Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 00:00

Giuseppe Tovini

1841-1897

 

Giuseppe (Joseph) Antonio Tovini naquit à Cividate Camuno (Brescia, Italie) le 14 mars 1841, aîné de sept frères.

Pauvre, la famille l’envoya faire des études à Vérone au Collège pour jeunes enfants pauvres. Il y entra en 1858, devenant déjà orphelin de père en 1859 et de mère en 1865 : le voilà en quelque sorte père de famille à vingt-quatre ans, devant s’occuper de ses six jeunes frères.

Mais il n’attendit pas non plus pour compléter ses études, et passa le doctorat en droit à l’université de Pavie en 1867, pour s’installer ensuite à Brescia.

Il épousa en 1875 Emilia Corbolani, avec laquelle il aura dix enfants.

De 1871 à 1874, il fut élu maire de Cividale où il organisa des œuvres sociales, fonda la Banque de Valle Camonica, et projeta une ligne de chemins de fer pour sortir la vallée de l’isolement.

Cofondateur du journal Il Cittadino, il fut promoteur puis président du Comité diocésain de l’Œuvre des Congrès.

En 1888, il fonda la Banque Saint-Paul à Brescia, et en 1896 le Banco Ambrosiano à Milan, convaincu que les institutions catholiques, surtout celles à mission éducative, devaient trouver leur pleine autonomie financière.

Sans doute surmené et épuisé par tant de labeurs, il mourut prématurément le 16 janvier 1897, à cinquante-six ans.

Il a été proclamé bienheureux en 1998.

 

Nota. On se rappellera que, grâce à lui, son neveu, Mosè Tovini, put intégrer le séminaire en cours d’année et logera chez lui pendant quelques mois. Ce même Mosè se chargera des funérailles de son oncle avant d’assumer, une fois prêtre, les nombreuses charges diocésaines que lui confia l’évêque.

Ce saint prêtre fut à son tour béatifié en 2006 (v. 28 janvier). 

Partager cet article
Repost0
16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 00:00

Juana María Condesa Lluch

1862-1916

 

Juana naquit le 30 mars 1862 à Valencia (Espagne), dans une famille chrétienne et bourgeoise. Ses parents étaient Luis et Juana. Elle avait une sœur, Trinidad.

Elle reçut le baptême dès le 31 mars, dans cette église de Saint-Etienne où furent baptisés saint Vicente Ferrer et saint Luis Bertrán (v. 5 avril et 9 octobre). Selon la coutume de l’époque, elle reçut la Confirmation en 1864, et la Première communion en 1872.

Monsieur Condesa, qui était un médecin profondément chrétien, contracta le choléra en 1865 et en mourut. La maman confia ses deux filles à une préceptrice.

Juana n’avait pas un caractère facile ; elle était rebelle, têtue et espiègle. Mais elle avait un grand cœur, très sensible.

Contrairement aux idées rationalistes à la mode, elle reçut une solide formation chrétienne. Elle grandit dans la piété, nourrissant sa vie intérieure par la dévotion à l’Eucharistie, à l’Immaculée Conception, à saint Joseph et à sainte Thérèse d’Avila. Le dogme de l’Immaculée Conception fut proclamé en 1854, et saint Joseph venait d’être proclamé Patron céleste de l’Eglise (1870).

C’est dans cette ambiance que grandit sa sensibilité envers les gens nécessiteux. Elle mûrit dans la joie, l’humilité, la constance, la maîtrise de soi, la paix, la bonté, le travail, l’entraide.

En 1875, elle se fit Esclave de Marie, selon la formule de saint Louis-Marie Grignion de Montfort (v. 28 avril), et entra dans l’archiconfrérie des Filles de Marie et celle de Sainte Thérèse, dont elle devint la secrétaire. A l’exemple de ses parents, elle fut aussi tertiaire du Carmel. Elle fit dans son cœur le vœu de virginité.

Quand elle eut dix-huit ans, elle comprit qu’elle devait se mettre au service de la femme ouvrière, travailler pour alléger les difficiles conditions de travail de ces jeunes femmes, qui affluaient dans les villes en quête de travail.

En 1884, à vingt-deux ans, elle proposa à l’archevêque de Valencia un projet de Congrégation religieuse, que celui-ci n’accepta pas tout de suite, vu le jeune âge de Juana. Celle-ci voyait clair : il fallait aider les jeunes ouvrières, les recevoir dans une maison où elles recevraient un enseignement, une formation humaine, et les aider à ne plus être simplement considérées comme des instruments de travail. Finalement elle obtint la permission de l’archevêque qui lui dit : Grande est ta foi et ta constance. Va, ouvre un havre pour ces ouvrières pour lesquelles tu as tant de sollicitude et tant d’amour dans ton cœur.

Quelques mois après s’ouvrait cette maison, avec une école pour les filles des ouvrières. Convaincue de sa vocation, Juana désirait faire de cette première expérience le début d’une véritable Congrégation. Ce fut un long chemin de croix, mais elle persévéra.

Au bout de huit ans de patience, en 1892, elle obtint l’approbation diocésaine de l’Institut, qui commençait à s’étendre dans d’autres zones et prit le nom de Congrégation des Servantes de Marie Immaculée, Protectrice des Ouvrières.

En 1895, Juana fit la première profession religieuse et, en 1911, la profession perpétuelle.

Entre ces deux dates, s’ouvrirent des maisons pour la formation des ouvrières à Manises (1897) et à Ayora (1906), un noviciat à Burjasot (1900).

En 1912 s’ouvrit une école pour enfants et ouvrières à Almansa.

Considérant que Marie, en acceptant totalement la volonté de Dieu, s’était faite son Esclave, elle se proclama elle-même esclave de l’Esclave du Seigneur, dans un esprit de totale obéissance à l’Eglise.

Juana parvint à cacher beaucoup de ses souffrances, dues à une maladie qui la rongeait. Elle s’éteignit à ce monde le 16 janvier 1916, à seulement cinquante-quatre ans.

L’Institut obtiendra plus tard l’approbation pontificale (1937), et définitive (1947).

 

Suite à un miracle reconnu en 2002, elle a été béatifiée en 2003.

Partager cet article
Repost0
16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 00:00

Priscilla

† 98

 

Jusqu’à il y a peu, cette sainte femme romaine était l’épouse de Manius Acilius Glabrio, qui fut mis à mort sous Domitien, probablement pour s’être converti courageusement.

Ces parents chrétiens avaient pour fils Pudens, qui fut sénateur, et père des saintes Praxède et Pudentienne.

Priscilla devait posséder sur la via Salaria une villa où elle reçut les apôtres Pierre et Paul. Plus tard cette villa devint le point de départ de la plus ancienne catacombe romaine.

C’est dans cette catacombe que fut enseveli le pape saint Marcel 1er, avant d’être transféré à l’église Saint-Marcel. 

Récemment, toutefois, toutes ces belles histoires se sont envolées de l’espace des historiens et même du Martyrologe. C’est tout juste si l’on ose supposer que la basilique Sainte-Praxède fut édifiée avant la fin du 5e siècle.

On a avancé que Priscilla n’était qu’un diminutif de Prisca… 

 

Celle dont on voulait parler ici était autrefois mentionnée le 16 janvier au Martyrologe.

Partager cet article
Repost0
16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 00:00

Honoratus

375-429

 

La belle vie de ce grand Saint nous est connue par la biograhie que nous en a laissée un témoin direct de saint Honorat, Hilaire de Lérins, qui pouvait en être un proche parent.

Honoratus naquit vers 375 ; il avait un frère aîné, Venantius. De famille aristocrate, ils reçurent le baptême, contre l’avis de leur père, qui resta païen.

Finalement, ils décidèrent de quitter cette maison pour rejoindre la Grèce, avec pour guide un vénérable vieillard, Caprasius.

Une fois en Grèce, Venantius tomba malade et mourut. Les deux autres revinrent sur leurs pas, gagnant la Provence où ils firent connaissance de l’évêque, Leontius, et choisirent une petite île de Lérins pour s’y établir.

Honoratus commença par chasser les serpents de l’île et y fit jaillir une source : ce furent les deux seuls miracles attribués au Saint.

En peu de temps, la sainteté de vie d’Honoratus attira une foule de novices qui voulurent vivre avec lui. L’île de Lérins devint une école de théologie, un centre de formation littéraire et scientifique, où l’on n’avait pas de difficulté à trouver les candidats idoines pour les évêchés de Gaule.

L’évêque de Fréjus y vint pour conférer le sacerdoce à Honoratus, malgré ses protestations. Sa «dignité» sacerdotale ne le conduisit pas à tenter de s’imposer à ses frères, il resta humble parmi eux, préoccupé seulement de les aider à progresser dans la sainteté. Il visita les malades, s’employa à les soulager, fit tout le possible pour maintenir l’harmonie entre tous.

C’est à cette école que furent formés de saints évêques comme Maxime de Riez, Loup de Troyes, Hilaire d’Arles, Eucher de Lyon, Jacques de Tarentaise… Partout on publiait les vertus d’Honoratus, qui avait cherché l’isolement et le recueillement.

En 426, Honoratus fut appelé au siège épiscopal d’Arles. Il n’accepta qu’après avoir compris que c’était là la volonté de Dieu. Il s’y rendit avec son fidèle Hilarius.

Arles devint à son tour un centre de grande spiritualité, grâce à la sainteté de l’humble moine. Le nouvel évêque rétablit la concorde, troublée par le précédent évêque qui avait réputation de simonie ; il distribua toutes les richesses du trésor pour ne conserver que le strict nécessaire.

Pendant les deux années de son épiscopat, Honoratus assura le maintien de la discipline en Narbonnaise et dénonça au pape quelques abus. Malgré un lent déclin de ses forces, il maintint son rythme de travail et prêcha chaque jour, jusqu’à la fête de l’Epiphanie de 429. Il passa les derniers jours de sa sainte vie à exhorter et consoler, à régler des détails de son diocèse, annonça que son successeur serait le même Hilaire qui l’avait fidèlement accompagné, et mourut doucement le 16 janvier 429.

Toujours d’après Hilaire, on vit l’âme d’Honoratus portée au chœur des anges. Et si Honoratus n’opéra pas de miracles après sa mort, c’est qu’il en avait humblement demandé la grâce à Dieu.

Saint Honorat fut un modèle de charité. Son cher et fidèle successeur, Hilaire, dit de lui : Si l'on voulait représenter la charité sous une figure humaine, il faudrait faire le portrait d'Honorat.

Le monastère de Lérins subit bien des vicissitudes. L’île fut souvent attaquée et dévastée, le monastère sera fortifié et gardé ; il fut supprimé en 1788, quand il ne restait que quatre moines. Au 19e siècle un renouveau s’opéra, quelques moines cisterciens s’y rétablirent, à l’origine de l’actuelle communauté (une vingtaine de moines).

 

Saint Honoratus d’Arles (ou de Lérins) est fêté le 16 janvier.

Partager cet article
Repost0
16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 00:00

Marcel 1er

308-309

 

Marcellus, fils du romain Benedictus, était prêtre au moment de la mort du pape précédent, Marcellinus, en 304.

Devenu donc le trentième pape en 308 seulement, Marcellus eut à réorganiser les centres de réunion des Chrétiens, qui en avaient été privés lors de la persécution de Dioclétien. 

Marcel voulut donner des consignes pour réadmettre les lapsi à certaines conditions, ce qui engendra quelques troubles, et poussa le nouvel empereur Maxence à exiler le pape, jugé responsable de ces troubles.

Un autre récit dit que Marcel fut exilé une première fois, qu’il put s’évader grâce au concours de Chrétiens, qu’il fut repris et qu’il mourut durant cette période, où il fut condamné à s’occuper de chevaux dans une église transformée en écurie.

Cette humiliation du Pontife aurait duré plusieurs années, ce qui ne coïncide pas bien avec l’unique année de son pontificat. Sans doute plusieurs mois. On considère en effet aujourd’hui que l’élection de Marcel n’advint qu’en 308 et non en 304.

Marcellus mourut (ou fut inhumé) le 16 janvier 309, date retenue pour son dies natalis. Il fut considéré comme martyr, victime des mauvais traitements reçus.

Son corps fut dans la catacombe de Priscilla, jusqu’à son transfert dans l’église Saint-Marcel à Rome. Il se pourrait que son chef fût à l’abbaye de Cluny, et ensuite à la cathédrale d’Autun.

 

Après Marcel 1er, fut élu Eusèbe.

Partager cet article
Repost0
15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 00:00

Pierre de Castelnau

1170-1209

 

Pierre naquit vers 1170 près de Montpellier. Une localité proche, Castelnau-le-Lez, est peut-être le berceau de sa famille.

Entré dans l’état ecclésiastique, il devint archidiacre du diocèse de Maguelone, transféré ensuite à Montpellier.

Vers 1200, il entra à l’abbaye cistercienne de Fontfroide et, vers 1203, le pape le nomma son légat extraordinaire pour tenter d’éradiquer l’hérésie albigeoise dans le sud de la France.

Avec un autre moine cistercien, Pierre se mit à parcourir le midi, prêchant l’Evangile. Peu diplomate, il parlait par devoir, voulant seulement convaincre et se montrait inflexible.

La parole de Pierre et de ses compagnons fut assez bien reçue à Toulouse et à Carcassone, mais l’évêque de Narbonne opposait des difficultés ; Pierre voulut renoncer à sa mission, mais fut au contraire encouragé par le pape.

En 1205, Pierre déposa à Toulouse l’évêque de Rabastens, réforma l’église de Viviers, puis se rendit à Montpellier. Il y rencontra l’évêque espagnol d’Osma avec son chanoine, Domingo de Guzmán (v. 6 août), qui allait fonder l’Ordre des Prêcheurs. L’évêque conseilla à Pierre d’adopter une attitude plus pauvre, comme les Apôtres. Pierre et ses compagnons partirent de Montpellier pieds nus, sans argent. Des conférences furent organisées à Verfeil et à Caraman, mais Pierre n’osa pas même entrer à Béziers, où il se savait haï et menacé, et retourna seul à Montpellier.

Il y eut ensuite une longue discussion à Montréal (Carcassonne). Les hérétiques étaient soutenus par le comte de Toulouse, Raymond VI, qui jouait double jeu ; d’un côté, il promettait de se soumettre, de l’autre il se parjurait. Il dut être excommunié. Finalement, un de ses domestiques alla par derrière assassiner Pierre à Trinquetaille, près de l’abbaye de Saint-Gilles-du-Gard, à six heures du matin, quand Pierre venait de célébrer la Messe.

En mourant, Pierre murmura : Que Dieu lui pardonne comme je lui pardonne !

C’était le 15 janvier 1209. Ce malheureux acte de violence déchaîna la croisade contre les Albigeois.

Le corps de Pierre de Castelnau fut détruit par les Huguenots en 1562.

Le culte immémorial de Pierre fut confirmé au 19e siècle, mais le Martyr n’est pas mentionné dans le Martyrologe.

Partager cet article
Repost0
15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 00:00

Francisco Fernández de Capillas

1607-1648

 

Francisco naquit la veille de l’Assomption, le 14 août 1607, à Baquerin de Campos (Palencia, Espagne).

Il entra à dix-sept ans chez les Dominicains et prit l’habit à Valladolid. Encore diacre, il fut envoyé aux Philippines et arriva à Manille en 1631, où il reçut l’ordination sacerdotale.

Son terrain de travail fut le district de Tuao (Cagayan Valley, nord Philippines), où il fit beaucoup de conversions, grâce à son âme apostolique et son intense vie ascétique. Il couchait sur une croix de bois et ne se défendait pas contre les piqûres d’insectes.

Lors du chapitre provincial de 1641, il reçut la permission de partir pour la Chine. Il fut un des derniers missionnaires espagnols à aborder à Taiwan, avant l’arrivée, cette même année, des Hollandais.

Francisco et son compagnon, Francisco Díez, retrouvèrent en Chine un autre père dominicain qui avait survécu à la persécution précédente. Ils se lancèrent dans une grande et très fructueuse activité de prédication, parvenant à instituer là une communauté du Tiers-ordre dominicain.

Fin novembre 1641, le père Díez mourut, puis des peuplades de Mantchourie envahirent la région ; hostiles au Christianisme, elles persécutèrent les Chrétiens.

Francisco fut capturé le 13 novembre 1647, au moment où il rentrait d’avoir administré les derniers sacrements à un malade. On l’insulta copieusement et on l’enferma dans la prison la plus infecte de l’endroit. 

Il eut les chevilles écrasées pendant qu’on le traînait. On le flagella, plusieurs fois jusqu’au sang, mais il endura tout cela sans un murmure, à l’étonnement des juges et des bourreaux. Puis on l’emmena, presque mourant, dans une prison pour condamnés à mort. Sa réaction était vraiment étonnante, et suscita l’admiration des autres condamnés. Même les gardiens en furent touchés, et lui donnèrent à manger, pour qu’il ne mourût pas de faim avant son exécution.

Il put faire parvenir une petite lettre à ses Supérieurs : Je suis avec d’autres prisonniers avec lesquels j’ai de bons rapports d’amitié. Ils me questionnent sur l’Evangile. Je ne me préoccupe pas de partir d’ici, car je sais que je fais la volonté de Dieu. On ne me permet pas de me relever la nuit pour prier, de sorte que je prie dans mon lit. Je vis ici dans une grande joie, sans aucun souci, sachant que je suis ici pour Jésus-Christ. Les perles que j’ai trouvées ici ne sont pas toujours faciles à trouver.

Le 15 janvier 1648, Francisco fut jugé, et accusé de répandre de fausses doctrines et de pousser le peuple contre le nouvel Empereur. Condamné à mort, il fut décapité le jour même à Fogan.

Ce fut le premier martyr en Chine.

Francisco Fernández de Capillas fut béatifié en 1909 avec quatorze laïcs chinois, et canonisé en 2000 parmi les cent-vingt Martyrs de Chine.

Ces Martyrs sont fêtés ensemble le 9 juillet, tandis que la mémoire de Francisco est au 15 janvier.

 

 

Partager cet article
Repost0
15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 00:00

Arnold Janssen

1837-1909

 

De ses bons parents chrétiens, Arnold hérita l’amour de Dieu et du travail bien fait.

Deuxième de dix enfants, il naquit à Goch (Rhénanie, Allemagne).

Les Pères augustiniens de Gaesdonck, proches de Goch, lui donnèrent sa formation classique.

Ordonné prêtre en 1861, le jour de l’Assomption, il fut d’abord professeur de religion et de sciences naturelles dans l’école secondaire de Bocholt, pendant douze ans. En outre, vu sa grande dévotion au Sacré-Cœur, il fut directeur de l’Apostolat de la prière à partir de 1867.

Il fonda une école scientifique à Mödling (Vienne, Autriche).

Il prit peu à peu conscience de la mission universelle de l’Eglise et publia un petit bulletin où l’on pouvait trouver des nouvelles des missions et qui encourageait les catholiques allemands à les soutenir : c’est le Messager du Sacré Cœur de Jésus.

L’époque était difficile : c’était le Kulturkampf, une persécution parfois sournoise, parfois ouverte, qui cherchait à retirer à l’Eglise toute influence sur la société ; quelques évêques furent mis en prison, prêtres et religieux furent expulsés, comme en Espagne, comme en Italie, comme en France.

Arnold encouragea ces prêtres expulsés à partir pour les missions. Il envisageait de créer un séminaire pour former des missionnaires.

On ne peut pas dire qu’il y ait été encouragé, mais il persévéra. Il ouvrit à Steyl (Pays-Bas) le séminaire en question, le 8 septembre 1875, fête de la Nativité de Marie. Ainsi naquit la Société du Verbe Divin, qui regroupait des prêtres et des frères ; bientôt deux d’entre eux partiront pour la Chine, dont Josef Freinademetz, maintenant canonisé (v. 28 janvier).

Successivement, Arnold fonda les Sœurs Servantes du Saint-Esprit (8 décembre 1889, fête de l’Immaculée Conception) et les Sœurs Servantes du Saint-Esprit de l’Adoration Perpétuelle (8 septembre 1896, comme le séminaire, vingt ans plus tôt).

Il s’éteignit, comblé de mérites et de bonnes œuvres, le 15 janvier 1909.

Ses Religieux et Religieuses sont répandus dans le monde entier : on parle de plusieurs milliers de Missionnaires et de Sœurs Servantes dans des dizaines de pays.

Arnold Janssen a été béatifié en 1975, et canonisé en 2003.

Le miracle retenu pour la canonisation d’Arnold Janssen, fut la guérison totale et inexplicable, par son intercession, d’une petite fille des Philippines de dix ans, très gravement blessée à la tête dans une chute de bicyclette.

Partager cet article
Repost0
14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 00:00

Suzanne Androuin

1757-1794

 

Suzanne était née le 16 mars 1757 à Saint-Lambert-du-Lattay (Maine-et-Loire). 

Elle était célibataire, comme ses deux sœurs ou cousines, Gabrielle et Perrine, martyrisées le même jour.

 

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

Partager cet article
Repost0
14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 00:00

 Pablo Merillas Fernández

1902-1937

 

Né le 17 juillet 1902 à Alcubilla de Nogales (Saragosse), Pablo entra chez les Capucins en 1919 et prit le nom de Carlos lors de sa profession en 1920.

Professeur à El Pardo, il se montra fin artiste et très habile dans la mécanique.

Lors de l’assaut des miliciens contre le couvent de Madrid, il réussit à s’échapper et trouva un travail à l’Escorial.

Mais quand on chercha à le faire blasphémer, il s’y refusa, et fut alors reconnu comme fasciste (!), incarcéré, insulté et maltraité de toutes les façons…

Aucune plainte ne sortit de sa bouche. Il se préparait calmement à son sort final.

 

Il fut exécuté en haine de l’Eglise, de la Foi et de son sacerdoce, à l’Escorial (Madrid), le 14 janvier 1937, et fut béatifié en 2013. 

Pablo Merill Fernández

1902-1937

 

Pablo vit le jour le 17 juillet 1902 à Alcubilla de Nogales (Saragosse, Espagne).

Entré chez les Capucins, il reçut l’habit en 1919 et prit le nom de Carlos.

Il fit la profession en 1920 et fut ordonné prêtre en 1928.

Professeur à El Pardo (Madrid), c’était un Religieux au goût artistique raffiné et doué pour la mécanique.

Lors des hostilités de 1936, les Religieux se croyaient suffisamment en sécurité, sur la parole du colonel. Mais le 20 juillet, ils entendirent le canon qui détruisait El Cuartel de la Montaña, puis virent les flammes qui envahissaient Madrid.

Le 21 juillet, des centaines de miliciens attaquèrent le couvent et tirèrent par toutes les fenêtres, au moment du déjeuner ; il y avait jusqu’à deux cents personnes présentes dans le couvent.

Ce fut ensuite un long calvaire pour les Religieux.

Le père Carlos put échapper aux assaillants et réussit à trouver quelque temps un travail à l’Escorial. Mais son intégrité le fit vite soupçonner ; il refusa de blasphémer et fut pour cela considéré comme fascite (?) et mis en prison.

On abusa de lui, il fut violé. 

Il reçut la palme du martyre à l’Escorial le 14 janvier 1937 et fut béatifié en 2013.

 
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens