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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 23:00

Philipp Evans

1645-1679

John Lloyd

?-1679

 

On ne sait pas beaucoup de choses sur ces deux prêtres, qu’une même mission, une même fidélité, un même jugement inique et une même mort réunirent dans la sainteté.

 

1. Philip Evans

Il était né à Monmouth en 1645, et reçut sa formation à Saint-Omer, comme beaucoup de candidats anglais au sacerdoce, puis entra dans la Compagnie de Jésus à Watten le 7 septembre 1665. Ordonné prêtre à Liège, il fut envoyé en mission dans le sud du Pays de Galles, en 1675.

Plein de zèle, il n’hésitait pas à affronter le climat anti-catholique officiel, mais on ne le dérangea pas tout de suite. C’est dans le cadre du fameux “complot d’Oates” qu’il fut arrêté après-coup.

En novembre 1678, un certain John Arnold de Llanvihangel Court, près de Abergavenny, pourchasseur de prêtres, offrit l’énorme rançon de deux-cents Livres pour l’arrêter.

Malgré le danger qu’il courait, Philip refusa imperturbablement d’abandonner son troupeau. 

On l’arrêta chez Monsieur Christopher Turberville à Sker, dans la Glamorganshire, le 4 décembre 1678.

On lui proposa de prêter un serment qui lui garantissait la liberté, mais il refusa net.

 

2. John Lloyd

C’était un prêtre gallois, du Breconshire. Il fut formé d’abord à Ghent, puis au Collège anglais de Valladolid en Espagne dès 1649, où il s’engagea pour la mission en Angleterre.

Envoyé au Pays de Galles en 1654 pour exercer le saint ministère auprès des Catholiques clandestins, il se donna à sa vocation sans interruption pendant vingt-quatre années.

Il est arrêté finalement chez Monsieur Turberville, le 20 novembre 1678.

 

A ce point de nos deux récits, les deux prêtres se retrouvent sur le même chemin. Ils sont emprisonnés dans la prison de Cardiff.

On les passe en jugement le lundi 5 mai 1679, à Cardiff. Aucun des deux n’est accusé d’avoir participé au complot d’Oates, mais ils sont tous deux accusés d’être prêtres, d’être entré dans le territoire du Pays de Galles contrairement aux lois, et sont donc accusés de trahison pour avoir exercé le ministère sacerdotal.

Remis en prison, ils eurent un moment de traitement amélioré.

On leur annonça le 21 juillet que leur exécution était prévue pour le lendemain, 22 juillet. Philip était en train de jouer au tennis, et tint à finir sa partie avant de réintégrer la prison. Evans employa ses dernières heures à jouer de la harpe.

Ils furent exécutés à Pwllhalog (Cardiff).

Philipp fut exécuté le premier. Il s’adressa au peuple en gallois et en anglais, et prit congé de John : “Adieu, Père Lloyd ! Quoique pour très peu de temps, car nous allons bientôt nous rencontrer de nouveau !” Quant à John, il se contenta de quelques mots, affirmant qu’il n’avait “jamais été un bon orateur dans sa vie”.

Béatifiés en 1929, ils ont été canonisés en 1970, parmi les quarante Martyrs d’Angleterre et du Pays de Galles, et sont commémorés dans le Martyrologe au 22 juillet.

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 23:00

Maria de Magdala

Ier siècle

 

“Pleurer comme une madeleine” est une expression fréquente dans notre langage. 

Plusieurs passages de l’Evangile nous parlent nommément de Marie Magdeleine : 

En Luc 8:2, elle est nommée Maria de Magdala (la localité se trouve près du lac de Tibériade, en Galilée). D’elle sont sortis “sept démons”, ce qui suppose une très forte possession ou une situation pécheresse grave.

Les évangélistes nous en reparlent au moment de la crucifixion de Jésus-Christ, où Marie de Magdala se trouve “à quelque distance” de la croix, donc pas juste à côté de Marie et de Jean, et au moment de la mise au tombeau (Mt 27:56,61 ; Mc 15:40,47). 

Puis au matin de la Résurrection, elle est déjà au sépulcre avec des aromates précieuses (Mt 28:1 ; Mc 16:1 ; Jn 20:2), et court prévenir les Apôtres qu’elle a vu le sépulcre ouvert et vide (Lc 24:9 ; Jn 20:2), en suite de quoi le quatrième évangéliste raconte l’apparition de Jésus à Marie de Magdala (Jn 20:11-18), où elle le reconnaît à sa voix.

On remarque par ailleurs que les évangélistes parlent d’une certaine Marie, sœur de Marthe et de Lazare, qui reste auprès du Seigneur lors de son passage chez elle, ce fameux jour où Marthe vient se plaindre au Maître que Marie devrait venir l’aider à la cuisine (Lc 10:38-42). Cette même Marie vient faire une onction de nard précieux sur la tête et les pieds de Notre-Seigneur, peu avant la Passion, à Béthanie tout près de Jérusalem (Mt 26 ; Mc 14 ; Jn 12).

Pour certains, cette onction rappelle le comportement humble et pénitent de la pécheresse convertie dont parle Luc (7:36-50) sans donner son nom.

Certains exégètes préfèrent interpréter ainsi l’Ecriture qu’il y aurait donc trois femmes différentes, dont deux qui ont oint le Christ et dont deux aussi portent le nom de Marie.

Ils ont peut-être raison. Mais rien non plus n’empêche de faire coïncider tous ces passages. 

La distance entre Magdala à Béthanie n’est pas différente de celle de Nazareth à Jérusalem, que fit la jeune Marie à peine enceinte du Sauveur pour aller visiter sa cousine Élisabeth.

Cette pécheresse convertie peut très bien être entrée au service du Seigneur ; si Luc ne la nomme pas, c’est peut-être par discrétion. 

Ce qu’on croit savoir du reste de la vie de Marie-Magdeleine nous vient de la Tradition : Marie Magdeleine aurait été mise par les Juifs sur une barque sans rames, avec Marthe et Lazare, et la barque serait arrivée miraculeusement sur les côtes de la Provence, là où Marie de Magdala aurait passé le reste de sa vie dans la pénitence, les larmes et la prière. De là le pèlerinage de la Sainte-Baume.

Quant au tombeau de Marie-Magdeleine, on l’aurait retrouvé à Ephèse, mais les reliques de la Sainte se trouvent aussi à Vézelay. 

Dans l’actuelle liturgie, il est beaucoup plus fait allusion au témoignage de Marie-Magdeleine concernant le Christ ressuscité, qu’à la pécheresse convertie, encore que la lecture du bréviaire soit celle de Grégoire le Grand, pour qui l’une et l’autre ne font qu’une personne.

 

Au 22 juillet le Martyrologe mentionne les “sept démons” dont notre Sainte fut délivrée, avant de devenir une disciple fidèle du Christ et témoin de la Résurrection.

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 23:00

Syntichi

1er siècle

 

Voici ce qu’écrit Paul vers la fin de son épître aux Philippiens : 

J’exhorte Evodie comme j’exhorte Syntichi à vivre en bonne intelligence dans le Seigneur. Et toi, de ton côté, Syzyge, vrai compagnon,  je te demande de leur venir en aide ; car elles m’ont assisté dans la lutte pour l’Evangile, en même temps que Clément et mes autres collaborateurs, dont les noms sont écrits au livre de vie” (Ph 4:2-3).

On ne sait rien de plus sur ces quatre personnages. 

Les deux saintes femmes Evodie et Syntichi, pouvaient être des diaconesses, au service de l’Eglise de Philippes et saint Paul leur rend hommage en passant. Elles durent un jour avoir une de ces fréquentes “discussions de sacristie”, qui dégénéra en froid, et Paul ne peut pas laisser cet état de choses, lui qui a tellement recommandé la charité, la patience, l’unanimité dans l’assemblée dominicale.

 

Aucune des deux femmes n’est mentionnée dans l’actuel Martyrologe. Précédemment, seule l’était Syntichi, au 22 juillet.


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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 23:00

  José Blanco Salgado

1892-1936

 

José était né le 10 novembre 1892 à San Bortolomé de Ganade (Orense).

Il fut très tôt orphelin de père, et dut rester auprès de sa mère pour l’aider au moulin.

Une infirmité incurable l’empêcha d’accéder au sacerdoce, de sorte qu’il resta chez les Salésiens comme frère coadjuteur laïc.

Il entra comme aspirant à Écija, où il fut parmi les meilleurs élèves.

Il commença le noviciat en 1912 à San José del Valle, fit les vœux en 1914, noté pour ses excellentes qualités morales, mais aussi pour son tempérament parfois un peu brusque.

Il travailla dans la communauté de Málaga de 1915 à 1930, sauf quatre ans à Écija. 

Il fut responsable de la maison de Morón, (1930-1933) puis de celle de San José del Valle pendant un an, et de nouveau à Morón à partir de 1934.

Là, il partagea en partie le sort du père José Limón, qu’on pourra lire par ailleurs.

Le dimanche 19 juillet à dix heures du matin, des miliciens vinrent fouiller la maison : José leur remit d’emblée un fusil (pour lequel ils avaient déjà accordé une licence, peut-être un fusil de chasse). Il y eut une fouille en règle. José préféra rester avec les prêtres, que de s’enfuir. Puis il suivit le directeur et don Rafael vers la prison, entre deux rangs de miliciens.

Le 20, ils furent libérés par la Garde Civile, mais ils étaient exposés à tous les dangers. José commença par se rallier aux Gardes et prit son arme, pensant devoir ainsi défendre les familles. Là-dessus, le directeur lui fit remarquer qu’il pouvait plutôt aller soigner les blessés : José posa son arme, et alla prêter ses services.

Le 21 juillet après-midi, il s’agenouilla aux pieds du prêtre pour recevoir l’absolution.

On les trompa en leur promettant la vie sauve. Ils sortirent, les mains en l’air, et alors les miliciens tirèrent de tous côtés. José tomba parmi les premiers.

Gravement blessé (il avait le poumon droit perforé), il se traîna et alla s’effondrer un peu plus loin devant un appartement dont on avait enfoncé la porte. C’est là qu’il dut expirer, après quelques heures d’agonie dans la solitude. On put observer la main-courante maculée du sang de ses mains.

On le retrouva et on l’enfouit dans une fosse commune.

Il fut béatifié avec Don José Limón, en 2007.

José Blanco Delgado

1892-1936

 

José était né le 10 novembre 1892 à San Bortolomé de Ganade (Orense).

Il fut très tôt orphelin de père, et dut rester auprès de sa mère pour l’aider au moulin.

Une infirmité incurable l’empêcha d’accéder au sacerdoce, de sorte qu’il resta chez les Salésiens comme frère coadjuteur laïc.

Il entra comme aspirant à Écija, où il fut parmi les meilleurs élèves.

Il commença le noviciat en 1912 à San José del Valle, fit les vœux en 1914, noté pour ses excellentes qualités morales, mais aussi pour son tempérament parfois un peu brusque.

Il travailla dans la communauté de Málaga de 1915 à 1930, sauf quatre ans à Écija. 

Il fut responsable de la maison de Morón, (1930-1933) puis de celle de San José del Valle pendant un an, et de nouveau à Morón à partir de 1934.

Là, il partagea en partie le sort du père José Limón, qu’on pourra lire par ailleurs.

Le dimanche 19 juillet à dix heures du matin, des miliciens vinrent fouiller la maison : José leur remit d’emblée un fusil (pour lequel ils avaient déjà accordé une licence, peut-être un fusil de chasse). Il y eut une fouille en règle. José préféra rester avec les prêtres, que de s’enfuir. Puis il suivit le directeur et don Rafael vers la prison, entre deux rangs de miliciens.

Le 20, ils furent libérés par la Garde Civile, mais ils étaient exposés à tous les dangers. José commença par se rallier aux Gardes et prit son arme, pensant devoir ainsi défendre les familles. Là-dessus, le directeur lui fit remarquer qu’il pouvait plutôt aller soigner les blessés : José posa son arme, et alla prêter ses services.

Le 21 juillet après-midi, il s’agenouilla aux pieds du prêtre pour recevoir l’absolution.

On les trompa en leur promettant la vie sauve. Ils sortirent, les mains en l’air, et alors les miliciens tirèrent de tous côtés. José tomba parmi les premiers.

Gravement blessé (il avait le poumon droit perforé), il se traîna et alla s’effondrer un peu plus loin devant un appartement dont on avait enfoncé la porte. C’est là qu’il dut expirer, après quelques heures d’agonie dans la solitude. On put observer la main-courante maculée du sang de ses mains.

On le retrouva et on l’enfouit dans une fosse commune.

Il fut béatifié avec Don José Limón, en 2007.

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 23:00

José Limón y Limón

1892-1936

 

José était né à Villanueva del Ariscal (Séville, Espagne) le 27 décembre 1892, d’humbles et honnêtes parents.

De son enfance, on n’a rien retenu que cette magnifique déclaration de son curé : José Limón, quatorze ans, a une conduite exemplaire, une piété remarquable et des mœurs pures et chrétiennes.

Il est difficile de dire mieux sur un adolescent. José passa deux ans au séminaire de Pamplona, puis entra comme aspirant au Collège de la Sainte Trinité de Séville, tenu par des Salésiens. 

Première profession en 1912, ordination sacerdotale en 1919.

Il fut d’abord quatre ans à Utrera, puis quatre autres à Cádiz. En 1927-1930, il est directeur de la maison de Carmona où il se distingue par son amour pour les pauvres. Puis il fut curé à San José del Valle, en même temps que confesseur des novices (1930-1933), directeur de la maison de Arcos de la Frontera (1933-1935), enfin directeur de la maison Morón de la Frontera en 1935.

Don José semblait timide, il avait un rire franc avec de bonnes blagues saines, une mémoire excellente qui lui faisait déclamer des vers ; toujours dévoué pour aider sans tarder ses Confrères ; un vrai salésien très apostolique.

Au soir du 18 juillet 1936, les habitants du Collège de Morón virent des gardes rouges tourner autour de la maison.

Le 19 au matin, la maison était entièrement entourée et isolée. Il y avait là seulement quatre prêtres salésiens, dont le directeur Don José Limón et le coadjuteur José Blanco Salgado.

A dix heures du matin, se présenta un groupe de miliciens qui, sous la menace des armes, demanda à enregistrer les présents. Ils fouillèrent l’église, la dispense, cherchant la cachette des armes, en pointant plusieurs fois un couteau à la tête de José Blanco.

Finalement, ils lièrent les mains des Salésiens pour les humilier davantage et les firent monter en camion en direction de la prison. Les curieux s’approchaient. On arriva devant la mairie, où on voulait les fusiller, mais six gardes municipaux prirent en charge les prisonniers pour les conduire à la prison. C’était midi.

Le lendemain, lundi 20 juillet, craignant qu’on mît le feu à la prison, les gardes firent transporter tous les prisonniers au quartier de la Garde Civile. Il y avait là une cinquantaine de prisonniers, et en face d’eux se trouvaient les enfants des gardiens, tous élèves du collège salésien. 

Quelques-uns vinrent se confesser à Don José, qui leur donna calmement l’absolution.

Au matin du 21 juillet, des résistants mirent le feu à la porte de la Garde Civile. On laissa sortir les femmes et les enfants, qui partirent vers la mairie. Les prisonniers restants pensèrent sortir à leur tour. Don José pensait retirer sa soutane, mais un Confrère lui répondit : De toutes façons, on te reconnaîtra ; mieux vaut mourir avec.

Ils sortirent, les mains en l’air. On les fit marcher jusqu’à la place de la mairie. Il y eut une décharge toute proche, encore des tirs, tout le monde était à terre. Il était sept heures et demi du soir.

Une heure après, profitant de l’obscurité, on vint enlever les corps dans un camion, et on tira de nouveau sur le père José, qui gémissait doucement, tout en répétant Jésus, miséricorde ! Seigneur, pardon !

Ils jetèrent au sol les onze victimes. Don José reçut encore un dernier coup de pistolet, et émit un dernier gémissement. Puis les miliciens les laissèrent là et s’en allèrent.

C’était au soir du 21 juillet 1936.

Le lendemain, les corps des victimes furent ensevelis dans une tombe commune du cimetière.

Don Rafael Infantes, qui était parmi les victimes, mais fut seulement blessé, se releva un peu plus tard dans la nuit et put s’enfuir. C’est lui-même qui raconta tous ces détails, et qui, en 1966, comme directeur de la même maison, procéda à l’exhumation des restes de Don José Limón et du frère coadjuteur, José Blanco.

Don José Limón et José Blanco furent béatifiés en 2007.


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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 23:00

Agrícola Rodríguez García de los Huertos

1896-1936

 

Né le 18 mars 1896 à Consuegra (Tolède, Espagne), Agrícola reçut le Baptême quatre jours plus tard, et la Confirmation en 1903, selon la coutume.

Précoce, il quitta ses parents et ses sœurs à sept ans, pour aller au collège de Burgos, tenu par les Frères Maristes.

A dix ans (1906), il entra au Petit séminaire de Burgos, et en 1908 au Grand séminaire Saint-Hildephonse de Tolède, d’abord pour y étudier la philosophie, puis la théologie.

En 1918, il fut ordonné prêtre puis, approfondissant sa culture, il reçut en 1921 le doctorat de théologie.

Dès son ordination, il reçut la mission de coadjuteur dans la paroisse de Villacañas, puis reçut la paroisse de Guadamur en 1925, pour passer à Mora en 1928 et finalement recouvrir la charge de vicaire économe.

De l’avis de tous, c’était un prêtre exemplaire en toutes choses, dans ses qualités humaines, dans ses activités pastorales. On le voyait chaque matin à six heures dans l’église, priant le Bréviaire, se préparant à la Messe, confessant jusqu’à neuf heures.

Lors d’une mission à Manzaneque, en septembre 1931, il prêcha pour la fête du Christ de la Foi. Il invita les fidèles à maintenir ferme leur foi catholique, malgré les difficultés du moment (car si la Guerre civile ne devait éclater qu’en 1936, l’ambiance était déjà très anti-cléricale au début des années trente). 

Cette homélie lui valut d’être dénoncé par deux musiciens de l’harmonie de Mora, qui se trouvaient là pour la fête de Manzaneque. Le prêtre fut conduit en prison sous l’accusation d’avoir prêché contre la République, et resta enfermé pendant trois mois. Dès sa libération, il reprit ses activités pastorales, mais il était catalogué, et il savait à quoi s’attendre.

L’occasion se présenta lors de la Guerre civile de 1936. 

Dès le 21 juillet, des révolutionnaires vinrent le trouver à l’église. Il était seize heures ; le curé était à la sacristie et leur ouvrit la porte, les priant de respecter les dames et le petit enfant qui s’y trouvaient. 

Ils lui répondirent : C’est seulement pour toi qu’on vient ; avance !. Ils le tirèrent violemment dans la rue, le firent marcher quelques mètres sur le trottoir et lui tirèrent à bout portant. 

Un témoin le fit tomber face contre terre ; il avait une plaie sur la droite de l’épaule. Ses lunettes tombèrent sur le trottoir. Une fille de quinze ans lui donna le coup de grâce.

Don Rodríguez García fut ainsi martyrisé le 21 juillet 1936. Il avait quarante ans. C’était le premier martyr de l’Eglise de Tolède, un diocèse qui perdit dans cette persédution 60% de son clergé.

Ce prêtre a été béatifié en 2007.

 

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 23:00

Gabriel Pergaud

1752-1794

 

Il naquit le 29 octobre 1752 à Saint-Priest-la-Plaine (Creuse).

Il entra dans la Congrégation de France des Chanoines Réguliers.

Arrêté comme prêtre réfractaire, pour son refus de prêter le serment constitutionnel, il fut conduit avec quelques centaines d'autres prêtres et religieux à bord du navire négrier Deux Associés, qui devait partir pour la Guyane, mais qui resta dans le port de la Rochelle, où la plupart des prisonniers moururent d'épuisement, de mauvais traitements, de maladies.

L'abbé Jacques Lombardie mourut le 21 juillet 1794, et fut béatifié en 1995.

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 23:00

Ruose Wang Yumei

1832-1900

 

Ruose Wang Yumei (Josephus), né vers 1832 à Weixian (Hebei), martyrisé le 21 juillet à Daning (Weixian, Hebei).

 

Il a été béatifié en 1946 et canonisé en 2000.

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 23:00

Daniel prophète

7e-6e siècles avant Jésus-Christ

 

Quelques indices historiques émergent du Livre de Daniel.

Il devait descendre d’une famille noble de Juda : l’historien Josèphe et saint Jérôme le disent prince royal.

Son nom, Dânî-êl, signifie Jugement de Dieu, ou Mon juge est Dieu.

Après la bataille de Karkémisch (605), Daniel est déporté avec les habitants de Jérusalemn à Babylone.

Il est élevé pendant trois ans avec trois autres jeunes à la cour de Babylone, où il apprend la langue des Chaldéens et reçoit le nom chaldéen de Baltassar.

Divinement inspiré, il explique au roi un songe mystérieux d’une statue colossale abattue par une petite pierre.

On connaît mieux l’épisode de Daniel et ses amis dans la fosse aux lions, dont ils ressortent indemnes, de même que l’épisode de la fournaise ardente, dont ils ressortent sans même conserver la moindre odeur de feu. Le Cantique des trois Enfants dans la fournaise est repris dans le Bréviaire le dimanche matin et aux jours de fête.

L’écrit de Daniel aurait été écrit fort tardivement, d’après les spécialistes, reprenant des récits antérieurs retenus par la tradition orale. 

 

On ne parle pas de la mort de Daniel, encore moins d’un dies natalis. Le Prophète était mentionné au 21 juillet dans l’ancien Martyrologe, et n’a pas été retenu dans le récent.

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 23:00

Alberico Crescitelli

1863-1900

 

Quatrième d’une famille très chrétienne de onze enfants, Alberico naquit le 30 juin 1863 à Altavilla Irpina (Avellino, non loin de Naples, Italie).

Son père le chargea tout jeune encore de contrôler des propriétés agricoles, ce qui lui donna une réelle compétence dans la matière et une heureuse disposition pour les sciences naturelles, mais l’empêcha de fréquenter assidûment l’école.

Pour y remédier, le papa le confia au curé, qui entreprit de bien former le jeune garçon, en même temps qu’il le guidait dans les voies de Dieu. Peu à peu, Alberico sentit en lui la vocation au sacerdoce et au zèle missionnaire.

Il entre au Séminaire Pontifical romain des Saints Pierre et Paul, l’actuel Institut Pontifical pour les Missions Étrangères (PIME). Il y reste sept années, obtenant avec succès les grades académiques.

Il est ordonné prêtre en 1887 et passe quelque temps dans son pays.

On lui propose alors d’enseigner à Naples, dans le Collège Chinois fondé un siècle auparavant par Matteo Ripa, mais Alberico n’y voit pas là sa vraie vocation.

Il devait partir en septembre pour Rome et rejoindre sa destination de missionnaire, mais une terrible épidémie de choléra frappa  Altavilla, dont la moitié de la population mourut, tandis que le reste de la population fuyait dans les environs. Il restait à Altavilla quelques bonnes volontés, dont Alberico, pour assister les malades et ensevelir les morts. Son dévouement fut salué par le Ministre de l’Intérieur, qui lui remit la médaille de bronze du Mérite, en 1889.

Finalement, Alberico quitte son pays et sa famille et rejoint Rome d’où, après quelques mois de préparation et ayant reçu la bénédiction du pape Léon XIII, il part pour Gênes, Nice et Marseille. C’est enfin l’embarquement : après un mois de navigation, Alberico (et son Confrère Vincenzo Colli) arrivent à Shanghai en mai 1889.

Après environ trois mois et quelque deux mille kilomètres de voyage en barque, les deux prêtres arrivent à Siaochai, où se trouve une ancienne communauté chrétienne, fondée par le missionnaire jésuite Étienne Lefèvre, martyr.

Il fallait s’habituer aux coutumes chinoises, à l’habillement, à la langue surtout, qui fut rébarbative à Alberico. Il décrivait tout cela dans son abondante correspondance avec sa chère maman.

Alberico fut chargé des régions de Mienhsien, Loioyang e Ningkiang, les plus éloignées. Il y mit toute son ardeur, convertissant, baptisant, détruisant le paganisme.

Mettant à profit ses compétences agricoles, il chercha à créer des coopératives, pour rapprocher les paysans et les chrétiens trop dispersés. 

En 1898, des pluies torrentielles ruinèrent les récoltes ; il y eut des restrictions alimentaires. Le Père Alberico fit tout ce qu’il put pour obtenir que les chrétiens eussent les mêmes rations que les autres, d’autant plus qu’il s’occupait de plusieurs centaines d’orphelins. Ce fut là un des débuts de l’aversion des païens envers lui, car ils l’accusaient de les priver de nourriture au profit de ses propres œuvres.

Des événements politiques agitèrent la Chine. L’empereur fut sauvé grâce aux Nations occidentales, mais le sentiment anti-occidental se répandit et particulièrement à l’encontre des missionnaires, qui furent persécutés : églises détruites, exécutions de missionnaires et de fidèles chinois chrétiens. Même l’empereur émit un décret contre eux, qui en démentait deux autres favorables.

C’est dans ces circonstances houleuses que surgit la fameuse agitation des Boxers, décidés à éliminer toute présence étrangère du sol chinois. Quand le décret impérial interdisant les missionnaires fut publié, les Boxers se déchaînèrent. Un protocole de paix fut signé en septembre 1901 après l’intervention des Puissances alliées. Mais ce n’était pas la paix assurée.

Le Père Alberico avait reçu le conseil de changer de région pour être un peu plus protégé et se rendit au marché de Tsin-kan-ping, où il devait passer le bureau de la douane.

Le douanier le reconnut, et feignit de vouloir le protéger en le mettant au fond du bureau. A onze heures du soir, la population encerclait le bureau et le douanier, simulant un sentiment de profond regret, déclara au missionnaire que sa seule voie de salut était de fuir par la porte arrière, qu’il ouvrit et referma derrière Alberico. D’après la loi, personne n’avait le droit de violer le bureau de la douane, de sorte que le père Alberico y était en sûreté ; mais dès qu’il fut dehors, la populace lui fondit dessus.

Il fut frappé au front, et la peau lui retombait sur les yeux ; on lui arracha presque un bras ; on le frappa au nez et aux lèvres ; puis on se déchaîna contre lui à coups de bâtons et de couteaux. On l’attacha à un pieux comme on le fait pour transporter une bête portée sur les épaules. Sur la place du marché, on lui brûla la barbe et les moustaches. Malgré l’intervention un peu timide d’un mandarin qui voulait au moins apporter une civière pour le transporter, les meneurs de l’agitation lièrent les chevilles du père Alberico et le traînèrent, mourant, près du fleuve, où ils essayèrent de le décapiter et, n’y réussissant pas, se servirent d’une grande lame comme d’une scie pour l’achever, à deux. Puis on mit son corps en morceaux, qu’on jeta dans le fleuve.

Ainsi mourut martyr le père Alberico Crescitelli, le 21 juillet 1900 à Yentsepien. Il avait passé douze années au service matériel et spirituel des populations.

 

Béatifié en 1951, il a été canonisé parmi les cent-vingt Martyrs de Chine et du Tonkin en 2000. Ces Martyrs sont fêtés ensemble le 9 juillet, et sont commémorés séparément chacun à leur dies natalis.

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