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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 00:00

Maria Teresa Pisani

1806-1855

 

Maria Teresa naquit le 29 décembre 1806 à Naples, du baron Benedetto Pisani Mompalao Cuzkeri et de Vicenza Carrano.

Ce mariage était mal engagé : le père était alcoolique et les parents se séparèrent. La petite Maria Teresa grandit chez sa grand-mère à Pizzofalcone (Naples). Elle se montra portée vers la piété et la prière ; elle ne sortait de chez elle que pour aller à la messe.

Durant son séjour chez la grand-mère, elle fut un jour frappée violemment à l’épaule par une domestique, ce qui lui laissa pour toute la vie une malformation. Une autre fois, elle se blessa à un doigt, et supporta la douleur pendant trois mois sans chercher à se soigner. Elle souffrit toute sa vie d’hydropisie.

A la mort de sa grand-mère, elle va au collège, où elle reçoit la Première Communion et la Confirmation.

En 1820-1821 Le père de Maria-Teresa est impliqué dans des émeutes ; arrêté et condamné à mort, il voit sa peine commuée en exil et il déménage à Malte ; peu après, son épouse et sa fille viennent s’installer à Rabat (toujours en l’île de Malte) en 1825. 

Maria Teresa passe deux années dans le recueillement et la discrétion.

A vingt-deux ans, malgré l’opposition de sa mère, elle entre au monastère des Bénédictines de Saint-Pierre à Mdina (Malte). Elle est déjà si «mûre», que la maîtresse des novices lui demande de la seconder dans l’instruction spirituelle des jeunes filles.

Elle fait la profession religieuse en 1830, avec le nom de Maria Adeodata. 

Elle eut trois mandats de sacristine et d’infirmière, qu’elle affectionnait particulièrement, celui de sacristine pour être plus près du Seigneur, celui d’infirmière pour mieux servir les Consœurs. Portière, elle obtint la permission de recevoir les pauvres et de les catéchiser.

Elue maîtresse des novices en 1847, puis abbesse en 1851.

Victime d’une maladie cardiaque, l’abbesse s’éteint à cette vie le 25 février 1855. Elle n’avait pas cinquante ans. Le matin du 25 à cinq heures, elle voulut descendre à la chapelle, disant à la Sœur infirmière : Je vais descendre, parce que c’est ma dernière communion, et aujourd’hui même je mourrai. Elle mourait à huit heures.

Mère Maria Teresa Adeodata Pisani a été béatifiée en 2001. 

 

 

Le miracle retenu pour la béatification fut la guérison soudaine, totale et durable d’une abbesse bénédictine de Subiaco, en 1897, malade d’une tumeur à l’estomac.

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 00:00

Domenico Lentini

1770-1828

 

Domenico Lentini naquit à Lauria (Potenza, Italie) le 20 novembre 1770, de Macario Lentini et Rosalia Vitarella, des gens pauvres mais chrétiens.

A quatorze ans, le garçon désire être prêtre. Il reçoit le sacerdoce en 1794.

Ceux qui le connurent l’appelèrent un ange à l’autel, pour la candeur qu’il respirait, mais aussi pour les extases dont il fut favorisé.

Don Domenico se donne de toutes ses forces au ministère, à Lauria et dans les environs. Sa parole est convaincante, il parle du Christ crucifié, de Notre-Dame des Douleurs. 

Assez cultivé pour s’adresser à tous les milieux, il ouvre sa petite maisonnette à tous les jeunes qui viennent l’écouter ; il leur enseigne le catéchisme, l’Ecriture, mais aussi les matières scolaires, gratuitement. 

Pour les pauvres, il donne tout ce qu’il a : nourriture, vêtements. Parfois il ne rentre à la maison qu’avec sa tunique : il a tout donné. 

Il se mortifie volontairement, dormant et mangeant peu (et mal), pour expier les péchés des hommes.

Dieu le favorise de grâces particulières, il prophétise, il lit dans les cœurs, il fait des miracles (ô combien !).

Il s’éteint le 25 février 1828, et les funérailles durent une semaine : son corps demeure souple, le sang continue de circuler dans ses veines, il exhale un bon parfum ; ses yeux s’ouvrent devant la Sainte Hostie, devant ses parents et ses amis, mais aussi devant des incroyants. Guérisons et conversions se multiplient à l’envi devant sa dépouille : résurrection d’un enfant de trois ans tombé dans une bassine d’eau et de chaux vive ; guérisons de paralysies totales ; de sarcome(s) ; encore en 1988, une femme guérit totalement d’un carcinome utérin.

 

Don Domenico Lentini a été béatifié en 1997 ; son dies natalis est au 25 février.

 

 

 

 

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 00:00

Didacus Yūri Ryōsetsu

1574-1636

 

Didacus était né en 1574-1575 à Awa (Shikoku, Japon).

Baptisé, il entra chez les Jésuites et fut ordonné prêtre.

Il fut martyrisé le 25 février 1636 à Ōsaka.

Il a été écrit que les catholiques japonais se soutenaient réciproquement dans leur foi, ce qui les encourageait à supporter les atroces tortures qu’on leur imposait. Ils avaient reçu des exemples de certaines communautés bouddhistes, mais surtout ils avaient reçu la leçon de notre divin Maître, qui acceptait toutes ses souffrances pour sauver les âmes.

 

Le père Didacus a été béatifié parmi les cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 00:00

Robert d’Arbrissel

1047-1117

 

Robert naquit de parents pauvres en Bretagne vers 1047, dans un village alors appelé Arbrissel, aujourd’hui Arbresec.

Il put faire des études pour se préparer à l’état ecclésiastique, jusqu’à devenir docteur de l'université de Paris, puis il remplit les fonctions d'archiprêtre et vicaire général du diocèse de Rennes, son pays d'origine, en 1089.

Son zèle pour la réforme du clergé le fit apprécier par son évêque Silvestre de la Guerche, mais souleva contre lui des haines implacables, qui le contraignirent à se retirer à la mort de l’évêque. Il séjourna quelques temps auprès des écoles d'Angers ; puis il s'enfonça dans la forêt de Craon. Des compagnons le suivirent, ce qui lui permit de fonder l'abbaye de Roë. Ils y menèrent la vie des Chanoines réguliers.

Urbain II, lors de son séjour en Angers (1096), le fit prêcher en sa présence et lui donna plein pouvoir d'annoncer en tous lieux la parole divine. Deux de ses compagnons de solitude, Bernard de Ponthieu et Vital de Martain, le suivirent dans ses courses apostoliques avant d'aller fonder, l'un le monastère de Tiron au diocèse de Chartres, l'autre, celui de Savigny au diocèse d'Avranches, destinés à devenir des chefs de congrégation.

Robert parcourut d'abord l'Anjou, la Touraine et le Poitou. Sa prédication soulevait l'enthousiasme des foules ; parmi ceux qui l'avaient entendu, beaucoup abandonnaient leurs familles et s'attachaient à ses pas. Ce cortège se composait d'hommes et de femmes ; on y voyait un grand nombre de pénitents et de pénitentes. Cette foule menait une sorte de vie religieuse, dont les conditions étaient prescrites au jour le jour par Robert. Cette communauté nomade finit bientôt par éprouver le besoin de se fixer. Aussi, vers 1099, Bernard et Vital emmenèrent les hommes avec eux. Robert établit les femmes à Fontevrault. Elles étaient fort nombreuses. Quelques frères se fixèrent auprès d'elles et se chargèrent de leur service temporel et religieux. Le monastère des femmes était placé sous la protection de la Vierge Marie, celui des hommes sous la protection de Jean l’Evangéliste. L’ordre fut plus tard placé sous la règle de saint Benoît.

Robert interrompait de temps en temps ses prédications pour revenir à Fontevrault et pour fonder de nouveaux monastères, qu'il peuplait de ses religieuses. Ces fondations recevaient le titre de prieurés et restaient sous l'entière dépendance de Fontevrault, ne formant avec lui qu'une seule congrégation, dont l'abbesse était le chef unique. Partout une communauté d'hommes s'attachait au service des moniales. Il y en eut dans les diocèses de Poitiers, de Bourges, d'Orléans, de Limoges et de Chartres.

La première abbesse de Fontevrault fut Herlande de Champagne, proche parente du comte d’Anjou.

Robert subit bien des épreuves, quand on l’accusa d’hérésie ou même d’écarts de conduite. Mais il fut lavé de ces soupçons, entre autres par l’évêque de Rennes. Il continua de voyager, mettant partout de l’ordre, prêchant la conciliation, assistant au concile de Nantes (1110), tenant un chapitre de l’ordre (1115). Vaincu par la fatigue, il fut transporté à Orsan où vint le visiter l’archevêque de Bourges.

 

Robert d'Arbrissel mourut le 25 février 1116 et fut enterré, selon sa volonté, parmi les moines dans le cimetière de Fontevrault. Il n’a pas été canonisé encore, mais il est inscrit dans le Martyrologe Romain en tant que Bienheureux au 25 février.

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 00:00

Nestor de Magydos

† 250

 

Nestor était évêque à Magydos, en Asie Mineure. Le site de cette ville de la province de Pamphylie est maintenant l’endroit de la localité de Lara Manastir, dans le centre-sud de la Turquie d’Asie.

Nestor était très connu pour sa piété et sa fidélité, et savait tellement encourager ses diocésains, que les édits romains de persécution n’arrivaient pas à les intimider. Sous Dèce, quand la persécution s’intensifia, Nestor conseilla à ses brebis de s’éloigner, mais lui restait dans sa demeure. C’est là qu’il fut rejoint. On a une relation de ces épisodes et des suivants dans deux textes anciens, dont on va tirer ici les éléments les plus marquants.

Invité à comparaître devant l’irénarque, Nestor s’arma du signe de la croix et suivit les persécuteurs. Sur la place publique, on lui avait réservé un accueil très respectueux dont il s’étonnait : “C’est que ta vie est digne d’éloges”, lui répondit-on, et on lui présenta un siège d’honneur. Voici quelques-unes de ses réparties durant l’interrogatoire : 

- Je consens et me soumets aux commandements du Roi des cieux.

- La raison veut qu’on appelle (vos dieux des démons), et c’est ce qu’ont souvent reconnu ceux que l’on exorcise.

- A quoi bon me menacer de vos tourments ? Je redoute les supplices de mon Dieu, mais je n’ai peur ni des vôtres, ni de ceux du gouverneur : ils ne m’empêcheront point de confesser toujours le Christ, Fils du Dieu vivant.

L’irénarque, vaincu par cette fermeté, conduisit l’évêque sous bonne escorte et pour un nouvel interrogatoire au gouverneur de Pergé (capitale de Pamphylie, actuelle Aksu en Turquie, proche d’Antalya). En route, un tremblement de terre se fit sentir, dont Nestor expliqua que c’était là un témoignage de (son) Dieu. Voici deux autres réparties de Nestor devant le gouverneur : 

- Je suis le serviteur de mon Seigneur Jésus-Christ. Mon nom propre est Chrétien ; celui que mes parents m’ont donné est Nestor.

- Quand même tu tourmenterais mon corps de toutes façons, jamais je ne renierai le nom de mon Seigneur Jésus, tant qu’il me restera un souffle de vie.

Nestor fut alors soumis au chevalet. Les bourreaux avaient mis à nus ses côtés, et il continuait de chanter le psaume 33 : Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange est sans cesse sur ma bouche.

Le gouverneur, qui connaissait les faits de Palestine, condamna Nestor à la même peine que Christ sous Ponce Pilate. Pendant plusieurs heures, Nestor fut sur cette croix, exhortant les chrétiens témoins, priant Dieu de les maintenir dans la foi. 

Ayant dit : Amen, il rendit l’esprit.

 

Le martyre de Nestor est mentionné au Martyrologe Romain le 25 février.

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 00:00

Florentina Nicol y Goñi

1868-1940

 

Florentina naquit le 14 mars 1868 à Tafalla (Navarre, Espagne), benjamine des quatre enfants de Juan Nicol et Águeda Goñi. Juan vendait des chaussures et des outils agricoles.

Elle reçut sa formation chez les Dominicaines de Huesca. Elle y prit le voile en 1885, avec le nom de María Ascension du Sacré Cœur, et enseigna dans cette école pendant vingt-sept années, avec seulement une brève interruption lorsque les supérieures jugèrent bon de l’éloigner quelque temps des élèves, car María Ascension semblait être trop «proche» des jeunes filles et établir un climat trop familier entre elles. L’obéissance de María Ascension l’aida à se sanctifier et à accepter des occupations  plus humbles, avant de reprendre l’enseignement.

En 1912, les lois espagnoles anti-cléricales obligèrent les Sœurs à se disperser.

Elles pensèrent alors se dédier à un service missionnaire auprès des plus pauvres parmi les pauvres et cherchèrent un lieu d’accueil, en Amérique ou au Philippines.

La réponse vint d’un ancien missionnaire aux Philippines, nommé Vicaire apostolique au Pérou. De retour de Rome où il avait reçu la consécration épiscopale, il s’arrêta à Huesca, et cinq religieuses partirent avec lui, avec María Ascension à leur tête.

On arriva au Pérou en décembre 1913. Deux ans après, María Ascension partait avec deux autres Compagnes pour les forêts montagneuses, où jamais des femmes blanches ne s’étaient aventurées.

Arrivées à Puerto Maldonado, elles se mirent à construire une école, où vinrent très vite des jeunes filles de la tribu voisine, accueillies avec bonté par les Religieuses, tandis qu’elles étaient méprisées par les colons blancs de la ville.

Les malades affluèrent aussi, et les Sœurs développèrent ainsi le secteur médical.

En accord avec le nouveau Code de Droit Canonique, les Religieuses s’établirent en une congrégation indépendante de Religieuses du Tiers-Ordre dominicain, appelées aussi par la suite Missionnaires Dominicaines du Rosaire.

Etablie formellement en 1918, la congrégation se répandit, avec Mère María Ascension comme supérieure. Mais elle ne voulut jamais être reconnue comme la Fondatrice : pour elle, l’unique Fondateur était le père Zubieta, Vicaire Apostolique. Actuellement, on lui reconnaît le rôle de co-fondatrice.

En 1932, elles essaiment en Chine, où ira María Ascension par deux fois. Elles ouvrent aussi des maisons en Espagne, d’où partiront d’autres missionnaires.

Mère Florentina-María Ascension mourut à Pampelune (Navarre) le 24 février 1940, et fut béatifiée en 2005.

Les Religieuses du Tiers-Ordre dominicain sont près d’un millier, dans une vingtaine de pays.

 

 

 

 

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 00:00

María Josefa Naval Girbés

1820-1893

 

María Josefa naquit le 11 décembre 1820 à Algemesí (Valencia, Espagne), aînée des six enfants de Francisco Naval et Josefa Mara Girbés ; deux moururent en bas âge (María Joaquina et la petite Josefa) et une autre à quatorze ans (Peregrina). Les enfants qui restent, sont une autre María Joaquina et le garçon, Vicente. 

Plus tard, Vicente, papa de trois enfants, perdit ces trois angelets et sa femme, et s’en vint vivre auprès de notre María Josefa.

Celle-ci, donc, reçut au baptême le nom de María Josefa, mais on l’appellera toujours Pepa.

Elle reçoit la confirmation à huit ans et la Première communion à neuf ans (alors que l’âge habituel était de onze). 

Durant sa scolarité, elle apprend la broderie (argentée et dorée).

En 1833, elle doit interrompre ses études, après le décès de sa mère. En prière chez les Dominicaines, elle sentit que la Vierge Marie ne l’abandonnerait pas. La famille s’établit chez la grand-mère, où María Josefa devient en quelque sorte la maîtresse de maison, tandis que se développe en elle une vie spirituelle intense : elle communie chaque jour ; à dix-huit ans, elle fait le vœu de chasteté.

On a décrit María Josefa comme une personne de taille moyenne, avec de larges yeux profonds ; très modeste, elle souriait souvent, mais on ne la vit jamais rire ; elle mettait des habits sombres, chaussait des souliers bas et un long voile.

En 1850, sur les conseils du curé de la paroisse, elle commence à réunir chez elle des jeunes filles : elle leur apprend la couture, la broderie, mais aussi cet atelier est l’occasion de toute une formation humaine et spirituelle au profit de jeunes filles, de jeunes femmes mariées ou célibataires. María Josefa prépare au mariage les jeunes filles, elle visite les malades, aide les pauvres, enseigne le catéchisme. En 1855, elle manifeste la charité de façon héroïque durant l’épidémie de choléra.

C’est une véritable religieuse laïque, une apôtre qui participe pleinement à la mission de l’Eglise.

Membre du Tiers-Ordre de Notre-Dame du Mont-Carmel et de Sainte-Thérèse de Jésus, fondé à Algemesí en 1854, elle poursuit le Chemin de la perfection.

Sa vie quotidienne est alimentée par l’oraison le matin, après la communion, et le soir. Elle sait pratiquer la pénitence, la mortification. Dans la journée, elle prie souvent avec ses disciples l’Angelus et le chapelet. Elle vit les vœux de religion : pauvreté, chasteté, obéissance.

Les deux dernières années de sa vie, elle devient complètement grabataire, et s’éteint le 24 février 1893. On l’enterre avec l’habit du Tiers-Ordre du Carmel, comme elle l’avait demandé.

María Josefa Naval Girbés a été béatifiée en 1988.

Beaucoup de documents originaux sur María Josefa ont été perdus à cause de la Guerre civile d’Espagne, où les archives des monastères et des paroisses furent brûlées.

 

 

 

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 00:00

 Marco de Marconi

1480-1510

  

Le bienheureux Marco est un grand mystique dont Dieu récompensa la vie toute cachée par des signes merveilleux de sainteté.

 Marco fut tellement effacé qu’on ne connaît pratiquement rien de son enfance. Né en 1480, de parents pauvres, il s’habitua tôt à mener une vie solitaire et cachée en Dieu. L’école n’était pas obligatoire, et Marco fut très vite enrichi d’une docte ignorance.

Il n’avait pas quinze ans, qu’il fréquentait souvent deux ermites hiéronymites qui s’étaient retirés près de Mantoue, en un lieu appelé Milliarino. Ces religieux formaient une famille érémitique, née en Espagne à la fin du XIVe siècle, très semblable à la vie des Bénédictins. Impressionné par leurs exemples et leurs entretiens, il entra dans leur ordre au couvent de Saint-Matthieu : il n’avait que quinze ans.

Après son noviciat et sa profession, il remplit avec ardeur et courage toutes les obligations de la vie religieuse, soutenu qu’il était par la grâce divine. 

Dieu manifesta sa sainteté par des miracles, par le don de prophétie, par la communication de lumières surnaturelles. On avait pour lui une telle vénération que l’on s’estimait heureux quand on pouvait toucher la frange de son vêtement.

Marco mourut à l’âge de trente ans, le 24 février 1510, et c’est alors que sa sainteté le rendit très célèbre. Deux ans après sa sépulture, le corps fut trouvé sans corruption. 

Des artistes l’ont représenté avec l’auréole de sainteté à Mantoue, à Riva del Garda, à Venise, à Vérone, Ferrare, Rome, Naples : partout où le culte s’en répandait, les grâces pleuvaient en abondance.

Il y eut plusieurs autres translations dans la suite. Durant la guerre entre l’Autriche et Mantoue, Milliarino fut rasée ; les pauvres moines reconstruisirent un couvent dans Mantoue, où fut transportée la sainte dépouille du Bienheureux. Cent cinquante ans plus tard, la persécution napoléonienne supprima le couvent et détruisit l’église, de sorte que le corps du Bienheureux finit par être déposé dans la cathédrale de Mantoue. C’est ce qui explique que les évêques de Mantoue se soient employés à faire reconnaître le culte immémorial de Marco, et c’est justement un ancien évêque de Mantoue, Giuseppe Sarto, devenu le pape Pie X, qui confirma ce culte en 1906.

Le bienheureux Marco est nommé le 24 février au Martyrologe Romain.

 

 

 

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 00:00

Æthelberht de Kent

560-616

 

Fils du roi de Kent Eormenric, Æthelberht naquit vers 560.

Il épousa la fille du roi de Paris Caribert, Berthe, avant son avènement au trône en 580 ou 590. On lui donna le titre de bretwalda, qui signifie «souverain de Bretagne».

Berthe était chrétienne et c’est peut-être grâce à son intervention que le pape Grégoire Ier (v. 12 mars) se décida à envoyer des missionnaires pour évangéliser la Grande-Bretagne. Ainsi commença la mission d’Augustin (v. 26 mai).

Apprenant l’arrivée des missionnaires romains, le roi ne consenetit pas tout de suite à les recevoir, mais les fit demeurer en l’île de Thanet (qui aujourd’hui n’est plus une île) puis, au bout de quelques jours, il vint les visiter en personne, mais en plein air, pour éviter - pensait-il - quelque mauvais sort au cas où ils se seraient trouvés tous ensemble sous un même toit.

Or les moines vinrent au devant de lui en chantant les Litanies et s’adressèrent au roi en termes évangéliques, lui parlant déjà du Christ et de la Promesse éternelle. Le roi écouta poliment et voulut réfléchir ; en attendant, il accordait l’hospitalité aux nouveaux venus.

Ætelberht fut touché de la douceur et de la pureté des moines, et plus encore par les miracles qui s’opérèrent par leur parole. Il demanda enfin le baptême, qu’il reçut à la Pentecôte, le 2 juin 597. Ensuite, Augustin fut sacré évêque et put baptiser à Noël des milliers de personnes.

La conversion du roi fut sincère et profonde. Par humilité, il céda à Augustin son palais de Cantorbury et s’établit à Reculver. Son ancienne demeure devint un monastère, la future abbaye Saint-Augustin, et sur les fondations d’une vieille église de l’époque romaine on construisit l’église métropole de l’Angleterre, dédiée au Christ Sauveur.

Le roi Æthelberht ne s’en tint pas là, mais soutint volontairement l’expansion du catholicisme dans tout son royaume et dans le royaume voisin. A Londres fut construite l’église Saint-Paul, qui devait devenir la cathédrale de la capitale ; à Rochester fut établi un nouveau diocèse avec la cathédrale Saint-André. Il promulga un code de lois, le premier document anglo-saxon connu rédigé, sanctionnant les propriétés et les droits de l’Eglise.

En 613, mourut la reine Berthe. Le roi se remaria, et mourut quelques années plus tard, le 24 février 616, à cinquante-six ans.

On signale que les Anglais le nomment aussi Albert.

Saint Æthelberht est commémoré le 24 février  dans le Martyrologe Romain.

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 18:21

7e dimanche per annum - A

 

Le troisième livre de la Bible, le Lévitique ou Livre des Lévites dont nous lisons un petit extrait aujourd’hui, contient presque uniquement des prescriptions rituelles. Ici il s’agit de la “loi de sainteté”, prescrivant à toute l’assemblée des fils d’Israël un ensemble de dispositions très exigeantes pour que ce petit peuple sache se conserver dans l’état de sainteté. 

Il est impossible d’éviter cette évidente question : Comment puis-je, moi, pauvre homme pécheur, être saint, comme le Seigneur Dieu est saint lui-même ? Cette phrase du chapitre 19 reprend une phrase semblable du chapitre 11 : Vous serez donc saints parce que je suis saint (Lv 11:45). 

Puis-je être comme Dieu ? N’est-ce pas justement la tentation qui trompa Adam et Eve : devenir comme Dieu ? (cf. Gn 3:5).

Le problème est la signification du mot saint, kadosh en hébreux. Être kadosh, c’est littéralement être “séparé”, différent. Dieu est totalement différent de la création, par son invisibilité, sa toute-puissance, sa perfection dans le Bien, son complet détachement du Mal ; à l’image de Dieu, le fidèle doit être différent du monde païen qui l’entoure, se démarquer des habitudes mauvaises du milieu où il vit, en témoignage de son appartenance au Peuple de Dieu. Ainsi vivait Noé, ainsi vivait Lot (le neveu d’Abraham) dans cette triste ville de Sodome, ainsi se sont efforcés de vivre les premiers Chrétiens, dont parle la Lettre à Diognète, cette lettre d’un auteur anonyme du deuxième siècle, un des monuments de la première littérature chrétienne : 

Les chrétiens ne se distinguent des autres hommes ni par le pays, ni par le langage, ni par les coutumes… Ils habitent les cités grecques et les cités barbares suivant le destin de chacun ; ils se conforment aux usages locaux pour les vêtements, la nourriture et le reste de l’existence, tout en manifestant les lois extraordinaires et vraiment paradoxales de leur manière de vivre… Ils s’acquittent de tous leurs devoirs de citoyens… Toute terre étrangère leur est une patrie, et toute patrie leur est une terre étrangère. Ils se marient comme tout le monde, ils ont des enfants, mais ils n’abandonnent pas leurs nouveau-nés. Ils sont dans la chair, mais ils ne vivent pas selon la chair… Ils obéissent aux lois établies, et leur manière de vivre est plus parfaite que les lois. Ils aiment tout le monde, et tout le monde les persécute… On les méprise et, dans ce mépris, ils trouvent leur gloire… On les insulte, et ils bénissent. On les outrage, et ils honorent. Alors qu’ils font le bien, on les punit comme des malfaiteurs… En un mot, ce que l’âme est dans le corps, les chrétiens le sont dans le monde… L’âme habite dans le corps, et pourtant elle n’appartient pas au corps, comme les chrétiens habitent dans le monde, mais n’appartiennent pas au monde.

Le texte du Lévitique lu aujourd’hui nous montre la “différence” de Dieu : il n’a aucune haine, il ne se venge pas, il ne garde pas de rancune, et fondamentalement, essentiellement, il aime le prochain comme lui-même

Oui, Dieu s’aime lui-même, parce qu’il est le Bien absolu, et qu’il aime le Bien. C’est un Docteur de l’Eglise, John Duns Scott, qui écrivit cette phrase si forte de sens : D’abord, Dieu s’aime lui-même (Primum Deus diligit se). Dieu veut que nous lui ressemblions en tout cela.

Ceci nous aide à nous rappeler que la sainteté ne consiste pas à faire des choses extraordinaires, des miracles. Saint Bernard ou saint Antoine de Padoue ont fait beaucoup de miracles, mais pas saint François d’Assise. La mission d’un Saint diffère parfois beaucoup de celle d’un autre. Mais ce qui les rapproche tous, c’est ce combat intérieur fidèle et constant qui les a fait ressembler toujours plus à la Perfection divine, dans l’Amour sans limite.

On sait comment saint Martin partagea son manteau avec un pauvre, comment saint François domina la répugnance naturelle pour embrasser un malheureux lépreux, comment le roi saint Louis lavait les pieds aux pauvres, comment saint Vincent de Paul prit la place d’un galérien qui n’en pouvait plus et qu’on battait sans pitié, comment saint Maximilien s’offrit pour remplacer un condamné à mort dans le bunker de la faim… Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, au fond de son monastère de Lisieux, n’a fait aucun miracle avant sa mort, vivant dans l’effacement le plus total, et voilà qu’après sa mort, c’est une pluie de grâces qui retomba dans le monde entier, au point qu’elle devint la Patronne des Missions.

 

*       *       *

 

La sainteté de Dieu, sa “différence” est à son tour chantée dans le psaume 102 : il pardonne toutes tes offenses et te guérit de toute maladie ; il te couronne d’amour et de tendresse… Il ne nous rend pas selon nos offenses. Et notons cette comparaison bien typique du psalmiste : Aussi loin qu’est l’Orient de l’Occident, il met loin de nous nos péchés.

Quand nous aurons renoncé à toute vengeance, à toute rancune, nous arriverons nous aussi à éloigner notre mémoire des péchés des autres, autant que l’Orient est loin de l’Occident.

 

*       *       *

 

Pardonner, renoncer à toute vengeance, sont des attitudes que le monde alentour souvent ne comprend pas, et même refuse. On prétextera qu’il faut venger l’honneur bafoué, qu’il faut relever un défi, qu’il faut prendre sa revanche, mais saint Paul appelle cela une fausse sagesse, une sagesse à la manière d’ici-bas et nous propose une sagesse bien meilleure, mystérieuse et ô combien plus réconfortante.

Rappelons-nous une des Béatitudes que nous lisions il y a trois dimanches : Heureux les doux, ils posséderont la terre !, c’est-à-dire qu’ils la domineront, car ce sont eux les véritables maîtres de la terre, ayant appris à se maîtriser eux-mêmes. Ceux-là sont sans sagesse aux yeux du monde, mais ils ressemblent à Dieu.

A la fin de notre extrait, saint Paul “taquine” les Corinthiens : puisque vous vous jugez si sages et si savants, soit, vous êtes les maîtres, les plus forts… mais par votre baptême, vous avez droit à une sagesse bien supérieure, car vous appartenez au Christ, ce même Christ qui est Fils de Dieu et Dieu lui-même !

 

*       *       *

 

Dans l’évangile le Christ va justement nous dire quelque chose de plus. 

S’il semble que Jésus s’oppose au précepte Œil pour œil, dent pour dent, c’est, comme Il l’a dit Lui-même, non pas pour l’abolir, mais pour le porter à sa juste application.

Dans le contexte de la Loi donnée à Moïse, ce précepte signifiait de la part de Dieu que chaque faute méritait une expiation juste, un sacrifice, en attendant la venue du Christ. Cette loi fut interprétée par les scribes comme une loi morale impitoyable.

Avec Jésus, qui va donner sa propre vie en sacrifice, nous apprenons un précepte supérieur : Prendre sur soi-même ! Pardonner ! Tendre la joue gauche après avoir reçu une gifle sur la joue droite ! Pas si facile, peut-être, mais attitude autrement noble que celle de se venger. Ici aussi l’exemple héroïque d’une grande Sainte nous aidera.

On a parlé souvent de sainte Rita, “la Sainte des impossibles”, mais on ignore l’un des détails de sa vie. Son mari avait été assassiné, dans une de ces rixes habituelles de cette époque, la laissant seule avec ses deux petits garçons ; pensant à leur salut par-dessus tout, elle pria Dieu de leur enlever la vie, plutôt qu’ils ne soient un jour pris par quelque désir de vengeance. Or en grandissant, inévitablement ces garçons fréquentèrent les gens du pays, finirent par apprendre la vérité et commencèrent à parler de “sauver l’honneur de leur père”. Maman Rita pria plus que jamais, renouvelant son saint propos, et voilà que coup sur coup ses deux garçons devinrent malades et moururent en peu de temps avant de céder à leur tentation. Rita était bien éprouvée, certes, mais elle était en paix et heureuse que ses garçons n’avaient pas été homicides à leur tour. Merci, Seigneur, pour cet exemple héroïque ! Comme l’Eglise a bien fait d’inscrire sainte Rita au calendrier des fêtes (le 22 mai). 

Les conseils que Jésus nous donne ensuite, sont d’autres exemples d’application de la charité et du pardon, qui doivent nous guider dans notre vie.

Donner son manteau en plus de la tunique qu’on nous demande, accompagner un ami deux fois plus loin qu’il ne l’a demandé, c’est peut-être problématique, mais avec la lumière de l’Esprit Saint que nous demanderons dans la prière, nous recevrons des «idées» pour venir vraiment en aide à qui nous demandera. Il appartient à chacun d’y réfléchir et de trouver des réponses dignes de notre vocation chrétienne.

Aimer l’ennemi, prier pour les persécuteurs… est-ce possible ? Oui, les Martyrs nous en ont donné beaucoup d’exemples ; maintes fois, par exemple, ils ont remis de l’argent à leur bourreau,  leur disant explicitement qu’ils pardonnaient aux responsables de leur mort. Dans certains pays dévastés par la guerre civile et fratricide, ce qui permet de reconstruire une société agonisante, c’est justement ce message de pardon que proclame l’Eglise à tous ses enfants, et qui porte de vrais fruits.

 

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Tout ceci est difficile, et même parfois très difficile. Mais Dieu sait ce qu’Il nous demande ; Il n’attend pas de nous la perfection pour aujourd’hui, mais l’effort vers cette perfection, un combat persévérant. Voyons comment l’exprime la Prière du jour : Accorde-nous de conformer à ta volonté nos paroles et nos actes, dans une inlassable recherche des biens spirituels.

Saint Paul écrit (1Co 10:13) : Dieu ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces. Avec la tentation, il vous donnera le moyen d’en sortir et la force de la supporter. 

Il faudra combattre, la grâce nous aidera à remporter la victoire sur notre moi égoïste, et cette victoire nous procurera une telle paix que nous en concevrons ensuite une immense joie, telle que la chante l’antienne de Communion : 

De toute mon âme je rendrai grâce… j’exulterai, je danserai auprès de toi (Ps 9).

 

 

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