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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 23:02

Eutychios de Constantinople

512-582

 

Eutychios naquit vers 512 à Théium (Phrygie, Asie Mineure, auj. région de Şuhut, Turquie CO), d’Alexandros, un officier de l’armée.

A douze ans, il rejoignit Constantinople pour les études. C’est déjà à cette époque qu’il fut conquis par l’idéal monastique. Cependant, l’évêque d’Amasée le pria de rester d’abord dans le clergé, et il lui conféra le sacerdoce à trente ans. Ce n’est qu’ensuite qu’il entra dans le monastère d’Amasée, où il reçut la haute dignité d’archimandrite.

A cette époque, l’empereur Justinien voulait ramener l’unité religieuse de ses sujets, mais à la foi monophysite, selon laquelle Jésus n’avait qu’une seule nature, alors que nous proclamons qu’en Jésus se trouvent deux natures, la divine et l’humaine.

Eutychios représenta l’évêque d’Amasée aux discussions. Justinien apprécia son discours et le fit nommer patriarche de Constantinople en 553. Un concile - le deuxième de Constantinople - s’ouvrit en mai de la même année, présidé par Eutychios, et dont les décrets furent successivement reconnus par le pape en décembre.

En 557, la cathédrale Sainte-Sophie fut très endommagée par un tremblement de terre ; après les travaux, Eutychios la réinaugura en 562.

Mais l’erreur continuait encore subrepticement. Justinien crut bon d’imposer une nouvelle formule, selon laquelle le corps du Christ étant incorruptible, le Christ n’aurait souffert que par un miracle spécial de sa volonté. Eutychios refusa et combattit cette nouvelle formule de monophysisme. Il fut arrêté le 22 janvier 565 ; des évêques acquis à l’empereur le déposèrent sous les griefs qu’il «mangeait des viandes délicates et qu’il priait longtemps à genoux».

Eutychios fut expédié sur l’île Prinkipo en Propontide, puis enfermé dans son monastère d’Amasée, où il resta douze ans, au-delà même de la mort de Justinien. Pendant tout ce temps, il priait, se sanctifiait, édifiait chacun par ses vertus, et faisait des miracles. Quand il put revenir à Constantinople, en 377, ce fut un véritable triomphe.

Une ultime bataille montra combien Eutychios était soumis à la Foi catholique et à l’Autorité romaine. Il crut bon de publier un essai philosophique sur la résurrection des corps. Or à ce moment se trouvait à Constantinople le légat papal, un moine bénédictin nommé Gregorio - qui devait devenir le pape Grégoire Ier le Grand (v. 12 mars) ; celui-ci comprit le danger de la publication d’Eutychios et l’invita à brûler son livre : il obéit.

Au soir de Pâques 582, il tomba malade ; l’empereur vint lui demander sa bénédiction ; puis, pour bien montrer sa foi totale, il prit la peau de sa main en disant : Je déclare que je ressusciterai dans cette chair et mourut ce soir-là ou au petit matin.

Saint Eutychios de Constantinople est commémoré le 6 avril dans le Martyrologe Romain.

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 23:00

Méthode de Sirmium

815-885

 

Voir la notice Cyrille et Méthode au 14 février.

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 23:00

Notker le Bègue

840-912

 

Notker naquit vers 840 à Heilgove (auj. Elk, Zürich, Suisse), de parents peut-être liés à l’empereur ou aux rois saxons.

Les parents de Notker confièrent leur petit garçon au monastère de Saint-Gall ; pieuse décision, mais qui fut peut-être dictée par le fait que Notker était faible, bègue et plein de défauts physiques, pour reprendre l’expression de Notker lui-même.

Mais l’âme et l’esprit de Notker n’avaient rien de ces défauts ; le garçon s’éprit réellement de la vie monastique, en compagnie de deux autres qui furent ses meilleurs amis, Ratpert et Tutilon (v. 28 mars ?). Tous trois, formés par les excellents maîtres Ison et Marcel, devinrent des gloires de leur monastère, spécialement dans l’art de la musique et, pour Tutilon, particulièrement dans la peinture et la scupture.

Notker prit à son tour place parmi les maîtres de l’école du monastère. De par ses notes et ses conseils, on voit que, s’il ignorait le grec, il cultivait les Pères de l’Eglise, surtout Augustin et Jérôme.

Sa charge d’enseignant accomplie, Notker recopia les manuscrits, rédigea des chroniques (par exemple sa Vie de Charlemagne) et composa des pièces en vers latins qu’il mit en musique, pour différentes fêtes de l’année ; ces séquences furent longtemps en usage.

On signalera ici avec plaisir les vies de Saints qu’il écrivit, et notamment un Martyrologe.

Un moine de Saint-Gall qui le connut, écrivit de lui qu’il était minable de corps et non d’esprit ; sa bouche bégayait, mais non son âme, car sans cesse tendu vers les choses d’en haut, il montrait dans les ennuis la patience et la douceur en toutes choses ; rigoureux néanmoins dans tout ce qui regardait les obligations de la vie commune. Un peu timide et gauche lorsqu’il était pris à l’improviste, il savait tenir tête aux attaques du démon. Qu’il s’agît de la prière, de la lecture, de l’enseignement, il était infatigable. En lui, pour tout dire, se résume l’habitacle le plus parfait dont on ait eu l’exemple en ce temps, des dons de l’Esprit Saint.

Il sera difficile de trouver meilleur éloge pour cet humble moine, qui mourut à Saint-Gall le 6 avril 912.

Tout de suite honoré dans son abbaye, il fut béatifié en 1513.

Saint Notker est commémoré le 6 avril dans le Martyrologe Romain.

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 23:00

Galla, romaine

† 547

 

Galla nous est connue par ce qu’en écrivit le pape Grégoire Ier sur la foi de personnes graves et dignes de foi.

Elle était fille du consul Symmaque, et sœur de cette Rusticiana qui fut l’épouse de Boèce (v. 23 octobre).

Mariée à la fleur de l’âge et veuve la même année, elle préféra les noces de l’Epoux céleste. Les médecins lui conseillaient cependant de se remarier car sinon, disaient-ils, à cause de son tempérament très chaud, l’ardeur de son sang lui provoquerait la barbe. 

Elle n’en fit rien, sachant bien que ce qui plaît à Dieu est la beauté intérieure de l’âme. Elle s’habilla désormais simplement et se consacra au service de Dieu au monastère Saint-Pierre. Elle y passa bien des années, cultivant l’oraison et la simplicité, et faisant aux pauvres d’abondantes aumônes.

A la fin de sa vie, elle fut frappée d’un douloureux cancer au sein.

La nuit, pour rester dans la lumière, elle allumait deux lampes devant son lit. Une nuit, lui apparut entre ces deux lampes, l’apôtre saint Pierre, pour «l’appeler» aux noces éternelles. Nullement impressionnée, elle s’enhardit même à demander que vînt avec elle une amie du monastère, Benedicta. Saint Pierre lui prophétisa qu’elle la suivrait un mois plus tard, mais qu’une autre serait appelée avec elle.

Galla informa la Supérieure ; effectivement, les deux moniales moururent le même jour, le 6 avril, peut-être en 547, et Benedicta le 6 mai (v. à ce jour).

Autrefois au 5 octobre, sainte Galla est maintenant commémorée le 6 avril dans le Martyrologe Romain.

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 23:00

Prudentius de Troyes

† 861

 

Galindo de son vrai prénom, il naquit vers la fin du 8e siècle en Espagne, où son frère devint évêque.

Il devait être de haute naissance, et sa famille devait avoir des relations de haut niveau, car Galindo vint, jeune encore, en France, sans doute à l’Ecole Palatine, et acquit à la cour des fonctions fort importantes. 

C’est à cette époque qu’il prit le nom de Prudentius.

Etait-il déjà prêtre ? On a supposé qu’il était (aussi) chapelain de l’impératrice Judith, femme de Louis le Débonnaire. Il écrivit alors, vers 830, un florilège du psautier, destiné à la piété de cette femme, et aussi à toute âme désireuse de s’unir à la prière des moines.

A partir de 836 il rédigea des Annales, dites «de Saint-Bertin», où l’on y trouve une mine de renseignements sur la vie de l’Eglise, sur les rois, leurs activités, voyages, guerres, traités.

Vers 843, il fut nommé évêque de Troyes.

Un de ses soucis majeurs fut la formation des séminaristes, auxquels il demanda d’apprendre par cœur un recueil de textes de l’Ecriture sur la foi et la morale chrétiennes. Il visita les monastères de son diocèse en y rétablissant l’observance rigoureuse de leur Règle ; en 847, il consacra le monastère de Montiéramey, dont il reste d’importants bâtiments, mais malheureusement pas l’église.

On verra au 21 septembre comment sainte Maura suivit heureusement les conseils de l’évêque de Troyes ; elle mourut en 850 et Prudentius en rédigea la Vita.

Prudentius assista au concile de Paris en 846, où il fut demandé aux Juifs de ne pas construire de nouvelles synagogues et d’éviter le prosélytisme, mais Charles le Chauve refusa d’appliquer ces décisions ; à Paris aussi, en 849, Prudentius fut un des signataires d’une lettre de protestation adressée à Nominoë, duc de Bretagne, qui prétendait déposer et nommer à sa guise les évêques de Bretagne.

Il y eut une importante controverse sur la prédestination, contre les idées dangereuses de Gottschalck d’Orbais, qui fut déjà condamné en 848 à Mayence et de nouveau à Quierzy en 849 : il fut enfermé au monastère de Hautvilliers. Mais la controverse était allumée, Prudentius y prit part, avec Hincmar de Reims et Wenilon de Sens, et jusqu’à la fin de sa vie. Sa position n’est pas rigoureusement la meilleure, mais elle se voulait absolument fidèle à celle de l’Eglise, qui n’avait pas encore élaboré une doctrine précise sur le sujet.

La maladie empêcha Prudentius de prendre part personnellement aux derniers événements de cette controverse : élection de l’évêque de Paris (856), concile de Savonnières (859), de Tuzey (860). Il mourut le 6 avril 861, laissant le souvenir d’un évêque zélé, d’un théologien courageux, d’un écrivain de talent et d’un historien impartial.

Saint Prudentius de Troyes est commémoré le 6 avril dans le Martyrologe Romain.

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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 23:00

Platon de Constantinople

734-814

 

Platon naquit en 734 à Constantinople, et perdit très vite ses deux parents, emportés par une épidémie de peste, que les contemporains considérèrent comme le châtiment divin à la persécution iconoclaste.

Il avait trois frères et des sœurs.

Un de ses oncles, trésorier impérial, s’occupa de lui. Platon étudiait, commençait à montrer d’excellentes aptitudes dans les affaires, mais surtout était dans son cœur un homme de Dieu. Il se lassa bien vite de la cour et des rencontres mondaines et ne sortit plus que pour aller prier dans les églises.

Il persuada ses trois frères à se consacrer à Dieu et à vivre dans la chasteté. Il affranchit ses esclaves et vendit ses biens, qui étaient immenses ; après avoir ainsi nourri les pauvres et établi ses sœurs, il se dirigea vers la Bithynie, avec un seul domestique.

Là-bas, il remis à ce domestique ses propres vêtements, revêtit un habit noir et alla frapper au monastère des Symboles sur le mont Olympe.

L’higoumène, Théoctiste, le fit passer par diverses épreuves, par exemple celle de l’accuser de fautes qu’il n’avait pas commises et lui imposant de sévères pénitences, que Platon acceptait toujours avec le sourire.

L’occupation favorite de Platon était la copie des livres. Nombreux furent les couvents d’Orient qui bénéficièrent de sa transcription des passages des Pères. De son travail, il recueillait quelques bienfaits qu’il partageait entre les pauvres.

En 770, il fut contraint d’accepter de succéder à Théoctiste. Il n’en devint que plus mortifié, mangeant seulement l’après-midi, et que du pain, des fèves et quelques herbes sans assaisonnement, buvant un jour sur deux.

En 775, il dut traiter quelques affaires à Constantinople ; on le reconnut, on se pressa près de lui et il en profita pour prêcher l’amour de Dieu et pour ranimer la ferveur des fidèles. Il refusa énergiquement l’évêché de Nicomédie, et mêmes les ordres sacrés que lui proposait le nouveau patriarche. Puis il retourna à son monastère.

En 782, il fut appelé à gouverner le monastère de Saccudion, fondé par ses neveux : il leur donna la Règle de saint Basile (v. 2 janvier) et les gouverna pendant douze ans puis remit sa charge à son neveu Théodore.

Vint la pénible circonstance du divorce de l’empereur, qui voulait épouser une parente de Platon. Celui-ci mit toute son énergie pour désapprouver l’empereur qui, en réponse, le fit enfermer. L’abbé supporta avec joie cette peine et tous les autres mauvais traitements, jusqu’à la mort du prince en 797.

Devant le péril sarrasin, le monastère de Saccudion fut évacué. Platon se retira chez son neveu Théodore, auquel il se soumit très humblement en simple religieux, priant et recopiant des manuscrits. Il s’attacha aux pieds une chaîne de fer - qu’il cachait habilement si on venait le trouver.

Un nouvel épisode s’abattit sur Platon, concernant d’une part l’élection du patriarche Nicéphore et d’autre part l’empereur Nicéphore. Le patriarche avait été élu bien qu’il ne fût que laïque, ce qui était contraire aux lois, et Platon blâmat cette élection. Quant à l’empereur, il commit aussi une irrégularité en rétablissant un prêtre qui avait été précédemment écarté par s.Tarasios. La «récompense» ne se fit pas attendre : pendant un an, Platon fut victime des mauvais traitements de soldats, jugé par un conciliabule d’évêques circonvenus par la calomnie, enfin exilé d’île en île pendant quatre ans dans le Bosphore. Tout de même, l’empereur fut touché par la constance de Platon, mais périt avant d’avoir pu le faire délivrer ; son successeur le fit sans attendre.

Platon regagna sa cellule de reclus. Mais il avait vieilli et eut besoin d’être aidé. S’il ne pouvait plus se servir de ses mains, il continuait à prier. La maladie le prit durant le carême de 814. Il fit creuser sa tombe et voulut même s’y coucher.

Il eut la joie d’avoir la visite du patriarche Nicéphore : ils se réconcilièrent. Il pardonna à tous ceux qui l’avaient persécuté. A Théodore, son neveu et abbé, il répéta : Je n’ai plus rien, je t’ai tout donné.

Il murmura encore un cantique pascal et mourut, le 4 avril 814.

Saint Platon est commémoré le 4 avril dans le Martyrologe Romain.

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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 23:02

Ioseph l’Hymnographe

815-885

 

Ce Ioseph naquit à Syracuse (Sicile) vers 815.

Devant le péril des Sarrasins envahisseurs, ses parents l’emmenèrent en Grèce, où ils se trouvèrent vite dans une grande misère.

Ioseph, de son côté, était déjà capté par la vie solitaire : il partit à Thessalonique pour se mettre à l’école d’un saint homme. Il devint moine sous la Règle de saint Basile (v. 2 janvier), reçut l’ordination sacerdotale, et fut remarqué par s.Gregorios le Décapolite (v. 20 novembre), qui l’emmena à Constantinople.

Lors de la querelle iconoclaste, il fut chargé de mission auprès du pape romain, mais son bateau fut pris par des pirates, qui le reléguèrent sur l’île de Crète. 

Il put enfin regagner Constantinople, où il recueillit le dernier soupir de Gregorios Décapolite, puis fut pendant cinq ans au service de l’église Saint-Jean-Chrysostome ; il y fonda un monastère.

De nouveau exilé, à Cherson, par le nouvel empereur iconoclaste, il fut enfin rappelé à Constantinople comme gardien des meubles sacrés de l’église Sainte-Sophie.

Victime de la maladie, il sentit approcher sa mort. Il fit un «état des lieux» qu’il remit au patriarche et se prépara à rencontrer le Seigneur ; ce fut le 3 avril 885.

Le surnom d’Hymnographe donné à Ioseph le distingue d’un autre moine de la même époque, Ioseph Studite, et fait allusion aux hymnes qu’il composa en l’honneur des Saints.

Saint Ioseph Hymnographe est commémoré le 3 avril dans le Martyrologe Romain.

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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 23:01

Niketas de Medikion

824

 

Niketas naquit au 8e siècle à Césarée de Bithynie (Asie Mineure, auj. Turquie NE)) ; sa mère mourut huit jours après l’acouchement.

Son père, Philarete, le consacra à Dieu et le confia aux soins de la grand-mère puis de l’Eglise, avant d’entrer lui-même dans un monastère.

Adolescent, Niketas alla se mettre sous la conduite d’un saint vieillard solitaire, qui l’orienta vers le monastère de Medikion, au mont Olympe, fondé par Nikephoros.

Les progrès spirituels de Niketas furent tels que sept ans pus tard s.Tarasios (v. 18 février) l’ordonna prêtre en 790, et que Nikephoros lui confia la conduite spirituelle des moines, assisté d’un certain Athanasios.

Après la mort et d’Athanasios et de Nikephoros, vers 813, Niketas fut choisi comme higoumène (abbé) ; sa haute sainteté lui valut le don des miracles et l’autorité sur les démons.

Comme tout chrétien fidèle à Dieu, il devait s’attendre à quelque persécution (cf. Mc 10:30) ; celle-ci arriva par l’autorité de l’empereur Léon l’Arménien, qui renouvela l’hérésie des iconoclastes. Impuissant à faire céder Niketas, il le fit enfermer dans un cachot, où les gardiens «complétèrent» le traitement de l’abbé par mille outrages, puis dans un autre édifice fortifié à Massalaia en le privant de toute assistance. 

Momentanément trompé par une fausse promesse de l’empereur, Niketas revint à Constantinople mais, s’apercevant de son erreur, s’empressa d’exposer à l’empereur tout son plus ferme attachement à la tradition de l’Eglise et des Pères. L’empereur confia Niketas d’abord à la garde d’un officier, qui fut trop respectueux envers l’Abbé au goût de l’empereur, puis sur une île fort éloignée, où il l’abandonna pendant cinq années à la garde d’un eunuque implacable.

Le vénérable Confesseur profitait de toutes ces épreuves pour élever toujours plus son âme à Dieu, qui en retour multiplia les miracles par la sainteté de Niketas.

A Noël de 820, l’empereur fut assassiné et Niketas fut libéré. Mais il ne voulut pas reprendre sa place dans le monastère. Il s’isola à quelque distance de Constantinople, se construisit une petite retraite et y vécut dans la pratique d’austérités toujours plus sévères. 

Il s’éteignit le 3 avril 824.

A ses funérailles prirent part une foule considérable, mais surtout les deux archevêques d’Ephèse et de Thessalonique, qui déposèrent son corps à Medikion, auprès de Nikephoros.

Saint Niketas, surnommé le Confesseur, est commémoré le 3 avril dans le Martyrologe Romain.

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1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 23:00

Nicetius de Lyon

513-573

 

Le latin Nicetus ou Nicetius s’est transformé en français en Nicet ou Nizier.

Nizier, donc, naquit vers 513 à Lyon, troisième fils du sénateur Florentius et de son épouse Artemia. Un oncle de Nizier, Sacerdos, allait devenir évêque de Lyon.

Animés de quelque mystérieux pressentiment (ou avertis par quelque signe d’En-haut), ces pieux parents mirent un soin particulier dans l’éducation de ce garçon. A la mort de Florentius, Nizier faisait déjà partie du clergé lyonnais.

Il fut affligé d’une vilaine tumeur au visage, qui mettait sa santé et sa vie en danger. Artemia invoqua de tout son cœur s.Martin (v. 11 novembre), qui apparut à Nizier et le guérit. Seule resta une cicatrice, preuve du miracle.

En 543, Nizier fut ordonné prêtre. Une de ses attentions fut d’exhorter les jeunes à conserver leur chasteté.

Son oncle Sacerdos (v. 11 septembre), qui était devenu évêque de Lyon en 549, étant tombé malade, proposa au roi Childebert de choisir Nizier comme successeur. Le roi, puis le clergé et le peuple ratifièrent ce choix.

Le nouvel évêque fut un homme de paix. Il s’appliquait à pardonner quand quelque ennemi venait à l’insulter, ce qui effectivement arrivait, malgré la douceur et l’humilité de l’évêque.

Mais il fallait parfois y mettre de l’énergie. L’évêque avait une fois interdit à un diacre d’exercer sa fonction - car il peut arriver, hélas, qu’un diacre se rendre gravement coupable. Mais ce diacre n’en faisait qu’à sa tête ; or, il arriva que Nizier entra à l’office nocturne au moment où ce même diacre était précisément en train de chanter ; l’évêque ne pouvait pas faire autrement que de le faire taire, à quoi le diacre, véritablement possédé du démon, répondit par d’horribles cris, en plein sanctuaire. Nizier se le fit amener, lui adressa de paternelles remontrances et, devant toute l’assemblée, chassa le démon.

Durant les vingt années de son épiscopat, Nizier participa à plusieurs conciles, dont celui de Lyon en 566, convoqué par le roi Gontran (v. 28 mars) et qui réunissait huit évêques et les délégués de six autres. Dans cette assemblée, il fut décidé de déposer deux évêques indignes, celui d’Embrun et celui de Gap ; en outre, on excommunia ceux qui retiennent injustement dans l’esclavage des personnes libres.

Nizier mourut le 2 avril 573. Un aveugle fut guéri tout près du cercueil de l’évêque. D’autres miracles se produisirent à son tombeau. Il y eut celui-ci : le prêtre du lieu où se trouvait le tombeau de Nizier, quelque peu cupide, osa se plaindre de ce que l’évêque n’avait rien légué pour lui dans son testament ; Nizier lui apparut et lui fit d’abord remarquer qu’il lui avait légué son propre corps, relique insigne, puis toucha la gorge du prêtre, qui enfla terriblement au point qu’il étouffait presque : le prêtre demanda pardon à Nizier et guérit au bout de quarante jours.

Saint Nicetius est commémoré le 2 avril dans le Martyrologe Romain.

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1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 23:00

Eustase de Luxeuil

560-625

 

Eustasius naquit vers 560 en Bourgogne. Son oncle maternel était évêque de Langres.

Après un très bref essai dans la carrière des armes (le fait est contesté), il rentra, encore jeune, à l’abbaye de Luxeuil, fondée et dirigée par s.Colomban (v. 23 novembre).

Quand ce dernier partit à Bobbio, Eustase l’accompagna peut-être, mais se retrouva bientôt abbé à Luxeuil, dès 616.

C’est à ce moment qu’il accomplit un premier miracle, rendant la vue à sainte Fare, qui était aveugle (v. 7 décembre).

Eustase eut une double activité : monastique surtout, mais aussi missionnaire, car il voulait gagner à Dieu les populations avoisinantes encore païennes ; chez les Warasques, il amena à la foi leur chef Iserius, tandis que la belle-sœur de celui-ci fondait le monastère de Cusance ; chez les Boïens, il prêcha la foi chrétienne et laissa après lui des hommes capables de poursuivre son travail.

De l’abbaye de Luxeuil sortirent beaucoup de saints moines qui devinrent qui évêques, qui fondateurs, qui abbés ; on cite Cagnoald (v. 6 septembre), Achaire (v. 27 novembre), Amé (v. 13 septembre), Romaric (v. 8 décembre), Omer (v. 1er novembre), Mummolin (v. 16 octobre), Walbert (v. 2 mai)…

Mais tous ne furent pas saints, comme ce malheureux Agrestin, qui pourtant avait résolument distribué ses richesses aux pauvres avant d’embrasser la vie monastique ; le diable le poussa à sortir du monastère contre la volonté d’Eustase, soi-disant pour partir évangéliser ; il en revint, gagné par l’hérésie ; cité au concile de Mâcon (624), il feignit le repentir et reprit ses erreurs ; Dieu fit qu’il mourut misérablement, frappé à mort par un serviteur.

L’abbaye reprit sa vie régulière, et même eut d’autres abbayes-filles. Eustase eut en vision l’annonce de sa mort prochaine. Il lui fut donné de choisir entre une lente agonie de quarante jours ou des souffrances aiguës de trente jours ; il préféra ces dernières pour se présenter plus vite devant l’Eternité, et mourut à une date qui semble être 625, et un 2 avril.

Le corps de saint Eustase disparut en 1670.

Des nombreux parchemins copiés par les moines de Luxeuil, beaucoup subsistaient encore en 1793, quand la sauvagerie révolutionnaire pilla ces précieux documents et les envoya à l’armée du Rhin pour servir de gargousses.

Saint Eustase est commémoré le 2 avril dans le Martyrologe Romain.

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