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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 00:00

Grégoire de Langres

† 539

 

Le comte Gregorius gouverna le pays d’Autun pendant une quarantaine d’années, durant lesquelles on peut dire que les méchants eurent la vie dure.

De son épouse Armentaria, il eut deux fils, dont on va reparler. Devenu veuf, il voulut se retirer dans la prière et la solitude avec Dieu, au point qu’on le choisit pour devenir évêque à Langres (Haute-Marne). 

On aurait pu prétendre qu’il n’avait pas la préparation nécessaire pour une telle responsabilité, dont cependant il s’acquitta avec le plus grand souci de sainteté, jeûnant et priant : jamais de viande, que du pain d’orge comme nourriture, juste quelques gouttes de vin dans son eau, et surtout de longues veilles de prière nocturne.

En déplacement à Dijon, il alla prier dans la chapelle des reliques : un clerc l’observait et attesta que, durant sa prière, les Saints dont il vénérait les reliques, vinrent alors se joindre à lui pour chanter les louanges de Dieu.

Il participa aux conciles régionaux d’Epaone et de Clermont (517 et 525).

Grégoire, dit-on, gouverna le diocèse de Langres pendant trente-trois ans, autant que les années du Christ sur la terre. Si ce calcul est juste, notre Saint est mort plus qu’octogénaire, peut-être même nonagénaire.

Il mourut le 4 janvier 539.

Qui lui succéda fut son propre fils, Tetricus. Quant à l’autre fils, dont on ne connaît pas le nom, il fut le grand-père d’un autre Grégoire, historien fameux et évêque à Tours (voir au 17 novembre).

 

Les miracles furent nombreux après sa mort, et Grégoire de Langres est commémoré le 4 janvier au Martyrologe.

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 00:00

Elizabeth Ann Seton

1774-1821

 

Les parents d’Elizabeth Ann Seton étaient des épiscopaliens résidant à New York : Richard Bayley, descendant d’une famille protestante française, était chirurgien et professeur d’anatomie ; son épouse, Catherine Charlton, était la fille d’un ministre épiscopalien ; tous deux vivaient très chrétiennement leur foi anglicane et firent bientôt baptiser leur fille.

Elizabeth Ann était née le 28 août 1774 à New York ; elle avait une grande sœur, Mary Magdalene ; une troisième, Catherine, mourut peu après la naissance. Dès 1777, les deux filles furent orphelines de leur mère.

Le papa se remaria avec Charlotte Amelia Barclay, qui était de la famille de Roosevelt. Cette deuxième maman était active dans la vie sociale, et donna à Elizabeth Ann l’exemple d’une charité vivante.

Cinq autres enfants vinrent au monde ; malgré cela, le couple éclata ; le père partit faire d’autres études médicales à Londres, la mère rejeta les deux filles aînées, qui se réfugièrent chez leur oncle paternel à New Rochelle. 

En grandissant, Elizabeth Ann lisait beaucoup, mais en particulier la sainte Bible. La séparation de cette deuxième maman la fit réfléchir, elle écrivait des notes dans son Journal intime, où l’on peut lire sa sensibilité pour la nature, pour la poésie, pour le piano. Elle lisait couramment le français, jouait fort bien de la musique, et pratiquait l’équitation de haut niveau.

Elle épousa en 1794 William Magee Seton, un riche armateur, et ils eurent cinq enfants, trois filles et deux garçons : Anna Maria, William, Richard, Catherine, Rebeca Mary. Catherine fut une des premières à rejoindre sa mère dans la fondation religieuse. Rebeca fut celle qu’Elizabeth Ann appelait la sœur de son âme : elle était sa confidente, et l’accompagna dans ses démarches auprès des malades et des mourants.

Déjà à cette époque, Elizabeth Ann s’organisait avec d’autres dames pour visiter les malades  et les aider autant que possible. Ce groupe constituait déjà des Dames de la Charité. 

A la mort de son beau-père, Elizabeth s’occupa maternellement aussi des sept jeunes enfants de celui-ci, les petits frères et sœurs de son mari, en même temps qu’il fallait bien gérer l’importante entreprise familiale, une entreprise commerciale liée à d’importantes maisons européennes.

L’entreprise fit faillite, suite au blocus imposé par l’Angleterre à la France napoléonienne, et à la perte de plusieurs bateaux en mer. En outre William fut atteint de tuberculose. Malgré une tentative d’améliorer sa santé en venant à Livourne (Italie), il y mourut en 1803 et fut enterré dans le vieux cimetière anglais de la ville. La jeune veuve fut charitablement accueillie par leurs grands amis de Livourne, et fut touchée par leur foi profonde, en particulier elle désira recevoir l’Eucharistie.

De retour en Amérique, après la mort de sa chère (deuxième) maman, Elizabeth Ann se convertit au catholicisme (1805). La paroisse Saint-Pierre de New York était l’unique église catholique, les lois anti-catholiques n’ayant été levées que peu de temps auparavant. L’année suivante, Elizabeth Ann reçut la Confirmation de l’unique évêque catholique d’alors, résidant à Baltimore. Cette conversion eut pour conséquence immédiate la rupture de la part de la famille et des amis d’Elizabeth Ann, qui connut alors la pauvreté.

Elle fit la connaissance d’un prêtre sulpicien, dont la communauté avait émigré lors de la Terreur en France et qui désirait fonder un séminaire catholique pour les Etats-Unis.

De son côté, l’évêque de Baltimore proposa à Elizabeth Ann d’ouvrir une école pour les jeunes filles de cette ville, financée par un généreux bienfaiteur. L’école Saint-Joseph ouvrit en 1809 à Emmitsburg, première école libre des Etats-Unis. Successivement, Elizabeth Ann élargit son œuvre aux enfants de familles pauvres.

Quelques autres dames s’étant jointes à Elizabeth Ann, elles se lièrent dans une nouvelle Communauté de Sœurs de la Charité. Elizabeth fit ses premiers vœux en 1809, et deviendra désormais Mère Seton. Les constitutions de la nouvelle Famille, reprenant l’idéal des Filles de la Charité fondées par saint Vincent de Paul, furent approuvées en 1812.

Elizabeth Ann fut très combattue par ses connaissances, pour abandonner son idéal. Des conflits divers - auxquels s’ajouta la mort de ses deux filles, ne purent l’ébranler.

Dès 1818, s’ouvrirent en plus deux orphelinats et une autre école.

Plus tard (1880), cette Communauté se réunira officiellement à la communauté française des Filles de la Charité, selon la volonté de la Fondatrice. Actuellement, six Communautés ou Associations se réclament de la fondation d’Elizabeth Ann.

Il ne faudrait pas croire qu’Elizabeth Ann se contentât de faire l’école aux petites filles et aux pauvres. Elle vivait intensément de la prière : Nous devons prier sans cesse, disait-elle, dans tous les instants de notre vie, dans toutes nos activités. Cette prière doit devenir une constante élévation de notre cœur vers Dieu, une communication permanente avec Lui.

La prière favorite d’Elizabeth était le psaume 23. Elle lisait continuellement l’Ecriture, elle avait une profonde dévotion pour l’Eucharistie et la très Sainte Vierge Marie. Les trois dernières années de sa vie, Elizabeth Ann sentit que Dieu allait la rappeler, ce qui lui donnait une grande joie. Après cette vie toute donnée aux enfants pauvres, Elizabeth Ann, elle même rongée par la tuberculose, mourut le 4 janvier 1821 à Emmitsburg, à tout juste quarante-six ans.

Elle a été béatifiée en 1963, et canonisée en 1975. C’est la première femme des Etats-Unis canonisée.

Le miracle retenu pour la béatification fut la guérison d’un enfant atteint de leucémie, grâce à l’intercession d’Elizabeth Ann. Ceux pour la canonisation furent la guérison d’une Religieuse malade de cancer, et la guérison d’un autre enfant atteint d’encéphalite.

Patronne des veuves, des enfants proches de la mort et des instituteurs, sainte Elizabeth Ann est fêtée le 4 janvier.

 

Un neveu de sainte Elizabeth Ann, James Roosevelt Bayley, lui aussi converti, devint évêque à Baltimore et fonda en 1856 la Seton Hall University.

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 00:00

Titus

1er siècle

 

Tite fut un disciple tout dévoué à son maître saint Paul, à qui il devait sans doute sa conversion au christianisme, sans passer par le rite de la circoncision désormais jugée obsolète par l’Apôtre Paul (cf. Gal 2:1-4).

Pour seconder l’apostolat de Paul, Tite fera plusieurs voyages, deux ou trois à Corinthe, en l’île de Crète où il organisera l’Eglise sur les conseils de Paul, puis en Dalmatie, avant de revenir en Crète où il mourut, vers 96.

Saint Paul écrivit une (brève) Lettre à Tite.

Saint Tite est vénéré comme le premier apôtre de la Dalmatie, là où naîtrait plus tard saint Jérôme.

Longtemps le corps de saint Tite fut conservé dans la cathédrale de Gortyne (centre-sud de  Crète), jusqu’en 823 lors de l’irruption des Sarrasins qui, comme ailleurs, ne laissèrent que des ruines. On ne retrouva que le chef de saint Tite, qui fut transporté à Venise.

Les Orthodoxes fêtent saint Tite le 25 août, tandis qu’il est actuellement fêté dans l’Eglise catholique, conjointement avec l’autre disciple de saint Paul, saint Timothée, le 26 janvier. 

Au Martyrologe, saint Tite était anciennement au 4 janvier, puis au 6 février depuis le 19e siècle, sans raison majeure pour l’une ou l’autre date. C’est pourquoi on l’a laissé ici au 4 janvier.

 

 

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 00:00

Kuriakose Elias Chavara

1805-1871

 

Kuriakose naquit le 10 février 1805 à Kainakary (Alappuzha, Kerala, Inde), de Iko Kuriakose Chavara et Mariam Thoppil, un couple catholique appartenant à l’Eglise syro-malabare, une branche de l’Eglise universelle qui remonte à l’apôtre saint Thomas et qui a conservé ses traditions anciennes.

Le petit garçon fut baptisé huit après sa naissance, selon l’habitude de cette Eglise, et reçut le nom de Kuriakose, qu’on peut traduire chez nous par Cyriaque.

Après l’école du village de Kalari, où il étudia les dialectes locaux, Kuriakose poursuivit ses études sous la conduite attentive du curé qui, en 1818, le fit entrer au séminaire de Pallipuram, dirigé par les deux prêtres Malpan Thomas Porukara et Malpan Thomas Palackal.

Kuriakose fut ordonné prêtre en 1829 et, après un bref ministère en paroisse, fut appelé à remplacer Malpan Thomas Palackal qui devait s’absenter périodiquement.

 En 1855, Kuriakose entra dans l’Ordre des Carmes déchaux, avec le nom de Kuriakose Elias de la Sainte Famille.

Ce n’était pas un coup de tête ni un changement d’orientation : Kuriakose resta en profonde union avec les deux prêtres du séminaire et même, aidé par eux, fonda une congrégation pour hommes, affiliée aux Carmes déchaux, qui prendra le nom de Carmes de Marie-Immaculée, dont la première maison fut construite à Mannanam. A la mort des deux prêtres, Kuriakose deviendra supérieur.

En 1866, cette fois avec l’appui d’un missionnaire italien, il fonda la branche féminine ou Congrégation de la Mère du Carmel, qui compta déjà plusieurs maisons du vivant du Fondateur.

Rempli de saints projets, le père Kuriakose donna un grand élan novateur à l’Eglise : les deux congrégations qu’il fonda sont absolument autochtones ; l’école de sanscrit et l’imprimerie catholique sont les premières du genre (1846) ; c’est à lui que remonte la paternité de l’édition de livres liturgiques (bréviaire, calendrier, livres de prières) pour l’Eglise syro-malabare.

Ces Religieux et Religieuses sont très actifs et efficaces : ils publient, ils tiennent des maisons pour les indigents et les mourants, ils ont ouvert des écoles dans chaque paroisse, des cours pour les catéchumènes, des séminaires pour le clergé, des retraites pour prêtres ou pour laïcs, et bien d’autres activités encore.

En 1861, Kuriakose fut nommé vicaire général de l’Eglise syro-malabare ; il s’employa à renforcer les liens de toute cette Eglise avec l’Eglise catholique romaine, car un courant schismatique en provenance de l’Eglise nestorienne menaçait de diviser l’Eglise syro-malabare.

Le père Kuriakose laissa aussi quelques ouvrages : un Testament d’un Père aimant, qui contient des conseils pour les familles ; une œuvre poétique en langue malayalam, Ghandakavyam.

Kuriakose Elias mourut au monastère de Koonammavu (Kochi), le 3 janvier 1871.

Le monastère de Mannanam où repose sa dépouille reçut et reçoit une pluie de bénédictions sur ceux qui demandent son intercession.

 

Le père Kuriakose Elias fut béatifié en 1984 et canonisé en 2014.

 
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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 00:00

Geneviève

422-500

 

La vie extraordinaire de sainte Geneviève nous est connue par une excellente relation d’un contemporain de celle-ci. Comme tous les témoignages de ce genre, il n’a pas manqué de critiques qui ont prétendu que ce «contemporain» était un faussaire de deux siècles plus récent qu’il ne le prétend. Une telle sainteté est «gênante», tant de miracles sont «excessifs». Le rationaliste exige toujours «un signe», comme les Juifs du temps de Jésus ; mais quand les signes abondent, le rationalisme les qualifie de suspects.

Geneviève avait pour parents Severus et Gerontia, qui la firent baptiser sans tarder. Le nom de Genovefa fut donné par la marraine, selon une tradition ancienne qui persiste encore dans l’Eglise orthodoxe.

Le village natal de Geneviève, Nanterre, possède encore un puits, dont on va parler plus bas.

Vers 430, passait par là saint Germain d’Auxerre, qui fut divinement inspiré de reconnaître en cette petite fille une âme à la destinée toute spéciale : il la consacra à Dieu et lui remit une petite médaille portant la croix, en lui recommandant de ne rien porter d’autre à la place.

Geneviève intensifia sa vie de prière et de pénitence, qui finit par exaspérer sa mère. Celle-ci un jour lui donna une gifle, et en devint aveugle sur le champ. Geneviève ira un jour à ce puits chercher de l’eau pour sa mère : quand elle s’en fut frotté les yeux, elle recouvra la vue.

A quinze ans, Geneviève se consacra totalement et définitivement à Dieu. Ses parents moururent bientôt et elle se réfugia chez sa marraine à Paris. Geneviève reçut le don de lire dans les âmes, elle eut des extases, mais n’en abandonna pas pour autant sa vie de prière et de pénitence : elle ne mangea que le dimanche et le jeudi, ne prenant que du pain d’orge et des fèves cuites à l’huile, jamais de vin, elle s’enferma longuement dans le silence de sa chambre.

Là encore il ne manqua pas de mauvaises langues ; là encore saint Germain eut l’occasion de passer et de rendre un témoignage éloquent des vertus de «sa» jeune vierge.

La dévotion de Geneviève à saint Denis, premier évêque à Paris, fut à l’origine de la première basilique de Saint-Denis ; son érection s’accompagna de prodiges dûs à la sainteté et à l’esprit de prophétie de Geneviève.

Un autre Saint était l’objet de la dévotion de Geneviève : saint Martin de Tours. Elle se rendit à son tombeau et y opéra encore des prodiges, des guérisons de possédés.

En 451, Attila menaça à nouveau Paris. Geneviève convainquit non sans peine les habitants de ne pas quitter Paris, leur promettant qu’Attila les épargnera, ce qui s’avéra en effet, car Attila dévia sa course et fut battu peu après.

Quand Paris manqua de vivres, Geneviève eut l’inspiration de diriger toute une flottille pour aller chercher des vivres par voie d’eau, qu’elle rapporta aux Parisiens, - non sans d’autres miracles pour protéger les bateaux qui faillirent chavirer.

Elle exerça une influence sur les rois Childéric et Clovis ; de l’un elle obtint un adoucissement envers des condamnés à mort ; de l’autre, des mesures de bonté envers les pauvres.

Geneviève mourut octogénaire, un 3 janvier de 500 environ. 

Le tombeau de sainte Geneviève n’a cessé d’attirer les fidèles. Plusieurs fois on porta en procession ses reliques devant les dangers, pour conjurer l’invasion des Normands, la montée des eaux de la Seine, des épidémies, jusqu’en 1914, quand les troupes françaises barrèrent la route à l’envahisseur, justement au plateau et au village de Sainte-Geneviève, au Grand-Couronné.

Il y eut toujours des miracles, des guérisons, sur le passage de ces reliques. Une des plus célèbres guérisons fut celle d’Erasme en 1496.

En 1793, les ennemis de l’Eglise brûlèrent en Place de Grève les précieuses reliques et en jetèrent les cendres dans la Seine.

 

Le Martyrologe commémore sainte Geneviève le 3 janvier.

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 00:00

Anthère

235-236

 

Ce dix-neuvième pape fut élu parce que son prédécesseur, saint Pontien, exilé en Sardaigne, s’était démis de sa charge.

Son pontificat, un des plus brefs de l’histoire, dura quarante-trois jours, au terme desquels la tradition parle de son martyre, sans qu’on sache rien sur cet épisode.

Saint Anthère a été le premier enseveli dans le cimetière de Calixte.

Le Martyrologe le mentionne le 3 janvier.

 

Après lui fut élu saint Fabien.

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 00:00

Tesifonte Ortega Villamudrio

1912-1937

 

Né le 10 avril 1912 à Arlanzón (Burgos), Tesifonte était le fils de Bernardino et Valentina, qui le firent baptiser deux jours après. Ctésiphon est le nom d’un des premiers évangélisateurs d’Espagne, voir au 1er mai).

A sept ans, Tesifonte reçut la Première comunion, et la Confirmation à onze ans.

En 1924, ses parents le conduisirent pleins de joie au collège des Frères maristes de Arceniega. Le jeune garçon n’était pas encore prêt pour ces études et pour cette nouvelle ambiance ; il revint reprendre des forces chez lui et, bien remis, fut admis au noviciat de Las Avellanas en 1929.

En 1930, il reçut l’habit, et le nom de Néstor Eugenio. Il fit sa première profession en 1931.

Il fit ensuite des études de pédagogie, compléta sa formation, et fut envoyé d’abord au collège de Haro (1933).

Il enseigna ensuite à Saragosse (1935), puis arriva à Carrejo.

Ses élèves se rappelèrent toujours qu’il était proche d’eux, qu’il leur donnait le goût de l’étude, de la prière. Malgré sa timidité native, il était toujours prêt à se donner au-delà de ce qu’on exigeait de lui.

Les événements se précipitèrent et ne lui laissèrent pas le temps de faire la profession perpétuelle (qu’il fit dans son cœur).

Lors de la révolution de 1936, il fut arrêté avec ses Confrères de Cabezón et de Carrejo, le 30 septembre 1936.

Ils furent conduits à la prison de Santander. Le 1er janvier, Tesifonte et trois autres Frères furent «appelés». On ne les revit plus. On suppose qu’ils furent, eux aussi, jetés à la mer depuis le phare. 

La date supposée de leur martyre, leur dies natalis, est au 2 janvier.

Ils ont été béatifiés en 2013.

 

 

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 00:00

Jaime Cortasa Monclús

1883-1937

 

Né le 15 juillet 1883 à Millá (Lleida, Espagne), Jaime (Jaume) était le fils de Juan et Antonia, de bons chrétiens qui le firent baptiser le 5 août suivant.

Dès qu’ils comprirent que leur fils était appelé par Dieu, ils le conduisirent sans attendre au noviciat des Frères maristes de Vic, en août 1898.

Début 1899, Jaime reçut l’habit, et le nom de Pedro. Il fut alors à San Andrés de Palomar, puis cuisinier à Malgrat de Mar.

En 1900, il émit un premier vœu d’obéissance et enseigna à Sabadell, San Andrés de Palomar, Torrelaguna. 

Il fit la profession solennelle en 1905, à Manresa, et fut ensuite directeur à Torrelaguna (1910), à Cabezón de la Sal (1916), à Arceniega (1922), de nouveau à Cabezón (1925-1936) comme directeur et/ou professeur.

Où qu’il fût, il montra tout son amour désintéressé pour les élèves, surtout les pauvres, pour leur apporter cette culture et la foi chrétienne qui en feraient de bons chrétiens.

Lors de la révolution de 1936, il fut arrêté avec ses Confrères de Cabezón et de Carrejo, le 30 septembre 1936.

Ils furent conduits à la prison de Santander. Le 1er janvier, Jaime et trois autres Frères furent «appelés». On ne les revit plus. On suppose qu’ils furent, eux aussi, jetés à la mer depuis le phare. 

La date supposée de leur martyre, leur dies natalis, est au 2 janvier.

Ils ont été béatifiés en 2013.

 

 

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 00:00

Henri Oza Motinot

1877-1937

 

Né le 1er août 1877 à Lyon, Henri était le fils de Michel Oza et Marie-Louise Motinot, qui le firent baptiser le 5 août suivant.

Quand les parents déménagèrent à Saint-Donat (Drôme), Henri fréquenta l’école tenue par les Frères maristes, où il fut emballé par l’idéal de la vie religieuse.

En 1893 il entra au noviciat de Saint-Paul-Trois-Châteaux, fut vêtu et prit le nom de Colombanus Paul.

En 1894, il passa à Avignon son Brevet, diplôme requis pour enseigner alors en France.

En 1896, selon l’habitude de l’époque, il émit un premier vœu d’obéissance, et fit la profession perpétuelle en 1901.

Jusqu’en 1904, on l’envoya en divers endroits de France, cuisinier à Salon-de-Provence, de nouveau à Saint-Paul, professeur auxiliaire à droite et à gauche…

En 1904, au moment de la crise entre l’Eglise et l’Etat, il quitta la France et fut au collège de Pamplona.

Par bonheur, il avait une bonne connaissance de l’espagnol, de l’anglais, de la musique aussi. Son «défaut» était une timidité excessive, qui l’empêchait de s’imposer et de maintenir l’ordre, même auprès des tout-petits.

Il changea souvent de poste à cause de ce problème. Il sembla se trouver au «bon» endroit en arrivant à Carrejo : il faisait la cuisine, s’occupait des petits enfants, et était bien encadré par les trois autres Frères maristes.

Ce qui l’aida particulièrement, fut sa parfaite obéissance aux directives du Directeur : il donnait des leçons particulières de français, et tenait l’orgue à la paroisse.

Lors de la révolution de 1936, il fut arrêté avec ses Confrères de Cabezón et de Carrejo, le 30 septembre 1936.

Il aurait pu faire valoir sa nationalité française et repartir sain et sauf chez les siens en France, mais il ne voulut pas se séparer de ses Confrères et partagea leur sort.

Ils furent conduits à la prison de Santander. Le 1er janvier, Henri et trois autres Frères furent «appelés». On ne les revit plus. On suppose qu’ils furent, eux aussi, jetés à la mer depuis le phare. 

La date supposée de leur martyre, leur dies natalis, est au 2 janvier.

Ils ont été béatifiés en 2013.

 

 

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 00:00

Baldomero Arribas Arnaiz

1877-1937

 

Né le 27 février 1877 à Santibañez de Esgueva (Burgos), Baldomero était le benjamin des trois enfants de Martín et María et reçut au baptême les noms de Baldomero, Román, Teófilo, Justo.

Les parents étaient de simples cultivateurs, et le papa avait aussi comme passe-temps la chasse et la pêche.

Après l’école communale, Baldomero entendit l’appel de Dieu et entra en 1890 au collège tenu par les Frères maristes à Canet de Mar (Barcelone).

Le 22 janvier 1892, à quinze ans, il entra au noviciat, fut vêtu et prit le nom de Narciso.

En 1894, à Girona, il eut le diplôme d’instituteur d’école élémentaire et, selon l’habitude de l’époque, émit un premier vœu d’obéissance.

A partir de 1895, il enseigna à Canet de Mar et Girona, où il fut même nommé directeur de l’école entre 1901 et 1903, puis ce fut une cascade de nominations et d’autant de déplacements : Palafrugell, Tarazona, Cartagena, Murcia, Malgrat de Mar, Calatayud, Cullera, de nouveau Girona, Igualada, Lleida, Toledo, Zaragoza, de nouveau Calatayud, enfin Cabezón de la Sal.

Il faut faire preuve d’une grande disponibilité de cœur, pour se laisser ainsi déplacer continuellement au gré des nécessités et des événements ; seize postes en quarante ans, représentent une moyenne de deux années et demie à chaque lieu, de quoi acquérir un détachement total de la terre et des hommes… Mais ce n’était pas fini. Baldomero-Narciso devait donner encore plus : il fut martyr.

A Cabezón, son dernier poste à partir de 1933, il montra tout son amour désintéressé pour les élèves, surtout les pauvres, au point d’être surnommé ami des pauvres, et qu’il reçut même une lettre anonyme de reproches pour cet «excès» de bonté.

Lors de la révolution de 1936, il fut arrêté avec ses Confrères de Cabezón et de Carrejo, le 30 septembre 1936.

Ils furent conduits à la prison de Santander. Le 1er janvier, Baldomero et trois autres Frères furent «appelés». On ne les revit plus. On suppose qu’ils furent, eux aussi, jetés à la mer depuis le phare. 

La date supposée de leur martyre, leur dies natalis, est au 2 janvier.

Ils ont été béatifiés en 2013.

 

 

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