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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 00:00

Ombeline

1092-1141

 

On connaît des détails de la famille de Ombeline, grâce à son illustre frère, qui fut saint Bernard.

Les parents s’appelaient Técelin et Aleth : ils habitaient au château de Fontaines (Dijon) et eurent sept enfants, six garçons et leur unique sœur Ombeline, qui naquit en 1092. 

On orthographie différemment le nom de cette sainte personne : Humbelina en latin, Hombeline en français, et aussi Ombeline, plus courant.

De toute cette belle fratrie, cinq garçons suivirent Bernard au monastère.

En vain Ombeline suppliait son frère d’arrêter de ravir ainsi toute la famille : elle se voyait en effet bien seule pour soutenir son vieux père et son jeune frère qui restaient au château. 

Elle épousa finalement un parent de la duchesse de Lorraine, et mena une vie très mondaine.

Un jour qu’elle voulut rendre visite à son frère à Clairvaux, celui-ci refusa de la recevoir, à cause de tout l’appareil dans lequel elle se présentait : riches vêtements, suite nombreuse, et les autres frères en firent autant. Seul André, l’un de ses frères, ouvrit la bouche pour lui reprocher en face tout ce faste. La pauvre Ombeline, toute en larmes, implora de son frère de l’aider à sauver son âme. Bernard alors la reçut, la rapprocha de Dieu et lui donna de salutaires conseils.

Ombeline s’en revint chez elle transformée, fuyant les vanités du monde, vêtue tout simplement, parlant peu, affairée dans les bonnes œuvres. 

Au bout de deux années de cette sobre pénitence, son mari lui donna pleine liberté pour se consacrer entièrement à Dieu.

Elle se retira au monastère de Billette (devenu plus tard Jully-les-Nonnains, actuellement Jully-sur-Sarce, Aube), où elle passa le reste de ses jours.

Elle priait beaucoup la nuit, dormant très peu ; elle était la première aux exercices, recherchant toujours les travaux les plus humbles. Elle fut appelée à être l’abbesse du monastère.

Au bout de dix-sept ans de cette humble vie, malade et affaiblie, Ombeline arriva à ses derniers instants : elle eut Bernard près d’elle pour parler des choses divines et de l’infinie miséricorde de Dieu, et s’éteignit, le 11 février 1141 (le 12 au Martyrologe), dans sa cinquantième année.

(Certaines sources indiquent qu’au contraire, c’est elle qui assista son frère Bernard à ses derniers moments ; mais saint Bernard mourut en 1153).

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 00:00

Pedro de Jesús Maldonado Lucero

1892-1937

 

Pedro naquit le 15 juin 1892 à Chihuahua, un des huit garçons de Apolinar Maldonado et Micaela Lucero. Il reçut le baptême le 29 juin suivant, fête de saint Pierre, dont il porta le nom.

Il fit ses études chez les pères pauliniens, puis entra au séminaire diocésain à dix-sept ans et fut un élève ordonné, sans être des meilleurs. Lui et ses confrères de séminaire eurent souvent à souffrir de la faim, à cause des difficiles conditions de vie, et Pedro en restera toujours souffrant.

En 1914, le séminaire doit fermer. Pedro retourne chez lui, mais étudie toujours. Il apprend la musique, le piano, l’orgue, le violon. Puis il est admis dans le séminaire de El Paso.

C’est l’évêque de El Paso (Texas) qui l’ordonnera prêtre, le 25 janvier 1918. Le 11 février suivant, fête de Notre-Dame de Lourdes, il célébrait sa première messe.

Il fut d’abord à Saint-Nicolas de Carretas, puis Cusihuiachi, et Jiménez.

Nommé curé de Sainte-Isabelle en 1924, au milieu des Tarahumaras, il lutta contre l’alcoolisme. Il s’occupait des pauvres en leur donnant des vivres et des vêtements ; il s’occupa personnellement d’un pauvre orphelin. Les paysans recoururent souvent à ses prières (qui furent efficaces) pour éloigner les criquets dévastateurs de leurs récoltes. Il illustrait sa catéchèse au moyen de photographies dont il disposait déjà à cette époque. Il organisa avec grand soin l’adoration perpétuelle du Saint Sacrement, ainsi que l’association des Filles de Marie. Il s’occupait des jeunes, organisant des scènes de théâtre. 

En 1929, un faux accord permit de nouveau le culte religieux, mais les lois anti-catholiques restèrent en vigueur. L’abbé Pedro fut littéralement pris en chasse comme une bête par la police, y compris jusque dans l’église. Les autorités remplacèrent le nom du pays (Sainte Isabelle) par celui du Général Trías.

En 1932, l’abbé Pedro fut arrêté et envoyé de force à El Paso ; on lui dit : Prends soin de toi ; va à Mexico ; tu sais ce qui t’attend.

Il espérait pouvoir revenir à Sainte-Isabelle dès que possible et eut la permission de revenir dans un village tout proche, mais il fut de nouveau arrêté en 1934, avec des menaces de mort. Il repartit un temps à El Paso, où il édifia les confrères prêtres par son humilité et son esprit d’oraison.

De nouveau il revint dans un quartier proche de Sainte-Isabelle, où il célébrait chez une famille qui avait transformé la maison en sanctuaire. Le Vendredi Saint 1936, après avoir confessé, il fut vivement attaqué en chemin, mais resta sauf.

Le Mercredi des Cendres de 1937, des hommes armés vinrent chercher l’abbé Pedro ; les gens le cachèrent, mais comme on menaçait de mettre le feu à la maison, il se livra spontanément aux hommes. Il s’empara du ciboire avec les hosties et suivit ses persécuteurs. 

On l’emmena pieds nus au poste à trois kilomètres de là, tandis qu’il priait le chapelet, accompagné par les fidèles qui priaient avec lui. On l’insulta, on le frappa ; au second étage, l’employé municipal le tira par les cheveux et lui envoya un formidable coup de crosse de fusil sur la figure ; il eut une fracture du crâne, l’œil gauche crevé, les dents cassées. Puis on le traîna dans l’escalier jusqu’au premier étage ; il eut les mains éraflées, une jambe cassée. Il tomba presque inconscient, et le ciboire s’ouvrit : par dérision un des bourreaux lui dit : Mangez ça. Au moins ce bourreau l’aida à recevoir le Viatique avant de mourir. 

Les bourreaux continuèrent de le frapper avec la crosse de leurs armes et le laissèrent là agonisant ; de pieuses femmes vinrent pour le porter à l’hôpital public. Il mourut le lendemain, 11 février 1937, anniversaire de sa première messe.

Sa mort fut reconnue comme un authentique martyre, mais aussi servit la cause de l’Eglise :  un mois après, le gouverneur de Chihuahua autorisait la reprise du culte et le 1er mai les cloches de la cathédrale sonnaient de nouveau pour inviter les fidèles à la messe.

Pedro de Jesús Maldonado Lucero fut béatifié en 1992 et canonisé en 2000.

Si son dies natalis reste au 11 février, il est fêté avec ses autres Compagnons martyrs mexicains le 21 mai.

 

 

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 00:00

Pascal 1er

817-824

 

Romain, fils de Bonosur, Pascal était abbé du Saint-Etienne au Vatican. 

A la mort du pape Etienne IV, il fut dès le lendemain élu pour lui succéder, comme quatre-vingt dix-huitième pape.

Voici le texte du Liber Pontificalis : 

Pascal, né à Rome, était fils de Bonosur. Dès ses premières années, il fut consacré au service du Seigneur et éduqué à l’école patriarcale du Latran dans les lettres divines et humaines. Il apprit tout le psautier et fit une exégèse complète de l’Ancien et du Nouveau Testament. A la noblesse et à l’élégance des manières, il joignait une vertu consommée et une bonté pleine de charme. Successivement sous-diacre, diacre et prêtre, il réalisait le type d’homme saint, chaste, pieux, innocent, magnanime. On remarquait son assiduité à la prédication, son innocence, et la charité inépuisable avec laquelle il donnait aux pauvres tout ce qu’il possédait.

En 823, il couronna Lothaire, fils de Louis le Pieux.

C’est lui qui fit construire l’église de Sainte-Praxède, ainsi que celle de Sainte-Marie-in-Domnica ; à Sainte-Praxède, il fit transporter une quantité de corps retrouvés dans les cimetières. Favorisé d’une révélation de sainte Cécile, il en retrouva le corps et le fit placer dans la nouvelle église Sainte-Cécile.

Il reçut avec bonté dans Rome les Grecs chassés d’Orient par la persécution iconoclaste, qui durait désormais depuis un siècle. Il leur offrit le monastère de Sainte-Praxède et leur assura de riches revenus. En même temps, il consolait par ses lettres ceux qui, restés à Constantinople, souffraient de la persécution.

Ce fut sous son pontificat que le titre de cardinal commença à être donné aux principaux clercs de Rome.

Après un pontificat de sept ans et dix-sept jours, il mourut le 11 février 824.

Saint Pascal 1er est commémoré le 11 février.

Son successeur fut Eugène II.

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 00:00

Grégoire II

715-731

 

Romain, Grégoire était le fils de Marcellus et Honesta.

Elevé au palais du Latran, il acquit une profonde connaissance des sciences ecclésiastiques. Le pape Serge 1er le fit sous-diacre, puis trésorier, puis gardien de la bibliothèque. Le pape Constantin le créa cardinal, et il succéda à ce dernier, comme quatre-vingt-neuvième pape, en mai 715.

Il s’employa à relever les murs de Rome, reconstruisit les basiliques de Saint-Paul-hors-les-Murs et de Saint-Laurent-hors-les-Murs, répara celle de Sainte-Croix-en-Jérusalem.

Il restaura l’abbaye de Saint-Paul-hors-les-Murs, ainsi que celle du Mont Cassin, en ruines depuis plus d’un siècle. Après la mort de sa mère, il en donna la maison pour y fonder un couvent en l’honneur de sainte Agathe.

Parmi ses hôtes de marque, il y eut l’abbé Céolfrid, le roi Ina et son épouse Ethelburge ; Céolfrid, abbé de Wearmouth et Jarrow, remettait au pape le fameux Codex Amiatinus (le plus célèbre manuscrit de la Bible en latin) ; Ina fondait à Rome la Schola Anglorum. Il y eut aussi le moine anglais Winfrid, apôtre de la Germanie, qui, venu solliciter la bénédiction du pape pour ses travaux apostoliques, repartait de Rome comme évêque de Germanie, avec le nom de Boniface (v. 5 juin).

En Orient, le nouvel empereur Léon l’Isaurien décréta l’iconoclasme (726) : on devait placer les images très haut dans les églises de façon à ne pas attirer l’attention des fidèles. Successivement, il fit détruire les statues, peintures et autres objets de piété représentant le Christ et les Saints, fit brûler la fameuse bibliothèque de l’Octogone avec les professeurs qui l’habitaient, fit exiler le patriarche Germain, qui contestait ces mesures. Grégoire II écrivit à Léon l’Isaurien et à Germain des lettres où il défendait la vénération (et non l’adoration) des images saintes, selon la doctrine traditionnelle chrétienne.

L’empereur ayant cherché à gagner à ses idées l’exarque de Ravenne, il s’ensuivit une grande agitation en Italie. Le roi des Lombards, Liutprand, qui était toujours tenté d’envahir les états de la péninsule, chercha à en profiter. Quand il menaça Rome, Grégoire II alla le trouver dans son camp : Touché, Liutprand s’en vint alors déposer devant la Confession de Saint-Pierre sa couronne, son épée et son manteau (728).

Grégoire II s’était beaucoup fatigué à résister à tant de contradictions. Détruit physiquement, il expira le 11 février 731, après un pontificat de seize ans, et fut inhumé dans la basilique vaticane.

Saint Grégoire II est commémoré le 11 février.

Son successeur fut Grégoire III.

 

 

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 00:00

Séverin d’Agaune

430-507

 

Severinus (Séverin, et parfois Servin) naquit vers 430, dans une Bourgogne encore infestée par l’hérésie arienne.

Elevé cependant dans la foi catholique, il comprit que, le mieux pour conserver cette foi en paix, il devait quitter le monde : il alla au monastère d’Agaune, dédié à Saint-Maurice (v. 22 septembre). Agaune se trouve aujourd’hui dans le Valais (Suisse).

Les moines suivaient la très ancienne Règle de Tarnat (6e siècle). Séverin s’y soumit dans la plus exemplaire humilité.

Il fut élu abbé.

Le roi Clovis, très malade, l’appela ; Séverin accourut, pria, étendit son manteau sur le corps de Clovis, qui guérit aussitôt.

En chemin, il guérit à Nevers l’évêque Eulalius, qui était devenu sourd et muet, puis un lépreux aux portes de Paris.

En quittant le monastère, Séverin avait eu un pressentiment, qui allait se réaliser sur le chemin de son retour. Parvenu en effet à Château-Landon (Seine-et-Marne), où il fut reçu par deux prêtres nommés Paschasius et Ursinus, il fut pris de fièvre et mourut.

C’était le 11 février 507.

Des miracles eurent lieu à l’endroit où fut enterré Séverin. Le fils de Clovis, Childebert, y fit construire une grande église ; une communauté de Chanoines de Saint-Augustin s’y développa ; vers 1165, s.Thomas de Cantorbury y fit la dédicace de la nouvelle église. Cette abbaye et la ville entière furent détruites par les Anglais en 1468, puis reconstruites.

Les reliques de saint Séverin, toutefois, furent épargnées, et reconnues en 1505.

L’église Saint-Séverin de Paris remonte au moins au 11e siècle, mais ce qu’on y admire est plus tardif.

Saint Séverin est commémoré le 11 février au Martyrologe Romain.

 

 

 

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 00:00

Pierre Frémond

1754-1794

 

Ce laïc était né le 16 septembre 1754 à Chaudefonds (Maine-et-Loire).

 

Voir la notice : Avrillé (Martyrs d’)

 
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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 00:00

Marie-Anne Hacher du Bois

1765-1794

 

Cette laïque était née le 3 avril 1765 à Jallais (Maine-et-Loire).

 

Voir la notice : Avrillé (Martyrs d’)

 

 

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 00:00

Marie-Louise du Verdier de la Sorinière

1765-1794

 

Cette laïque était née le 27 juin 1765 à Saint-Pierre-de-Chemillé (Maine-et-Loire).

C’était une des deux filles de Marie de la Dive, veuve du Verdier de la Sorinière, guillotinée le 26 janvier précédent, et la jeune sœur de Catherine, guillotinée le même jour qu’elle.

 

Voir la notice : Avrillé (Martyrs d’)

 

 

 

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 00:00

Catherine du Verdier de la Sorinière

1758-1794

 

Cette laïque était née le 29 juin 1758 à Saint-Pierre-de-Chemillé (Maine-et-Loire).

C’était une des deux filles de Marie de la Dive, veuve du Verdier de la Sorinière, guillotinée le 26 janvier précédent.

 

Voir la notice : Avrillé (Martyrs d’)

 

 

 

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 00:00

Louise Bessay de la Voute

1721-1794

 

Cette laïque était née le 22 août 1721 à Saint-Mars-des-Prés (Vendée).

C’est la plus âgée des victimes d’Avrillé : elle avait soixante-douze ans.

 

 

Voir la notice : Avrillé (Martyrs d’)


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