 732), ils s’avançaient dangereusement vers Guéret. Pardoux resta sur place avec son seul serviteur et se mit en prière. Les Arabes discutèrent avec lui dans leur langue, dit le narrateur, et passèrent.

Pardoux s’alita le jour de la fête de s.Michel (v. 29 septembre). Le septième jour, un dimanche, il demanda : Quelle est cette trompette ? et les moines comprirent que l’Ange appelait Pardoux. Puis Pardoux : Qui enfile mes souliers ? Un moine coquin était en train de les essayer (espérant sans doute les garder en reliques).

Pardoux mourut le 6 octobre 737, dans cette abbaye qu’il n’avait jamais quittée.

Aussitôt après l’enterrement, un fou furieux fut guéri sur sa tombe.

Guéret fut totalement détruite un siècle plus tard, dans une invasion normande.

Saint Pardoux de Guéret est commémoré le 6 octobre dans le Martyrologe Romain.

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 06:51

Ioannis Xenos

970-1028

 

Ioannis naquit en 970 à Siba (peut-être l’actuelle Sivas, Crète), de parents assez riches.

Il est utile de remarquer que, dix ans plus tôt, la Crète avait été libérée du joug islamique, qui lui avait été imposé pendant plus d’un siècle.

Ioannis chercha d’abord la vie érémitique et se déplaça pour trouver l’endroit idéal. Il vint ainsi près de Rethymno, au nord de l’île. Là, il eut une vision des saints Eutychios et Eutychianos, qui lui demandèrent de construire là un premier monastère. On ne sait pas de quels Saints il s’agit, car il y en a plusieurs.

Une seconde vision lui demanda alors d’aller construire un autre monastère, en l’honneur de la Mère de Dieu, sur la montagne de Myriokephala. L’actuelle Myriokephala est assez distante de Rethymno et il s’y trouve encore un petit monastère.

Après ces fondations, Ioannis laissa sur place quelque disciple qui fut ordonné prêtre, et alla encore ailleurs construire d’autres églises et monastères. Il y eut l’église Saint-Georges-Doubrikas, Saint-Georges-Opsaropiastes.

De retour à Myriokephala, il y acheta des terres de façon à nourrir une douzaine de moines.

Ioannis voulut alors se rendre à Constantinople : il fallait obtenir des garanties pour assurer le futur de ces fondations. L’empereur lui accorda une subvention annuelle ainsi que des vêtements pour les douze moines ; le patriarche, de son côté, lui concéda une totale indépendance, de sorte que les moines de Ioannis n’auraient pas à être taxés, ni de la part de l’autorité civile, ni de la part de l’autorité ecclésiastique. Ioannis revint en Crète chargé de vases sacrés, de livres liturgiques et d’icônes.

On a dit au début que Ioannis cherchait où s’établir pour une vie érémitique, et on ne l’a vu jusqu’ici que se déplacer et fonder ; ce devait désormais être sa vraie vocation : établir et développer la vie monastique en Crète.

C’est ainsi qu’il alla fonder une autre église à Koufou, dédiée à la Mère de Dieu, qu’il dota d’une assez grande propriété avec une vigne. Ce fut ensuite un oratoire près d’Aigialos, dédié à s.Paul, puis un sanctuaire à Nazogeraia, dédié encore une fois à s.Georges, peut-être près de l’actuelle Azogyres.

En même temps que ces fondations, le bruit de la sainteté de Ioannis se répandait et, pour fuir les honneurs du monde, il se retira sur la côte ouest, près de Kisamos (Akte). Peut-être séjourna-t-il aussi quelque temps à Spelia, où se trouve actuellement un petit sanctuaire en son honneur. 

D’anciens témoignages, on a déduit que Ioannis mourut vers 1028. D’après la tradition, c’est à Gouverneto qu’il aurait été enterré.

Ioannis avait pensé unifier toutes ses fondations sous le gouvernement unique de Myriokephala, mais on ignore vraiment quelle fut la suite de chacun de ces monastères. 

De Gouverneto, on sait que le supérieur Ananias encouragea une révolte contre les lois de Venise (1570) ; les moines en déduisirent qu’ils auraient par la suite autorité sur tous les monastères de l’île de Crète : les moines sont des hommes, et peuvent tomber dans l’erreur… 

Myriokephala, en revanche, fut gravement endommagé, sinon pas détruit par les Turcs en 1770. 

Ioannis est considéré à juste titre comme le fondateur et propagateur de la vie monastique en Crète.

Saint Ioannis Xenos est maintenant commémoré le 6 octobre dans le Martyrologe Romain.

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 06:50

Adalbero de Würtzburg

1010-1090

 

Du jeune Adalbero, on sait seulement qu’il naquit vers 1010 à Lambach, siège de la famille Lambach-Wels, d’Arnold II et Reginlint.

Il fit des études à Würtzburg, puis à Paris, et entra au service d’Henri III.

En 1045, il fut nommé vingtième évêque de Würtzburg, succédant à s.Bruno de Würtzburg (v. 27 mai, différent de celui du 6 octobre).

Son épiscopat fut marqué à l’intérieur par son effort constructeur et restaurateur, à l’extérieur par son attachement au pape dans la Querelle des Investitures.

Il s’attacha à poursuivre la reconstruction de la cathédrale Saint-Kilian, qui s’achèverait en 1075. En 1047, il fit venir à Schwarzbach des moines lorrains pour y restaurer la vie monastique ; en 1056, il commença la restauration de l’abbaye de Lambach, fondée par son père ; en 1057, il fonda la collégiale de Saint-Pierre-et-Saint-Paul à Würtzburg ; en 1058, il entreprit la construction de la collégiale de Neumünster ; avec l’abbé Egbert de Neustadt, il appuya la réforme de l’abbaye de Münsterschwarzach, qui s’étendit largement en Germanie.

En 1050, de par sa place influente dans l’empire, il fut le parrain du futur Henri IV et, en 1066, reçut le consentement de ce dernier avec Bertha ; une mission dont il se serait sans doute bien passé si on lui avait prédit l’avenir de son filleul.

Dans la pénible Querelle des Investitures, il prit résolument le parti du Pape, contre l’Empereur. Il participa à la destitution de ce dernier en faveur de Rudolf de Rheinfelden. Henri IV se vengea en assiégeant Würtzburg. Adalbero fut contraint de quitter sa ville ; on lui nomma un «remplaçant», irrégulier et intrus, bien sûr.

En 1086, Adalbero put regagner son diocèse mais pour peu de temps ; il repartit en exil pour finir ses jours dans l’abbaye de Lambach.

En 1088, il célébrait encore la dédicace de l’abbaye de Komburg ; en 1089 était fondée l’abbaye de Zwiefalten et, la même année, Adalbero consacrait le nouveau monastère de Lambach.

L’année suivante, en 1090, il mourait, à quatre-vingts ans.

Après beaucoup de miracles, Adalbero fut canonisé en 1883.

Saint Adalbero de Würtzburg est commémoré le 6 octobre dans le Martyrologe Romain.

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 20:58

Gaudiosus d’Abitinia

382-452

 

Le siège de cet évêque n’était pas Naples, ni Salerne.

La réalité historique, mais mal définie, est que Settimius Cœlius Gaudiosus était évêque à Abitinia (Membressa, Afrique Proconsulaire, act. Medjez el-Bab, Tunisie).

Lors d’une invasion des Vandales vers 439, Gaudiosus serait venu se réfugier à Naples avec son diacre.

Il y aurait fondé un monastère (ou, plus précisément, un monastère fut fondé plus tard à l’endroit où il vécut).

Traditionnellement, on dit que Gaudiosus mourut à Naples, peut-être en 452, à l’âge de soixante-dix ans.

L’église San Gaudioso de Naples, où s’ouvre une catacombe, abrite le tombeau de Gaudiosus.

La liste épiscopale de Naples ne comporte pas de Gaudiosus ; celle de Salerne a un évêque Gaudiosus,  mais seulement au septième siècle.

Saint Gaudiosus d’Abitinia est commémoré le 27 octobre dans le Martyrologe Romain.

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 10:27

Aptonius d’Angoulême

† 566

 

Dans le catalogue des évêques d’Angoulême, Aptonius apparaît au quatrième rang.

Il aurait été nommé à ce siège en 541-542.

Ce fut lui qui reçut s.Eparchius (Cybard, v. 1er juillet) et l’ordonna prêtre.

Si l’on trouve la signature d’Aptonius au concile d’Orléans (549), c’est son successeur, Maracharius, qui signe en 567 comme évêque nommé, non encore consacré : Aptonius devait alors être mort, peut-être l’année précédente (566 ?).

On a lu parfois qu’Aptonius était le frère d’Ausonius, le premier évêque d’Angoulême : Aptonius aurait-il vécu deux cents ans ? Ou alors, il aurait pu avoir un frère nommé Ausonius qui ne fut pas évêque.

Saint Aptonius d’Angoulême est commémoré le 26 octobre dans le Martyrologe Romain.

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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 10:27

Sigebald de Metz

† 741

 

Sigebald (Sigebaud) apparaît comme le trente-sixième évêque de Metz.

Il aurait appartenu à la gens Ansbertina, comme l’un de ses prédécesseurs Goeri (v. 19 septembre).

Avant son épiscopat, il aurait été conseiller personnel de Pépin d’Héristal.

Il fut nommé évêque en 716.

On signale Sigebald comme restaurateur de nombreux sanctuaires. 

Vers 720, il fit construire à l’emplacement d’Hilariacum une abbaye sous le vocable de Saint-Pierre, rebaptisée plus tard Saint-Nabor, à l’origine de la localité Saint-Avold.

Il aurait été aussi à l’origine de l’abbaye Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Neuwiller-lès-Saverne.

Sigebald était, dit-on, malade de la goutte. Il mourut vers 741-747.

Saint Sigebald de Metz est commémoré le 26 octobre dans le Martyrologe Romain.

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 23:45

Gaudentius de Brescia

† 410

 

On ne parle pas de l’enfance et de la formation de Gaudentius (en italien Gaudenzio, en français Gaudence).

On sait qu’il fut nommé neuvième évêque de Brescia (387 environ), alors qu’il était en pèlerinage en Orient. 

La population de Brescia jura qu’elle n’accepterait pas d’autre évêque que Gaudentius. Il hésita à accepter cette charge qu’il n’avait vraiment pas prévue, mais s.Ambroise (v. 7 décembre) et quelques autres le convainquirent. Même les évêques d’Orient le «menacèrent» de rompre la communion avec lui s’il n’acceptait pas d’être consacré évêque.

Il prit tout de même le temps de trouver un grand nombre de reliques de Saints, qu’il rapporta à la cathédrale de Brescia. C’est lui-même qui en fit la liste : Jean-Baptiste, André, Thomas, Luc, Gervais et Protais, Nazaire, Sisinnius, Martyrius, Alexandre, ainsi que des Quarante Martyrs de Césarée de Cappadoce.

C’est s.Ambroise qui le consacra évêque.

En 404, s.Jean Chrysostome fut condamné à l’exil (v. 14 septembre). Cette sentence inique suscita un énergique mouvement de protestation en Occident, auquel participa généreusement Gaudentius. Il fit partie de la délégation qui devait rencontrer l’empereur à Constantinople, mais on s’acharna à en empêcher les  membres d’arriver à destination. Sur le bateau entre Athènes et Constantinople, on les laissa trois jours sans nourriture. On leur interdit l’entrée dans la ville de Constantinople et on les enferma dans la forteresse d’Athyra, sur la côte de Thrace. On leur arracha des mains leurs lettres de créance, au point qu’un des envoyés, un évêque, eut le pouce cassé. On leur offrit une énorme somme d’argent pour leur faire accepter de rencontrer Atticus, «successeur» (illégitime) de Jean Chrysostome. Finalement, après qu’ils eussent été réconfortés par une vision de s.Paul, ils furent menés sur un bateau tout-à-fait vétuste, et dont le capitaine avait l’ordre de les jeter par-dessus bord, mais le bateau arriva sans encombres au port d’Otranto en vingt jours. Ces détails apparemment invraisemblables furent racontés par l’un des protagonistes lui-même.

Gaudentius fut un prédicateur écouté. De la vingtaine de traités qu’on a reçus de lui, une dizaine sont des sermons sur le temps pascal, qui lui furent demandés par un certain Benivolus, un noble de Brescia qui, à cause de la maladie, regrettait fort de n’avoir pu entendre l’évêque prêcher.

Au Bréviaire, nous avons deux lectures de Gaudentius, le jeudi de la deuxième et de la cinquième semaines pascales. Voici un extrait de la première : 

Le Christ (…) donne l’ordre à ses disciples fidèles, qu’il établit les premiers prêtres de son Eglise, de célébrer sans fin ces mystères de vie éternelle. Et il est nécessaire que tous les prêtres, de toutes les Eglises du monde, les célèbrent jusqu’à ce que le Christ revienne du ciel. C’est ainsi que les prêtres eux-mêmes et tout le peuple des fidèles devraient avoir chaque jour devant les yeux la représentation de la passion du Christ…

La mort de Gaudentius se situe aux alentours de 410.

Saint Gaudentius de Brescia est commémoré le 25 octobre dans le Martyrologe Romain.

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