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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 00:00

 

Henry Morse

1595-1645

 

Henry naquit dans le protestantisme en 1595 à Brome (Suffolk, Angleterre) et se convertit au catholicisme à Douai en 1614, à dix-neuf ans.

Pour être prêtre, il voyagea en différents endroits et arriva finalement à Rome où il fut ordonné, et d’où il fut envoyé en mission, en 1624.

A Heaton, il fut admis chez les Jésuites ; arrêté peu de temps après, il fit trois années de prison à York Castle, durant lesquelles il fit son noviciat avec son compagnon de cellule, le père John Robinson (1) et fit sa première profession en prison.

Fut-il relâché, ou délivré par quelque complicité ? Il fut alors missionnaire dans les régiments anglais, aux Pays Bas.

De retour en Angleterre en 1633, il aurait ramené au catholicisme, en 1636, une centaine de familles protestantes, mais atteint de la peste, il fut hospitalisé.

Arrêté en février 1636, il fut mis en prison à Newgate. Le 22 avril, il fut conduit au tribunal et accusé d’être prêtre, d’avoir détourné des sujets du roi de leur foi et de leur allégeance. Dans un premier temps, il fut jugé coupable, dans un second temps non-coupable, et la sentence fut remise à plus tard.

Dès le 23 avril, il fit sa profession solennelle dans les mains du père Edward Lusher. Sur intervention de la reine Henriette Maria, une caution de 10.000 florins fut versée et il fut libéré le 20 juin 1637.

Pour n’avoir pas à payer cette caution, il repartit volontairement en exil quand un arrêt royal ordonna à tous les prêtres catholiques de quitter le pays avant le 7 avril 1641. C’est ainsi qu’il devint chapelain du régiment anglais de Gage, en Espagne.

Cette vie intrépide ne s’arrêta pas encore : le courageux prêtre repartit en Angleterre en 1643. Arrêté un an et demi après, il fut mis en prison à Durham puis Newcastle, et envoyé par mer à Londres.

Le 30 janvier, il passa à nouveau en jugement et cette fois-ci fut condamné. Le jour de son exécution, la corde fut tirée par quatre chevaux. Assistaient à l’exécution l’ambassadeur de France avec sa suite, le comte d’Egmont ainsi que l’ambassadeur de Portugal.

On «permit» à Henry de rester pendu et de mourir ainsi, car d’ordinaire, les Martyrs étaient remis sur pied avant leur mort, et on les éviscérait encore conscients avant de les écarteler.

Quand Henry fut écartelé, les hommes de l’ambassadeur imbibèrent des mouchoirs dans le sang du Martyr.

Béatifié en 1929, Henry Morse fut canonisé en 1970 parmi les Quarante Martyrs d’Angleterre.

Le dies natalis de Henry est au 1er février.

 

 

1 Ce n’est pas le Martyr commémoré le 1er octobre, qui mourut en 1588.


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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 00:00

Brigit de Kildare

453-525

Le nom de cette abbesse irlandaise comporte bien des variantes : Brigid, Bridget, Bridgit, Brid, Bride, en irlandais : Naomh Bríd, en breton : Brec’hed ou Berhet. Différents récits permettent, malgré des différences, d’avoir quelques certitudes.

Le père de Brigit, Dubhthach, devait être un roi de Leinster, et sa mère, Brocca, une chrétienne picte baptisée par saint Patrick. Certains avancent que Dubhthach était originaire du Portugal et avait été kidnappé comme esclave par des pirates irlandais ; d’autres, que Brocca était d’abord elle-même esclave à la cour de Dubhthach.

Née vers 451, Brigit serait née au lieu-dit Faughart, près de Dundalk (County Louth, Irlande). En grandissant elle faisait déjà des miracles, venant en aide aux pauvres et aux malades, qu’elle nourrissait et guérissait. Un jour qu’elle donna toute la réserve de beurre de sa mère, l’entière réserve fut renouvelée sur la prière de Brigit.

Elle forma avec quelques compagnes la première communauté féminine en Irlande, près de Dublin.

Un des évêques de l’époque (Mel ou Mac-Caille) lui donna le voile, puis des terres pour fonder son abbaye, probablement Mág Tulach (actuelle Fartullagh, Westmeath). Comme abbesse, elle eut le même rang qu’un évêque, ainsi que les abbesses qui lui succédèrent.

La petite cellule de Brigit à Cill-Dara (Kildare) devint un foyer de vie religieuse et culturelle. Brigit fonda un monastère pour les hommes et un pour les femmes, une école d’arts, comprenant le travail des métaux et les enluminures. Le scriptorium de Kildare est à l’origine du Livre de Kildare, qui fut conservé longtemps, mais disparut lors de la Réforme : on n’avait jamais vu de livre aussi finement décoré, et l’on disait que seuls des anges avaient pu faire ce travail magnifique.

Une sainte amitié lia Brigit et saint Patrice.

Beaucoup de miracles furent attribués à sainte Brigit, dont l’un est que, accusée calomnieusement, Brigit prouva sa virginité en faisant reverdir l’autel qu’elle toucha de sa main ; ou aussi que, demandée si souvent en mariage par des prétendants, elle obtint par la prière de perdre sa beauté juvénile, qu’elle ne retrouva qu’une fois revêtue du voile des moniales.

Une autre fois, elle vint avec trois compagnes demander au roi un terrain assez vaste pour y construire une abbaye. Sur le refus du roi, elle l’assura qu’elle ne demandait pas plus de terrain que la largeur de son manteau. Là, le roi consentit en souriant. Alors les quatre religieuses tirèrent chacune une partie du manteau dans les quatre directions, jusqu’à couvrir une large superficie de terrain, que le roi alors concéda, plein d’admiration pour la Sainte, en y ajoutant aussi de l’argent, de la nourriture et d’autre fournitures. Puis il se convertit au christianisme. Une légende ajoute gentiment que ce terrain produisit suffisamment de myrtilles pour toute l’Irlande, et qu’encore aujourd’hui, les amis de saint Brigit mangent de la confiture de myrtilles le 1er février, en souvenir de ce miracle.

Brigit mourut le 1er février 523 «à soixante-douze ans». Enterrée d’abord dans la cathédrale de Kildare, elle en fut retirée en 878 devant la menace des envahisseurs danois, et son corps fut transporté à Downpatrick, dans la tombe des deux grands Saints irlandais, Patrice et Columba (v. 17 mars et 9 juin).

En 1185, les reliques furent retrouvées et reportées dans la cathédrale de Down, mais disparurent sous Henri VIII.

Sainte Brigit de Kildare est céleste patronne de l’Irlande, avec saint Patrice et saint Columba, mais beaucoup la vénèrent particulièrement à plus d’un titre : les religieuses, les enfants, les enfants de parents non mariés, les enfants naturels, les sages-femmes, les crémières, les fugitifs, les marins, les pauvres, les poètes, les éleveurs de volailles, les imprimeurs…

La fête de sainte Brigit est au 1er février.

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 00:00

Patrick O’Loughran

1577-1612

 

Patrick O’Loughran (en gaélique : Pádraig Ó Lochráin) était né à County Tyrone, vers 1577.

En Belgique il administrait les sacrements pour les nobles irlandais qui avaient fui leur pays.

Il revint en Irlande en juin 1611 et fut bientôt arrêté. Il reconnut avoir administré les sacrements aux nobles irlandais exilés, et d’avoir assisté l’évêque Conor O’Devany. Là-dessus, on l’enferma dans un cachot et, en janvier, fut condamné à mort avec l’évêque O’Devany.

Au moment de l’exécution, l’évêque (qui avait quatre-vingts ans) demanda à mourir après Patrick, pour l’assister au moment de sa mort, mais ce lui fut refusé.

Patrick O’Loughran répliqua, citant saint Paul : Aide-moi de tes prières auprès de Dieu, par la grâce de qui je suis sûr que ni la mort, ni la vie, ni les principautés, ni les puissants, ni les choses présentes, ni les choses à venir, ni rien d’autre, ne pourra me séparer de l’amour du Christ ou de notre amitié à tous les deux (cf. Ro 8:38-39).

L’évêque s’agenouilla pour prier près de O’Loughran, puis tous deux furent «pendus et écartelés».

Comme cet évêque, Patrick O’Loughran fut béatifié en 1992.

Son dies natalis est au 1er février (de l’ancien calendrier julien), mais pourrait être déplacé au 11 février de notre calendrier grégorien.

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 00:00

Conor O’Devany

1532-1612

 

Conor naquit vers 1532 à Raphoe (County Donegal, Irlande).

Son nom peut aussi se trouver sous les formes (latine) de Cornelius O’Devany et (gaélique) Conchubhar Ó Duibheannaigh.

Il entra au couvent franciscain de Donegal Town, et fut sacré à Rome évêque de Down and Connor en 1583.

En 1588, il fut livré au Dublin Castle. Comme on ne trouvait rien à lui reprocher pour le condamner à mort, son accusateur chercha à «se débarrasser d’un obstiné ennemi de Dieu et d’un si infect traître de Sa Majesté, comme il l’est très certainement».

Il resta en prison jusqu’en novembre 1590. Soi-disant sur sa demande, mais sans doute grâce à quelque tactique, il fut relâché et protégé jusqu’en 1607, échappant aux recherches jusqu’en 1611. 

Cette année-là il fut repris, tandis qu’il administrait la Confirmation. 

De nouveau enfermé à Dublin Castle, il fut accusé en janvier 1612 de haute trahison, trouvé coupable à la majorité des jurés déjà pré-disposés, et condamné à mort le 1er février, le jour de son quatre-vingtième anniversaire (du moins dans l’ancien calendrier julien).

On le traîna en charrette de l’autre côté de la rivière, où se trouvait la potence. La rue était pleine de catholiques, tandis que des pasteurs protestants l’assommaient de reproches et le pressaient de reconnaître qu’il mourait pour trahison.

Il embrassa le bois de la potence avant d’y monter, adressa encore une exhortation aux Catholiques pour qu’ils demeurassent fermes et fidèles dans leur foi. Puis il fut, selon l’habitude, «pendu,  remis sur ses pieds encore vivant {probablement aussi éviscéré}, et écartelé».

Avec lui fut aussi exécuté un prêtre, Patrick O’Loughran.

Après l’exécution, les gens s’emparèrent de la corde, des vêtements, de reliques du corps. Ils restèrent toute la nuit à prier - et un malade fut guéri - tandis qu’on y célébrait messe sur messe, de minuit au lever du jour.

Il y avait tellement de monde que l’ordre fut donné de brûler les corps sur place, mais la nuit suivante les Catholiques les exhumèrent et les enterrèrent dans le cimetière de Saint-Jacques.

Connor O’Devany fut béatifié avec soixante autres en 1992. Son dies natalis est au 1er février (probablement le 11 février du calendrier grégorien), tandis que localement la fête de tous ces Martyrs est au 20 juin.

 

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 00:00

Yi Agatha

(Yi Agata)

1823-1840

 

Agatha était née en 1823 à Seoul (Corée S).

Cette jeune laïque de seize ans fut jetée dans la prison de Seoul, avec son père Yi Kwang-hŏn Augustinus et sa mère Kwŏn Barbara, en avril 1839.

Yi Kwang-Hŏn Augustinus était né en 1787 à Kwangju (Corée S).

Kwŏn-Hŭi Barbara était née en 1794 à Seoul.

Le chef de la police essaya par tous les moyens, y compris la torture, de faire abjurer la foi à cette jeune fille. Il dut s’avouer vaincu devant cette courageuse chrétienne : il était clair que la grâce divine lui donnait une force extra-ordinaire pour résister à toutes ces tortures.

Les gardiens tentèrent de lui faire croire que ses parents avaient renié leur foi et qu’ils avaient été relâchés. Agatha répondit pour elle et pour son jeune frère Damianus : Que mes parents aient renié leur religion, c’est leur affaire. Pour nous deux, nous ne pouvons pas trahir le Seigneur du ciel, que nous avons toujours servi.

En réalité, ses parents n’avaient jamais renié leur foi, au contraire : son père fut décapité le 24 mai, et sa mère fut martyrisée le 3 septembre 1839.

C’est un miracle qu’elle ait pu préserver sa virginité au milieu de ces gardiens qui vivaient comme des bêtes. Agatha reçut trois-cents coups de canne, et quatre-vingt-dix coups de gourdin, auxquels s’ajouta l’épreuve de la faim, de la soif et de la maladie. Sa pensée était continuellement pour ses parents martyrs : elle était déterminée à imiter l’exemple de leur fidélité au Christ.

Après neuf mois de prison, Agatha fut condamnée à être étranglée. Les bourreaux vinrent la chercher dans sa cellule, la conduisirent dans une pièce spéciale. Ils lui passèrent la corde autour du cou, et la tendirent pendant un long moment, et finalement en attachèrent les extrémités à des poutres.

Il ne semble pas que le jeune Damianus ait été martyrisé, du moins n’est-il pas nommé dans le groupe des Martyrs coréens canonisés. Peut-être que les bourreaux ont été plus cléments que les japonais, qui n’épargnaient pas même les petits enfants en bas âge.

Agatha a été béatifiée avec d’autres en 1925 et canonisée en 1984.

Elle est commémorée au Martyrologe le 9 janvier, tandis que tous les Martyrs coréens sont fêtés ensemble le 20 septembre.

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 00:00

Anna Michelotti
1843-1888

Anna était le deuxième enfant de Gian Michele Telesforo Michelotti, un piémontais d’Almese (Turin, Italie) émigré en Savoie, et de Pierina Mugnier-Serand. Elle naquit le 29 août 1843 à Annecy, qui se trouvait alors dans les Etats de Savoie (Royaume de Sardaigne), plus tard réunis à la France.
Le jour de sa première communion, sa mère l’emmena visiter un malade pauvre. Ce fut là la première étincelle qui allait mettre le feu dans le cœur d’Anna.
Après la mort de Gian Michele (1857), la famille, ruinée, revint à Almese, où Anna essaya la vie religieuse chez les Visitandines.
Dépourvue de dot, elle dut les quitter et s’en vint en 1862 chez les Sœurs de Saint-Charles à Lyon, qui étaient enseignantes ; mais elle n’y trouva pas sa voie : elle voulait soigner les malades. Sur ces entrefaites, moururent sa mère et son frère Antonio, alors novice chez les Frères des Ecoles Chrétiennes. Elle se retrouvait seule au monde.
Pour vivre, elle se fit institutrice des filles d'un architecte, mais elle était déjà en réalité "la demoiselle des malades pauvres", car dès qu'elle le pouvait, elle allait les dénicher et se mettait à leur service. A Annecy, elle rencontra une certaine Sœur Catherine, qui avait été novice dans l'Institut de Saint-Joseph, et qui nourrissait les mêmes sentiments : c'est ainsi qu'elles jetèrent les bases, à Lyon, d'une œuvre privée tournée vers l'assistance à domicile auprès des malades pauvres. Avec la permission de l'archevêque, elles se mirent un habit religieux et firent des vœux temporaires. Mais la congrégation naissante ne vécut pas très longtemps, à cause de la guerre entre la France et la Prusse ; en 1870, la Bienheureuse, en habit de religieuse, retourna à Annecy, puis à Almese, et enfin à Turin. Passée cette tornade, Sœur Catherine lui demanda de revenir à Lyon, l'obligeant à reprendre sa formation comme postulante. Anna accepta humblement, mais dut quitter l'Institut pour raisons de santé. Sur ces entrefaîtes, tandis qu'elle priait près de la tombe de saint François de Sales et de sainte Jeanne Françoise de Chantal, elle sentit que son œuvre devrait naître de l'autre côté des Alpes.
En 1871, elle s’installa à Moncalieri (Turin) et se rendait chaque jour à Turin pour visiter des malades.
Revenue à Almese à dos de mulet, elle continua vers Turin (septembre 1871). Logée à Moncalieri, chez les Demoiselles Lupis, pendant un an, armée de son balai elle parcourut à pied la ville à la recherche de malades en difficulté, pour les servir. Puis elle loua une petite chambre, où elle confectionnait des gants, pour avoir de quoi vivre, tandis que quelques jeunes filles commençaient à l'aider dans son apostolat.
Début 1874, l'archevêque, Mgr Gastaldi, leur permit de prendre l'habit religieux en l'église de Sainte Marie-sur-la-Place : c'était la naissance de l'Institut des Petites Servantes du Sacré-Cœur de Jésus, où l'on prévoyait, outre les trois vœux habituels, l'assistance gratuite à domicile auprès des malades pauvres. La fondatrice prenait le nom de Mère Jeanne-Françoise, en référence à la fondatrice de l'Ordre de la Visitation, Jeanne-Françoise Fremiot de Chantal (v. 12 août).
Les débuts furent marqués par de grandes difficultés financières, des décès en série. Plus d'une fois, dans l'appartement qu'elle louait place de la Fête-Dieu, à deux pas de l'endroit où naquit l'œuvre de Cottolengo, on entendit celle-ci hurler avec des larmes : Mon doux Seigneur, je suis toute disposée à recommencer ton œuvre jusqu'à cinquante fois, si c'est nécessaire, mais aide-moi ! Le Seigneur l'écouta. Une pieuse dame de Turin leur donna une maison (1879), et elles purent en acheter une pour leur propre compte en 1882.
La Mère Fondatrice vivait dans une grande mortification, dormant par-terre, assaisonnant ses repas avec de la cendre. Avant de prendre une décision importante, elle demandait conseil aux confesseurs, parmi lesquels s.Jean Bosco (v. 31 janvier). Quand elle demandait une grâce particulière, elle priait les bras en croix, à genoux, puis tendait les mains vers le tabernacle. Elle ne se refusa pas à aller demander l'aumône, en se rendant aux manifestations publiques, où parfois on l’insulta. Elle disait aux Sœurs : Si vous vous trompez, vous ne descendez que d’une marche ; si vous vous humiliez, vous en montez trois !
La Mère Jeanne-Françoise aurait voulu désigner quelques-unes des sœurs pour l’adoration perpétuelle, mais ce ne lui fut pas accordé ; aussi préconisa-t-elle que chacune fît une intense adoration quotidienne. Elle conseillait la dévotion du chapelet, la méditation de la Passion (elle mangeait debout ou à genoux le Vendredi Saint, et baisait les pieds des Consœurs ; «manger» signifiait, en l’occurence, prendre uniquement un morceau de pain).
Elle fut frappée les dernières années d’asthme chronique et, en 1887, dut remettre sa charge à une autre Religieuse, qu’elle désigna elle-même.
Quelques heures avant de mourir, cédant aux instances répétées des sœurs, elle accepta de se faire photographier.
Elle mourut précisément un jour après s.Giovanni Bosco, à Turin, le 1er février 1888, et fut béatifiée en 1975.
L’Institut fut approuvé en 1940.

 

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 00:00

Yi In-dŏk Maria

(Yi in-deok Maria)

1818-1840

 

Maria, coréenne, avait une sœur, Yi Yŏng-dŏk Magdalena, qui devait mourir martyre le 29 décembre 1839.

Maria était si calme, si discrète, qu'on ne la remarquait presque pas.

Elle fut arrêtée avec sa sœur aînée, et toutes deux montrèrent un grand courage devant leurs interrogateurs et en prison, malgré les tortures qu'on leur infligea.

On disait que Maria était si convaincue de sa foi, qu'elle dépassait les autres en ferveur, qu'elle était plus respectueuse envers les missionnaires que les autres, et qu'elle voulait mourir pour sa foi.

Finalement, on la conduisit au lieu-dit Tangkogae, près de Seoul, où elle fut décapitée, le 31 janvier 1840.

Elle fut béatifiée en 1925 et canonisée en 1984.

 

 

 

 

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 00:00

Son So-Byŏk Magdalena

(Son So-byeok Magdallena)

1802-1840

 

Magdalena était née en 1802 à Seoul (Corée S), dans un foyer déjà chrétien.

Son père fut exilé pour sa foi, et sa mère mourut trop vite, de sorte que la petite fille vécut chez sa grand-mère. Cette situation la rendit un peu farouche, et elle ne fréquenta pas beaucoup les autres Chrétiens.

Plus tard, elle apprit cependant les éléments de la religion et épousa à dix-sept ans Peteuro Ch’oe Ch’ang-hŭb, futur martyr (voir au 29 décembre).

Ils eurent onze enfants, dont neuf moururent en bas-âge.

C’était une femme douce, et une excellente artiste en matière de couture et de broderie.

Lors de la persécution, elle se cacha avec des parents. Son mari fut martyrisé le 29 décembre 1839, et elle fut arrêtée à son tour.

On lui intima l’ordre d’indiquer où étaient les autres Catholiques, et de renier Dieu. Réponse :

Je ne peux pas faire le moindre mal contre mes Compagnons catholiques en révélant où ils sont. Je ne pourrai jamais renier mon Dieu.

On lui promettait, sur un seul mot, de la laisser en liberté, avec son mari et ses enfants. Réponse :

Ma vie ne m’appartient pas. Je ne puis renier mon Dieu pour sauver ma vie.

Magdalena subit sept interrogatoires ; son corps fut trois fois soumis à des torsions ; elle reçut deux-cent soixante coups de «club». Sa chaire partait en lambeaux, son sang coulait de toutes parts, tandis qu’elle remerciait Dieu de lui donner la force de supporter ces souffrances.

Elle prit avec elle sa petite fille de deux ans, mais la prison était sombre, malsaine, on mangeait mal, aussi la remit-elle à des parents, non seulement pour sauver l’enfant, mais aussi pour éviter de faiblir devant le martyre.

Condamnée à mort, Magdalena fut finalement conduite à Tangkogae (Seoul), et décapitée, le 31 janvier 1840. Ce même jour, il y eut six (ou même sept) martyrs.

Ces martyrs ont été béatifiés en 1925 et canonisés en 1984.

Leur fête liturgique commune est au 21 septembre.

 
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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 00:00

Hong Pyŏng-ju Petrus

(Hong Byeong-ju Peteuro)

1799-1840

 

Petrus était né à Sŏsan (Chungchŏng, Corée S), dans un foyer déjà chrétien.

Il était petit-fils d’un martyr de 1801, Hong Nang-min, et neveu d’un autre martyr Hong Protasius (cf. 20 mai ?) ; lui et son frère, Hong Yŏng-Ju Paulus, étaient donc d’une famille très chrétienne, et contribuèrent beaucoup à aider l’Eglise coréenne.

Tous deux, catéchistes, accomplirent leur mission avec beaucoup d’enthousiasme, communiquant leur foi aux catéchumènes, assistant les malades et participant à toutes les autres activités charitables de la communauté, ce qui amena les missionnaires à leur confier d’importantes responsabilités.

Lors de la persécution de 1839, ils cachèrent les missionnaires chez eux, au risque de leur vie. Un traître les dénonça en les faisant inscrire sur la liste des recherchés.

On les retrouva. On voulut les forcer à révéler des indications sur les autres Chrétiens ou de renier leur foi, en vain. Il se trouva que le chef des bourreaux était un parent, qui ne voulut pas les torturer lui-même, mais les fit torturer pour les faire apostasier. Mêmes les autres prisonniers, voleurs ou assassins, participèrent aux tortures avec les bourreaux, mais les deux frères ne cédèrent pas.

Condamnés à mort, Petrus et Paulus furent conduits à Tangkogae (Seoul), et décapités : Petrus, le 31 janvier 1840, avec six (ou même sept) autres compagnons ; Paulus, le 1er février 1840, avec deux autres compagnons.

Petrus et Paulus ont été martyrisés à deux jours différents, parce qu’une loi prohibait, à l’époque, de condamner à mort deux parents le même jour…

Ces martyrs ont été béatifiés en 1925 et canonisés en 1984.

Leur fête liturgique commune est au 21 septembre.

 
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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 00:00

Pak Chong-wŏn Augustinus

(Bak Jong-weon Auguseutino)

1793-1840

 

Auguseutino était né en 1793 à Seoul (Corée S), dans un foyer déjà chrétien.

Il fut très jeune orphelin de père, et resta très attaché à sa mère, une femme pauvre qu’il aida fidèlement, sans jamais se plaindre.

Il épousa une chrétienne, Ko Barbara, et rendit beaucoup de services aux Chrétiens.

Ainsi il enseignait les éléments de la foi aux catéchumènes, il les rappelait aux baptisés qui les oubliaient, il baptisait beaucoup d’enfants en danger de mort.

Il répétait : Puisque Jésus m’a aimé, je dois L’aimer. Puisqu’Il souffert pour moi, je dois souffrir pour Lui.

Il avait du chagrin de voir quelque pécheur, et s’efforçait de le reconduire à la Vérité, sans jamais blesser personne. Au contraire, on disait : Nous n’avons jamais vu Auguseutino se fâcher.

Il fit tous ses efforts pour introduire des missionnaires dans le pays, et Mgr Imbert le nomma catéchiste, une mission qu’il remplit avec beaucoup de talent.

Lors de la persécution, Augustinus alla aider les Catholiques en difficulté, les prisonniers, pendant huit mois. Puis il fut arrêté, en octobre 1839.

Interrogé et torturé plusieurs fois, il ne pouvait plus remuer bras et jambes et ses chairs partaient en lambeaux. Il restait heureux de souffrir pour Dieu.

Lors des interrogatoires, il exposa la doctrine du Ciel et de l’Enfer et refusa d’offrir des sacrifices aux Ancêtres, même s’il les honorait fidèlement comme font tous les Chrétiens.

Condamné à mort, Augustinus fut conduit à Tangkogae (Seoul), et décapité, le 31 janvier 1840. Ce même jour, il y eut six (ou même sept) martyrs.

Ces martyrs ont été béatifiés en 1925 et canonisés en 1984.

Leur fête liturgique commune est au 21 septembre.

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  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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