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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 00:00

Marie Poussepin

1653-1744

 

 

Marie naquit le 14 octobre 1653 à Dourdan (actuelle Essonne), d'une vieille famille de notables parisiens. On ne dit rien sur son enfance.

Adulte, elle reprit la fabrique familiale du travail de la soie, mais quand l'industrie de la soie périclita, elle sut l'orienter vers l'industrie de la laine, introduisant le métier à tisser pour la première fois en France.

En 1685, son atelier était l'unique à fabriquer des bas de laine avec le métier à tisser ; en 1702, Dourdan était la deuxième ville de France pour cette activité.

Marie eut une idée fort heureuse pour sortir les jeunes de la rue et des plaisirs lâches : elle recruta des ouvriers entre quinze et vingt-deux ans, qui s'engageaient à produire chaque semaine quatre paires de bas, non payées, mais ce qu'ils produiraient en sus serait (largement) payé.

Mais Marie ne fut pas seulement chef d'entreprise ; elle s'engagea  dans une Fraternité de charité, dans une Fraternité du Tiers-Ordre dominicain, où elle donna le meilleur d'elle-même pour visiter les malades, les veuves, les mendiants.

En 1695, elle fera un pas de plus dans la Charité, en fondant une communauté qui s'occuperait des orphelines, des veuves, des femmes malades, pour apporter quelque chose d'évangélique à la condition de la femme.

La communauté, liée tout d’abord au Tiers-Ordre dominicain s'installa à Sainville, et Marie lui donna tous ses biens. La communauté s'enrichit d'une école pour les filles, visitait les malades... Elle s'agrandit et se multiplia : Auneau, Meung-sur-Loire, Joigny, Massy, Chilly-Mazarin, jusqu'à vingt maisons en 1725.

Par volonté de l'évêque de Chartres, cette communauté resta ensuite longtemps indépendante de l'Ordre dominicain. 

Les Religieuses doivent travailler dans le monde gratuitement, devant gagner leur vie par quelque travail personnel. D'abord appelées Sœurs de Charité Dominicaines de la Présentation de Tours, elles porteront le nom simplifié de Sœurs de la Présentation, qui enfin s'agrégeront à la famille dominicaine en 1959 et compte aujourd'hui plusieurs milliers de Religieuses dans le monde entier, dévouées à l'enseignement et à la médecine.

Marie mourut à quatre-vingt-onze ans, le 24 janvier 1744 à Sainville ; après que la Révolution eut dispersé les communautés, on oublia jusqu’à l’endroit de la tombe de Marie Poussepin ; elle fut retrouvée en 1857, sous une dalle rompue...

 

Marie Poussepin fut béatifiée en 1994.

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 00:00

John Grove

† 1679

 

Comme on l’a dit dans la notice du bienheureux William Ireland, John était le propriétaire officiel de la maison londonienne où habitaient les Jésuites. Il s’était fait leur serviteur.

Il était irlandais.

Il fut arrêté le 28 septembre 1678, en même temps que le père William Ireland, et tous deux furent mis en prison.

John fut accusé d’avoir reçu 1500 £ pour collaborer au complot contre le roi, le fameux «complot Titus Oate». 

 

Il fut exécuté le même jour que William Ireland, le 24 janvier 1679, et avec lui béatifié en 1929.

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 00:00

William Ireland

1636-1679

 

William était le fils aîné de William Ireland de Crofton Hall (Yorkshire) et de Barbara Eure de Washingborough (Lincolnshire), et naquit en 1636.

Après ses études secondaires, il passa au Collège anglais de Douai, puis entra chez les Jésuites à Watten en 1655. 

Après sa profession religieuse et son ordination sacerdotale (1673), il fut le confesseur des Clarisses à Gravelines pendant quatre ans puis, en 1677, envoyé en mission dans son pays d’origine, comme procureur pour la province anglaise.

Il se dissimula sous le nom de William Ironmonger, pour mieux rejoindre les catholiques.

Lors du «complot de Titus Oates», il fut arrêté par Titus Oates lui-même dans la nuit du 28 septembre 1678, avec d’autres parmi lesquels John Grove, un laïc officiellement propriétaire de cette maison à Londres, mais occupée par des Jésuites. L’ambassadeur d’Espagne habitait là aussi.

Après une rigoureuse prison, William et John furent tous deux condamnés à mort le 17 décembre suivant, avec Thomas Pickering, pour avoir «le 19 août précédent, sous le toit du jésuite William Harcourt, projeté l’assassinat du roi». Concernant William Pickering, v. 9 mai ; pour William Harcourt, v. 20 juin.

Oates et Bedloe jurèrent que Grove devait recevoir 1500 £ pour ce travail, et Pickering 30000 messes. Dans son journal écrit à Newgate, Ireland racontait ce qu’il avait fait jour après jour durant son absence de Londres entre le 3 août et le 14 septembre, et avait donc un alibi évident, mais une femme vint jurer qu’elle l’avait vu à Fetter Lane - une rue de Londres - le 20 août. Ces faux-témoins refirent ce qui s’était passé pour Notre-Seigneur quinze siècles plus tôt.

Tous les trois furent jugés coupables ; après deux renvois, Ireland et Grove furent exécutés ensemble. Grove proclama : Nous sommes innocents, on nous prend la vie pour un motif tout-à-fait illégal, nous prions Dieu de pardonner à ceux qui en sont la cause.

 

William Ireland et John Grove furent exécutés le 24 janvier 1679 à Tyburn, et furent béatifiés en 1929.

 
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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 00:00

Joan Font Taulat

1890-1937

 

Il vit le jour le 1er juillet 1890 à Viladomat (Girona) et fut baptisé le 6.

En 1903 il entra au noviciat mineur des Frères des Ecoles Chrétiennes de Bujedo.

En 1906, à Bujedo, il prit l’habit et le nom de Arnoldo Cirilo ou Arnal Ciril.

Après le scholasticat, il fit de l’apostolat à Arenys de Mar (1907) puis passa à Manlleu. Durant ce séjour, il fut atteint d’un sérieux rhumatisme, qui l’accompagnera toute la vie, lui causant même certaine déformation. Mais il continua de travailler fidèlement.

En 1920, il fut nommé directeur de santa Coloma de Farnés, une ville thermale, où il pouvait en même temps suivre une cure salutaire.

En 1933, les lois sur l’éducation obligèrent le Frère à changer de lieu, et il fut nommé directeur à Mollerusa.

Sa piété et son zèle se manifestèrent largement durant ces années de direction. Il avait en outre une particulière dévotion à saint Joseph.

Lors de la révolution de 1936, les miliciens se présentèrent à douze heures trente, juste avant le repas, obligeant le Directeur à évacuer immédiatement le collège. On put confier les plus jeunes à des familles alentour, le temps que leurs propres familles pussent venir les chercher.

Les miliciens saccagèrent et détruirent tout le bâtiment, s’acharnant spécialement sur tout le matériel sacré : crucifix, images saintes, cadres, statues, chapelle, sacristie. Le lendemain, ils mirent le feu à l’église du village.

Le 25 juillet, ils revinrent arrêter le Frère Arnal, hébergé chez le docteur Lluch. Ils fouillèrent encore l’établissement ; découvrant quelque part une carabine de salon, ils accusèrent le Directeur de posséder des armes de guerre, et lui réclamèrent les autres… (qui n’existaient pas).

Devant cette situation, le Frère Arnal tenta de fuir. A quarante-six ans, on a encore les jambes jeunes ! Mais avant d’arriver là où il pensait se réfugier, sur la route de Vilasana, un autre milicien le reconnut, le mit en joue, lui demanda ce qu’il portait et le conduisit au Comité de Utxafaba.

Là, on lui prit son chapelet et le crucifix, et on les piétina devant lui. Puis on le confia à une famille, avec ordre de ne pas le laisser partir. Mais se sentant mal à l’aise, il écrivit à un ami de Mollerusa de venir le chercher. L’ami eut la permission du Comité de Mollerusa de le recevoir chez lui. C’était le 8 août 1936.

Le 24 août, les miliciens firent une rafle en camion, y faisant monter trente-neuf personnes dans la même situation que le Frère Arnal ; ce dernier était du groupe, et retrouva ainsi le Frère Hilario. Tout le groupe fut enfermé dans un local où ils ne pouvaient que se tenir debout, pendant trois jours.

Le 27 août, le Comité les fit conduire à la prison de Lleida.

De nouveau en camion, surveillés par des policiers, suivis par des miliciens, qui tentèrent par trois fois de faire arrêter le camion pour fusiller les prisonniers dans le cimetière des villages qu’ils traversaient. Mais les policiers s’y opposèrent.

A Lleida, la prison fut… l’église, vide, car l’évêque et d’autres ecclésiastiques avaient été récemment assassinés. Les prisonniers furent donc dans cette église, pendant quinze jours, au bout desquels on libéra presque tout le monde, ne conservant que les deux Frères, un prêtre et trois laïcs de Mollerusa. D’après ces derniers, qui survécurent, l’attitude du Frère Arnal fut exemplaire et héroïque.

Le Frère fut informé que le «tribunal populaire» l’avait condamné à mort. On l’enferma alors dans la «chapelle» des condamnés à mort, d’où il écrivit un petit mot à ses amis, empli de toute sa force de caractère et de sa foi.

Frère Arnal fut assassiné le 21 janvier 1937.

Il fut béatifié en 2013.

 
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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 00:00

Maimbodus

9e siècle

 

Maimbodus (Maimbod, Maimbœuf) était d’origine irlandaise, de famille illustre.

Il vint en Franche-Comté pour prêcher la doctrine de Jésus-Christ.

Il fut massacré par une bande de voleurs.

Le lieu de son martyre reste en partie mystérieux. En effet, le texte latin rapporte qu’il fut martyrisé Domnipetra, octo milibus a Vesuntione : plusieurs localités portent le nom de Dampierre, mais aucune ne se trouve à huit milles de Besançon.

Le tombeau avait été conservé, et des miracles y eurent lieu, mais les reliques furent transférées dans la chapelle privée du comte de Montbéliard.

 

La fête est célébrée le 23 janvier.


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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 00:00

Ildefonso de Tolède

606-667

 

Ildefonso était de sang royal. Il naquit à Tolède le 8 décembre 606 ou 607. Ce jour devait plus tard être la fête de l’Immaculée Conception de Marie, mais il semble que cette fête existât déjà en Orient. Apparemment, un oncle de l’enfant était évêque de Tolède, Eugenio III.

Ce fut justement par l’intercession de Marie que les pieux parents obtinrent la naissance de leur enfant. Il reçut sa première formation, très soignée, auprès de son oncle. 

Jeune encore, il voulut entrer au monastère de Agali, près de Tolède.

A la mort de ses parents, il héritait d’une grande fortune, qu’il utilisa pour la fondation d’un monastère de religieuses.

L’évêque de Tolède l’ordonna diacre (632). On n’arrive pas bien à comprendre si cet évêque était Eugenio ou Eladio. 

Puis Ildefonso fut appelé à succéder à l’abbé de Agali : comme tel, il participa à deux conciles de Tolède.

En 655 eut lieu un événement glorieux, dont furent témoins trop de personnes pour être ignoré et mis en doute. On était un 18 décembre, jour où à l’époque on célébrait l’Attente (Exspectatio) de Marie, huit jours avant la naissance du Christ. Très fervent pour cette célébration, Ildefonso se rendit très tôt à l’église avec ses moines. Tout à coup, une grande lumière fit arrêter le cortège, et seul Ildefonso s’avança ; la sainte Vierge était sur un trône, entourée de vierges célestes, et tendit à Ildefonso une magnifique chasuble en lui disant : Tu es mon chapelain et mon fidèle notaire, reçois cette chasuble que mon Fils t’envoie de ses trésors. La Sainte Vierge l’en revêtit, lui recommandant de ne l’utiliser que pour les fêtes solennelles en son honneur. L’expression fidèle notaire faisait allusion à l’ouvrage dont il va être question plus bas. 

Puis il fut désigné en 657 pour succéder à l’évêque Eugenio (?) : s’étant caché dans un coin de son monastère pour échapper à cette dignité, il en fut extirpé par la force.

Ce fut un saint évêque, bon prédicateur et pasteur exigeant pour l’élévation de son clergé. 

Il écrivit plusieurs ouvrages, dont un a retenu toute l’attention des théologiens, Sur la virginité de Sainte Marie, contre trois infidèles.

Les «trois infidèles» sont Joviniano, Elvidio et un juif. Contre le premier, il défend la virginité de Marie dans la conception et l’enfantement ; contre le second, il expose qu’elle est toujours restée vierge ; au troisième, il démontre que Jésus-Christ est Dieu et que Marie fut perpétuellement intègre. Cet ouvrage, qui s’appuie sur saint Augustin et saint Isidore de Séville, constitue la base de la théologie espagnole mariale.

Ildefonso avait une grande dévotion envers sainte Leocadia, célèbre martyre du 4e siècle, dont il désirait retrouver les reliques (cf. 9 décembre). Elle se manifesta elle-même à Ildefonso, lui indiquant l’endroit cherché et ajoutant : Par toi est maintenue ma souveraine qui règne au haut des cieux !, en allusion à l’ouvrage ci-dessus. En gage de cette vision, Ildefonso tailla un morceau du voile de sainte Leocadia, relique conservée depuis à Tolède.

 

Saint Ildefonso mourut le 23 janvier 667. Son corps fut inhumé dans l’église Sainte-Leocadia, puis transféré à Zamora, par crainte des Maures. On le vénéra pendant deux siècles, puis on l’oublia sous les décombres pendant cinq siècles, avant d’être à nouveau exposé à la vénération des fidèles.

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 00:00

Nikolaus Groß

1898-1945

 

Nikolaus naquit le 30 septembre 1898 à Niederwenigern (Hattingen, Westphalie, Allemagne). Comme son père, il fut mineur.

Il compléta sa formation par des cours du soir dans le cadre de l’Association pour l’Allemagne catholique. 

Dès 1917, il fit partie du syndicat Union des mineurs chrétiens et en 1918 adhéra au Parti Centriste, d’obédience catholique. En 1919 il travailla au sein de l’Association des mineurs de Saint Antoine (KAB), dont il devint secrétaire pour la section jeunes. Il fut rédacteur adjoint de Bergknappe (Le Mineur). En 1920, il quitta son métier pour être secrétaire du syndicat chrétien des mineurs à Oberhausen. 

Il épousa Elisabeth Koch et ils auront sept enfants.

Après différents postes syndicalistes à Waldenburg puis Zwickau, il fut rédacteur, puis rédacteur en chef au journal des ouvriers pour l’Allemagne de l’Ouest. Le journal, en opposition ouverte contre le régime national-socialiste (nazi), fut interdit une première fois pour trois semaines en 1933, définitivement en 1935.

Niolaus devint directeur du KAB à Düsseldorf et voyagea beaucoup pour faire des conférences fortement inspirées par le Catholicisme.

A partir de 1927, il milita avec d’autres collègues contre le national-socialisme, rencontra le groupe du KAB de Cologne, qui travailla en lien étroit avec le groupe de Berlin. On projeta l’après-Hitler.

En août 1944, à la suite de l’attentat manqué contre Hitler, Nikolaus fut arrêté bien qu’il n’y eût en rien participé. Il fut condamné à mort le 15 janvier 1945, avec cette sentence : Il nageait entièrement dans la trahison, il n’a plus qu’à s’y noyer (Er schwamm mit im Verrat, muß folglich auch darin ertrinken).

Le 23 janvier 1945, il fut pendu à Plötzensee (Berlin).

Le Martyrologe romain le mentionne au 15 janvier, jour de sa condamnation à mort. Son dies natalis est bien le 23 janvier.

 

Nikolaus a été béatifié en 2001.

 
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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 00:00

Giuseppe Nascimbeni

1851-1922

 

Giuseppe (Joseph) naquit le 22 mars 1851 à Torri del Benaco (Verona, Italie nord), fils unique d’un humble artisan menuisier, Antonio, et de Amedea Sartori. La naissance fut difficile, et l’enfant fut ondoyé par le médecin.

Après avoir surmonté quelques difficultés à l’école de Vérone, Giuseppe entra au séminaire et fut ordonné prêtre en 1874.

Il passa avec succès le diplôme de maître d’école.

Il fut d’abord nommé vicaire à San Pietro di Lavagno (Vérone), où il sera aussi instituteur. Il demanda cependant lui-même son déplacement, car la population finissait par le considérer lui comme curé.

En 1877, il fut nommé vicaire à Castelletto di Brenzone, où il prendra en 1885 la succession du curé défunt : c’est que, déjà, les chefs de familles du pays ne veulent pas d’autre prêtre chez eux. Don Giuseppe restera là presque un demi-siècle, jusqu’à sa mort.

Don Giuseppe trouva un village de mille habitants complètement isolés du monde - et de toute instruction. Aussi multiplia-t-il les initiatives pour relever le niveau social, culturel, moral et spirituel de ses paroissiens.

Au bout de sept années, il se sentit d’abord découragé et présenta sa démission à l’évêque. Il n’avait pas même pu trouver deux Religieuses pour l’aider ! Et l’Evêque eut cette réponse fulgurante : Se nissuni ve le dà, fevele vu come voli ! (en dialecte de Vérone : Si personne ne vous les donne (les Religieuses), faites-les comme vous l’entendez !). Là, don Giuseppe reprit courage.

Il commença par envoyer quatre braves filles dans un noviciat de Vérone : ce furent les premiers éléments des Petites Sœurs de la Sainte Famille. De là naquirent une foule d’idées et de bonnes volontés, pour aboutir à : 

une nouvelle église, une nouvelle route, la lumière électrique, l’eau potable, une Caisse Rurale, une maison pour les jeunes, une assistance aux vieillards à domicile, une école maternelle, un orphelinat, un hospice, une fabrique de vêtements, une fabrique d’huile, une imprimerie, un bureau de poste… Qui sait ce que don Giuseppe n’aura pas fait pour sortir son village de l’ignorance, de l’isolement, de la misère, du chômage…

A qui se demandait comment il pouvait combiner la prière et tant d’activités, il répondait : Le Crucifix et l’horloge, la prière et la précision.

Le 31 décembre de 1916, il fut frappé d’hémiplégie et resta cinq années immobilisé.

Il mourut, d’après le Martyrologe, le 22 janvier 1922 ; on parle plus souvent du 21 janvier.

Don Giuseppe fut béatifié en 1988.

 

Les Petites Sœurs sont présentes en Italie, en Suisse, en Albanie, en Amérique du Sud, en Angola.


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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 00:00

Laura Vicuña

1891-1913

 

Née le 5 avril 1891 à Santiago du Chili, de José Domingo Vicuña et de Mercedes Pino, Laura fut baptisée le 24 mai suivant.

Le père était un militaire, il avait un frère prêtre et un autre qui recouvra une importante charge dans la politique (mais on ignore laquelle) ; la maman était couturière, sans doute de très humble extraction, et l’on n’a pas retrouvé son ascendance, ni même son nom de famille.

Laura eut une sœur, Julia Amanda.

En 1891, l’année où fut renversé le gouvernement, le papa fut nommé à Temuco, où il mourut de pneumonie en 1894. Madame Vicuña ouvrit une petite mercerie, qui fut cambriolée en 1898.

Cette année-là, s’arrêta à Temuco une petite communauté de Salésiennes, en attente de pouvoir rejoindre l’Argentine. Une des Religieuses vint à la mercerie de Madame Vicuña. Laura la reconnut plus tard, à Junin des Andes.

En 1899, la maman et ses deux filles finit par s’installer non loin de Junin des Andes, sur la propriété d’un Chilien, un homme brutal mais tout de même accueillant envers cette Chilienne, qu’il finit par prendre comme compagne.

Laura et sa sœur furent inscrites à l’école de Junin en 1900.

Les Religieuses disaient que leurs élèves empoignaient plus facilement les rênes des chevaux que la plume ou l’aiguille, mais elles s’aperçurent que Laura était une fille au cœur limpide et assoiffé de Dieu. Elle avait compris que prier ou travailler, c’est la même chose ; prier ou jouer ; prier ou dormir… En faisant ce qu’on me demande de faire, je fais ce que Dieu veut que je fasse, et c’est cela que je veux faire ; c’est ma meilleure prière… Ce n’est pas que je sois continuellement en train de penser à (Dieu), mais que, sans y penser, je me réjouis de ce souvenir.

Elle comprit bientôt que sa mère n’était pas en état de grâce, ayant accepté de vivre hors mariage avec ce monsieur. Elle en conçut une grande tristesse, et se mit à multiplier les prières et les pénitences pour la conversion de sa mère.

En 1901, elle reçut la Première communion dans un recueillement extraordinaire, et prit alors des résolutions très importantes : la mort plutôt que le péché ; la réparation pour les offenses de ses proches. La même année, elle adhéra aux Filles de Marie.

Durant les vacances d’été, Laura faillit être violée par le compagnon de sa mère, ivre et brutal, lequel, humilié d’avoir été tenu en échec par cette gamine, refusa désormais de payer la pension du collège. La directrice accepta alors de recevoir les deux sœurs gratuitement, mais seule Laura retourna au collège.

Laura demanda à être admise parmi les Salésiennes, mais celles-ci avaient des doutes sur la légitimité de Laura, à cause de la vie déréglée de sa mère et de son compagnon, de sorte que Laura fit seulement des vœux privés, en 1902 (et ce n’est que bien plus tard qu’on retrouva son acte de baptême, comme fille légitime).

Pour l’heure, Laura se rendait utile dans le collège, aidant les plus jeunes à s’habiller, à rester propres et joyeuses.

Toujours préoccupée par la conversion de sa mère, elle offrit sa vie à Dieu. Durant l’été 1903, sa santé s’altéra brusquement. En septembre, elle ne pouvait participer à la retraite spirituelle : elle avait contracté la tuberculose.

Sa mère vint la chercher, et Laura offrit encore le sacrifice de quitter son cher collège, pour la conversion de cette maman. Mais cette dernière dut placer sa fille à Junin, non loin du collège, pour lui faire donner sur place les soins nécessaires à sa maladie, et demeura avec sa fille.

En janvier 1904, le compagnon voulut rejoindre la maman, qui faillit céder. Laura alors se leva et sortit de la maison : l’homme la suivit et la gifla violemment, mais comme des passants étaient là, il laissa sa fille comme morte et s’enfuit. Pas une plainte ne sortit de la bouche de Laura.

Désormais elle resta alitée. Comble de sacrifice, l’aumônier et la supérieure du collège durent s’absenter. Elle accepta encore cette privation avec soumission à la volonté de Dieu.

Le 22 janvier, elle reçut les derniers Sacrements. Il y eut alors une conversation intense entre elle et sa maman :

Ma fille, tu vas me laisser ?

- Oui, Maman, … cela fait presque deux ans que j’ai offert (à Jésus) ma vie pour toi… N’aurai-je pas la joie de te voir te repentir ?

- Oh ma chère Laura, je te jure en cet instant que je ferai ce que tu me demandes. Je me repens, Dieu est témoin de ma promesse ! Oui, demain matin, j’irai à l’église et je me confesserai.

Et Laura, heureuse, dit au prêtre présent : 

Père, soyez témoin de sa promesse !

Merci, Jésus, merci Marie ! Maintenant, je meurs contente !

Laura mourut dans l’après-midi, le 22 janvier 1904 : elle avait douze ans et neuf mois.

Elle a été béatifiée en 1988.

Le miracle retenu pour cette cérémonie, fut la guérison instantanée, complète, durable, non explicable scientifiquement, d’une religieuse chilienne ; atteinte de broncho-stase bilatérale, de péri-bronchite chronique fibreuse avec des épisodes de pneumonie focale rebelle, elle subit plusieurs opérations de «soulagement», jusqu’à un stade d’étouffement total. Ayant commencé une neuvaine à Laura, elle fut soulagée la nuit même ; les Consœurs la crurent folle ; mais la guérison était bien là.

 

Il faut ajouter ici que la maman de Laura alla d’abord se cacher pour échapper à la fureur de son compagnon. Celui-ci mourut assassiné dans une bagarre vers 1906.

La maman fut fidèle : elle put communier aux funérailles de sa fille, repassa au Chili où elle se remaria chrétiennement, et mourut en 1929.


 

 

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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 00:00

Vincenzo Pallotti

1795-1850

 

Né le 21 avril 1795 à Rome, de famille noble, Vincenzo fut baptisé le lendemain. Son père, Pietro Paolo, était des Pallotti de Cascia, sa mère, Maria Maddalena, des De Rossi de Rome. Vincenzo était le troisième des six enfants de ce couple chrétien.

Après l’école primaire, il étudia au Collège Romain. Déjà particulièrement recueilli à cet âge, il aurait même fait quelque «prophétie».

Confirmé en 1801, il reçut la Première communion en 1805 et l’autorisation, exceptionnelle à l’époque, de communier chaque jour.

A seize ans, il entra au séminaire diocésain, et fut ordonné prêtre en 1818.

Il s’inscrivit à trois Tiers-Ordres, dominicain, minime et franciscain.

En juillet 1818, il était reçu docteur en théologie. 

Sa première action fut de fonder une Ligue Antidémoniaque, dont les membres devaient partout détruire ce qui se trouvait de scandaleux et malhonnête : quel travail déjà à l’époque ! et si seulement ce zèle pouvait aujourd’hui nettoyer nos kiosques à journaux…

Vincenzo comprit que sa véritable vocation était la prédication : il se mit à parcourir les rues de Rome, parlant de Dieu aux gens, rencontrant les pauvres, les abandonnés, leur redonnant confiance.

Cet apostolat dura trente-deux années, durant lesquelles Vincenzo ne s’épargna aucune fatigue pour venir en aide à tous ceux qu’il put approcher. On se demande comment un seul homme ait pu accomplir tant de travail. Qu’on en juge : 

Il développa la dévotion au Précieux Sang, à la Sainte Vierge ; il organisa des conférences sur le dogme, pour les jeunes ; des écoles du soir, qui se poursuivaient par des heures de prière et de confessions ; des exercices spirituels pour personnes de l’aristocratie, d’autres pour gens pauvres ; 

Il fut présent dans un hospice, dans un institut agraire ;

Outre la prédication, il confessait sans relâche, dans diverses églises romaiens ;

De 1827 à 1840, il fut directeur spirituel au séminaire de Rome et au Séminaire Pontifical de la Propagande.

En 1834, don Vincenzo aurait opéré un miracle retentissant, obtenant par sa prière la guérison d’une jeune fille agonisante, suscitant le zèle du père de celle-ci pour aider les œuvres de don Vincenzo.

Voulant impliquer tous les chrétiens, religieux et laïcs, il fonda ainsi en 1835 la Pieuse Société des Missions, future Société de l’Apostolat Catholique, annonciatrice de l’Action Catholique du vingtième siècle. Les prêtres de cette Société, qu’on appela les pères Pallotins, assumèrent l’église romaine de Saint-Sauveur in Onda.

A cette branche masculine succéda la branche féminine.

A partir de 1836, Vincenzo commença une œuvre de rapprochement avec les Eglises orientales, qu’il organisa dans la semaine qui suivait la fête de l’Epiphanie. Là encore, son travail précédait l’effort œcuménique de notre époque.

Mais comme les «nouveautés» ne plaisent jamais, même (ou surtout) dans les rangs des ecclésiastiques, don Vincenzo fut critiqué, calomnié, traîné en dérision, jusqu’à obtenir du pape la dissolution de la Société (1838), mais cette mesure ne dura pas. La Société fut finalement approuvée.

Don Vincenzo savait et répétait que le Chemin le plus sûr est celui de la souffrance. 

De 1843 à 1849, il fut en outre aumônier militaire.

Il prit aussi le temps d’écrire des ouvrages, des articles divers pour tous les milieux, persuadé que tous, de quelque condition qu’ils fussent, étaient appelés à coopérer à témoigner de la foi.

Du vivant de don Vincenzo, l’œuvre atteignit l’Angleterre ; plus tard, tous les continents, de l’Uruguay à la Pologne, du Brésil à l’Inde.

Sa dernière œuvre de miséricorde fut de couvrir de son manteau les épaules d’un pauvre et de lui donner l’absolution : il en contracta une pleurésie, dont il mourut le 22 janvier 1850, le jour de la fête de saint Vincent.

Sa mort fut saluée comme celle d’un Saint, de l’apôtre de Rome, du père des pauvres.

Sa dépouille, dont on a retiré les cilices et les chaînes qu’il portait encore à sa mort, est conservée à Rome, incorrompue.

 

Don Vincenzo Pallotti fut béatifié en 1950, et canonisé en 1963.

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Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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