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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 00:00

Ana María Janer Anglarill

1800-1885

 

Troisième de quatre enfants d’une famille très chrétienne, Ana María naquit le 18 décembre 1800 à Cervera (Lleida, Espagne).

C’est l’époque de l’invasion napoléonienne, et la petite Ana María connut très tôt ce qu’est la guerre, la privation, la faim, l’épidémie, la souffrance.

A dix-huit ans elle fit partie de la Fraternité de Charité de l’hôpital de Castelltort de Cervera, dont la mission des religieuses était l’assistance aux malades et aux pauvres, ainsi que l’enseignement et le catéchisme au Collège Royal.

Après sa profession, elle fut nommée maîtresse des novices et supérieure.

En 1833, l’hôpital devint hôpital militaire, à cause de la guerre carliste, et les religieuses furent expulsées en 1836. Ensuite, quand Carlos de Bourbon la rencontra, il lui confia la coordination de tous les hôpitaux de la zone carliste.

Les Consœurs acceptèrent et Ana María s’occupa des hôpitaux de Solsona, Berga, la Vall d’Ora et Boixadera. Les belligérants des deux côtés la reconnurent comme la Mère

Malgré cela, cette Mère fut faite prisonnière avec trois autres Sœurs et elles durent s’exiler à Toulouse.

Elles purent revenir en 1844 à Cervera et Ana María y fut la directrice de la Maison de Charité : elle recevait les orphelins, les jeunes désœuvrés et les vieillards. Des cours furent aussi donnés aux petits enfants du bourg.

En 1859, l’évêque d’Urgell lui confia l’hôpital des pauvres de La Seu d’Urgell. C’est là qu’elle fonda l’Institut des Sœurs de la Sainte Famille d’Urgell, pour l’éducation chrétienne des enfants et des jeunes et pour l’assistance auprès des malades et des vieillards. 

En 1860, l’évêque approuva les Règles et les Constitutions. La Maison de Charité de Cervera fut réunie à cet Institut.

A partir de 1863, s’ouvrirent jusqu’à vingt-trois maisons : Cervera, Tremp, Oliana, Sant Andreu de Palomar, Llívia, Les Avellanes… Les Religieuses furent reconnues officiellement comme maîtresses d’école.

Il y eut des périodes difficiles : en 1868, les religieuses furent dispersées par la révolution ; entre 1874 et 1880 il y eut des tensions internes, à cause de l’intervention trop personnelle d’un «directeur spirituel».

Le Chapitre général de 1880 élut Ana María supérieure générale. En 1883, elle fut élue vicaire et conseillère générale. Elle passa ses dernières années à Talarn, entourée d’élèves, de jeunes novices et professes.

Au moment de mourir, elle voulut être sur le sol, comme une pécheresse, par amour pour le Christ.

Elle mourut le 11 janvier 1885 à Talarn (Lleida), et fut béatifiée en 2011.

 

 

Le miracle retenu pour la béatification fut en 1951 la guérison instantanée, durable et totale d’une femme qui avait perdu complètement toute mobilité, et cela grâce à l’intercession d’Ana María, d’une façon que les médecins déclarèrent tout-à-fait inexplicable. Cette dame, après beaucoup d’épreuves familiales (décès et maladies, y compris l’accident mortel de son père renversé par un tramway), était frappée par une polyarthrose déformante, qui la réduisait peu à peu à l’immobilité complète sur un fauteuil roulant. Sur le conseil d’une des Religieuses, la malade commença la neuvaine à Ana María : comme elle ne savait pas lire, une compagne lisait la prière, demandant à Dieu, par l’intercession d’Ana María au nom de la malade, de pouvoir se déplacer seule et se débrouiller elle-même. On lui appliqua une relique d’Ana María. Le 9 juin 1951, cinquième jour de la neuvaine, une force irrésistible la poussa à se lever et à s’agenouiller ; elle se mit à proclamer : La Mère fondatrice m’a guérie. Désormais, la malade put se déplacer seule et rendre ses services aux autres.

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 00:00

Hyginus

† 142

 

Saint Hygin est le neuvième pape, succédant à saint Télesphore.

Les dates de cette période restent incertaines, et Hyginus aurait été pontife entre 135 et 138, pour d’autres de 138 à 142.

Son nom suggère qu’il était grec d’origine.

Il affronta l’hérétique gnostique Valentin, lui opposant la douceur de ses arguments, mais mourut sans voir l’heureuse fin de ses efforts.

D’après le Liber pontificalis, il ordonna sept évêques, quinze prêtres et cinq diacres. Il a peut-être institué les ordres mineurs.

Il fut inhumé le 11 janvier 142, près de saint Pierre au Vatican, ayant peut-être subi le martyre, à moins qu’on lui ait donné le titre de Martyr pour avoir souffert durant cette difficile période de persécutions.

 

Son successeur fut saint Pie 1er.


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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 00:00

Nicanor, diacre

1er siècle

 

Nicanor fut un des sept premiers Diacres de l’histoire de l’Eglise, dont saint Luc parle de l’institution dans les Actes des Apôtres (Ac 6:1-6).

Nicanor est le quatrième de la liste, mais on ne sait rien de lui.

Une «tradition» rapporte qu’il aurait été martyrisé à Jérusalem, en même temps qu’Etienne, mais il est curieux que Luc n’en parle pas dans le récit du martyre de saint Etienne. En revanche, une autre tradition fait mourir martyr Nicanor an l’île de Chypre, où les Chrétiens le commémorent effectivement au 10 janvier.

Rejoignant l’Eglise grecque, l’actuel Martyrologe ne mentionne plus Nicanor au 10 janvier, mais au 28 juillet, en même temps que les autres diacres dont on n’a pas d’autres données historiques vérifiées : Prochorius, Timon, Parmenas, Nicolaus, tandis qu’Etienne et Philippe ont leur fête propre (26 décembre et 11 octobre).

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 00:00

Ana Monteagudo Ponce de León

1602-1686

 

Ana naquit le 26 juillet 1602 (ou 1604) à Arequipa (Pérou), quatrième des huit enfants de Sebastián Monteagudo de la Jara, espagnol, et de Francisca Ponce de León. Elle porta le nom de la Sainte du jour : sainte Anne.

Il y a un doute sur l’année de cette naissance, car les archives de la paroisse brûlèrent dans un incendie en 1620.

On sait seulement que dès trois ans, Ana fut confiée aux Dominicaines, qui furent certainement à l’origine de sa vocation.

Quand elle eut environ quatorze ans, la famille voulut la reprendre à la maison, mais elle y continua son genre de vie acquis au monastère : quand elle avait terminé ses tâches domestiques, elle se retirait pour prier. Elle eut la vision de sainte Catherine de Sienne (voir au 29 avril), qui l’encouragea, de la part du Bon Dieu, à entrer chez les Dominicaines où, malgré bien des difficultés, il ne lui manquerait rien.

La famille en vint à organiser le mariage de la jeune fille, et la surveillait sans relâche. Mais un jour Ana profita de l’inattention des siens et sortit de la maison ; providentiellement, elle rencontra dans la rue un gentil garçon qui l’accompagna au monastère et qui vint ensuite prévenir les parents. Ce garçon, prénommé Domingo, était probablement saint Dominique lui-même (voir au 6 août).

La suite des événements dut être assez agitée : la famille s’en vint au monastère pour supplier Ana de revenir, lui promettant mille choses, et en venant enfin aux menaces et aux insultes. Non seulement, mais la Prieure elle-même conseillait à Ana d’écouter ses parents, tandis que les autres moniales étaient du côté d’Ana. Il y eut un compromis : Ana serait restée au couvent jusqu’à ce que les esprits fussent un peu calmés, et l’on verrait alors ce qui serait mieux pour la gloire de Dieu.

La brave Prieure, qui désirait se concilier la famille et éviter d’autres soucis, traita Ana avec la dernière sévérité, pour la contraindre à repartir chez elle. Mais Ana restait ferme dans sa décision : elle fut alors défendue par son frère, Stefano, qui réussit à calmer, puis convaincre la famille, et même la Prieure. Stefano eut les mots adaptés pour gagner la bataille : Ana resta au monastère, et la Prieure reconnut sa vocation authentique.

En 1606 donc, Ana put commencer le noviciat, prenant le nom de Ana de los Ángeles (Anne des Anges), qu’elle vécut en cherchant à appliquer rigoureusement la Règle de saint Dominique. Elle s’imposa des mortifications diverses, la prière, la méditation et le jeûne. A l’imitation de saint Nicola de Tolentino (voir au 10 septembre), elle s’habitua à prier pour les Ames du Purgatoire. Elle se disait grande pécheresse et suppliait les autres novices de la corriger.

Quand il fallut faire la profession, la famille s’obstina de nouveau, refusant de donner une «dot» au monastère, pour obliger Ana à rentrer dans le monde, mais son frère, l’abbé Stefano, intervint à son tour en offrant au monastère tout ce qui était requis pour sa sœur. 

Désormais Ana rechercha véritablement la sainteté, d’abord dans une obéissance scrupuleuse, dans une rigoureuse pauvreté, récupérant les vieilles sandales et les vieux habits que ne portaient plus les autres Religieuses.

Elle se vit ainsi confier la sacristie, qu’elle administra avec la plus scrupuleuse attention, allant jusqu’à inviter les prêtres à plus de respect des choses saintes, leur proposant même une eau parfumée pour se laver les mains avant de célébrer. 

Elle apprit alors que par son père elle était parente de saint Tomás de Villanueva (voir au 8 septembre), envers lequel elle eut désormais une grande dévotion.

Cette grande sainteté n’était pas vraiment contagieuse : le monastère était en réalité en grande décadence : il y vivait quelque trois cents personnes, entre Religieuses, novices, domestiques, élèves, et autres orphelines et veuves, tout un monde entremêlé où naissait plus d’un conflit, générant une ambiance malsaine pour les jeunes novices.

Or, on nomma justement Ana Maîtresse des Novices. L’évêque, visitant en 1647 le monastère, le trouva dans un état de telle misère spirituelle, qu’il demanda de faire élire Ana comme nouvelle Prieure. Elle voulait refuser, mais une voix intérieure lui inspira d’accepter. Ana imposa doucement le retour à la rigueur de la règle, entre autres le silence ! Beaucoup de Sœurs se rallièrent à ses conseils maternels, mais quelques-unes lui résistèrent obstinément, qu’elle supporta patiemment et à qui elle pardonna aussi généreusement.

Son plus grand ennemi fut le Démon lui-même, qui la maltraita même physiquement : un jour il la précipita dans la fosse où l’on préparait le ciment pour construire l’église, mais elle fut sauvée ce jour-là par les Ames du Purgatoire.

Au terme de son mandat de Maîtresse des Novices, Ana fut bien contente de «rentrer dans le rang» pour reprendre ses méditations silencieuses, particulièrement sur la passion du Christ. Ses dix dernières années de vie furent une longue série de souffrances, qu’elle offrait pour les Ames du Purgatoire.

C’est vers cette époque qu’un artiste peignit un portrait d’Ana, l’unique qu’on ait d’elle.

Le 10 janvier 1686, elle sembla «aller mieux», de sorte qu’il y eut moins d’attention pour la soigner, et c’est ce jour-là qu’elle mourut, dans une totale discrétion, sans déranger personne.

Ana des Anges fut béatifiée en 1985.

 

Le miracle retenu fut la guérison totale, inattendue et scientifiquement inexplicable d’une dame de Arequipa, atteinte d’un grave cancer de l’utérus et de tout l’abdomen : deux jours après l’invocation à Ana des Anges, il y eut une soudaine amélioration ; un mois après, la patiente reprenait toutes ses activités ; c’était en 1932, et la personne mourut en 1966.

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 00:00

Grégoire X

1272-1276

 

Teobaldo Visconti était né à Plaisance en 1210, d’une noble famille ; dès sa jeunesse il montra une vertu peu commune ; son ardeur à l’étude lui valut la parfaite connaissance du droit canonique ; quand il avait du temps de reste, il fréquentait l’université de Paris pour s’y perfectionner, ce qui lui valut la sympathie du roi Louis IX (voir au 25 août).

Chanoine de Lyon, archidiacre de Liège, il se vit offrir l’évêché de Plaisance, qu’il refusa humblement.

Lors du 1er concile de Lyon (1245), 13e œcuménique, l’archevêque de Lyon le voulut à ses côtés comme théologien. Puis il accompagna le cardinal Ottoboni en Angleterre, où ce dernier devait reporter la paix entre le roi et les barons. 

Ensuite, il dut prêcher la croisade par mandat papal, et pour cela il dut commencer par mettre l’harmonie entre les princes occidentaux. Puis il se rendit en Palestine pour soutenir autant que faire se pouvait, le moral des croisés qui s’y étaient établis en reprenant les Lieux Saints aux Musulmans.

Il était là-bas, à Ptolémaïs (Saint-Jean-d’Acre) quand lui arriva une nouvelle inattendue : après quatre années de vacance du siège apostolique, les quinze cardinaux avaient fini par déléguer six d’entre eux pour choisir un candidat, qui fut notre Teobaldo. 

La nouvelle faisait la joie des chrétiens de Terre Sainte. Teobaldo prit le nom de Grégoire X et vint en Italie. Il n’oubliait pas la Terre Sainte : il appela les villes d’Italie et de France, et le roi Philippe (fils de saint Louis) à cette cause.

Il convoqua un grand concile à Lyon, où l’on devait débattre des secours à apporter en Terre Sainte, de la réforme de l’Eglise, et de l’union avec l’Eglise d’Orient.

Pendant que se préparait ce concile, Grégoire X appelait les villes d’Italie à faire la paix entre elles, car les querelles entre Guelfes et Gibelins étaient interminables, avec leurs conséquences de rivalités, de vengeances, d’assassinats et autres violences. Grégoire X soutint l’accession au trône impérial de Rodolphe de Habsbourg, contre Alphonse de Castille.

A Lyon vinrent de très nombreux prélats. Saint Bonaventure s’y trouvait (voir au 15 juillet), et mourut durant la cinquième session ; saint Thomas d’Aquin devait s’y rendre aussi, mais mourut en chemin (voir au 7 mars).

L’union avec les Grecs fut reconnue, proclamée, sanctionnée par le chant unanime du Credo, où l’on répéta par trois fois le Filioque, les Grecs ayant reconnu sans difficulté que le Saint-Esprit procède et du Père et du Fils. 

Le pape y proposa une constitution relative à l’élection du pontife, pour éviter la longue vacance qui s’était produite avant son élection. On procéda aussi au baptême de l’un des ambassadeurs tartares qui était présent. Le roi de France, Philippe, remit au pape le Comtat Venaissin.

Pour conclure, le pape invita les prélats à promouvoir la réforme interne de l’Eglise, en commençant… par eux-mêmes.

Grégoire X resta très sobre dans sa vie privée : il lavait les pieds chaque jour à des pauvres, faisait porter des aumônes à des malheureux, ne mangeait qu’un repas quotidien, priait et méditait beaucoup.

Au retour du concile, Grégoire X ne revit pas Rome : il voulut passer par Lausanne, Milan, et dut s’arrêter en Toscane, où la fièvre et une pleurésie l’amenèrent à sa dernière heure. Il mourut pieusement à Arezzo le 10 janvier 1276.

Grégoire X a été béatifié après les nombreux miracles qui s’opérèrent par la suite. Son culte fut approuvé en 1713.

Le Martyrologe le mentionne au 10 janvier.

 

Son successeur fut Innocent V.


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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 00:00

Miltiade, pape

311-314

 

Saint Miltiade fut le trente-deuxième pape. On l’a parfois appelé Melchiade.

Originaire d’Afrique du Nord, il fut élu pour succéder à saint Eusèbe, que l’empereur Maxence avait fait exiler en 310. Le siège resta vacant jusqu’en 311, quand Galère promulgua un édit de tolérance.

Dès son élection, Miltiade recouvra les biens de l’Eglise confisqués lors des précédentes persécutions de Dioclétien. L’année suivante, survint l’événement majeur de son pontificat : la victoire de Constantin sur Maxence au pont Milvius (312) et de conséquence l’édit de Milan qui accordait la liberté de culte aux chrétiens (313). Désormais, non seulement l’Eglise retrouvait son autonomie, mais l’empire contribuerait aussi aux constructions d’églises. Miltiade vint alors résider au Palais du Latran, et la basilique adjacente fut commencée à cette période.

La même année (avril 313), Miltiade présida un concile romain qui condamnait la doctrine donatiste. Donat sévissait en Afrique, et Miltiade le connaissait bien.

Durant les deux ans et demi de son pontificat, Miltiade ordonna douze évêques, sept prêtres et cinq diacres.

Ce même pape aurait interdit de jeûner le dimanche. Il aurait aussi ordonné de porter dans chaque église un morceau de Pain consacré par le pape à sa messe, en signe de pleine «communion» avec le pape.

Longtemps Miltiade fut retenu au 10 décembre, suite à une erreur évidente du Liber pontificalis. 

 

En vérité, saint Miltiade mourut le 10 janvier 314, et fut enterré dans le cimetière de Calliste. Autre erreur probable : il ne semble pas qu’il mourût martyr, au moment où la paix était accordée à l’Eglise.

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 00:00

Agathon, pape

678-681

 

Saint Agathon fut le soixante-dix-neuvième pape, après Donus.

Il était sicilien, né vers la fin du 6e siècle, probablement à Palerme (dont il est le patron).

Moine avant de devenir trésorier de l’Eglise de Rome, il fut remarqué pour sa science, sa profonde humilité, sa douceur de caractère et son intime désir de faire le bien, autant de qualités qui lui valurent l’élection au siège de Pierre.

C’est d’ailleurs à Agathon que l’on doit une très belle définition de l’infaillibilité pontificale : 

En vertu de l’assistance divine, jamais cette apostolique Eglise (de Rome) n’a dévié de la voie de la vérité, ni professé l’erreur sous quelque forme que ce soit. Son autorité, qui est celle même du Prince des Apôtres, a toujours été reconnue par l’universalité de l’Eglise catholique.

Cette définition fut exprimée au moment du concile de Constantinople, 6e œcuménique, qui devait condamner le monothélisme (680-681). Cette doctrine prétendait qu’il n’y avait en Jésus-Christ, Fils de Dieu, qu’une seule volonté, tandis que l’Eglise voulut au contraire rappeler qu’en vertu de l’union hypostatique, Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai Homme, a abrité en lui deux volontés, l’une divine, l’autre humaine.

Agathon écrivit à ce Concile l’exposé exact et définitif de la juste doctrine catholique des deux volontés.

Le Concile ayant adhéré quasi unanimement à cette doctrine, les Pères mirent en demeure la patriarche Macaire d’Antioche, qui professait le monothélisme, d’adhérer à son tour à la doctrine commune. Sur son refus, il fut déposé.

Par la même occasion, les légats du pape obtinrent enfin de l’empereur la diminution de la taxe que les papes devaient payer à l’empereur au moment de leur élection, et aussi l’exemption de l’approbation de cette élection par l’exarque de Ravenne «au nom du l’empereur».

Le concile de Constantinople est sans doute l’événement majeur du pontificat d’Agathon. Précédemment, le même pape eut à régler deux affaires avec l’Eglise en Angleterre.

L’abbé de Wearmouth, Benoît Biscop, sollicita du pape des privilèges pour son abbaye, mais aussi le concours du grand chantre de la basilique Saint-Pierre, pour enseigner à ses moines le vrai chant de Rome. Le pape saisit l’occasion pour examiner la doctrine des Anglais, ce qui suscita un concile à Hatfield, et une profession de foi du clergé anglais.

L’autre affaire fut le rétablissement sur son siège d’York de l’archevêque Wilfrid, qui avait été déposé de façon irrégulière. Wilfrid se présenta à Rome, et montra une si humble disponibilité à accepter la décision romaine, que sa déposition fut purement annulée (voir au 24 avril).

Le pape saint Agathon mourut peut-être de l’épidémie de peste qui sévit à Rome en 680, de sorte qu’il n’eut pas le temps de recevoir les conclusions du concile de Constantinople. Le Liber pontificalis le fait mourir le 10 janvier 681, jour qui serait plutôt celui de ses funérailles, mais qui est retenu comme dies natalis au Martyrologe.

Saint Agathon fait lui-même remarquer que le style de ses écrits n’atteint pas le niveau de celui de ses prédécesseurs, conséquence des temps difficiles où il vit.

 

Le successeur de saint Agathon sera saint Léon II.

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 00:00

María Dolores Rodriguez Sopeña

1848-1918

 

Elle naquit à Velez Rubio, Almería (Andalousie, Espagne), le 30 décembre 1848, quatrième des sept enfants de Tomás Rodríguez, jeune magistrat et Nicolasa Ortega Salomón.

Une maladie contractée à huit ans la laissa malvoyante pour le reste de ses jours.

En 1866, son père fut nommé magistrat au tribunal d'Almería. Là, dédaignant les fastes de la haute société et préférant le service au prochain, elle fit ses premières expériences d'apostolat, en apportant son aide matérielle et spirituelle à deux sœurs atteintes de typhoïde et à un lépreux, à l'insu de ses parents. A cette éppoque, une dame de la haute société ne se serait jamais aventurée à entrer en contact avec les gens pauvres, mais María voulait avoir une famille en Christ Jésus.

En 1869, installée à Madrid avec une partie de sa famille (car son père avait été nommé à Porto Rico), elle choisit un directeur spirituel et prêta son service en enseignant la doctrine dans la prison des femmes, dans l'hôpital de la Princesse et dans les écoles dominicaines.

En 1872, elle avait vingt-trois ans et la famille se réunit à Porto Rico, en Amérique du Sud, où elle resta pendant cinq ans. Là, eut lieu le contact avec les jésuites. Assistée par le Père Goicoechea, son premier directeur spirituel, elle fonda l'Association des Filles de Marie, ainsi que des écoles pour les jeunes filles de couleur.

En 1873, son père fut transféré à Santiago de Cuba, où le schisme religieux sur l'île limita l'activité de Dolores aux visites aux malades de l'hôpital militaire. Après la recomposition, elle travailla dans les quartiers périphériques et fonda des Centres d'Instruction pour l'enseignement, la catéchèse, la culture et l'assistance médicale.

En 1876, à la mort de sa mère, elle retourna à Madrid, où elle organisa sa vie autour de trois axes : le soin de sa maison et de son père, son apostolat habituel et la vie spirituelle.

En 1883, à la mort de son père, elle fréquenta les Sœurs Salésiennes, mais au bout de dix jours elle abandonna cette vie contemplative pour se consacrer à l'apostolat. Elle fonda une "Maison sociale" - entre autres pour l’aide à la réinsertion des prisonniers - et accomplit son apostolat dans les faubourgs, prémices de l'"Œuvre des Doctrines".

En 1892, sur l’instigation de l’évêque, elle fonda l'association de l'apostolat séculier (aujourd'hui Mouvement laïc Sopeña). Le gouvernements approuva et appuya l’expansion de son travail dans huit quartiers pauvres et surpeuplés des environs de Madrid.

En 1896, elle commença son activité hors de Madrid, surtout dans les grandes villes, et s'établit à Séville, où elle fonda L'Œuvre des Doctrines.

En 1900 elle reçut l’approbation romaine pour une sorte d’institut religieux.

En 1901, elle fonda l'Institut des Dames Catéchistes à Tolède, ainsi qu'une association civile (aujourd'hui Œuvre sociale et culturelle Sopeña - OSCUS). Ses Œuvres de Doctrine se transformèrent en "Centres ouvriers d'Instruction". En quelques années, elle fonda des Communautés et des Centres dans les villes les plus industrialisées, ainsi qu'une maison à Rome (1914) et au Chili (1917).

En 1902, le gouvernement espagnol reconnaissait l’OSCUS comme association civile d’œuvre sociale, approuvée aussi par le Vatican.

L’immense activité de María Dolores s’est ainsi organisée en trois branches : l’Institut des Catéchistes Dolores Sopeña, le Mouvement Laïc Sopeña et la OCSUS, dont elle fut choisie comme Supérieure Générale en 1910.

Actuellement cette triple institution est présente en Espagne, en Italie, et dans grande partie de l’Amérique Latine (Argentine, Colombie, Cuba, Chili, Equateur, Mexique et Saint-Domingue).

María Dolores mourut le 10 janvier 1918 et fut béatifiée en 2003.

 

 

 

 

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 00:00

Léonie Aviat

1844-1914

 

Léonie Aviat naquit à Sézanne, en Champagne, le 16 septembre 1844. 

Elle fit ses études à la Visitation de Troyes, où la Supérieure du monastère, Mère Marie de Sales Chappuis, et l'aumônier, l'Abbé Louis Brisson, exercèrent sur elle une influence décisive. Formée à l'école de saint François de Sales (voir au 28 décembre), elle se prépara, sans la savoir, à sa mission future : la fondation d'une Congrégation de spiritualité salésienne, dédiée à l'évangélisation de la jeunesse ouvrière.

Tout commence en 1866. C’est l'époque où se développe la grande industrie, attirant vers la ville une main-d'œuvre à bon marché : c'est le cas de Troyes, où les usines textiles embauchaient de très jeunes filles, venues de la campagne. 

L'Abbé Brisson, apôtre au cœur ardent et déjà au nombre des précurseurs du grand mouvement social de la fin du XIXe siècle, avait ouvert en 1858, pour les jeunes ouvrières en bonneterie, une maison d'accueil destinée à leur assurer une éducation humaine et chrétienne complète. Devant l'impossibilité de trouver pour ce foyer, dénommé Œuvre Saint-François de Sales, une directrice et un encadrement stables, il décida, sous l'inspiration de Dieu, de fonder une Congrégation religieuse. 

Il trouva en Léonie Aviat une collaboratrice de choix, en qui il reconnut par ailleurs une vocation religieuse. En effet la jeune fille, ses études achevées, avait quitté le monastère de la Visitation, avec la ferme intention d'y revenir comme Sœur converse. Mais l'Abbé Brisson et la Mère Chappuis lui conseillèrent d'attendre. 

Obéissant à ce qu'elle considérait comme la voix de Dieu, elle en reçut bientôt un signe particulier qui ne pouvait être une illusion : entrée par nécessité dans l'usine d'optique de Sézanne, sa ville natale, un trait de lumière traversa son esprit et orienta sa décision. La vue de l'atelier peuplé de jeunes ouvrières appliquées à leur travail, sous l'œil attentif et maternel d'une surveillante, fit naître en son cœur le désir de prendre place parmi elles pour les conseiller et les guider. Cet attrait se fera plus pressant le jour où l'Abbé Brisson l'invitera à visiter l'œuvre ouvrière qu'il avait fondée à Troyes.

Le 18 avril 1866, Léonie entra à l'Œuvre Saint-François de Sales, avec une de ses anciennes compagnes de la Visitation, Lucie Canuet.

Le 30 octobre 1868, la jeune fondatrice vêtit l'habit religieux et reçut le nom de Sœur Françoise de Sales. C’était tout un programme, ainsi qu'elle l'exprima, en forme de prière, dans ses notes intimes : Saint François de Sales, vous m'avez choisie pour être à la tête de cette petite troupe, donnez-moi votre esprit, votre cœur... Faites-moi part de votre union à Dieu et de cet esprit intérieur qui sait tout faire avec lui et rien sans lui (Août 1871). 

La petite troupe dont elle devenait le guide se mit sous la protection du saint Evêque de Genève et en adopta entièrement la spiritualité et la pédagogie, d'où l’appellation qu’elles prirent d’Oblates de Saint-François de Sales, c'est à dire offertes par toute leur vie à Dieu et au prochain.

Le 11 octobre 1871, Sœur Françoise de Sales fit Profession et, l'année suivante, fut élue Supérieure ; la nouvelle Congrégation était ainsi établie canoniquement et pouvaitt prendre son essor. 

La communauté grandit, les œuvres ouvrières se développèrent. En même temps, s'ouvrirent dans les paroisses des écoles élémentaires et, à Paris, le premier collège de jeunes filles, que Mère Aviat dirigera pendant huit ans. L'apostolat des Oblates s'étendit ainsi aux différentes classes sociales, à toutes les formes d'éducation et, dès les années de fondation, aux missions.

Après une période d'effacement qui mit en lumière sa grande humilité, Mère Françoise de Sales fut, en 1893, à nouveau élue Supérieure générale, charge qu'elle occupera jusqu'à sa mort. 

Elle s’employa désormais à développer les œuvres de la Congrégation en Europe, en Afrique du Sud et en Equateur, entourant chaque communauté et chacune de ses Sœurs de son inlassable sollicitude. 

En 1903, elle dut faire face à la persécution religieuse en France, pour y maintenir les maisons qui pouvaient l'être et transférer la Maison-Mère à Pérouse, en Italie. 

En 1911, elle fit approuver les constitutions de l'Institut par le Pape saint Pie X.

Le 10 janvier 1914, elle mourut à Pérouse, dans la sérénité et l'abandon à Dieu, fidèle jusqu'à son dernier souffle à la résolution du jour de sa profession : M'oublier entièrement, laissant à ses filles cette consigne très salésienne : Travaillons à faire le bonheur des autres.

 

Léonie Aviat fut béatifiée en 1992 et canonisée en 2001 ; le Martyrologe la mentionne au 10 janvier.

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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 00:00

Alix Le Clerc

1576-1622

 

La future fondatrice de la Congrégation de Notre-Dame naquit en la fête de la Purification de Marie, le 2 février 1576, à Remiremont (Vosges), où elle grandit paisiblement.

Son père, Jean Le Clerc, était seigneur de Roville-aux-Chênes ; sa mère, Anne Sagay.

A dix-sept ans elle éprouva le désir de faire une profonde confession, dont la Sainte Vierge la félicita dans un rêve. Ce n’était pas le dernier «signe» qu’elle allait recevoir.

En 1595, la famille déménagea à Hymont, près de Mirecourt, toujours dans les Vosges. Hymont dépendait de la paroisse de Mattaincourt, dont le nouveau curé était un certain Pierre Fourier. Entre lui et Alix, les débuts furent difficiles, car il se montrait très sévère envers la jeune fille pour éprouver sa personnalité et sa vocation.

Alix vit en songe le diable qui emmenait au bal tous ses amis. Elle en éprouva une sainte frayeur et fit vœu de virginité.

Sa famille ne vit pas du tout favorablement son désir d’entrer chez les Clarisses de Pont-à-Mousson, comme le lui suggérait Pierre Fourier. Mais ils furent bien étonnés de l’entendre annoncer que, d’après un songe qu’elle avait fait, elle devait fonder une nouvelle Congrégation.

L’abbé Fourier, de son côté, voulait bien la soutenir, mais voulait - comme signe du Ciel - voir arriver quelques postulantes : justement, il s’en présentèrent quatre, et le pieux curé leur confiait l’instruction des petites filles pauvres.

Mais la famille… Monsieur Le Clerc envoya sa fille chez les Sœurs grises d’Ormes, non loin de là, où la pauvre Alix se morfondait.

Providentiellement, une chanoinesse de Poussay, Madame d’Apremont, voulut bien recevoir les jeunes filles dans son abbaye : Poussay satisfit Monsieur Le Clerc et bien sûr l’abbé Fourier.

Une école fut ouverte à Poussay, qui attira les élèves à la grande satisfaction des parents.  Bien plus tard, même un Jules Ferry, lui-même vosgien, évoquera l’école de Poussay comme la naissance de l’instruction primaire en Lorraine et de l’enseignement des filles en France. 

Mais les chanoinesses furent jalouses de ces jeunes institutrices, de leurs mortifications, de leur succès : elles les installèrent à Mattaincourt (1599), où Pierre Fourier put les assister davantage. 

Un orage menaça les institutrices-novices : on voulait les déplacer à Verdun, dans l’espoir que la séparation de Pierre Fourier ferait cesser ces nouveautés. Ce fut tout le contraire.

La petite communauté fut bientôt divisée en deux, une partie à Mattaincourt, l’autre à Saint-Mihiel, toujours dans une propriété de Madame d’Apremont. C’est là qu’Alix subit une terrible épreuve contre la foi, comme il arrive souvent dans la vie des Saints : la nuit de la foi, où l’on se croit abandonné de Dieu, condamné, inutile, et où le diable fait tout pour mener les âmes au désespoir et à l’abandon de leur mission. Mais Alix retrouva le calme, grâce aux bons conseils de Pierre Fourier.

En 1603, le cardinal Charles de Lorraine approuva le nouvel Institut. Les vocations affluèrent et d’autres maisons s’ouvrirent à Pont-à-Mousson et à Saint-Nicolas-du-Port (Meurthe-et-Moselle). Puis Alix put acheter le prieuré Notre-Dame à Nancy, ancienne maison bénédictine.

Revenue un moment à Mattaincourt pour se «ressourcer», Alix dut s’humilier devant les exigences de la supérieure et de Pierre Fourier, qui voulaient la mettre à l’épreuve. Elle fut quelque temps abaissée au rang des dernières novices, mais au lieu d’être brisée et révoltée, elle en sortit au contraire toute pacifiée et revigorée, tant elle était soumise et obéissante : elle accepta par exemple - non sans se combattre violemment - d’aller orner l’église au lieu d’assister sa mère mourante.

Pierre Fourier n’avait désormais plus de doute sur cette sainte vocation. En 1615, le nouvel Institut obtenait l’existence canonique.

Alix fut envoyée un moment chez les Ursulines à Paris, pour mieux connaître la vie religieuse. Elle faillit même unir son Institut aux Ursulines, mais le cardinal de Bérulle, consulté, le lui déconseilla et Alix rentra à Nancy.

En 1616, puis 1628, l’Institut fut habilité à recevoir des élèves internes, puis aussi externes. Les Religieuses feraient un quatrième vœu, celui d’enseigner la jeunesse.

Elles s’installèrent officiellement dans leur maison de Nancy en 1617, après leur prise d’habit et l’établissement de la clôture. Alix prenait alors le nom de Mère Thérèse de Jésus : elle se trouvait à la fois novice et maîtresse des novices ! Son nouveau confesseur, le jésuite Guéret, la pria d’écrire sa vie.

En 1618 se firent les premières professions. En 1621 Alix put acheter une nouvelle maison à Nancy.

En 1620, Alix retomba malade. A Nancy, elle eut encore la visite de la duchesse Marguerite, de l’évêque de Toul, de Pierre Fourier, et s’éteignit doucement le 9 janvier 1622.

`Le corps d’Alix fut inhumé dans le chœur des Religieuses, mais six ans plus tard il fallut déplacer le corps pour exécuter des travaux, et depuis on perdit la trace de ces précieuses reliques. On les retrouva enfin en 1950 sans qu’on sache comment elles étaient arrivées au 9 rue Barrès à Nancy.

Alix Le Clerc a été béatifiée en 1847.

 

A la mort d’Alix, il y avait des maisons à Verdun, Châlons-en-Champagne, Bar-le-Duc, Mirecourt, Epinal, La Mothe-en-Bassigny, Soissons. Avant la Révolution, il y eut jusqu’à quatre-vingt quatre monastères et quatre mille Religieuses. Des péripéties diverses réduisirent ces glorieux effectifs à vingt-sept monastères et douze-cents Religieuses au 19e siècle.

Des Unions s’ouvraient aussi à l’étranger, s’inspirant de la Congrégation de Notre-Dame. Elles fusionnèrent en 1962 sous le nom de Chanoinesses de Saint-Augustin de la Congrégation Notre-Dame.

 

 

 

 

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