Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 23:00

Symmaque

498-514

 

Ce cinquante-et-unième pape, qui succédait au très contesté Anastase II, eut un pontificat assez mouvementé, marqué par un schisme à son début, qui fut l’occasion de troubles incessants pendant de longues années.

Celius Symmacus était né en Sardaigne, de Fortunatus, et devint diacre à Rome. 

C’est une faction favorable à Anastase II qui élut le pape Symmaque, tandis qu’une autre lui opposait un certain Laurent. Puis Symmaque fut contesté pour avoir fixé en 501 la fête de Pâques au 25 mars, alors que d’autres la voulaient au 22 avril.

Et comme on profite souvent d’un revers pour ajouter (et inventer) d’autres accusations, le pauvre pape était aussi accusé de dilapidation et de mauvaises mœurs.

Un concile romain avait acquitté le pape en 499, un autre à Palma le proclama innocent. Enfin un dernier concile, à Rome, prit des décisions énergiques contre les adversaires du pontife et mit fin au schisme de Laurent (501).

Le roi Théodoric prit même la décision d’obliger un des fauteurs de l’agitation à restituer les églises au pape légitime et de rentrer dans l’obéissance (507).

Finalement, Symmaque put jouir d’un peu de paix pour ses derniers jours. Il se montra fort charitable pour des évêques africains exilés et pour des prisonniers ligures ; il sévit contre les manichéens de Rome ; il restaura ou orna plusieurs églises, dont Saint-Pierre ; il fit édifier celle de Saint-Pancrace. Il aurait introduit dans la messe le chant du Gloria in excelsis Deo.

En 512 encore, il demanda aux évêques orientaux de se soumettre clairement aux décisions du concile de Chalcédoine, qui avait eu lieu en 451 : après plus d’un demi-siècle, même des évêques ne se soumettent pas facilement.

C’est au temps de Symmaque que l’on commença la rédaction de ce qui deviendrait le Liber Pontificalis.

Après un pontificat de plus de quinze années, Symmaque s’éteignit le 19 juillet 514. Il eut pour successeur le pape Hormisdas.

Partager cet article

Repost0
17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 23:00

Szymon de Lipnica

1435-1482

 

Né entre 1435 et 1440 (certains pensent préciser en 1437) à Lipnica Murowana (Pologne) dans une famille modeste, Szymon se montra tôt très pieux, particulièrement dévot de la Sainte Vierge.

En 1454, à l’université Jagellone de Cracovie où il était inscrit, il entendit les prédications de Giovanni de Capistrano, qui l’emballèrent.

Il entra au couvent des Frères Mineurs de Stradom (Cracovie) en 1457 et fut ordonné prêtre en 1460.

Il exerça le saint ministère à Tarnów, où il fut gardien (supérieur), puis fut nommé prédicateur à la cathédrale de Wavel en 1463. Son talent le fit surnommer predicator ferventissimus dans des documents de l’époque.

En 1472, lors de la translation du corps de saint Bernardino de Sienne, il se rendit en Italie et participa au chapitre général des Frères Mineurs de Pavie en 1478. Puis il se rendit à Rome, et en Terre Sainte, cherchant à marcher sur les traces de saint François d’Assise, et avec le secret désir de verser son sang pour le salut des âmes, si Dieu le permettait.

Dans l’éventualité d’être capturé par les Infidèles, il apprit par cœur la Règle de l’Ordre, de façon à l’avoir toujours sous les yeux de l’esprit.

De retour à Cracovie, il recouvrit divers postes, y compris celui de provincial ; sa devise était : Prie, travaille, et espère.

Il se dévoua inlassablement à l’apostolat, et particulièrement au soin des pestiférés durant l’épidémie de 1482.

Ayant contracté la maladie, il mourut le 18 juillet 1482.

Il demanda à être enterré sous le seuil de l’église, pour être foulé aux pieds des fidèles.

Béatifié en 1685, Szymon a été canonisé en 2007.

 

Lors de la canonisation, le pape lui a confié ceux qui souffrent de la pauvreté, de la maladie, de la solitude et de l’injustice sociale. 

Partager cet article

Repost0
17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 23:00

Đaminh Đinh Đạt

1803-1839

 

Ɖaminh (Dominique) était né vers 1803 à Phú Nhai (Nam Ɖịnh, Vietnam).

Trois soldats vietnamiens de la garnison de Trịnh-Quang-Khanh étaient restés en prison, après la purge de cette garnison.

Deux d’entre eux étaient Nicolas Bùi Đức Thể et Augustinô Phan Viết Huy, dont il a été question le 12 juin.

Le troisième soldat, Đaminh, fut exécuté le 18 juillet suivant. Il fut étranglé.

Les trois vaillants soldats furent béatifiés en 1900 et canonisés en 1988. Leur fête commune est au 24 novembre.

 

Le dies natalis de Đaminh est au 18 juillet.

Partager cet article

Repost0
17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 23:00

Jean-Baptiste de Bruxelles

1734-1794

 

Il naquit le  12 septembre 1734 à Saint-Léonard (Haute-Vienne).

Il devint prêtre dans le diocèse de Limoges.

Arrêté comme prêtre réfractaire, pour son refus de prêter le serment constitutionnel, il fut conduit avec quelques centaines d'autres prêtres et religieux à bord du navire négrier Deux Associés, qui devait partir pour la Guyane, mais qui resta dans le port de la Rochelle, où la plupart des prisonniers moururent d'épuisement, de mauvais traitements, de maladies.

 

L'abbé Jean-Baptiste de Bruxelles mourut le 18 juillet 1794, et fut béatifié en 1995.

Partager cet article

Repost0
17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 23:00

Arnoul de Metz

vers 582-640

 

Le nom de ce Saint est une traduction de Arnulfus (ou Arnulphus) ; on trouve diverses traductions pour les noms de personnage de cette époque. Il serait peut-être mieux de les laisser dans leur forme latine. Même dans sa forme française, Arnoul est orthographié en Arnould, Arnoulf, Arnulf, Arnulfus.

Le père de cet Arnulphus serait un certain Arnoald, qui fut évêque de Metz, ou bien Bodogisel, un ambassadeur franc à Constantinople ; une source prétend que ces deux noms désignaient la même personne.

Arnoul, donc, serait né dans la villa Layum, qu’on identifie avec la localité de Lay-Saint-Christophe, près de Nancy, entre 582 et 590.

Après les études que pouvait lui faire faire sa noble famille, il travailla au palais d’Austrasie, auprès de son grand-oncle, Gundulf, chef du palais et conseiller du roi.

Puis il passa au service du roi Théodebert II, dont il sera intendant des domaines.

Il céda aux instances de sa famille et épousa Dode, vers 610, dont il aura deux fils, Chlodulf (ou Cloud, v. 8 juin) et Ansegisel. 

Comme leude à la cour, il se trouva mêlé avec Pépin de Landen à la conspiration qui s’opposa à la reine Brunehaut. Le roi de Neustrie, Clotaire II, s’allia à la conspiration, détrôna la reine et la fit exécuter…

Le fils d’Arnoul, Ansegisel, épousa la fille de Pépin, Begga, donnant ainsi naissance à la dynastie des Carolingiens.

Quand Clotaire II devint maître de tout le royaume, il invita Arnoul à accepter le siège épiscopal de Metz. Arnoul n’était qu’un laïc, et dut se préparer à recevoir les saints Ordres, pour devenir ainsi le vingt-neuvième évêque de Metz (613-628). Son épiscopat fut caractérisé par un grand dévouement et Clotaire II l’associa au gouvernement du royaume. L’épouse d’Arnoul, elle, se retira dans un couvent de Trèves.

Arnoul assista à deux conciles, à Clichy puis à Reims. Il fut le précepteur du fils de Clotaire II, Dagobert Ier. Dans toutes ses charges, Arnoul se fit remarquer par son esprit de justice, sa piété, sa charité. Un jour, traversant la Moselle, il avait jeté son anneau dans le fleuve, demandant à Dieu que cet anneau lui fût rendu si ses péchés lui étaient pardonnés ; l’anneau fut en effet retrouvé de nombreuses années plus tard dans les entrailles d’un poisson.

A la mort de Clotaire II, Arnoul désirait se retirer. Il semble que Dabobert ait eu quelque fort démêlé avec lui, mais Arnoul put partir et rejoindre un vieil ami, Romary, fondateur d’un monastère appelé par la suite Remiremont (Romaryci Mons). Il installera son ermitage sur une colline voisine du mont Habend où vivait Romaric, et un pont fut jeté sur la profonde vallée qui les séparait ; ils passèrent ainsi une dizaine d’années, recevant des lépreux et les soignant, jusqu’au jour où Arnoul rendit son âme à Dieu, le 16 août 640.

Cette date aussi n’est pas unanime. On place en effet la mort de saint Arnoul au 18 juillet, mais pour d’autres, le 18 juillet (641) serait la date de la translation de son corps en la basilique des Saints-Apôtres à Metz, qui s’appela depuis Saint-Arnoul. Cette église appartint plus tard aux moines bénédictins, et fut détruite en 1552. De là on transporta les reliques du Saint en l’église des Dominicains, qui prit à son tour le nom de Saint-Arnoul.

Quant à l’anneau du saint évêque, il est conservé en la cathédrale de Metz.

Dès le IXe siècle, le culte de saint Arnoul était universellement répandu. Saint Arnoul est aussi le patron des brasseurs, parce que des tonneaux vides se seraient soudainement remplis après qu’on l’ait invoqué.

Devant plusieurs données différentes concernant le dies natalis de saint Arnoul, on l’a laissé ici au 18 juillet, puisqu’il est inscrit en ce jour au Martyrologe Romain.

Partager cet article

Repost0
16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 23:00

Jadwiga d'Anjou

1372-1399

 

Jadwiga (Hedwige), née à Buda (Hongrie) le 15 février 1372, était la fille de Louis 1er le Grand, roi de Hongrie et de Pologne, et d'Elisabeth de Bosnie. Elle appartenait à la Maison capétienne d'Anjou-Sicile.

A la mort de Louis 1er (1382), la noblesse voulutt mettre un terme à cette monarchie qui dominait à la fois sur la Hongrie et sur la Pologne : Jadwiga fut élors désignée comme “Roi” de Pologne (1384) : elle fut en effet couronnée Roi, le terme de Reine étant réservé à l'épouse du roi.

Conséquence de cette décision de la noblesse : Jadwiga devait rompre avec son fiancé, Wilhelm d'Autriche, pour épouser le grand-duc de Lithuanie, Jogaila (1351-1424). 

En 1386, les nobles réussirent à “éliminer” la reine-mère Elisabeth et sa fille aînée, Maria, pour écarter tout “danger” autour de la personne de la jeune Jadwiga.

Jadwiga avait quatorze ans : elle sacrifia sa vie personnelle pour l'avenir de son pays. Le mariage royal eut lieu en 1386 à Cracovie.

Jogaila, lui, avait trente-cinq et se convertit au christianisme, adoptant le nom de Władysław Jagiełło, et entraînant derrière lui la nation lituanienne.

Jadwiga parlait plusieurs langues : latin, bosniaque, hongrois, serbe, polonais et allemand. C'était une “européenne” chrétienne. Elle était connue pour sa dévotion envers la Sainte Vierge, envers sainte Marthe, sainte Brigitte de Suède. 

C'était une fine diplomate aussi ; elle réussit à reprendre pacifiquement à la Hongrie des territoires polonais. Mais elle se montra encore plus efficace dans ses activités charitables et culturelles. Elle encouragea les artistes et les écrivains, elle se dépouilla de ses propres richesses pour aider les pauvres, construire des hôpitaux, favoriser les études de Lituaniens à Prague en vue de renforcer le Christianisme dans leur pays. Elle restaura l'Académie de Cracovie, qui prit ensuite le nom de Jagellone en l'honneur du couple royal.

En juin 1399, elle mit au monde une petite fille qui, cependant, ne vécut que trois semaines. Elle-même mourut quatre jours après, des suites de cet accouchement, le 17 juillet 1399.

 

Proclamée patronne de la nation polonaise, Jadwiga a été béatifiée en 1986 et canonisée en 1997.


Partager cet article

Repost0
16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 23:00

Peter Gojdic

1888-1960

 

Peter était né à Ruški Pakljany (Prešov, Slovaquie) le 17 juillet 1888, fils du prêtre Stefan, de rite gréco-catholique, et d'Anna Gerberyova. 

Après ses études à Cigelka, Bardejov et Prešov , il obtint son baccalauréat en 1907, puis il commença ses études de théologie. Excellent séminariste, il fut envoyé un an après à Budapest, où il acheva ses études en 1911 et reçut le sacerdoce.

Il exerça quelque temps la pastorale aux côtés de son père, puis fut nommé préfet au séminaire, en même temps qu'il enseignait la religion dans une école secondaire. On le chargea aussi du protocole et des archives de la curie, et finalement aussi de la paroisse de Sabinov.

En 1922, à la surprise générale, il entra dans l'Ordre de Saint-Basile-le-Grand, au monastère Chernechia Hora, où il prit l'habit et le nom de Pavel (Paul) en 1923. Il voulait ainsi conduire une vie plus profondément enracinée dans l'ascèse et la prière.

En 1926 il fut nommé Administrateur Apostolique de Prešov et, en 1927, évêque titulaire de Harpas..

Dès le début il annonça qu'il voulait être le père des orphelins, le soutien des pauvres et le consolateur des affligés. Son premier acte officiel fut de célébrer le onzième centenaire de la naissance de saint Cyrille, apôtre des Slaves, qui fut toujours fidèle à Rome. Il était extrêmement attaché au rite byzantin.

Il fut consacré le 25 mars 1927, en la fête de l'Annonciation, à Rome. Quelques jours après, le pape lui remettait une croix pectorale en or, en lui disant qu'elle n'était que le symbole de la croix que Dieu lui enverrait.

Sa devise épiscopale fut : Dieu est amour, aimons-Le.

Son activité pastorale fut immense pour développer la vie spirituelle tant du clergé que des fidèles. A Prešov même, il fit construire un orphelinat et une école ; il était proche de chacun, au point qu'on dit de lui qu'il avait un cœur en or. Il était très dévot de l'Eucharistie et du Sacré-Cœur. 

En avril 1939 il fut nommé Administrateur Apostolique de Mukacevo, mais pensa bien faire de démissionner : or, non seulement le Pape n'accepta pas ces démissions, mais en 1940 nomma Mgr Gojdic évêque de Prešov. En 1946 il fut confirmé dans la pleine juridiction sur toute l'Eglise gréco-catholique de Tchéco-Slovaquie.

On lui proposa de rompre avec Rome. Il répondit clairement : J'ai soixante-deux ans ; je sacrifierai tout ce que j'ai et ma résidence, mais ma foi, je ne la renierai pas, parce que je veux sauver mon âme. Ne revenez pas me voir.

En 1950, les communistes convoquèrent un semblant de synode à Prešov, où quelques ecclésiastiques décrétèrent leur séparation de l'Eglise de Rome et donnèrent ainsi naissance à l'Eglise Orthodoxe de Tchécoslovaquie, liée au pouvoir communiste.

L'évêque Gojdic, avec son auxiliaire, ne pouvaient accepter une telle décision et refusèrent d'adhérer à ce schisme.

Ils furent immédiatement arrêtés et mis en prison pour “trahison et espionnage”.

En 1951, un premier procès le condamna à perpétuité pour “haute trahison”, avec une très forte amende et la privation de tous ses droits civiques. Il fut alors traîné de prison en prison, humilié, obligé de faire les travaux les plus pénibles.

Sans jamais se plaindre, il continua de prier autant qu'il put, réussissant à célébrer la messe en cachette.

En 1953, une “amnistie” ramena sa peine de prison à vingt-cinq années ; sa santé se détériorait de plus en plus. Lui-même raconta qu'étant dans la prison de Ruzyn, un officier en uniforme lui proposa de regagner immédiatement Prešov, s'il acceptait d'être la Patriarche de l'Eglise Orthodoxe tchéco-slovaque. Encore une fois, il refusa de pécher contre Dieu, contre le Pape et contre sa conscience.

Mgr Gojdic mourut d'un cancer dans la prison de Leopoldov (République de Slovaquie), le jour même de son soixante-douzième anniversaire, réconforté par les sacrements grâce à la présence providentielle d'un prêtre dans sa cellule. 

Ce fut le 17 juillet 1960. On l'enterra sous le numéro 681 à la prison même. En 1968, les autorités firent revenir les restes de Mgr Gojdic à Prešov, où il repose maintenant dans une chapelle latérale de la cathédrale.

 

Mgr Peter Pavel Gojdic a été béatifié en 2001.

Partager cet article

Repost0
16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 23:00

Baiduo Liu Zeyu

1843-1900

 

Baiduo (Petrus) Liu Zeyu était né vers 1843 à Zhujiaxie (Shenzhou, Hebei) et fut martyrisé dans cette même localité le 17 juillet.

 

Il a été béatifié en 1946 et canonisé en 2000.

Partager cet article

Repost0
16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 23:00

Ol’ga Mats’kiv

1919-1944

 

Ol’ha naquit le 23 mars 1919 à Khodoriv (Lviv, Ukraine).

Elle entra en 1938 dans la famille religieuse des Servantes de Marie Immaculée, dans le rite gréco-catholique ukrainien ; son nom de religion était Tarsykia.

En 1940, elle fit les premiers vœux, mais ne s’en tint pas là : elle affirma à son directeur spirituel qu’elle aimerait bien donner sa vie pour la conversion de la Russie et pour l’Eglise catholique.

Le 17 juillet 1944, vers huit heures du matin, un soldat soviétique vint sonner à la porte de son couvent ; Tarsykia vint ouvrir tout naturellement : le soldat la tua sur place «parce que c’était une religieuse».

Ol’ha mourut ainsi martyre le 17 juillet 1944 à Chervonohrad (Krystynopol), région de Lviv en Ukraine. Elle avait vingt-cinq ans.

Le Martyrologe Romain la mentionne au 18 juillet.

 

Elle fait partie des Martyrs ukrainiens béatifiés en 2001.

Partager cet article

Repost0
16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 23:00

 

Pavel Peter Goydich

1888-1960

 

Mgr Goydich naquit près de Presov à Ruske Peklany (Slovaquie) dans une famille gréco-catholique de rite byzantin. Son père, Stefan, était prêtre ; sa mère s’appelait Anna Gerberyova. Au baptême, il reçut le nom de Peter.

 

Il fréquenta l’école à Cigelka, Bardejov et Presov, et fut bachelier en 1907.

 

Obéissant à l’appel de Dieu, il commença ses études de théologie à Presov et, au vu de ses excellents résultats, à Budapest. Il vivait une très intense vie intérieure spirituelle.

 

Ordonné prêtre en 1911, il fut d’abord l’assistant de son père en paroisse, puis nommé préfet du séminaire, en même temps que professeur de religion dans un lycée.

 

Successivement, il fut chargé du protocole et des archives de la curie épiscopale, ainsi que de la paroisse de Sabinov.

 

A la surprise générale, alors qu’on voyait en lui un ecclésiastique à la carrière prometteuse, il entra dans l’Ordre de Saint-Basile (1922) à Chernechia Hora près de Mukacevo, revêtit l’habit en 1923 et prit le nom de Pavel. Il voulait vivre dans le retrait, dans l’humilité, dans la vie ascétique.

 

Mais Dieu l’appela à des charges encore plus hautes : Administrateur apostolique de l’éparchie de Presov (1926). On voulait un saint homme, il se montra tel dès le début : Avec l’aide de Dieu, je serai le père des orphelins, le soutien des pauvres et le consolateur des affligés. Il célébra le onze-centième anniversaire de la naissance de l’Apôtre des Slaves, saint Cyrille, montrant par là, comme saint Cyrille, sa fidélité entière à Rome et au rite byzantin.

 

En 1927, il est nommé évêque de Harpas (ce titre est lié à l’Eglise de Harpas en Asie Mineure), et consacré en la basilique romaine de Saint-Clément. C’était le 25 mars. Un mois après, Pie XI le recevait et lui remettait une croix en lui disant : Cette croix n’est que le signe de la croix céleste que Dieu vous enverra dans votre travail d’évêque.

Sa devise épiscopale fut : Dieu est amour, aimons-Le.

 

Il veilla à la liturgie, à la digne célébration des Saints Mystères. Il érigea de nouvelles paroisses, fit construire un orphelinat à Presov, où il fonda aussi une école gréco-catholique, soutint activement l’enseignement dans les académies, séminaires, collèges. Il écrivait beaucoup ; sa gentillesse l’a fait surnommer un homme au cœur d’or.

 

Il avait une spéciale dévotion à la Mère de Dieu ; il vénérait une icône de la Vierge de Klokocov, devant laquelle il se recueillait chaque jour, lui confiant ses intentions et toute l’éparchie.

 

En 1939, il fut nommé Administrateur Apostolique de Slovaquie pour la région de Mukacevo (S.E. du pays), mais en face des difficultés rencontrées avec les membres du gouvernement, il renonça à cette charge. Confiant en lui, le pape le confirma dans cette charge et le nomma même évêque résidentiel à Presov (1940). En 1946, il se vit confirmer la juridiction sur toute l’Eglise gréco-catholique de Tchéco-Slovaquie.

 

Quand le communisme prit le pouvoir en 1948, le saint évêque résista de toutes ses forces à la réunion de l’Eglise gréco-catholique à l’orthodoxie russe. Il savait bien quels risques il encourait, et supportait courageusement les pressions de toutes parts. Invité à renoncer à la foi catholique et à son union avec le Pape, il déclara fortement : J’ai déjà soixante-deux ans, j’ai sacrifié tous mes biens et ma maison, je ne veux pas en plus renier ma foi, parce que je veux sauver mon âme. Ne revenez pas me voir.

 

En 1950, l’Eglise gréco-catholique fut mise hors-la-loi. L’évêque fut arrêté et interné. C’était le début de son chemin de croix, passant de prison en prison dans ce qu’on appelait la Tchéco-Slovaquie.

 

En 1951, dans une sorte de procès pour “haute trahison”, les trois évêques Vojtassak, Buzalka et Gojdic furent condamnés à la prison à vie, au versement d’une amende de cent mille couronnes, et à la privation de tous leurs droits civiques.

 

Traîné de prison en prison, l’évêque fut soumis aux souffrances physiques et psychologiques, aux humiliations, aux travaux les plus pénibles et les plus avilissants. Jamais il ne se plaignit. Tout le temps qui lui restait, il le passait en prière, célébrant la sainte liturgie en secret.

 

En 1953, une “amnistie” changea sa condamnation à vingt-cinq années. Âgé de soixante-six ans, il était complètement ébranlé dans sa santé, mais toute requête de libération fut refusée.

 

Sa sortie de prison était liée à sa fidélité à l’Eglise et au Pape. Lui-même racontera plus tard qu’il fut un jour admis en présence d’un haut officier en uniforme, qui lui proposait de partir directement à Presov, à la condition d’accepter d’être Patriarche des Orthodoxes pour la Tchéco-Slovaquie. L’évêque refusa dignement, expliquant que cela serait un grave péché devant Dieu, une trahison devant le Pape, devant sa conscience et devant ses fidèles, dont beaucoup étaient alors victimes de la même persécution.

 

Il écrivit un jour : Je ne sais pas si ça vaut la peine d’échanger la couronne du martyre contre deux ou trois années de liberté. Je laisse décider notre bon Seigneur.

 

Pour ses soixante-dix ans (1958), il reçut du pape Pie XII un télégramme dans lequel il l’assurait qu’il n’oublierait pas son héroïque fils.

 

1960 : Mgr Gojdic allait “fêter” soixante-douze ans. Il avait un profond désir de mourir le jour de son anniversaire, réconforté par les Sacrements. C’est ce qui arriva. Un prêtre, Alojz Vrana, fut providentiellement transféré dans la cellule de l’évêque et put entendre sa confession. Un autre témoin oculaire fut Frantisek Ondruska, une infirmière, qui témoigna de ses derniers instants.

 

Atteint d’un cancer, Mgr Pavel Peter Gojdic mourut effectivement le jour-même de son anniversaire, 17 juillet 1960, dans la prison de Leopoldov, et enterré anonymement dans le cimetière de la prison, sous le numéro 681.

 

Lors du Printemps de Prague, les autorités finirent par permettre l’exhumation de l’évêque (1968), qui fut transféré à Presov, dans la crypte de la cathédrale gréco-catholique.

 

L’évêque fut officiellement réhabilité en 1990, et décoré à titre posthume de l’Ordre de Tomas Garrigue Masaryk et de la Croix de Pribina.

 

Pavel Peter fut béatifié en 2001, et inscrit au Martyrologe du 17 juillet.

 

Le Bienheureux Évêque fut aussi honoré d’une mention au Yad Vashem Holocaust Memorial de Jérusalem, sur le témoignage du Rabbin de Kosice (Slovaquie) : Mgr Goydic avait personnellement sauvé deux Juifs durant la persécution nazie. Cette reconnaissance est importante, car les Catholiques de Slovaquie avaient parfois été accusés d’avoir favorisé ou soutenu l’Holocauste du peuple juif.

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens