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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 00:00

Gonçalo Garcia

1556-1597

 

Gonçalo était né en 1556 à Bassein (Mahārāshtra, Inde), de père portugais et de mère indienne.

Il devint homme d’affaire et partit au Japon.

En 1591, il se trouva à Manille et servit d’interprète au père Pedro Bautista Blásquez, avant de l’accompagner au Japon. Désormais il resterait au service des Pères, comme frère convers.

L’arrestation des Pères et de leurs Compagnons eut lieu le 8 décembre 1596 ; le 8 janvier 1597, ils furent tous condamnés à mort. 

Le martyre eut lieu le 5 février 1597.

 

 

Voir la notice : Japonais martyrs à Nagasaki 5 février 1597


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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 00:00

Felipe de las Casas y Martínez

1572-1597

 

Felipe naquit à Mexico en 1572, aîné des onze enfants de Alfonso de las Casas et Antonia Martínez, des parents espagnols. Le papa était parent du célèbre Religieux missionnaire, Bartolomé de las Casas.

Le petit Felipe était vif et espiègle. Il étudia à Mexico et s’intéressa à l’artisanat de l’argent, de sorte que, plus tard, les gens du métier le prirent comme Patron.

Il dut commettre quelques désordres : sa famille l’expulsa. Il se réfugia dans un couvent franciscain, mais en ressortit et retomba. A vingt-et-un ans, Felipe s’en alla aux Philippines, en quête d’aventures. Mais ses «aventures» le menèrent au couvent des Franciscains de Manille, où il prit le nom de Felipe de Jésus.

Un an après, il fit la profession (1593). Trois ans après, il devait recevoir l’ordination sacerdotale : il repartit pour cela à Mexico, car les Philippines n’avaient pas encore d’évêque.

En réalité, le voyage fut des plus mouvementés, et le bateau arriva… au Japon, où commençait justement la persécution.

Felipe fut à Miyako et partagea désormais le sort des Martyrs.

Le 8 janvier 1597, ils furent tous condamnés à mort. 

Le martyre eut lieu le 5 février 1597.

Felipe était mal attaché à la croix, de sorte que l’anneau du cou l’étouffait ; on lui donna tout de suite deux coups de lance dans la poitrine ; il mourut en répétant : Jésus !

Il est le premier Saint du Mexique.

 

 

Voir la notice : Japonais martyrs à Nagasaki 5 février 1597


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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 00:00

Francisco Blanco Pérez

1570-1597

 

Il naquit à Santa María de O Tameirón ou dans les environs (Monterrey, Galice, Espagne). Il semble qu’il n’ait été baptisé qu’à sept ans, en 1577. Ses parents étaient Antonio Blanco et Catalina Pérez.

Des «histoires» ont circulé sur son enfance. 

Il s’amusait à prendre du grain dans des champs pour donner aux oiseaux ; quand les maîtres s’en plaignirent à son père, il lui répondit de ne pas s’inquiéter : ce furent justement ces champs-là qui donnèrent la meilleure récolte.

Une autre fois, la charrette de grain se renversa avec les bêtes qui la tiraient et toute la récolte était par terre. Le temps que le papa appelât des hommes du village pour l’aider, ils trouvèrent le petit Francisco en train de faire avancer les bêtes et la charrette, comme si rien ne s’était passé. Et quand le papa lui demanda qui l’avait aidé, il répondit que c’était le Bon Dieu, et qu’il s’était seulement cassé un ongle.

Il fit d’excellentes études d’abord à Verín, puis à Salamanque. De là, il abandonna les études pour entrer chez les Franciscains de Villalpando en 1586.

On lui confia l’infirmerie, et il montra la plus grande diligence envers les malades, toujours avec douceur.

Ce fut un Religieux particulièrement innocent d’âme, si pur que, lorsqu’on apprit la nouvelle de son martyre, on dit qu’il avait conquit trois couronnes : le martyre, la sainteté et l’innocence.

Après la profession (1587), il reprit les études à Salamanque, mais en s’imposant de telles mortifications qu’il en perdit la santé ; on l’envoya se reposer à Pontevedra.

Là, il rencontra un Confrère qui allait partir pour les Indes. Il voulait l’accompagner, mais sa santé n’était pas rétablie. Il imagina alors d’aller coucher neuf nuits de suite dans le cimetière, sur la tombe de Juan de Navarrete, un Religieux mort en odeur de sainteté : le neuvième jour, il était en pleine forme.

Il n’était que diacre quand il put enfin partir pour les missions d’Extrême-Orient (1593). Le voyage se faisait par le Mexique, où Francisco reçut l’ordination sacerdotale (car il n’y avait pas encore d’évêque à Manille) et l’on parvint enfin à Manille, où il acheva ses études de théologie avec le père Martín de l’Ascension, avec lequel il allait passer au Japon et y partagerait bientôt le martyre.

Francisco fut à Miyako, où il s’occupa de la léproserie et surtout, en trois mois, apprit la langue. Pour lui nous, les religieux, nous n’avons pas de patrie ; ma patrie actuelle est le Japon, et mes compatriotes, les Japonais. Le père Martín parla au Supérieur des Philippines de la facilité quasi miraculeuse que Francisco eut à apprendre le japonais, qui lui semblait un jeu d’enfant.

 

L’arrestation du père Martín et d’autres Compagnons eut lieu le 8 décembre 1596.

Le 8 janvier 1597, ils furent tous condamnés à mort. 

Le martyre eut lieu le 5 février 1597.

Il se pourrait que Francisco soit l’unique Saint de Galice.

 

 

Voir la notice : Japonais martyrs à Nagasaki 5 février 1597


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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 00:00

Martín de Loinaz y Amunabarro (Aguirre)

1567-1597

 

Il n’y a aucune certitude sur l’origine de Martín. Il était certainement du Guipuzcoa (Pays basque espagnol), et était né vers 1567.

Pour certains, il était de la famille Loinaz y Amunabarro, à Beasain ; pour d’autres, de la famille Aguirre à Vergara.

L’unique certitude est qu’il prit l’habit franciscain, et le nom de Martín de l’Ascension. Ensuite, les faits sont plus précis.

Il étudia à Madrid, et c’est là qu’il aurait entendu la vocation missionnaire ; il fut ordonné prêtre en 1590.

Il fut professeur de philosophie à Madrid, puis à Alcalá de Henares, lorsque parut une «demande de volontaires» pour les missions.

Un premier départ eut lieu en 1592, qui s’acheva par un retour à la maison, après de fortes tempêtes et de lourdes pertes dans la flotte.

Un nouveau départ eut lieu en 1593, et le père Martín s’embarqua pour le Mexique ; ils étaient cinquante Religieux.

A Mexico, il enseigna pendant un an, puis repartit pour les Philippines en 1594, où il enseigna encore philosophie et théologie, de façon si magistrale qu’on ne lui permit pas facilement de repartir pour le Japon.

Il y parvint enfin en 1596.

Après quelques jours à Nagasaki, il fut au couvent de Miyako (Kioto) et apprit la langue, suffisamment rapidement pour pouvoir aborder les malades. Puis il passa à Osaka, comme supérieur du couvent.

L’arrestation du père Martín et d’autres Compagnons eut lieu le 8 décembre 1596.

Le 8 janvier 1597, ils furent tous condamnés à mort. 

Le martyre eut lieu le 5 février 1597.

 

 

Voir la notice : Japonais martyrs à Nagasaki 5 février 1597


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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 00:00

Pedro Bautista Blásquez y Blásquez

1542-1597

 

Né le 24 juin 1542 en la fête de saint Jean-Baptiste, à San Esteban del Valle (Ávila, Espagne), Pedro (Pierre) reçut aussi le prénom de Bautista (Baptiste). Ses parents s’appelaient Pedro et María, des plus nobles familles de Castille.

Pedro étudia à Salamanque et, d’ailleurs contre les prévisions des parents, entra chez les Frères Mineurs Franciscains (Alcantarins) à Arenas ; il fit profession en 1568, et ayant déjà accompli précédemment les études de philosophie et de théologie, il fut ordonné prêtre très peu après.

Il fut nommé professeur et supérieur de diverses communautés.

Mais la prédication en terre espagnole ne suffisait pas à son idéal : dans son cœur, il était appelé à traverser les mers et à porter l’Evangile à ceux qui ne le connaissaient pas ; son rêve était la Chine et le Japon.

Avec la permission des Supérieurs, il partit d’abord pour le Mexique en 1581, où il resta trois ans et fut l’ami des Indios ; puis il partit pour les Philippines, où il arriva en 1584.

Son zèle le poussa à aller au-devant de toute la population, y compris et surtout les pauvres et les malades, les lépreux en particulier, ouvrant des maisons pour l’éducation et pour les soins.

En 1593, Pedro Bautista fut choisi pour aller au Japon, où il obtint assez facilement de pouvoir enseigner l’Evangile, car il savait présenter la Bonne Nouvelle sans s’imposer, sans imposer sa loi, bien au contraire en s’incorporant dans la vie quotidienne japonaise.

Il vivait très pauvrement. Il fonda des couvents à Kyoto, Osaka et Nagasaki, et deux hôpitaux.

Les Pères franciscains travaillèrent sans s’épargner, au service de toutes les âmes, et conquirent l’estime de la population, par l’amour avec lequel ils soignèrent les malades et particulièrement les lépreux. 

 

Un jour de Pentecôte, le père Pedro Bautista guérit publiquement une jeune fille lépreuse.

Mais la jalousie s’empara de certains milieux ; les bonzes et les commerçants exposèrent des «craintes» à l’empereur qui, changeant d’attitude envers les missionnaires, décréta la persécution en 1587. En réalité, la vie chrétienne continua, dans la clandestinité, et l’empereur se contenta pendant plusieurs années, de faire surveiller les missionnaires.

L’arrestation du père Pedro Bautista et d’autres Compagnons eut lieu le 8 décembre 1596 ; on les mit en prison à Meaco, puis Osaka, Sacay et Facata, avant de parvenir à Nagasaki. En chemin, on les promenait sur des charrettes pour recevoir les moqueries des païens, on les torturait, au père Pedro on coupa l’oreille gauche.

La condamnation a mort fut émise le 8 janvier 1597.

Le père Pedro Bautista fut le dernier à mourir. Auparavant, il invita encore les chrétiens présents à pardonner aux bourreaux. 

 

 

Voir la notice : Japonais martyrs à Nagasaki 5 février 1597


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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 00:00

Japonais martyrs à Nagasaki

† 1597

 

Une des plus dures persécutions qu'aient essuyées les chrétiens du Japon est celle de Taicosama.

La mission du Japon avait débuté avec succès en 1549 avec s.François-Xavier (v. 3 décembre), mais en 1582 l'empereur voulut faire partir les Jésuites, considérés par certains comme un danger national. Les bonzes et les commerçants exposèrent des «craintes» à l’empereur qui, changeant d’attitude envers les missionnaires, décréta la persécution en 1587. 

En réalité, la vie chrétienne continua, dans la clandestinité, et l’empereur se contenta pendant plusieurs années, de faire surveiller les missionnaires. La méfiance s'accrut encore lorsqu'une quinzaine de Franciscains débarquèrent en 1593 et construisirent deux couvents, prêchèrent et baptisèrent de nombreux Japonais.

L'empereur du Japon ordonna en 1596 d'arrêter tous les missionnaires qu'on trouverait et de les mettre à mort. Ainsi furent arrêtés le 8 décembre six franciscains, trois jésuites dont Paul Miki et dix-sept laïcs tertiaires franciscains. 

On les mit en prison à Miyako, puis Osaka, Sacay et Facata, avant de parvenir à Nagasaki. En chemin, on les promenait sur des charrettes pour recevoir les moqueries des païens, on les torturait ; on les condamna d’abord à avoir le nez et l’oreille gauche coupés, mais on ne les amputa finalement «que» du lobe de l’oreille gauche. L'empereur les envoya à Nagasaki où il avait fait dresser vingt-six croix sur lesquelles ils furent crucifiés face à la mer.

Ces vingt-six martyrs étaient :

Trois Jésuites :

Paulus Miki, clerc jésuite,

Ioannes Gotō Soan, frère jésuite japonais,

Didacus Kisaï, frère jésuite japonais.

Six Franciscains :

Pedro Bautista Blásquez y Blásquez, prêtre espagnol,

Martín Loinaz Amunabarro (Aguirre) de l’Ascension, prêtre espagnol, professeur de théologie,

Francisco Blanco, prêtre espagnol,

Felipe Las Casas Martínez de Jésus, mexicain, clerc profès,

Gonçalo Garcia, des Indes Orientales, frère convers,

Francisco Andrade Arco de Saint-Michel, frère convers.

Dix-sept laïcs Tertiaires Franciscains, tous japonais (par ordre alphabétique) :

Antonius, de treize ans,

Cosmas Takeya,

Franciscus, 

Franciscus Kichi,

Gabriel (jeune laïc de vingt ans, catéchiste),

Ioachim Sakakibara,

Ioannes Kinuya (catéchiste),

Leo Karasumaru (catéchiste),

Ludovicus Ibaraki, de treize ans (? fils de Paulus, infra),

Matthias,

Michaël Kozaki (marié),

Paulus Ibaraki,

Paulus Suzuki (marié, catéchiste),

Petrus Sukejirō,

Thomas Dangi (catéchiste),

Thomas Kozaki, de quinze ans (fils de Michaël, supra),

Ventura.

 

Les pauvres et les lépreux firent parvenir une pétition aux autorités pour que, non seulement ces Religieux ne fussent ni bannis ni mis à mort, mais même qu’ils se multipliassent dans le pays.

Le 8 janvier 1597, ils furent tous condamnés à mort. 

Un des Martyrs suspendus à la croix, n'osait répéter que les paroles du bon Larron : Seigneur, souviens-toi de moi !

Les enfants ne furent pas moins admirables. On trouvera dans certaines de leurs notices les dernières paroles qu’ils dirent avant de mourir.

Ils furent tous achevés d'un coup de lance dans le cœur. C’était le 5 février 1597.

Il y avait là plusieurs milliers de personnes. Vint un moment où les chrétiens ne purent se retenir et s’avancèrent pour recueillir le sang des Martyrs ou des fragments de leurs vêtements. Les soldats les repoussèrent avec violence. 

Le frère du gouverneur de Nagasaki, qui était d’ailleurs un ami personnel de Paulus Miki, mit en place des sentinelles pour mainteneir l’ordre, puis se retira. On le vit toutefois pleurer au bas de la colline.

Malgré la surveillance, il y eut un continuel mouvement de vénération autour de cette Colline des Martyrs, Nishizaka. 

Il est dit dans les actes de la béatification, que les jours qui suivirent le martyre, les corps restèrent intouchés par les bêtes, que chaque vendredi une colonne de feu les éclairait et que deux mois après le sang était encore frais. L’année suivante, un envoyé des Philippines put recueillir les restes des Martyrs et de leurs croix.

Ce furent les premiers martyrs du Japon et leur dies natalis est commémoré au Martyrologe le 5 février. 

Comme on fête ce jour-là sainte Agatha, leur fête a été établie au 6 février.

Ces glorieux Martyrs japonais furent béatifiés dès 1627 et canonisés en 1862.

 

 

Coïncidence frappante : le pape Pie IX qui les a canonisés et qui est maintenant Bienheureux, a son dies natalis le 7 février.

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 00:00

Elisabetta Canori Mora

1774-1825

 

La famille Canori était très chrétienne. Le père, Tommaso, gérait plusieurs fermes agricoles ; des quatorze enfants qu’il eut avec son épouse, Teresa Primoli, six moururent en bas âge. 

Elisabetta naquit à Rome le 21 novembre 1774, jour de la Présentation de Marie au Temple. Elle avait cinq frères et une sœur (Maria) aînés, et aura une petite sœur (Benedetta).

Tommaso Canori était un bon propriétaire, et cherchait à gérer ses propriétés avec gentillesse, mais on abusa de sa bonté et des créditeurs le mirent en difficulté. De mauvaises récoltes s’ajoutèrent aux difficultés et le papa finit par confier ses deux petites filles à son frère.

Ce dernier les confia à son tour aux Religieuses augustiniennes de Cascia (le célèbre monastère où vécut sainte Rita, v. 22 mai). Elisabetta s’inséra parfaitement dans l’atmosphère monastique.

Revenue à Rome, elle eut une vie quelque peu mondaine, qu’elle jugera plus tard sa «trahison». 

Grâce à la bienveillance d’un bon prélat qui s’offrit pour payer les frais de pension, Benedetta entra chez les Oblates de Saint Filippo Neri, mais Elisabetta préféra rester dans le monde, aux côtés de sa famille en difficulté. Elle se maria en 1796 avec Cristoforo Mora.

Cristoforo était un excellent garçon chrétien, avocat, mais faible : il trahit son épouse. Elisabetta supporta l’épreuve sans se plaindre, espérant toujours une conversion ; à ce coup dur s’ajouta que ses deux premiers enfants moururent peu après la naissance.

Pour payer les énormes dettes de son mari, Elisabetta vendit tous ses bijoux, qui d’ailleurs ne suffisaient pas. Cristoforo, de son côté, devint grossier. Ses parents, par mesure d’économie, lui proposèrent de quitter son bel appartement et de venir habiter chez eux avec son épouse. Elisabetta accepta encore cette épreuve qui rompait toute intimité conjugale et familiale, offrant cela pour la conversion de son mari.

Une quatrième naissance, heureuse, vint adoucir cette vie rude. Mais une maladie terrassa Elisabetta, qui en guérit «miraculeusement». Ce sera le point de départ d’une vie encore plus intérieure. Elle prit la résolution de ne jamais se fâcher et de s’imposer une vie de mortification.

Elle dut supporter les accusations de ses belles-sœurs, qui la rendaient responsable des écarts de son mari. Celui-ci en vint même à la menacer d’un couteau.

Quand mourut le beau-père (1812), la famille la mit à la porte. Nouvelle épreuve, mais aussi occasion de se retrouver avec elle-même.

Elle dut travailler de ses mains pour vivre. Elle éleva très chrétiennement ses filles, et en même temps ouvrit son logis aux pauvres. Elle visitait les malades, elle priait. Elle assistait particulièrement les familles en difficulté. Finalement elle entra dans le Tiers-ordre des Trinitaires, un Ordre fondé à la fin du 12e siècle pour obtenir la libération des captifs.

La «sainteté» d’Elisabetta devint connue ; elle faisait des miracles, elle avait des expériences mystiques (extases, prophéties), mais conservait son style de vie modeste, discret. Elle s’offrait pour la conversion de son époux, pour le pape, pour l’Eglise et la ville de Rome.

A Noël 1824, l’œdème la frappa de nouveau. Elle savait que ce serait sa dernière maladie. Elle eut la joie de voir son mari reprendre sa place à la maison ; il restait de longues heures auprès d’elle. Pleine d’amour, elle lui prédit même qu’il reviendrait pleinement à Dieu.

Elle mourut le 5 février 1825, le soir. Mais son mari, comme de coutume, n’était pas là à cette heure-là. Il revint à l’aube, et la trouva morte. Là commença sa vraie conversion.

Comme elle le lui avait prédit, son mari se convertit, entra dans le même Tiers-ordre trinitaire, puis chez les Franciscains Conventuels et devint prêtre. Il mourra en 1845, le 8 septembre, jour de la Nativité de Marie, une fête chère à Elisabetta.

Elisabetta Canori Mora a été béatifiée le 24 avril 1994.

 
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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 00:00

Jesús Méndez Montoya

1880-1928

 

Ce prêtre mexicain naquit à Tarímbaro (Michoacan) le 10 juin 1880, de parents pauvres, Florentino Méndez et María Cornelia Montoya.

Baptisé le 12 juin, il reçut la Confirmation le 12 septembre 1881, selon la coutume de l’époque.

Après l’école communale, il entra au séminaire de Morelia en 1894, où il étudia avec persévérance. Des paysans de son village participèrent aux frais de ses études.

Il reçut le diaconat en 1905, et le presbytérat en 1906. 

Une fois ordonné prêtre, il fut vicaire successivement à Huetamo, Pedemales, enfin à Valtierrilla (Guanajuato). Dans les deux premiers postes, son zèle lui provoqua un sérieux arrêt de santé, car il s’était fatigué jusqu’à l’épuisement.

Ce fut un prêtre tout à tous, qui passait de longues heures au confessionnal, où les chrétiens venaient volontiers recevoir ses bons conseils. Il fonda diverses associations ou confraternités, pour l’apostolat de la prière, l’adoration perpétuelle. 

Il n’hésitait pas, tout en se cachant quand il le fallait, à baptiser et célébrer de nuit, visitant les malades de jour, remplaçant autant que possible les autres prêtres qui étaient obligés de sa cacher et de changer de localité pour échapper aux recherches.

Il vivait pauvrement, avec les familles pauvres du village. 

Il monta aussi une belle chorale, grâce à ses dons musicaux, pour rehausser la liturgie.

Le 5 février 1928, les troupes fédérales entrèrent dans le village dans l’intention d’éliminer un groupe de cristeros qui avaient pris les armes, et se dirigèrent vers la maison du prêtre. Jesús, lui, n’avait jamais touché à une arme. A ce moment précis, il venait de terminer la célébration de la messe. Lui qui portait le nom de notre Seigneur, s’identifia au Maître jusqu’au bout.

Il s’empara d’un ciboire contenant les saintes hosties de l’Eucharistie, et tenta de sortir par une fenêtre du presbytère, qui se trouvait juste à côté du clocher de l’église. Les soldats, qui ne le connaissaient pas, pensèrent que c’était un cristero, et qu’il cachait une arme, mais Jésús montra qu’il n’avait pas d’armes. 

Les soldats lui demandèrent : C’est vous le Curé ? et il répondit : Oui, c’est moi. Ils l’arrêtèrent. Et lui, gentiment : Les Hosties consacrées, vous n’en avez pas besoin, laissez-les moi et il demanda aux soldats juste le temps de les consommer. Ils le lui permirent et il s’agenouilla pour communier. Puis les soldats : Nous n’avons pas besoin de choses précieuses, donnez ça aux vieilles (voulant dire qu’il n’avait qu’à remettre le ciboire à sa sœur qui était là, Luisa, ainsi qu’à sa domestique, María Concepción). Jesús leur remit le ciboire en disant : Prenez-en soin, et laissez-moi, c’est la volonté de Dieu. Puis se dirigeant vers les soldats : Faites de moi ce que vous voulez ; je suis prêt. 

Six ou huit soldats le menèrent un peu plus loin de la place, le mirent assis sur un tronc qui se trouvait là, entre deux soldats. Le capitaine voulut tirer, mais son pistolet ne fonctionna pas ; il ordonna aux soldats de tirer ; ils s’y prirent par trois fois, sans y arriver (peut-être firent-ils exprès…), alors le capitaine, furieux, ordonna à Jesús de se lever, le fouilla, lui arracha un crucifix et une médaille qu’il portait au cou, le mit à côté d’un agave, et lui tira dessus. Le père Jesús tomba, mort. Il pouvait être sept heures du matin, de ce 5 février 1928.

L’après-midi, vers quinze heures, on ramassa le corps du prêtre martyr pour le porter à Cortazar, où les soldats le mirent contre la voie ferrée, pour que le prochain train pût le déchiqueter, non sans avoir fait défiler là toutes les personnes qu’ils avaient arrêtées. Toutefois, les épouses des officiers vinrent retirer le corps du Martyr pour le reporter à un autre endroit, où les soldats voulurent le jeter dans le fumier des chevaux. Mais les femmes s’y opposèrent encore une fois, et c’est alors qu’un pieux monsieur, Elías Torres, demanda le corps pour l’ensevelir, et on le lui concéda.

Le père Jesús fut alors dignement enseveli à Cortazar, avant d’être reporté à l’église de Valtierrilla cinq ans plus tard.

Il a été béatifié en 1992 avec ses vingt-cinq Compagnons mexicains martyrs, et canonisé en 2000. Leur fête commune est au 21 mai, mais le dies natalis de Jesús Mendez Montoya est au 5 février.

 

 

 

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 00:00

Jacob, patriarche

18e siècle avant Jésus-Christ

 

Le patriarche Jacob était le fils d’Isaac et Rébecca, et donc le petit-fils du patriarche Abraham.

Toute l’histoire de Jacob se trouve dans le livre de la Genèse, des chapitres 25 à 50.

Jacob était le frère jumeau d’Esaü, et naquit le second. L’Ecriture rapporte qu’Isaac «préférait» Esaü, qui lui préparait de bons plats, mais que Rébecca préférait Jacob, car Dieu lui avait annoncé que l’aîné servira le cadet (Gn 25:23).

On se rappelle comment Jacob «acheta» à Esaü son droit d’aînesse avec un plat de lentilles, et comment ensuite il «trompa» Isaac en se faisant donner la bénédiction paternelle qui aurait dû échoir à Esaü. Ce stratagème mensonger reste mystérieux, même pour les Pères de l’Eglise et on ne peut que conjecturer que Rébecca fut divinement inspirée d’agir ainsi.

Jacob eut deux épouses, Léa et Rachel, deux sœurs filles de Laban, qu’il épousa chacune après sept années de patient service chez Laban. 

De Léa, Jacob eut Ruben, Siméon, Lévi et Juda ; plus tard Issachar, Zabulon et l’unique fille de Jacob, Dina.

Rachel, qui était stérile, pria Isaac d’accepter sa propre servante Bilha, dont il eut Dan et Nephtali. 

A son tour Léa, devenue stérile, proposa sa servante Zilpa à Isaac, qui en eut Gad et Asher.

Enfin Rachel enfanta Joseph, et plus tard encore Benjamin, et mourut de ce dernier accouchement.

Joseph fut vendu par ses frères et devint plus tard le maître du palais du Pharaon. Il eut à son tour deux fils, que plus tard Jacob adoptera au même titre que ses fils, Ephraïm et Manassé.

Jacob fut le protagoniste de deux épisodes fameux. L’un fut le songe dans lequel les anges descendaient et montaient sur une très haute échelle : ce fut le moment d’une bénédiction particulière de Dieu, qui donnait cette terre à Jacob et à sa descendance (Gn 28:10-22). L’autre épisode fut la lutte avec un mystérieux personnage, une manifestation divine, au terme de laquelle Dieu lui donna le nom d’Israël, qui signifierait «fort contre Dieu» (Gn 32:29).

Dans le livre du Siracide (Si 44:22), Jacob reçoit l’alliance de Dieu sur sa tête. Ce patriarche, à l’origine des douze tribus d’Israël, est l’un des grands personnages en qui Dieu a signalé sa gloire et sa puissance.

Jacob adopta les deux enfants de Joseph, mais rejeta de l’héritage Ruben pour son inceste (cf. Gn 35:22), ainsi que Siméon et Lévi pour leur attitude traître (cf. Gn 34:25-31). La tribu de Siméon fut absorbée par celle de Juda, celle de Lévi ne subsista que pour son office religieux. Ainsi s’explique le nombre des douze tribus d’Israël.

 

Le Martyrologe Romain ne mentionne pas explicitement Jacob. Il fut pendant un temps inséré dans certains autres Martyrologes, au 5 février, d’où sa présence ici. Il est inclus dans la commémoraison commune qui se fait de tous les saints Ancêtres du Christ, le dimanche précédant Noël chez les Grecs, la veille de Noël dans le nouveau Martyrologe.

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 00:00

Eufranio Desideri

1556-1612

 

Eufranio Desideri était né le 8 janvier 1556 à Leonessa (Spolète, Italie).

(Le prénom de l’enfant fut peut-être un dérivé d’Eufrasio, qui est le nom d’un des apôtres de l’Espagne, mais on n’a pas trouvé de Saint «Eufranio»).

A seize ans, il tomba malade. A peine guéri, contrairement au projet matrimonial que son oncle nourrissait pour lui, et sans même prévenir ses parents, il rejoignit les Frères Mineurs Capucins d’Assise, aux Carceri, prenant le nom de Giuseppe, et fut ordonné prêtre en 1580 à Amelia.

Il observa une constante et jalouse abstinence dans sa nourriture, parlant à soi-même comme à un âne : Frère âne, tu n’as pas besoin de te nourrir comme on le fait pour un cheval de course ; contente-toi d’être un pauvre âne et d’être traité comme tel.

En 1587, il eut la permission de se rendre à Constantinople pour y assister les Chrétiens prisonniers. Non content de son «travail», il se mit aussi à prêcher dans la ville, tous les jours, jusqu’à ce que, n’en pouvant plus de résister à la «tentation», il osa pénétrer dans le palais du sultan. Immédiatement saisi par les gardes, il fut dûment torturé et condamné à mort (car l’Islam traite ainsi ceux qui ne sont pas de sa religion) : pendant trois jours il resta pendu à une croix par un pied et par un bras ; mais un être lumineux s’approcha, le détacha, guérit ses plaies et lui offrit une bonne nourriture substantielle. Puis l’ange disparut. Ebahi, le sultan commua la sentence en exil perpétuel.

Quelques-uns de ceux qui voulaient lui donner la mort demandèrent ensuite le baptême.

Déçu d’avoir échappé à la grâce du martyre, Giuseppe revint en Italie et prêcha dans toute la région des Abruzzes et de l’Ombrie, suscitant diverses œuvres de bienfaisance et sans oublier de faire des miracles à tour de bras. De retour à Rome, il était accompagné par un évêque grec qui rejoignit l’Eglise romaine à Rome.

Au bout de vingt années de ce labeur efficace, il apprit par révélation sa mort prochaine et se rendit au couvent d’Amatrice. La réalité était qu’il allait ressentir les douleurs d’un cancer, qu’on voulut opérer. Les chirurgiens pensaient le lier pendant l’opération, mais Giuseppe prit son crucifix et leur dit : Ce lien sera le plus fort de tous, il me tiendra immobile. L’opération cependant n’apporta pas le bienfait escompté et Joseph mourut le 4 février 1612.

Eufranio-Giuseppe fut béatifié en 1737 et canonisé en 1746.

Le miracle retenu pour la canonisation se produisit deux ans après la béatification. Une maman avait mis au monde un petit garçon dont on s’aperçut bientôt que les jambes n’avaient pas d’os : deux chirurgiens le constatèrent formellement, après avoir tordu, enroulé, plié les jambes comme un mouchoir. Ils n’avaient évidemment aucun remède pour cette malformation congénitale. La maman priait le bienheureux Giuseppe, mais apparemment sans réponse ; désespérée, le jour de Pâques 1739, elle déposa son enfant sur l’autel de Leonessa où se trouvait le corps du Bienheureux, et pensait le laisser là. Elle s’éloignait quand les larmes du petit garçon l’émurent : revenue sur ses pas, elle s’aperçut que le petit malade, qui avait alors deux ans, posait les pieds sur les degrés de l’autel et tenait debout tout seul. Cette fois-ci, le même médecin qui avait constaté l’infirmité, fut bien obligé de reconnaître la parfaite constitution de l’enfant. D’autres témoins apportèrent aussi confirmation de l’événement.

Ce grand missionnaire a été choisi par les Capucins comme le saint patron de leurs missions en Turquie.

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