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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 00:00

Japonais martyrs à Nagasaki

† 1597

 

Une des plus dures persécutions qu'aient essuyées les chrétiens du Japon est celle de Taicosama.

La mission du Japon avait débuté avec succès en 1549 avec s.François-Xavier (v. 3 décembre), mais en 1582 l'empereur voulut faire partir les Jésuites, considérés par certains comme un danger national. Les bonzes et les commerçants exposèrent des «craintes» à l’empereur qui, changeant d’attitude envers les missionnaires, décréta la persécution en 1587. 

En réalité, la vie chrétienne continua, dans la clandestinité, et l’empereur se contenta pendant plusieurs années, de faire surveiller les missionnaires. La méfiance s'accrut encore lorsqu'une quinzaine de Franciscains débarquèrent en 1593 et construisirent deux couvents, prêchèrent et baptisèrent de nombreux Japonais.

L'empereur du Japon ordonna en 1596 d'arrêter tous les missionnaires qu'on trouverait et de les mettre à mort. Ainsi furent arrêtés le 8 décembre six franciscains, trois jésuites dont Paul Miki et dix-sept laïcs tertiaires franciscains. 

On les mit en prison à Miyako, puis Osaka, Sacay et Facata, avant de parvenir à Nagasaki. En chemin, on les promenait sur des charrettes pour recevoir les moqueries des païens, on les torturait ; on les condamna d’abord à avoir le nez et l’oreille gauche coupés, mais on ne les amputa finalement «que» du lobe de l’oreille gauche. L'empereur les envoya à Nagasaki où il avait fait dresser vingt-six croix sur lesquelles ils furent crucifiés face à la mer.

Ces vingt-six martyrs étaient :

Trois Jésuites :

Paulus Miki, clerc jésuite,

Ioannes Gotō Soan, frère jésuite japonais,

Didacus Kisaï, frère jésuite japonais.

Six Franciscains :

Pedro Bautista Blásquez y Blásquez, prêtre espagnol,

Martín Loinaz Amunabarro (Aguirre) de l’Ascension, prêtre espagnol, professeur de théologie,

Francisco Blanco, prêtre espagnol,

Felipe Las Casas Martínez de Jésus, mexicain, clerc profès,

Gonçalo Garcia, des Indes Orientales, frère convers,

Francisco Andrade Arco de Saint-Michel, frère convers.

Dix-sept laïcs Tertiaires Franciscains, tous japonais (par ordre alphabétique) :

Antonius, de treize ans,

Cosmas Takeya,

Franciscus, 

Franciscus Kichi,

Gabriel (jeune laïc de vingt ans, catéchiste),

Ioachim Sakakibara,

Ioannes Kinuya (catéchiste),

Leo Karasumaru (catéchiste),

Ludovicus Ibaraki, de treize ans (? fils de Paulus, infra),

Matthias,

Michaël Kozaki (marié),

Paulus Ibaraki,

Paulus Suzuki (marié, catéchiste),

Petrus Sukejirō,

Thomas Dangi (catéchiste),

Thomas Kozaki, de quinze ans (fils de Michaël, supra),

Ventura.

 

Les pauvres et les lépreux firent parvenir une pétition aux autorités pour que, non seulement ces Religieux ne fussent ni bannis ni mis à mort, mais même qu’ils se multipliassent dans le pays.

Le 8 janvier 1597, ils furent tous condamnés à mort. 

Un des Martyrs suspendus à la croix, n'osait répéter que les paroles du bon Larron : Seigneur, souviens-toi de moi !

Les enfants ne furent pas moins admirables. On trouvera dans certaines de leurs notices les dernières paroles qu’ils dirent avant de mourir.

Ils furent tous achevés d'un coup de lance dans le cœur. C’était le 5 février 1597.

Il y avait là plusieurs milliers de personnes. Vint un moment où les chrétiens ne purent se retenir et s’avancèrent pour recueillir le sang des Martyrs ou des fragments de leurs vêtements. Les soldats les repoussèrent avec violence. 

Le frère du gouverneur de Nagasaki, qui était d’ailleurs un ami personnel de Paulus Miki, mit en place des sentinelles pour mainteneir l’ordre, puis se retira. On le vit toutefois pleurer au bas de la colline.

Malgré la surveillance, il y eut un continuel mouvement de vénération autour de cette Colline des Martyrs, Nishizaka. 

Il est dit dans les actes de la béatification, que les jours qui suivirent le martyre, les corps restèrent intouchés par les bêtes, que chaque vendredi une colonne de feu les éclairait et que deux mois après le sang était encore frais. L’année suivante, un envoyé des Philippines put recueillir les restes des Martyrs et de leurs croix.

Ce furent les premiers martyrs du Japon et leur dies natalis est commémoré au Martyrologe le 5 février. 

Comme on fête ce jour-là sainte Agatha, leur fête a été établie au 6 février.

Ces glorieux Martyrs japonais furent béatifiés dès 1627 et canonisés en 1862.

 

 

Coïncidence frappante : le pape Pie IX qui les a canonisés et qui est maintenant Bienheureux, a son dies natalis le 7 février.

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 00:00

Elisabetta Canori Mora

1774-1825

 

La famille Canori était très chrétienne. Le père, Tommaso, gérait plusieurs fermes agricoles ; des quatorze enfants qu’il eut avec son épouse, Teresa Primoli, six moururent en bas âge. 

Elisabetta naquit à Rome le 21 novembre 1774, jour de la Présentation de Marie au Temple. Elle avait cinq frères et une sœur (Maria) aînés, et aura une petite sœur (Benedetta).

Tommaso Canori était un bon propriétaire, et cherchait à gérer ses propriétés avec gentillesse, mais on abusa de sa bonté et des créditeurs le mirent en difficulté. De mauvaises récoltes s’ajoutèrent aux difficultés et le papa finit par confier ses deux petites filles à son frère.

Ce dernier les confia à son tour aux Religieuses augustiniennes de Cascia (le célèbre monastère où vécut sainte Rita, v. 22 mai). Elisabetta s’inséra parfaitement dans l’atmosphère monastique.

Revenue à Rome, elle eut une vie quelque peu mondaine, qu’elle jugera plus tard sa «trahison». 

Grâce à la bienveillance d’un bon prélat qui s’offrit pour payer les frais de pension, Benedetta entra chez les Oblates de Saint Filippo Neri, mais Elisabetta préféra rester dans le monde, aux côtés de sa famille en difficulté. Elle se maria en 1796 avec Cristoforo Mora.

Cristoforo était un excellent garçon chrétien, avocat, mais faible : il trahit son épouse. Elisabetta supporta l’épreuve sans se plaindre, espérant toujours une conversion ; à ce coup dur s’ajouta que ses deux premiers enfants moururent peu après la naissance.

Pour payer les énormes dettes de son mari, Elisabetta vendit tous ses bijoux, qui d’ailleurs ne suffisaient pas. Cristoforo, de son côté, devint grossier. Ses parents, par mesure d’économie, lui proposèrent de quitter son bel appartement et de venir habiter chez eux avec son épouse. Elisabetta accepta encore cette épreuve qui rompait toute intimité conjugale et familiale, offrant cela pour la conversion de son mari.

Une quatrième naissance, heureuse, vint adoucir cette vie rude. Mais une maladie terrassa Elisabetta, qui en guérit «miraculeusement». Ce sera le point de départ d’une vie encore plus intérieure. Elle prit la résolution de ne jamais se fâcher et de s’imposer une vie de mortification.

Elle dut supporter les accusations de ses belles-sœurs, qui la rendaient responsable des écarts de son mari. Celui-ci en vint même à la menacer d’un couteau.

Quand mourut le beau-père (1812), la famille la mit à la porte. Nouvelle épreuve, mais aussi occasion de se retrouver avec elle-même.

Elle dut travailler de ses mains pour vivre. Elle éleva très chrétiennement ses filles, et en même temps ouvrit son logis aux pauvres. Elle visitait les malades, elle priait. Elle assistait particulièrement les familles en difficulté. Finalement elle entra dans le Tiers-ordre des Trinitaires, un Ordre fondé à la fin du 12e siècle pour obtenir la libération des captifs.

La «sainteté» d’Elisabetta devint connue ; elle faisait des miracles, elle avait des expériences mystiques (extases, prophéties), mais conservait son style de vie modeste, discret. Elle s’offrait pour la conversion de son époux, pour le pape, pour l’Eglise et la ville de Rome.

A Noël 1824, l’œdème la frappa de nouveau. Elle savait que ce serait sa dernière maladie. Elle eut la joie de voir son mari reprendre sa place à la maison ; il restait de longues heures auprès d’elle. Pleine d’amour, elle lui prédit même qu’il reviendrait pleinement à Dieu.

Elle mourut le 5 février 1825, le soir. Mais son mari, comme de coutume, n’était pas là à cette heure-là. Il revint à l’aube, et la trouva morte. Là commença sa vraie conversion.

Comme elle le lui avait prédit, son mari se convertit, entra dans le même Tiers-ordre trinitaire, puis chez les Franciscains Conventuels et devint prêtre. Il mourra en 1845, le 8 septembre, jour de la Nativité de Marie, une fête chère à Elisabetta.

Elisabetta Canori Mora a été béatifiée le 24 avril 1994.

 
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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 00:00

Jesús Méndez Montoya

1880-1928

 

Ce prêtre mexicain naquit à Tarímbaro (Michoacan) le 10 juin 1880, de parents pauvres, Florentino Méndez et María Cornelia Montoya.

Baptisé le 12 juin, il reçut la Confirmation le 12 septembre 1881, selon la coutume de l’époque.

Après l’école communale, il entra au séminaire de Morelia en 1894, où il étudia avec persévérance. Des paysans de son village participèrent aux frais de ses études.

Il reçut le diaconat en 1905, et le presbytérat en 1906. 

Une fois ordonné prêtre, il fut vicaire successivement à Huetamo, Pedemales, enfin à Valtierrilla (Guanajuato). Dans les deux premiers postes, son zèle lui provoqua un sérieux arrêt de santé, car il s’était fatigué jusqu’à l’épuisement.

Ce fut un prêtre tout à tous, qui passait de longues heures au confessionnal, où les chrétiens venaient volontiers recevoir ses bons conseils. Il fonda diverses associations ou confraternités, pour l’apostolat de la prière, l’adoration perpétuelle. 

Il n’hésitait pas, tout en se cachant quand il le fallait, à baptiser et célébrer de nuit, visitant les malades de jour, remplaçant autant que possible les autres prêtres qui étaient obligés de sa cacher et de changer de localité pour échapper aux recherches.

Il vivait pauvrement, avec les familles pauvres du village. 

Il monta aussi une belle chorale, grâce à ses dons musicaux, pour rehausser la liturgie.

Le 5 février 1928, les troupes fédérales entrèrent dans le village dans l’intention d’éliminer un groupe de cristeros qui avaient pris les armes, et se dirigèrent vers la maison du prêtre. Jesús, lui, n’avait jamais touché à une arme. A ce moment précis, il venait de terminer la célébration de la messe. Lui qui portait le nom de notre Seigneur, s’identifia au Maître jusqu’au bout.

Il s’empara d’un ciboire contenant les saintes hosties de l’Eucharistie, et tenta de sortir par une fenêtre du presbytère, qui se trouvait juste à côté du clocher de l’église. Les soldats, qui ne le connaissaient pas, pensèrent que c’était un cristero, et qu’il cachait une arme, mais Jésús montra qu’il n’avait pas d’armes. 

Les soldats lui demandèrent : C’est vous le Curé ? et il répondit : Oui, c’est moi. Ils l’arrêtèrent. Et lui, gentiment : Les Hosties consacrées, vous n’en avez pas besoin, laissez-les moi et il demanda aux soldats juste le temps de les consommer. Ils le lui permirent et il s’agenouilla pour communier. Puis les soldats : Nous n’avons pas besoin de choses précieuses, donnez ça aux vieilles (voulant dire qu’il n’avait qu’à remettre le ciboire à sa sœur qui était là, Luisa, ainsi qu’à sa domestique, María Concepción). Jesús leur remit le ciboire en disant : Prenez-en soin, et laissez-moi, c’est la volonté de Dieu. Puis se dirigeant vers les soldats : Faites de moi ce que vous voulez ; je suis prêt. 

Six ou huit soldats le menèrent un peu plus loin de la place, le mirent assis sur un tronc qui se trouvait là, entre deux soldats. Le capitaine voulut tirer, mais son pistolet ne fonctionna pas ; il ordonna aux soldats de tirer ; ils s’y prirent par trois fois, sans y arriver (peut-être firent-ils exprès…), alors le capitaine, furieux, ordonna à Jesús de se lever, le fouilla, lui arracha un crucifix et une médaille qu’il portait au cou, le mit à côté d’un agave, et lui tira dessus. Le père Jesús tomba, mort. Il pouvait être sept heures du matin, de ce 5 février 1928.

L’après-midi, vers quinze heures, on ramassa le corps du prêtre martyr pour le porter à Cortazar, où les soldats le mirent contre la voie ferrée, pour que le prochain train pût le déchiqueter, non sans avoir fait défiler là toutes les personnes qu’ils avaient arrêtées. Toutefois, les épouses des officiers vinrent retirer le corps du Martyr pour le reporter à un autre endroit, où les soldats voulurent le jeter dans le fumier des chevaux. Mais les femmes s’y opposèrent encore une fois, et c’est alors qu’un pieux monsieur, Elías Torres, demanda le corps pour l’ensevelir, et on le lui concéda.

Le père Jesús fut alors dignement enseveli à Cortazar, avant d’être reporté à l’église de Valtierrilla cinq ans plus tard.

Il a été béatifié en 1992 avec ses vingt-cinq Compagnons mexicains martyrs, et canonisé en 2000. Leur fête commune est au 21 mai, mais le dies natalis de Jesús Mendez Montoya est au 5 février.

 

 

 

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 00:00

Jacob, patriarche

18e siècle avant Jésus-Christ

 

Le patriarche Jacob était le fils d’Isaac et Rébecca, et donc le petit-fils du patriarche Abraham.

Toute l’histoire de Jacob se trouve dans le livre de la Genèse, des chapitres 25 à 50.

Jacob était le frère jumeau d’Esaü, et naquit le second. L’Ecriture rapporte qu’Isaac «préférait» Esaü, qui lui préparait de bons plats, mais que Rébecca préférait Jacob, car Dieu lui avait annoncé que l’aîné servira le cadet (Gn 25:23).

On se rappelle comment Jacob «acheta» à Esaü son droit d’aînesse avec un plat de lentilles, et comment ensuite il «trompa» Isaac en se faisant donner la bénédiction paternelle qui aurait dû échoir à Esaü. Ce stratagème mensonger reste mystérieux, même pour les Pères de l’Eglise et on ne peut que conjecturer que Rébecca fut divinement inspirée d’agir ainsi.

Jacob eut deux épouses, Léa et Rachel, deux sœurs filles de Laban, qu’il épousa chacune après sept années de patient service chez Laban. 

De Léa, Jacob eut Ruben, Siméon, Lévi et Juda ; plus tard Issachar, Zabulon et l’unique fille de Jacob, Dina.

Rachel, qui était stérile, pria Isaac d’accepter sa propre servante Bilha, dont il eut Dan et Nephtali. 

A son tour Léa, devenue stérile, proposa sa servante Zilpa à Isaac, qui en eut Gad et Asher.

Enfin Rachel enfanta Joseph, et plus tard encore Benjamin, et mourut de ce dernier accouchement.

Joseph fut vendu par ses frères et devint plus tard le maître du palais du Pharaon. Il eut à son tour deux fils, que plus tard Jacob adoptera au même titre que ses fils, Ephraïm et Manassé.

Jacob fut le protagoniste de deux épisodes fameux. L’un fut le songe dans lequel les anges descendaient et montaient sur une très haute échelle : ce fut le moment d’une bénédiction particulière de Dieu, qui donnait cette terre à Jacob et à sa descendance (Gn 28:10-22). L’autre épisode fut la lutte avec un mystérieux personnage, une manifestation divine, au terme de laquelle Dieu lui donna le nom d’Israël, qui signifierait «fort contre Dieu» (Gn 32:29).

Dans le livre du Siracide (Si 44:22), Jacob reçoit l’alliance de Dieu sur sa tête. Ce patriarche, à l’origine des douze tribus d’Israël, est l’un des grands personnages en qui Dieu a signalé sa gloire et sa puissance.

Jacob adopta les deux enfants de Joseph, mais rejeta de l’héritage Ruben pour son inceste (cf. Gn 35:22), ainsi que Siméon et Lévi pour leur attitude traître (cf. Gn 34:25-31). La tribu de Siméon fut absorbée par celle de Juda, celle de Lévi ne subsista que pour son office religieux. Ainsi s’explique le nombre des douze tribus d’Israël.

 

Le Martyrologe Romain ne mentionne pas explicitement Jacob. Il fut pendant un temps inséré dans certains autres Martyrologes, au 5 février, d’où sa présence ici. Il est inclus dans la commémoraison commune qui se fait de tous les saints Ancêtres du Christ, le dimanche précédant Noël chez les Grecs, la veille de Noël dans le nouveau Martyrologe.

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 00:00

Eufranio Desideri

1556-1612

 

Eufranio Desideri était né le 8 janvier 1556 à Leonessa (Spolète, Italie).

(Le prénom de l’enfant fut peut-être un dérivé d’Eufrasio, qui est le nom d’un des apôtres de l’Espagne, mais on n’a pas trouvé de Saint «Eufranio»).

A seize ans, il tomba malade. A peine guéri, contrairement au projet matrimonial que son oncle nourrissait pour lui, et sans même prévenir ses parents, il rejoignit les Frères Mineurs Capucins d’Assise, aux Carceri, prenant le nom de Giuseppe, et fut ordonné prêtre en 1580 à Amelia.

Il observa une constante et jalouse abstinence dans sa nourriture, parlant à soi-même comme à un âne : Frère âne, tu n’as pas besoin de te nourrir comme on le fait pour un cheval de course ; contente-toi d’être un pauvre âne et d’être traité comme tel.

En 1587, il eut la permission de se rendre à Constantinople pour y assister les Chrétiens prisonniers. Non content de son «travail», il se mit aussi à prêcher dans la ville, tous les jours, jusqu’à ce que, n’en pouvant plus de résister à la «tentation», il osa pénétrer dans le palais du sultan. Immédiatement saisi par les gardes, il fut dûment torturé et condamné à mort (car l’Islam traite ainsi ceux qui ne sont pas de sa religion) : pendant trois jours il resta pendu à une croix par un pied et par un bras ; mais un être lumineux s’approcha, le détacha, guérit ses plaies et lui offrit une bonne nourriture substantielle. Puis l’ange disparut. Ebahi, le sultan commua la sentence en exil perpétuel.

Quelques-uns de ceux qui voulaient lui donner la mort demandèrent ensuite le baptême.

Déçu d’avoir échappé à la grâce du martyre, Giuseppe revint en Italie et prêcha dans toute la région des Abruzzes et de l’Ombrie, suscitant diverses œuvres de bienfaisance et sans oublier de faire des miracles à tour de bras. De retour à Rome, il était accompagné par un évêque grec qui rejoignit l’Eglise romaine à Rome.

Au bout de vingt années de ce labeur efficace, il apprit par révélation sa mort prochaine et se rendit au couvent d’Amatrice. La réalité était qu’il allait ressentir les douleurs d’un cancer, qu’on voulut opérer. Les chirurgiens pensaient le lier pendant l’opération, mais Giuseppe prit son crucifix et leur dit : Ce lien sera le plus fort de tous, il me tiendra immobile. L’opération cependant n’apporta pas le bienfait escompté et Joseph mourut le 4 février 1612.

Eufranio-Giuseppe fut béatifié en 1737 et canonisé en 1746.

Le miracle retenu pour la canonisation se produisit deux ans après la béatification. Une maman avait mis au monde un petit garçon dont on s’aperçut bientôt que les jambes n’avaient pas d’os : deux chirurgiens le constatèrent formellement, après avoir tordu, enroulé, plié les jambes comme un mouchoir. Ils n’avaient évidemment aucun remède pour cette malformation congénitale. La maman priait le bienheureux Giuseppe, mais apparemment sans réponse ; désespérée, le jour de Pâques 1739, elle déposa son enfant sur l’autel de Leonessa où se trouvait le corps du Bienheureux, et pensait le laisser là. Elle s’éloignait quand les larmes du petit garçon l’émurent : revenue sur ses pas, elle s’aperçut que le petit malade, qui avait alors deux ans, posait les pieds sur les degrés de l’autel et tenait debout tout seul. Cette fois-ci, le même médecin qui avait constaté l’infirmité, fut bien obligé de reconnaître la parfaite constitution de l’enfant. D’autres témoins apportèrent aussi confirmation de l’événement.

Ce grand missionnaire a été choisi par les Capucins comme le saint patron de leurs missions en Turquie.

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 00:00

João de Brito

1647-1693

 

Né le 1er mars 1647 à Lisbonne (Portugal), João était de famille aristocratique ; son père mourut comme vice-roi au Brésil. On trouve l’orthographe Brito et Britto. João avait un frère, Fernando Pereira, à qui l’on doit d’avoir écrit la vie de son frère religieux.

Il fit le vœu, lors d’une grave maladie, s’il guérissait, d’entrer chez les Jésuites, ce qu’il réussit enfin à faire, vainquant les difficultés de son entourage, et entrant au noviciat de Lisbonne en 1662. Il étudia à l’université de Coimbra.

Il partit en 1673 aux Indes et compléta sa formation théologique à Goa, avant de rejoindre les missions de Madura, au sud-est de l’Inde, dans l’actuelle région du Tamil Nadu. Il adopta lui-même un nom tamil : Arul Anandar. 

Mais les autorités l’ayant mis en prison (1684), il fut d’abord expulsé et revint au Portugal (1687), où il fut procureur pour les missions. Le roi Pedro II voulait le garder près de lui, mais il repartit en 1690 avec d’autres missionnaires pour cette même région de Marava où il avait été arrêté dix ans plus tôt.

La mission de Madura représentait une audacieuse tentative d’établir une Eglise catholique indienne suffisamment indépendante de toute domination européenne. João apprit les dialectes locaux, s’exerça à la culture du coton et vécut comme un hindou kshatriya, s’abstenant de toute nourriture animale et de toute boisson alcoolisée, jusqu’à la fin de sa vie : pas de viande, pas de poisson, pas d’œuf, pas d’alcool, et seulement des légumes, des fruits et des herbes.

João imagina une méthode imagée pour enseigner la foi catholique selon des catégories et des concepts qui convenaient à la pensée de ces peuples. Cette méthode remporta un grand succès.

Une des grandes conquêtes de João - et qui le conduisit au martyre, fut la conversion d’un prince polygame, Thadiyathevan. Quand celui-ci voulut ne garder qu’une femme, l’une des «renvoyées», nièce du roi voisin, fit un tabac qui dégénéra en persécution contre les Chrétiens. João fut arrêté avec d’autres catéchistes et conduit à la capitale, Ramnad (ou Ramanathapuram, sur la côte), où les Brahmanes demandaient sa mort.

Il fut conduit à Oriyur, à une cinquantaine de kilomètres de la côte, où il fut décapité, le 4 (11?) février 1693. 

João de Brito fut béatifié en 1853 et canonisé en 1947.

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 00:00

Jeanne de Valois

1464-1505

 

Jeanne était la fille de Louis XI de France et de Charlotte de Savoie ; son frère fut Charles VIII. Louis XI descendait du lointain Charles, comte de Valois, dont la maison succéda aux Capétiens et donna une douzaine de rois à la France.

Née le 23 avril 1464 à Nogent-le-Roi, elle fut dès son deuxième mois de vie, promise par son père au duc d’Orléans.

Vers l’âge de cinq ans, on l’envoya chez un cousin du roi, François de Bourbon-Beaujeu au château de Lignières, pour la détourner des habitudes de piété qu’elle prenait avec sa mère à Amboise.

Jeanne n’en priait que plus la très Sainte Vierge, qui lui parla au cœur quand elle n’avait que sept ans : Avant ta mort, tu fonderas une religion en mon honneur et, ce faisant, tu me feras un grand plaisir et me rendras service.

En attendant, elle devait passer par une singulière épreuve : Louis XI décréta le jour du mariage entre sa fille et le duc d’Orléans, futur Louis XII. On obtint des dispenses d’âge de Rome (1476) et l’on procéda en toute discrétion au sacrement chrétien du mariage, auquel Louis XI n’assista même pas. Le marié avait quatorze ans, Jeanne, douze. Elle devenait Jeanne de France.

Il est difficile de trouver mariage plus contestable. L’époux protesta inutilement contre la violence qu’on lui faisait, et s’empressa de démontrer la plus parfaite indifférence envers sa chaste épouse. Pour comble, la pauvre jeune reine souffrait d’une forte déviation de la colonne vertébrale. Rien n’attachait le duc à son épouse légitime, et il ne se gênait pas pour le dire. Pour sa peine, il fut trois années enfermé.

Malgré l’indifférence de son mari, Jeanne lui démontrera la plus grande bonté lorsqu’il sera fait prisonnier des troupes de Charles VIII.

A la mort de Charles VIII, Louis devint Louis XII (1498). Il demanda promptement la reconnaissance en nullité de ce mariage inexistant, assura une pension «royale» de douze mille écus à Jeanne, ainsi que la ville de Bourges, où les habitants l’accueillirent avec joie.

Jeanne y travailla en faveur des malades, des pauvres, des femmes tombées, de la formation intellectuelle des jeunes et des écoliers pauvres, des religieux et de la réforme des couvents.

Jeanne de France, redevenue de Valois, écrivait à saint Francesco de Paola (v. 2 avril), qui avait été à la cour du roi Louis XI ; il l’approuva dans son désir de fonder un ordre de Religieuses en l’honneur de l’annonciation de Notre-Dame, et son confesseur finit lui aussi par lui accorder son consentement, au bout de deux ans, convaincu que cet Ordre était voulu de Dieu.

Elle fonda ainsi l’Ordre des Annonciades, dont le supérieur fut son confesseur, le père Gabriel-Marie, tandis qu’elle, la supérieure, conservait le titre d’ancelle (ancilla : servante). On dira ici que ce père Gabriel-Maria (1462-1532) était un franciscain immensément apprécié et qui recouvra beaucoup de charges, avant d’être nommé supérieur de l’Ordre des Annonciades (1526), qui le fêtent en son dies natalis, le 27 août.

Rome n’approuva la fondation qu’en 1501 et la maison fut bâtie à Bourges. Jeanne y fit les vœux en 1503.

Elle tomba malade peu après, et au début de 1504 comprit qu’elle n’aurait plus la force de rejoindre ses Sœurs : elle fit murer le passage entre son palais et le couvent, et expira le 4 février 1505.

On trouva sur son corps un rude cilice et sur ses reins une chaîne de fer dont les anneaux avaient provoqué des ulcères en différents endroits.

Cinquante-six ans après, le corps fut retrouvé sans corruption, mais les Huguenots eurent l’audace de le profaner, de le brûler et de disperser les cendres au vent (1562).

De nombreux miracles dus à l’intercession de Jeanne de Valois la firent officieusement proclamer sainte dès le 17e siècle ; en 1775, le culte fut approuvé ; en 1950, Jeanne de France (de Valois) fut solennellement canonisée.

Elle est mentionnée le 4 février au Martyrologe.

Que reste-t-il actuellement de cet Ordre dont on parle si peu ?

Du monastère de Bourges se fonda ensuite celui d’Albi (1506), d’Agen (1533), puis de Villeneuve-sur-Lot (1624). A celui-ci, complètement détruit à la Révolution mais heureusement reconstruit, s’ajoutent ceux de Thiais, Brucourt, Saint-Doulchard, et Menton. Celui de Peyruis s’est transféré à Alajuela (Costa-Rica). En Belgique, trois anciens monastères ont récemment fusionné en un nouveau, situé à Westmalle.

 

 

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 00:00

Véronique

1er siècle

 

Une très ancienne tradition, constante, présente Véronique comme cette pieuse femme qui vint à la rencontre de Jésus pendant sa montée au Calvaire, et qui lui essuya le visage avec un linge.

Ce linge porta depuis imprimée l’image du Christ souffrant et a inspiré à cette femme courageuse son nom habituel de Véronique, du latin vera icon, vrai visage. Grécisé, le nom de Véronique devint Bereniki , qui porte la victoire, d’où en français Bérénice.

La scène de la rencontre entre Jésus et «Véronique», mais sans nommer celle-ci, est la sixième station de la traditionnelle dévotion du Chemin de Croix.

A Rome, on a très longtemps retenu que Véronique fut bientôt mandée à Rome par l’empereur Tibère, malade ; celui-ci guérit en contemplant le Voile, que Véronique confia ensuite au pape Clément. Mais comme malheureusement toute l’Antiquité ne parle plus de ce Voile, certains en ont déduit que l’épisode était sans aucun fondement historique. 

Il reste que l’on conserve dans la basilique Saint-Pierre de Rome un «Voile de Véronique», que l’on a exposé en certaines occasions solennelles.

Voyons maintenant, mais discrètement et avec la réserve que recommande toujours l’Eglise, ce qu’écrit à propos de Véronique une Religieuse inculte et ignorante du 19e siècle, la bienheureuse Anna Katharina Emmerick (voir au 9 février).

 

*       *       *

 

Séraphia était parente de Jean-Baptiste, car son père et Zacharie étaient cousins germains. Elle était aussi parente du vieillard Siméon.

Elle avait épousé Sirach, membre du Sanhédrin, qui d’abord la fit beaucoup souffrir pour son attachement au Christ, puis se rapprocha de Joseph d’Arimathie et de Nicodème, et quitta finalement le Sanhédrin. 

Lors de l’entrée triomphante du Seigneur à Jérusalem, Seraphia avait détaché son voile pour l’étendre sous les pas de Jésus. C’est ce même voile qu’elle présenta à Jésus et que l’Eglise a conservé, et qui est encore aujourd’hui l’objet de la vénération des fidèles.

 

*       *       *

 

Sainte Véronique est vénérée traditionnellement le 4 février en Occident, quoiqu’elle ne soit pas mentionnée au Martyrologe.

 

 

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 00:00

Anne-Marie Rivier

1768-1838

 

Anne-Marie naquit le 19 décembre 1768 à Montpezat-sous-Bauzon (Ardèche), troisième des quatre enfants d’un aubergiste, Jean-Baptiste Rivier et de son épouse Anne-Marie Combe. Une des sœurs de Anne-Marie s’appelle Cécile.

A un an et demi, elle tomba de son berceau, de sorte qu’Anne-Marie (Marinette, comme l’appelaient ses parents) ne put marcher ni grandir normalement.

Sa mère, cependant, était une femme pleine de foi et passa avec sa petite fille des heures entières de prière devant une Piéta vénérée dans les environs. 

Le 7 septembre 1774, mourut le papa de Marinette. Le lendemain, 8 septembre 1774, en la fête de la Nativité de Marie, la petite fille se sentit la force de marcher, quoiqu’encore avec les béquilles. Elle n’avait pas pu se mettre sur ses jambes depuis près de cinq années.

Marinette reprit des forces, mais ne jouit jamais vraiment d’une vraie bonne santé. Elle avait promis à la Sainte Vierge que, si elle guérissait, elle s’occuperait de faire l’école aux enfants.

En 1777, nouvel accident : Marinette se casse une jambe dans l’escalier. Sa mère lui frictionne la jambe avec de l’huile de la lampe du sanctuaire de Notre-Dame de Pradelles : Marinette est guérie au bout de quinze jours, en la fête de l’Assomption.

A dix-sept ans, elle demanda son admission chez les Sœurs de Notre-Dame de Pradelles (Haute-Loire), où cependant sa santé trop délicate ne lui permit pas de rester. Cette petite jeune fille d’1 mètre 32 ne se vexe pas : Puisqu’on ne veut pas me laisser entrer au couvent, j’en ferai un moi-même.

Sans perdre courage, elle ouvrit à Montpezat une petite école, s’entoura de compagnes et alla visiter les malades, recevant aussi les jeunes qui ne savaient où aller pour s’occuper.

Survint la Révolution. Entre 1790 et 1792, Anne-Marie alla faire l’instruction et le catéchisme à Saint-Martin-de-Valamas puis revint à Montpezat. Quand le prêtre manquait, Anne-Marie ne se gênait pas pour organiser des moments de prière, pour parler de la Bible et pour raconter les vies des Saints. Si l’église est fermée, elle fait de sa maison un petit couvent.

Elle aurait pu être arrêtée et passer en jugement : à la mort de sa mère (1793), on se «contenta» de lui confisquer sa maison, de sorte qu’elle dut se transférer à Thueyts, à cinq kilomètres de là, chez un prêtre de Saint-Sulpice. Anne-Marie et ses quatre compagnes purent reprendre leur activité et, en 1796, se consacrèrent.

La nouvelle famille religieuse était née : les Sœurs de la Présentation de Marie s’occuperaient désormais de l’enseignement, du soin des orphelins, des malades, mais aussi de l’éducation religieuse pour les adultes. Dès l’année suivante, elles étaient douze.

Pendant le Directoire, de 1797 à 1799, les Sœurs subirent encore des persécutions, en provenance de Privas, mais elles purent résister et tenir. En 1799, le Grand Vicaire de Viviers les prendra sous sa protection. Jusqu’en 1802, l’Oeuvre va rayonner et prospérer : les fidèles veulent réapprendre ce qu’ils ont oublié durant ces dix années de perturbation.

La reconnaissance pontificale tardera, en raison des relations très tendues entre l’empereur et le pape, mais Anne-Marie continuera sur sa lancée. En 1803 fut ouvert un noviciat proprement dit, en 1810 étaient déjà ouvertes quarante-six maisons. Un orphelinat fut ouvert en 1814.

En 1815, la maison-mère se déplaça à Bourg-Saint-Andéol. 

En 1820, la congrégation comptait quatre-vingt huit maisons dans huit diocèses.

En 1830, le roi reconnaîtra légalement la Congrégation.

En 1838, l’année où mourut la Fondatrice, il y avait cent quarante-et-une maison, abritant plus de trois-cents Religieuses dans quinze diocèses. Cette progression est une rareté dans l’histoire de l’Eglise.

Anne-Marie Rivier mourut le 3 février 1838. 

Elle prédit que ses Sœurs auraient traversé les mers : actuellement, elles se trouvent sur tous les continents ; elles sont plus de trois mille.

Anne-Marie Rivier a été béatifiée en 1982.

 

 

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 00:00

Maria Helena Stollenwerk

1852-1900

 

Maria Helena naquit à Rollesbroich (Simmerath, Aachen, Allemagne) le 28 novembre 1852, de Johann Peter Stollenwerk et de Anna Maria Bongard, qui consacra sa fille à la Sainte Vierge avant même sa naissance.

Dès qu'elle fréquenta l'école primaire de son petit village, elle s'enthousiasma pour la lecture des bulletins de l'Association de la Sainte Enfance, qui devint par la suite une Œuvre Pontificale. C'est ainsi que grandit en elle le désir de venir en aide aux enfants de Chine.

A vingt ans, elle ne trouvait toujours pas d'Institut en Allemagne qui pût lui permettre de partir pour la Chine. Mais en visite à Steyl (Pays Bas), elle rencontra le fondateur des Verbites, Arnold Janssen (voir au 15 janvier), qui avait le désir de fonder une famille religieuse de Sœurs missionnaires, tout en attendant un signe de Dieu.

Maria Helena avait désormais trente ans et commença par servir comme auxiliaire de cuisine dans une des maisons ouvertes par le père Janssen. Elle fut rejointe par Hendrina Stenmanns et toutes deux vécurent dans une toute petite maison pendant quelques années, avant d'intégrer un couvent vide.

Le 8 décembre 1889, avec le nom de Mère Maria, elle fonde, avec le père Arnold Janssen, les Sœurs Missionnaires sous la dénomination de Servantes du Saint Esprit. Maria Helena se retrouvait tout d'un coup co-fondatrice et supérieure. L'institut se développa tout de suite et des sœurs partirent pour l'Argentine dès 1895, puis au Togo.

Pour ne pas sombrer dans le pur activisme, Arnold Janssens voulut appuyer le nouvel Institut sur la prière et l'adoration. Aussi ouvrit-il une autre branche de Contemplatives, dont Mère Marie voulut faire partie, cette fois-ci sous le nom de Sœur Maria Virgo (Marie Vierge).

Le vrai rêve de Maria Helena ne se réalisa jamais : elle ne put jamais partir pour la Chine, qui resta son vœu le plus cher et le plus intime. Mais ce rêve se réalisa en tant qu'elle y travailla de toute son ardeur dans la prière et l'offrande d'elle-même.

Cette offrande se concrétisa encore plus par la maladie qui la frappa et elle prononça ses vœux comme Sœur Adoratrice du Saint Esprit sur son lit de mort, le 3 février 1900.

 

Elle a été béatifiée en 1995.

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