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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 00:00

Narciso Pascual y Pascual

1917-1936

 

Il vint au monde le 11 août 1917 à Sarreaus de Tioira (Orense, Espagne), de Juan Antonio et Pilar, qui le firent baptiser dès le lendemain. Narciso eut cinq frères, dont Pedro et Antonio, de douze et dix-sept ans plus jeunes, et trois sœurs, dont Dolores qui avait neuf ans de moins que Narciso.

A quatorze ans, il entra à l’Ecole Apostolique vincentienne du sanctuaire de Notre-Dame des Miracles. Après deux années d’humanités, il se décida pour la maison de Guadalajara, comme frère convers, avec le nom de Frère Paúl.

Là il s’occupa de la cuisine, du réfectoire, de la porterie, qui lui donnèrent l’occasion de démontrer toute la gentillesse et la patience dont il était capable.

Souvent il priait le chapelet devant le Saint-Sacrement.

Après ce temps de postulat, il fut envoyé au séminaire de Hortaleza (Madrid), en 1933, puis à celui de Cuenca, où il émit les vœux perpétuels le 27 novembre 1935, jour anniversaire de la Manifestation de la Médaille Miraculeuse à la Rue du Bac de Paris (v. Catherine Labouré, 31 décembre).

Début 1936, les événements inquiétants se faisaient menaçants. Frère Paúl se réfugia chez une famille d’amis, puis au palais épiscopal, d’où il écrivit à ses parents son entière disposition à mourir pour le Christ.

Il partira ensuite pour la maison de Madrid, puis à Valdemoro, enfin Guadalajara.

(On pourra relire ici la notice Ireneo Rodríguez González, dont le Frère Paúl partagea pleinement le sort).

Le Frère Paúl, de dix-neuf ans, fusillé le 6 décembre 1936 avec ses trois autres Compagnons, fut béatifié avec eux en 2013.

Cette année-là, assistèrent à la cérémonie de béatification ses frères Pedro (prêtre lazariste) et Antonio et sa sœur Dolores.

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 00:00

Narcyz Putz

1877-1942

 

Né le 28 octobre 1877 à Sierakow, Narcyz était le fils d’un aubergiste, Władysaw, et de Josepha Brodniewiczow. Il reçut le baptême le 25 novembre 1877.

Il fréquenta le collège et le lycée à Sainte-Marie-Madeleine de Poznań et passa son baccalauréat en 1898. Puis il entra au séminaire à Poznań et Gniezno, et reçut l’ordination sacerdotale en 1901.

Il reçut plusieurs postes successifs : administrateur à Boruszynie, vicaire à Obrzycko, à Szamotuly, à Wronki ; curé à Ludzisku.

Il était très actif ; il participait activement à diverses associations polonaises. Avant la première Guerre mondiale, il prit part au mouvement coopératif dans Szamotuly et voyagea en Allemagne, où il soutenait l’Union des Polonais.

A partir de 1920, il fut administrateur à Bydgoszcz, et, quand fut érigée la nouvelle paroisse du Sacré-Cœur, il en fut le curé.

Son action principale était de «poloniser» cette paroisse, où une population polonaise avait pris la place de l’ancienne population allemande ; il rendit visite aux familles polonaise et supprima les homélies en allemand.

Dans son attention pour les enfants, il organisa avec d’autres responsables la ferme de Jastrzebiec (près de Bydgoszcz), dont purent bénéficier près de deux-cents enfants durant l’été 1924.

Dès 1920, il eut des responsabilités diverses au sein même du conseil municipal, dans la comptabilité, et pour tout ce qui concernait la formation culturelle : bibliothèque, théâtre, école.

Le père Narcyz fut appelé à des charges plus importantes encore : en 1925 il fut nommé curé à Poznań, où il s’occupa de l’embellissement de l’église Saint-Adalbert ; à partir de 1930, il reçut d’autres charges importantes à la curie, fut nommé chanoine honoraire de la cathédrale de Poznań, membre du conseil d’administration du diocèse, responsable de l’éducation religieuse dans les établissements du diocèse.

Infatigable, il présida l’association sacerdotale Unitas, participa à des réunions de lutte contre la franc-maçonnerie, s’impliqua dans la rédaction de divers magazines paroissiaux, et comme cela ne lui suffisait pas, il fit aussi partie du Conseil municipal de Poznań, où il fut chargé des finances, de l’aménagement des jardins municipaux, et de l’administration de la propriété Naramowicach. Depuis 1916, il fut aussi membre de la Société des Amis de la Science à Poznań.

Au moment de l’invasion allemande (1939), il se trouvait à Varsovie, où il fut arrêté le 4 octobre. Conduit dans un premier temps à Pawiak, il fut relâché après deux semaines, mais de nouveau arrêté à Poznań le 9 novembre et emprisonné au Fort VII : durant son calvaire, il subira le harcèlement, la torture, sans jamais priver ses compagnons de prison de son exemple de patience et de soutien moral.

Le 24 avril 1940, il fit partie du premier convoi à destination de Dachau. Le 6 juin, on le mit dans le camp de Gusen, pour travailler aux carrières et à la construction du camp. Il souffrit  beaucoup, surtout parce qu’il n’avait qu’un rein. Il organisa clandestinement la prière avec les codétenus, s’efforçant d’élever leur esprit. 

Revenu à Dachau, le 8 décembre 1940, il fut affecté aux plantations, puis à la bonneterie. Son numéro matricule fut 22064. 

Malade, il mourut à l’infirmerie le 5 décembre, officiellement des suites d’une pneumonie. Certaines sources affirment qu’on lui aurait injecté de l’essence. Son corps sera ensuite brûlé dans le four crématoire du camp.

Narcyz Putz fait partie des cent-huit Martyrs polonais béatifiés en 1999.

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 00:00

Niels Stensen

1638-1686

 

Niels (Nicolas) est un grand savant danois, né le 11 janvier 1638 à Copenhague, dans une famille luthérienne. Son père, Steen Pedersen, était un orfèvre au service du roi de Danemark et mourut en 1644. Sa mère, Anne Nielsdatter, épousa un autre orfèvre.

Niels grandit dans un certain isolement, à cause d’une mystérieuse maladie.

Il fit ses études secondaires et universitaires en médecine à Copenhague, puis voyagea en Europe, rencontrant des médecins, des scientifiques renommés ; les voyages le passionnaient, il sillonna surtout les Pays-Bas, la France, l’Italie, l’Allemagne.

On comprend mieux, dès lors, pourquoi son nom ait été «traduit» en diverses langues : Nicolas Sténon en français, Niccolò Stenone en italien, et aussi Nicolaus Steno (ou Stenonius) en latin.

En 1660, après être passé à Rostock puis Amsterdam, il commença des études de médecine à Leyde (Pays-Bas). Il fut en désaccord avec la thèse de Descartes, qui prétendait que les larmes étaient produites par le cerveau. Il fit des travaux sur la salive et son nom est resté encore aujourd’hui à propos du conduit de Stensen (ductus stenonianus). Il démontra aussi, contre Descartes, que le cœur est un muscle, et non l’origine de la chaleur humaine.

Puis il fut à Paris, Saumur, Bordeaux et Montpellier, rencontrant chaque fois d’illustres savants.

En 1665, il partit pour l’Italie ; il fut d’abord professeur d’anatomie à l’université de Padoue, puis gagna Florence, où ses études d’anatomie lui valurent le mécénat du grand-duc Ferdinando II de Medici, lequel lui donna un poste à l’hôpital, et le rapprocha d’un groupe de chercheurs, l’Accademia del Cimento, auquel il fut affilié. Niels rencontra le pape Alexandre VII à Rome, ainsi que Marcello Malpighi.

Au retour, il eut l’occasion d’observer une procession de la Fête-Dieu et commença à se demander s’il avait la vraie Foi. Cette réflexion aboutit à sa conversion en 1667.

Mais Niels continua ses observations, avec un intérêt passionné pour trouver la vérité. Il se concentra sur le système musculaire et la contraction des muscles : il démontra que les muscles, en se contractant, changeaient de forme, mais pas de volume.

En 1666, des pêcheurs prirent près de Livourne un énorme requin, dont Niels étudia la tête et les dents, et en arriva à la conclusion que ces dents de requin ressemblaient énormément aux dents fossilisées retrouvées en montagne, qu’on appelait alors glossopètres. A cette occasion, il fit aussi d’autres observations qui aboutirent aujourd’hui à la théorie corpusculaire.

Son intérêt pour les fossiles le conduisit à étudier aussi les minéraux, les cristaux, les sédiments.

En 1669, nouvelle découverte à propos des cristaux de quartz : Niels remarqua que leurs faces forment toujours les mêmes angles entre elles, découverte qui marqua le début de la cristallographie moderne.

Niels énonça trois principes qui devinrent fondamentaux dans la sédimentologie et la stratigraphie : le principe de l’horizontalité primaire, de la superposition et de la continuité latérale, qu’on laissera à plus spécialistes le soin d’expliquer en lieux appropriés.

Mais Niels accordait une importance beaucoup plus grande encore à la religion, et se préoccupa beaucoup de trouver la Vérité, entre le luthéranisme où il avait grandi et le catholicisme qu’il rencontrait en Italie. Il orienta donc aussi ses recherches dans le domaine théologique, par la lecture des Pères de l’Eglise. Peu à peu il arriva à la conclusion que l’Eglise est vraiment vivante dans le catholicisme et il se convertit en 1667, le jour de la Toussaint.

Il fit encore des études sur les couches de la Terre, et établit que les couches plus profondes ne contenaient pas de fossiles (et donc dataient d’avant le déluge), tandis que les couches supérieures étaient riches en fossiles, donc postérieures au déluge dont parle la Bible.

En 1670, après avoir voyagé en Hongrie et en Autriche, Niels est à Amsterdam, où il rencontre d’autres scientifiques ; peu après, lors d’un discours à Copenhague, il prononce cette phrase célèbre : Merveilleuses sont les choses que l’on voit, bien plus celles que l’on perçoit et plus encore celles que l’on ignore.

En 1675, Niels est de nouveau à Florence, où il reprend ses recherches théologiques. Il est ordonné prêtre et célèbre sa première messe le 13 avril 1675 dans l’église de l’Annonciation de Florence ; il a trente-sept ans. Il se montre très actif dans la Contre-Réforme. Sur la demande du duc de Hanovre, le pape Innocent XI le nomme Vicaire apostolique pour les missions nordiques.

En 1677, saint Grégoire Barbarigo (v. 18 juin) le consacre évêque et il sera titulaire de Titiopolis. Mgr Stensen va maintenant partir pour les missions en pays luthériens. Il rencontre Leibniz, et le convainc de la réunification des Eglises. Niels reste à Hanovre jusqu’en 1680.

Il sera ensuite nommé évêque auxiliaire de Münster de 1680 à 1683, où il ne fut pas bien reçu, le prince étant luthérien, et la femme de celui-ci prenant en dérision la piété de l’évêque : il dut même vendre son anneau épiscopal et sa crosse pour survivre. Il se vit contraint de résilier sa charge.

En 1684, le voilà à Hambourg où il étudie le cerveau et le système nerveux, mais doit passer à Schwerin où il est mieux reçu. Il change d’habitudes, affiche une pauvreté ascétique et se déplace dans une simple charrette, par tous les temps. Il maigrit, mangeant peu et jeûnant souvent au pain sec et à la bière.

Malade, il eut le désir de retourner en Italie ; mais il souffrait énormément de son ventre, qui gonflait de jour en jour, et décéda à Schwerin (Allemagne) le 5 décembre 1686, veille de la fête de son saint Patron, saint Nicolas de Myre.

Son corps fut transporté à Florence pour y être enseveli, sur la demande de Cosimo de’ Medici et de son entourage.

Niels Stensen a été proclamé Bienheureux en 1988.

 

Note. Les dates de la naissance et de la mort de Niels Stensen sont données ici selon le calendrier grégorien. On trouve parfois ces dates selon l’ancien calendrier (julien) : 1er janvier 1638 - 25 novembre 1686.

 
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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 00:00


Adrien et Natalie
? début du 4. siècle

Il sera difficile de se retrouver dans les indications “historiques” fournies par la Passio de ces deux époux.
Une première remarque, d’ordre linguistique, s’impose ici. Natalie est un nom romain, rattaché au terme natalis, qui a donné notre fête de Noël ainsi que le prénom homonyme. C’est une réelle erreur d’orthographier Nathalie, puisque le latin n’utilise la graphie th que dans des termes directement calqués du grec. Quant à Adrien, le nom latin est Hadrianus.
Le martyre d’Adrien et la mort successive de Natalie auraient eu lieu lors d’un deuxième séjour de l’empereur Maximien à Nicomédie. On sait que Maximien, jeune militaire, passa par Nicomédie, mais on ne voit pas bien comment, devenu empereur d’Occident, il pourrait avoir sévi en Asie Mineure, où commandait l’empereur Dioclétien.
Rappelons au passage que Nicomédie était la capitale de la Bithynie, province du nord-ouest de l’Asie Mineure, sur les bords du Pont-Euxin ; c’est l’actuelle Izmit sur la Mer Noire.
D’après la Passio, Adrien, un des chefs de l’armée de Maximien, prend parti pour des chrétiens qui viennent d’insulter l’empereur : Nous nous moquons de ton ordre insensé et de ta folie, et plus encore de Satan, qui agit dans les fils de perdition dont tu es le prince. Jamais des chrétiens ne se permettent de tels propos à l’adresse de leur empereur.
Maximien fait donc enchaîner Adrien. Un serviteur l’annonce à son épouse Natalie, laquelle, chrétienne en secret, vient encourager son époux et ses compagnons de prison. Sachant son heure proche, Adrien achète très cher au gardien sa sortie momentanée de prison, pour rejoindre Natalie, et tous deux reviennent se constituer prisonniers après une semaine. Ici aussi, il est difficile de comprendre d’où Adrien aurait sorti cette énorme somme d’argent, ni comment le geôlier aurait pu se permettre un tel marchandage, ni enfin comment les deux époux auraient pu revenir tranquillement à leur prison au bout d’une semaine, sans que Natalie fût elle-même emprisonnée à son tour.
Devant Maximien, tous ces chrétiens sont interrogés. Adrien reste ferme. On le flagelle, ses entrailles s’échappent de son ventre : on reconduit tout ce monde en prison, où les pieuses femmes - Natalie en tête - viennent soigner leurs plaies. Furieux, Maximien fait interdire l’accès des femmes à la prison, puis fait achever tous ces prisonniers en leur brisant les cuisses avec des barres de fer. Ainsi s’achève le martyre d’Adrien, vaillant soldat, fidèle époux, et courageux témoin du sort des chrétiens.
De pieux chrétiens s’offrent alors pour sauver les dépouilles des martyrs et les transférer à Byzance. Dans l’intervalle, le tribun des soldats exprime son désir d’épouser Natalie ; celle-ci demande un délai, s’embarque pour rejoindre les dépouilles des martyrs débarqués près de Byzance, où elle arrive si épuisée qu’elle expire la nuit suivante.
Le martyre d’Adrien et de ses Compagnons aurait eu lieu le 26 août - date à laquelle on les honorait à Constantinople, la mort de Natalie au 1er décembre, date à laquelle les deux époux furent longtemps commémorés, mais cette dernière date semble tout-à-fait arbitraire. Devant de telles difficultés historiques, l’actuel Martyrologe Romain ne fait plus mention de ces saints époux.
Le pape Adrien 1er (772-795) voulut honorer son saint Patron en élevant au titre de diaconie l’église romaine de Saint-Adrien. Au XIIe siècle, les reliques des deux époux furent apportées au monastère flamand de Gheraerdsberghe, actuel Grammont.
Où placer, alors, ces deux Martyrs, dans le calendrier actuel ? Adrien au 26 août, et Natalie au 1er décembre ? Il sera dommage de «séparer ce que Dieu a uni», aussi cette notice apparaîtra aux deux jours.
Que les porteurs des noms de Adrien et de Natalie se rassurent, car ils ne manquent pas de saints Patrons au ciel. Il y a d’autres Saints Adrien - dont un, également martyr à Nicomédie à une date inconnue, commémoré le 8 septembre dans le Martyrologe, et une bienheureuse Natalie, martyre polonaise (v. 31 mars).

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 00:00

Nengapeta Alphonsine

1941-1964

 

Fille de Amisi Badjulu et de Isude Julienne, Nengapeta naquit à Wamba (République Démocratique du Congo, alors Congo Belge).

Son prénom réel est en effet Nengapeta, qui signifie La richesse trompe. Anuarite (Il se moque de la guerre), est le prénom de sa sœur aînée, qui la fit inscrire à l’école sous ce nom.

Comme tous les petits enfants de ce groupe ethnique (Wabudu), on lui lia la tête pour l’allonger, afin qu’elle apparaisse comme toutes les autres filles du village.

Elle reçut le Baptême et choisit le prénom d’Alphonsine.

En 1957, elle demanda à entrer dans la Congrégation diocésaine de la Sainte Famille (Jamaa Takatifu), et commença le noviciat avec un nouveau nom : Marie-Clémentine. Elle fit la profession en 1959.

Nengapeta eut toujours quelque difficulté pour l’étude, ce qui donne une idée du grand mérite qu’elle eut à obtenir son diplôme D4. Elle combattit aussi son tempérament nerveux et apprit à le dominer.

Elle fut sacristine, cuisinière, enseignante, malgré une santé qui n’était pas toujours au rendez-vous. Elle profitait de l’enseignement pour faire de l’apostolat auprès des élèves, spécialement les filles au caractère plus revêche.

Il y eut des agitations dans le nord-est du pays. En 1964, Nengapeta se trouvait à l’école de Bafwabaka. Des hommes de la tribu Simba vinrent enlever les Religieuses et les emmenèrent en camion. 

A un moment donné, on confisca aux Religieuses tous leurs objets de piété pour les détruire sous leurs yeux avec des réflexions obscènes, puis on les enferma à Isiro.

Le soir, un colonel vint «choisir» l’une d’elle : c’était Nengapeta. Elle refusa énergiquement d’être conduite chez ce colonel ; finalement ordre fut donné de frapper la religieuse et de la transpercer : deux soldats la transpercèrent à coups répétés avec leurs baïonnettes, tandis que la victime émettait des «ouh ! ouh !» ; puis on l’acheva d’un coup de révolver dans la poitrine.

Nengapeta, alias Anuarite, alias Alphonsine, alias Marie-Clémentine, fut béatifiée en 1985. Son dies natalis est au 1er décembre.

 
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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 00:00

Nahoum prophète

7e siècle avant Jésus-Christ

 

Nahum (Nahoum, Naoum) ne nous est connu que parce que son Livre porte le titre de Oracle sur Ninive. Livre de la vision de Naoum l’Elkéséen.

On ne sait donc rien sur l’auteur. Son nom se rattache en hébreu à l’idée de consolation, d’après certains Pères comme saint Jérôme. Elkéséen ou habitant de Elkosh, pourrait faire penser à une localité de Juda.

L’allusion à Ninive et à sa destruction, pourrait faire dater la rédaction de cette prophétie dans le courant ou vers la fin du septième siècle avant Jésus-Christ, Ninive ayant été détruite en 612.

Le texte grec du Livre semble vouloir reproduire fidèlement le texte hébraïque, et présente maintes difficultés aux traducteurs. L’interprétation n’en est pas non plus unanime. Mais il reste que ce Livre est unanimement reconnu comme un recueil d’une grande beauté.

Nahoum fait partie des douze Petits Prophètes, ainsi nommés pour la brièveté de leurs textes - le Livre de Nahoum comportant trois chapitres.

Pour en revenir au Prophète lui-même, son nom a été introduit tardivement au Martyrologe, à la suite des Grecs qui l’avaient mis au 1er décembre. Ceux-ci en font même une description amusante : Il avait le menton arrondi et rentrant, les joues maigres, la chevelure crépue, un début de calvitie, la tête allongée, était âgé d’environ quarante-cinq ans.

Notre Martyrologe résume en deux mots le sens de la prophétie, disant que Nahoum prêcha un Dieu qui régit le cours des temps et qui juge avec justice.

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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 00:00

Nicéforo Salvador del Río

1913-1936

 

Né le 9 février 1913 à Villamorco (Palencia) et baptisé le 12, Nicéforo entra en 1927 à l’école Saint-Jean-de-Dieu de Ciempozuelos (Madrid), tenue par les Hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu, puis entra au noviciat du même Ordre à Carabanchel Alto (Madrid).

Il fit la profession en 1931 et fut dans les communautés de Santa Águeda de Mondragón (Guipúzcoa) et San Rafael de Madrid.

Sa destinée se différencia de celle de ses Confrères, mais la rejoignit dans la gloire du même martyre.

Il fut en effet appelé au service militaire, qu’il accomplit en prêtant son concours dans la clinique psychiâtrique de Ciempozuelos, puis il revint à San Rafael. En 1936, il fut incorporé comme soldat dans la première unité sanitaire de Madrid.

Il fut rapidement reconnu et fiché comme Religieux, de sorte qu’un plein service il fut un jour arrêté et conduit à la prison San Antón de Madrid, où il retrouva ses Confrères, dont cependant il ne partageait pas la cellule.

Dans sa cellule se trouvait en revanche un Frère des Ecoles Chrétiennes, Saturnino González, qui put témoigner ensuite qu’il voyait Nicéforo toujours joyeux, serviable, très humble et extrêmement patient quand les gardiens venaient le déranger avec leurs sarcasmes provocateurs.

Nicéforo fut un des derniers des Hospitaliers à être appelé, le 30 novembre 1936, pour être fusillé à Paracuellos de Jarama (Madrid). Il avait vingt-trois ans.

 

Il a été béatifié en 1992.

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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 00:00

Nemesio García Rubio

1912-1936

 

Né le 17 avril 1912 à Vegapugín (León, Espagne), il fut baptisé le lendemain. Il était fils de Pablo et Petra.

Il entra chez les Religieux Augustins à Leganés et fit la profession en 1928.

En 1935, il reçut le diaconat.

En 1936, il était à l’Escorial.

Dans la prison San Antón, il prit ouvertement la défense des plus jeunes Frères, quand les miliciens voulaient les forcer à blasphémer.

Au moment de partir pour le lieu du martyre, on leur attachait les mains derrière le dos ; l’un d’eux demanda : Mais où nous mènent-ils ? Et Nemesio, montrant au mur un cadre de la Flagellation qu’on n’avait pas encore détruit (rappelons que la prison était un ancien couvent), lui répondit : Tu ne vois pas ? Regarde le Maître ! Puis : Courage, soldats du Christ ! Là, nous entrevoyons le seuil de l’éternité : voici notre premier pas vers le calvaire.

 

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 
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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 00:00

Nemesio Díez Fernández

1913-1936

 

Né le 20 février 1913 à Prioro (León, Espagne), il fut baptisé le 22. Il était fils de Juan Pedro et María Cruz.

Il entra chez les Religieux Augustins à Leganés, où il fit le noviciat, et la profession en 1930.

Après trois années de philosophie, il passa à l’Escorial pour la théologie, mais n’eut pas le temps d’achever ces études.

En 1936, il était à l’Escorial. En avril, il écrivit à une de ses sœurs, elle aussi religieuse : Le temps de notre passion approche. Que le Seigneur nous accorde la grâce de le confesser au milieu des tourments, pour jouir de Lui dans le triomphe de la résurrection.

 

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 
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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 00:00

Niceta Plaja Xifra (ou Jofra)

1863-1936

 

Née le 31 octobre 1863 à Torrent (Girona, Espagne), elle entra au noviciat des Carmélites de la Charité de Vic (Barcelone) en 1880, avec le nom de Niceta de Saint Prudence.

Après sa profession (1883), elle fut envoyée à Palafrugell et à Llagostera, puis à la Maison de la Miséricorde (Valencia), en 1886, où elle resta jusqu’en 1936 et dont elle devint la Supérieure.

A cause des événements de 1936, la maison de Valencia dut être abandonnée ; Mère Niceta disposa que les Sœurs de Levante et de Catalogne retournassent dans leurs familles, mais elle préféra personnellement rester avec celles du Pays Basque et de Castille, qui ne pouvaient quitter Valencia.

Elle fut arrêtée le 27 juillet avec ses onze Compagnes, conduite à la tchéka de la rue Grabador Esteve, puis à la prison féminine de Alacuás, d’où elles furent conduites à Picadero de Paterna (Valencia), où l’on allait les fusiller.

Niceta demanda à être exécutée la dernière, et au dernier moment, pria : Seigneur, tu me les as confiées et je te les ai rendues, maintenant que tu me les redemandes.

Ce martyre eut lieu le 24 novembre 1936.

Niceta et ses onze Compagnes ont été béatifiées en 2001.

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