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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 23:00

Raphaël Rafiringa 

1856-1919

 

Né le 13 novembre 1856 (ou peut-être le 3 novembre, ou aussi le 1er mai ?) à Mahamasina (Antananarivo, Madagascar), de Rainiantoandro et de Rahaga, Rafiringa grandit dans les coutumes de la famille, de son milieu et de la cour royale. Il avait une sœur, Ernestine.

Son père était forgeron à la cour royale, un métier qui consistait entre autres à mettre des anneaux de fer au cou, aux mains et aux pieds des prisonniers.

Rafiringa fut très impressionné par les premiers Frères des Ecoles Chrétiennes qui arrivèrent sur l’île. Il recevra le baptême à treize ans, sous le nom de Raphaël, et continuera sa formation chez les Frères.

En 1874, Rafiringa fut choisi pour être à son tour un jeune enseignant : il est Maître d’Ecoles Chrétiennes. Sa vocation mûrit, et il devint réellement postulant des Frères des Ecoles Chrétiennes, en 1876. Il ne pouvait rejoindre le noviciat sur l’Ile Bourbon (Réunion), et resta sur place, sous la conduite des Frères.

C’est à ce moment qu’il prit le nom religieux de Raphaël-Louis. Il fit les premiers vœux en 1879.

Cette année-là, le gouvernement malgache renvoya tous les étrangers français résidant à Madagascar. Les Religieux durent faire leurs malles, et confièrent à deux Malgaches le soin d’apostoliser Madagascar : l’une est Victoire Rasoamanarivo (voir au 21 août), l’autre est notre Rafiringa.

Victoire dit en sanglotant au père Jésuite qui la quittait : Mon Père, je ferai ce que je pourrai. Rafiringa, lui, n’avait que vingt-sept ans, mais bien décidé à continuer sa vie religieuse. En saluant les Frères qui partaient, il leur dit : J’ai renouvelé mes vœux de trois ans il y a quelques jours, avec bonheur ; je regrette qu’ils ne soient pas perpétuels.

Rafiringa entretint une correspondance suivie avec le Supérieur, le mettant au courant de ses activités : il fut élu Préfet de l’Eglise catholique de l’Imerina par les chrétiens eux-mêmes ; il s’occupait des postulantes des Sœurs de Saint-Joseph-de-Cluny, leur donnant des conférences ; il suivait les écoles de Antananarivo, formant les maîtres ; il entretenait la piété des Eglises par des retraites, des prières, des exhortations ; il visitait les lépreux d’Ambahivoraka (actuelle Sabotsy Namehgana, à quinze kilomètres d’Antananarivo).

Ce n’était pas tout : il traduisait en malgache les livres français ; il écrivit aussi de nombreux ouvrages littéraires (poésie, théâtre, vies de saints). Il fut membre de l’Académie Malagasy en 1902.

Quand les missionnaires purent revenir sur l’île, Rafiringa reprit simplement son poste d’éducateur. 

En 1889, il fit la profession solennelle (les vœux perpétuels).

En 1894, lors d’un deuxième conflit entre Madagascar et la France, il fut à nouveau nommé responsable de la Mission Catholique.

Les missionnaires revinrent en 1896. Rafiringa continua d’aider l’Eglise et il enseigna la langue malgache aux résidents français.

En 1903, le général français Gallieni le décora de la Médaille du Mérite Civil pour l’efficacité de son engagement pour la pacification des relations entre France et Madagascar.

En 1915, il fut injustement accusé de conspiration et emprisonné avec deux autres Religieux. Il continua en prison sa vie de prière et de mortification, demandant à Dieu des vocations pour Madagascar. L’épreuve dura une année, au terme de laquelle il fut innocenté.

Frère Rafiringa-Raphaël-Louis mourut le 19 mai 1919 à Fianarantsoa.

 

Il a été béatifié en 2009.

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 23:00

Rosa Venerini

1656-1728

 

Née le 9 février 1656 à Viterbe (Latium, Italie centrale), Rosa était la troisième des quatre enfants de Goffredo et Marzia Zampichetti. Le père était médecin au grand hôpital de Viterbe. Les enfants s’appelaient : Domenico, Maria Maddalena, Rosa, Orazio.

Rosa était très intelligente et encore plus sensible. Son excellente éducation l’aida à développer ses talents intellectuels et moraux, au sein d’une famille très chrétienne.

A sept ans, elle fit le vœu de consacrer toute sa vie à Dieu. Durant l’adolescence, Rosa fut très tentée par les plaisirs du monde, et, pour rester fidèle à son vœu, recourut à la prière et à la mortification.

A vingt ans, elle se demandait quelle serait sa voie. Le mariage ou le cloître ? Elle appréciait les deux. Un appel intérieur la poussait vers «quelque chose», qu’elle ne comprenait pas encore.

Sur le conseil de son père, elle entra en 1676 chez les Dominicaines de Sainte-Catherine, où sa tante, Anna Cecilia, lui enseigna à écouter la voix de Dieu dans le silence et la méditation. Mais, elle dut sortir du monastère quelques mois plus tard, pour aider sa pauvre mère, subitement devenue veuve.

Successivement moururent son frère Domenico (âgé de vingt-sept ans), et peu après aussi, sa mère, affligée par le chagrin.

Sa sœur Maria Maddalena s’étant mariée, elle se retrouvait seule à la maison avec son frère Orazio. Elle a alors vingt-quatre ans, et ne sait toujours pas quoi faire pour Dieu.

A partir de 1684, elle invite chez elle des jeunes filles et d’autres dames pour prier le chapelet. Elle se rend compte alors, d’après les conversations, que toutes ces personnes ont un niveau de culture d’une extrême pauvreté spirituelle. Elle conçoit alors le dessein de se donner à la formation des jeunes femmes, en ouvrant pour elles une vraie école.

En 1685, avec l’approbation de l’évêque, et avec deux autres amies, elle donne le départ à la première Ecole Publique pour Jeunes Filles d’Italie. Ce n’était qu’un début modeste, mais prometteur.

Les premiers à faire obstacle à Rosa, furent les membres du clergé, qui estimaient que l’enseignement de la doctrine chrétienne était leur affaire. D’autres obstacles vinrent de la bourgeoisie locale, scandalisée de la hardiesse de cette femme du monde, cette femme qui prétendait à elle seule assumer l’enseignement des filles ignorantes.

Rosa ne se laissa pas intimider. Elle savait qu’elle faisait la volonté de Dieu. Qui lui donnèrent raison, furent les prêtres eux-mêmes qui durent reconnaître les fruits excellents de cette œuvre parmi les jeunes filles et les mamans.

Ces fruits ce multiplièrent : en deux ans, Rosa ouvrit dix écoles autour du Lac de Bolsena, proche de Viterbe. L’évêque de Montefiascone l’encouragea, lui fournit le matériel nécessaire, et Rosa organisa les écoles, avec les professeurs adéquats. Elle confia tout ce travail à Lucia Filippini, qui sera la co-fondatrice de l’œuvre et elle même canonisée (fêtée le 25 mars).

En 1706 une école ouverte à Rome fut un échec ; mais Rosa put en ouvrir une avec succès en 1713. Trois ans après, le pape lui-même vint lui rendre visite avec huit cardinaux ; ils écoutèrent les cours et en furent aussi étonnés que satisfaits ; en fin de matinée, le pape lui dit : Mademoiselle Rosa, vous faites là ce que nous ne pouvons pas faire. Nous vous remercions profondément, parce que avec ces écoles, vous allez sanctifier Rome.

Désormais, on va appeler Rosa de partout. Pour répondre, elle devra se déplacer, tout en continuant son travail de formation, avec les joies et les sacrifices que cela comportait. Partout où s’ouvrait une nouvelle école, on notait bien vite le redressement moral de la jeunesse.

Après des débuts très discrets, Rosa avait finalement fondé une nouvelle famille : les Maîtresses Pies (en italien : Maestre Pie, littéralement : les pieuses maîtresses).

Rosa demandait à ses Consœurs de parler continuellement avec Dieu, de Dieu et devant Dieu. Tout ce qu’elle faisait et entreprenait devait être toujours selon la volonté de Dieu et pour le salut des âmes, des femmes en particulier, mais aussi à l’occasion, des malades et des pauvres.

Rosa Venerini mourut saintement à Rome, au soir du 7 mai 1728, après avoir ouvert plus de quarante écoles.

Les Maestre Pie furent aux côtés des Italiens émigrés aux Etats-Unis à partir de 1909, en Suisse à la fin du 20e siècle. Elles ont maintenant étendu leur activité en Europe (Roumanie, Albanie), en Asie (Inde), en Afrique (Cameroun, Nigeria), en Amérique du Sud (Brésil, Chili, Vénézuéla).

 

Rosa Venerini a été béatifiée en 1952, et canonisée en 2006 ; elle est commémorée le 7 mai.

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 23:00

Rosa Maria Benedetta Gattorno

1831-1900

 

Née le 14 octobre 1831 à Gênes (Italie), de Francesco et Adelaide Campanella, Rosa fut baptisée le jour-même à Saint-Donat. 

Cette belle famille de six enfants était profondément chrétienne. Rosa y reçut les meilleurs exemples de piété, de charité, ainsi que sa formation intellectuelle, comme dans toute famille aisée de l'époque.

A douze ans, elle reçut la Confirmation. Rosa grandit dans la sérénité, mais elle apprit aussi à réagir fermement en face des idées laïques, anticléricales, de l'époque.

A vingt-et-un ans, elle épousa un cousin, Gerolamo Custo et ce couple s'installa à Marseille. Mais des revers de fortune imprévus les firent revenir à Gênes, ruinés.

La maladie frappa leur premier enfant, Carlotta, qui demeurerait sourde et muette pour le reste de ses jours.

Gerolamo tenta de refaire fortune, mais mourut bientôt, ce qui provoqua un profond désarroi dans l'âme des deux autres petits enfants. 

La pauvre Rosa se retrouvait veuve après tout juste six ans de mariage ; à cela s'ajouta que son plus jeune enfant mourut aussi peu après.

Cette vie de douleurs ne la laissa pas désemparée : elle y vit un appel de Dieu à approfondir sa vie et à se donner davantage au prochain. C'est ce qu'elle appela sa “conversion”.

Suivant les bons conseils de son directeur spirituel, elle put recevoir chaque jour l'Eucharistie, chose rare à cette époque. 

Le 8 décembre 1858, elle fit privément les vœux de chasteté et d'obéissance, puis celui de pauvreté en 1861, comme tertiaire franciscaine.

A l'image de saint François, elle reçut les stigmates de la Passion du Christ, mais de façon invisible, dont elle souffrait particulièrement les vendredis.

Tout en élevant maternellement ses propres enfants, elle se tourna vers les besoins des autres, visitant les malades à l'hôpital, les pauvres dans leurs masures, et cherchant à leur faire tout le bien qu'elle pouvait.

Elle qui ne faisait rien pour “paraître”, elle fut désignée pour présider la Pieuse Union des Nouvelles Ursulines, Filles de Marie Immaculée, fondées par Paola Frassinetti (voir au 11 juin), et dut en revoir les règles.

Peu à peu elle conçut le projet d'une nouvelle famille, mais elle ne voulait pas abandonner ses enfants et elle demanda d'abord prudemment le conseil d'un saint Capucin, Francesco de Camporosso (voir au 17 septembre), qui l'encouragea dans cette voie. Puis ce fut le pape lui-même qui lui demanda de donner immédiatement le départ à un nouvel Institut, ajoutant même : Cet Institut se répandra dans le monde entier comme le vol du pigeon. Dieu prendra soin de vos enfants. Elle s'offrit alors généreusement à Dieu, comme Abraham : Me voici, je suis prête à faire ta divine volonté. Après cette offrande, elle fut envahie d'une grande consolation.

Au grand regret de sa famille et de l'évêque, elle laissa Gênes et alla à Piacenza fonder sa famille religieuse, qui s'appela les Filles de Sainte Anne, Mère de Marie Immaculée (1866).

Elle en prit l'habit en 1867, et fit la profession religieuse en 1870, avec douze autres sœurs.

Un bon prêtre, le père Tornatore, l'aida à rédiger les règles, et fut considéré pour cela co-fondateur.

Celle qui s'appellerait désormais Anna Rosa n'avait qu'un but : Servir Jésus dans ses membres qui souffrent et évangéliser avec amour.

Les activités de l'institut se multiplièrent à l'infini : malades, pauvres, personnes abandonnées, orphelins, adolescents, jeunes filles...  Elle voulait que ses Filles fussent des servantes des pauvres et des ministres de la miséricorde, avec amour et humilité.

Moins de dix ans après la fondation, l'Institut obtenait déjà une première reconnaissance (1876) et fut définitivement approuvé en 1879. La règle fut approuvée en 1892.

Anna Rosa travailla avec l'évêque, Mgr Scalabrini, maintenant béatifié (voir au 1er juin), qui fonda à Piacenza une maison pour les sourds-muets.

Malgré ce développement rapide, Anna Rosa eut à subir beaucoup de difficultés, d'humilitations, de tribulations de toutes espèces. Elle ne pensait qu'à une chose : faire connaître Jésus-Christ, lui conduire le monde entier, être la voix de Jésus.

En 1878 elle envoie ses Filles en Bolivie, puis au Brésil, au Chili, au Pérou, en Erythrée, en France, en Espagne. Elle ouvre des écoles à Rome, des maternités, des maisons d'accueil pour les prostituées, pour les domestiques...

A sa mort, presque quatre cents maisons étaient ouvertes avec plus de trois mille Sœurs.

Elle mourut le 6 mai 1900, après une forte grippe qui la frappa en février.

 

Anna Rosa Gattorno fut béatifiée en 2000.

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 23:00

Robert Lawrence

† 1535

 

Le peu qu’on sait de ce prêtre chartreux est qu’il était prieur à Beauvallé (Nottingham).

Avec Augustine Webster, prieur de celle d’Axholme dans le comté de Lincoln, ils étaient venus à Londres pour traiter de quelques affaires concernant leurs maisons respectives, et s’associèrent pleinement aux prises de position de leur saint Confrère, John Houghton. 

Tous trois subirent le martyre, le 4 mai 1535.

Ils furent béatifiés en 1929, et canonisés en 1970.

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 23:00

Richard Reynolds

1492-1535

 

Richard était né vers 1492 à Devon (Angleterre).

Après ses études au Corpus Christi de Cambridge, il entra à l’abbaye des moines brigittains de Syon ; c’était un maître dans les langues anciennes (latin, grec, hébreu).

Selon certains, il aurait organisé une rencontre entre Thomas More (v. 6 juillet) et une «voyante» contemporaine, Elizabeth Barton ; cette dernière étant ouvertement opposée au remariage du roi (et elle fut plus tard exécutée pour ses «prophéties»), le père Reynolds aurait été particulièrement accusé à cause d’elle.

Il fut mis en prison à la Tower de Londres en avril 1535, en même temps que trois moines chartreux ; tous furent accusés de refuser l’autorité souveraine du roi en matière de religion. Pour le père Reynolds, on l’accusait aussi d’avoir détourné les gens de l’obéissance au roi.

Après les avoir traînés par les rues de Londres, on les pendit au Tyburn Tree, le 4 mai 1535.

Les morceaux du corps du père Reynolds furent accrochés en divers endroits de Londres.

Béatifié en 1886, il a été canonisé en 1970.

Le miracle retenu pour la canonisation, obtenue par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons, fut la guérison instantanée et durable d’un malade atteint d’un sarcome à l’épaule.

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 23:00

Ramón Oromí Sullá

1875-1937

 

Ramón naquit le 16 septembre 1875 à Salás de Pallars (Lleida), de Domingo et Rosa, aîné de María et Eusebio.

Entré en 1889 dans la congrégation des Fils de la Sainte Famille à Palomar, il reçut l’habit en 1890, commença le noviciat à Cambrils en 1891 et fit la profession en 1898.

En 1900 il fut ordonné prêtre. 

Il fut d’abord enseignant en diverses maisons ; en 1909, il fut en même temps supérieur de la maison ; en 1913, secrétaire à Reus, où il enseignait le latin et le français.

Puis il recouvrit plusieurs charges importantes au sein de la congrégation : au chapitre de 1916, il fut nommé consulteur général, en 1919 secrétaire général, reconfirmé en 1922 et 1928. En 1932-1933, il fut à nouveau nommé consulteur général.

Dès 1919, il fut aussi directeur des revues La Sainte Famille et L’intention mensuelle. Il travailla activement à répandre la dévotion à la Sainte Famille, visitant les familles chaque mois, et coordonnant ce mouvement dans toute l’Espagne, particulièrement à Barcelone.

En 1935, il présida la commission pédagogique.

Il dédiait la majeure partie de son temps à la formation des jeunes, des novices.

C’est lui qui écrivit la première biographie de leur fondateur san José Manyanet, dont il fut le vice-postulateur de la cause de béatification (voir au 17 décembre).

Cet homme tout petit de stature était un géant d’activités, plein d’attentions pour chacun, jamais vulgaire, très soigné, très minutieux. 

Lors de la guerre civile de 1936, il se trouvait en repos à Vallfogona de Riucorb, puis se réfugia comme il put à Barcelone, de novembre à février ; il aidait ses hôtes à distribuer le lait chaque jour, avant de revenir dans son refuge sous le toit, où il priait et méditait. 

Il fut arrêté dans la rue le 17 (ou le 19) avril 1937.

Déféré à la centrale du Comité révolutionnaire, il reconnut sa condition de prêtre et fut mis, croit-on, dans la prison San Elías.

Il fut assassiné contre le mur du cimetière de Montcada, le 26 avril (ou le 3 mai ?) 1937 et jeté dans la fosse commune.

On n’a pas pu reconnaître son cadavre, mais l’avis de sa mort fut retrouvé dans les archives de Barcelone. La date précise de cette mort reste cependant incertaine. Il semblerait que la date la plus probable serait le 26 avril, date à laquelle Ramón aurait signé sa déclaration.

 

Ramón Oromí Sullá fut béatifié en 2013.


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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 23:00

Ráfael Arnáiz Barón

1911-1938

 

Né le 9 avril 1911 à Burgos dans une famille de haute bourgeoisie espagnole, Ráfael était le premier des quatre garçons. Il fréquente l’école des Jésuites où très vite on remarque sa riche sensibilité, ses dons artistiques et intellectuels.

Effectivement, très doué pour le dessin, il commence en 1930 des études d’architecture à Madrid. Cette même année, il découvre l’abbaye trappiste de San Isidro de Dueñas. Ráfael est un étudiant joyeux et sérieux à la fois, sportif, apprécié de tous. Mais il opte pour une voie meilleure et entre à l’abbaye le 15 janvier 1934.

Bien que la séparation de la famille lui coûte un peu, il s’adapte bien à sa nouvelle vie. Mais voilà que quelques mois après son entrée, se déclare un diabète foudroyant : en mai 1934, il perd vingt-quatre kilogrammes en huit jours. On lui conseille alors simplement de retourner chez lui pour y être bien soigné. Ráfael quitte le monastère la mort dans l’âme, mais avec l’espérance d’y revenir bientôt.

Ráfael ne se remettra pas. Pendant quatre ans, il fera de fréquents allers-et-retours entre le monastère et la maison de ses parents. Au monastère, la maladie l’empêche de suivre tout-à-fait la règle de la “stricte observance”, qui est assez rigide. En conséquence, il n’est pas autorisé à faire la profession religieuse consistant à promettre, selon la règle de Saint Benoît, obéissance, conversion de vie et stabilité dans le monastère. Il n’est donc pas vraiment moine à part entière. 

Dans cet état de souffrance et de déception, Ráfael reste fidèle dans son cœur et sa méditation s’approfondit ; il devient un authentique contemplatif, si bien que la communauté l’apprécie et l’accepte en tant qu’oblat régulier.

La guerre civile de 1936 ne favorise pas les choses, car les médicaments nécessaires n’arrivent pas au monastère, mais Ráfael est au moins déclaré inapte au service armé. 

Quand il voit que sa santé décline inexorablement, il préfère rester au monastère. Le Père Abbé lui remet l’habit monastique, la coule, que portent les moines profès, et lui promet de le faire ordonner prêtre dès qu’il aura achevé ses études théologiques.

Mais Ráfael décède bientôt, le 26 avril 1938.

Lors de son voyage apostolique à Compostelle, pour les Journées Mondiales de la Jeunesse, le pape Jean-Paul II a donné Ráfael comme modèle à tous les jeunes, le samedi 19 août 1989.

 

Ráfael sera béatifié en 1992, et canonisé en 2009. Le Martyrologe Romain le commémore le 26 avril.

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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 23:00

Román Adame Rosales

1859-1927

 

Román était né le 27 février 1859 à Teocaltiche (Jalisco, Mexique).

Devenu prêtre en 1890, après plusieurs postes il fut curé à Nochistlán (Guadalajara) en 1913, et successivement vicaire épiscopal forain pour les paroisses de Nochistlán, Apulco et Tlachichila.

On a conservé de lui le souvenir d’un homme qui ne se plaignait jamais. Devant n’importe quelle souffrance, il disait gentiment : Que tout soit pour Dieu.

Une activité fébrile au service du peuple de Dieu : missions populaires, constructions de chapelles pour permettre l’adoration du Saint Sacrement. Dans sa paroisse, il fit construire une église en l’honneur de saint Joseph.

Sa dévotion eucharistique et mariale le poussa à fonder l’association de l’Adoration nocturne et celle des Filles de Marie.

Quand la loi Calles ordonna la fermeture de tous les lieux de culte, il continua à célébrer les sacrements en cachette. 

La veille de son arrestation, il disait : Quel bonheur ce serait d’être martyr. Verser mon sang pour la paroisse !

Il fut en effet trahi ce soir-là et arrêté le 19 avril 1927. On envoya trois cents soldats pour arrêter le prêtre, qui était sans défense. En pleine nuit, on le tira du lit. Le pauvre prêtre de soixante-huit ans dut partir à pied et sans chaussure jusqu’à Yahualica. En passant la rivière Ancho, un des soldats, par compassion, eut le courage de lui donner son cheval et de recevoir une volée d’insultes de ses camarades.

Le père Román fut tenu ligoté pendant près de trois jours, sans boire ni manger. Le jour, il était attaché à une colonne de la place publique, la nuit à l’intérieur du poste de police.

Trois fidèles se présentèrent au colonel pour demander la libération du curé. Le colonel demandait six mille pesos-or pour le délivrer. Les gens du village voulaient apporter la rançon, mais le colonel avait l’intention de faire fusiller tous ceux qui se présenteraient. Les mêmes intervinrent de nouveau pour éviter ces représailles. Finalement, tout espoir fut perdu.

Au soir du 21 avril, on conduisit le curé au cimetière municipal. Une foule de fidèles suivait, demandant la liberté du condamné.

Au moment de son exécution, le curé refusa d’avoir les yeux bandés ; il demanda seulement de ne pas être visé à la tête. 

Juste avant l’exécution, un des soldats refusa plusieurs fois de préparer les armes : sur place, on lui retira son uniforme et on le plaça à côté du père Román. On donna l’ordre de tirer et les deux victimes, le père Román et le soldat Antonio Carrillo Torres, tombèrent dans la fosse qu’on avait préparée derrière eux.

Plus tard, on put déterrer le corps du prêtre et l’ensevelir décemment à Nochistlán. Au moment de l’exhumation, on put observer que le chapelet du prêtre s’était incrusté dans son cœur, pétrifié.

C’était le 21 avril 1927.

Le père Román a été béatifié en 1992, canonisé en 2000.

Une fête commune célèbre les Martyrs mexicains le 21 mai.

 

Si le soldat Antonio Carrillo Torres n’a pas été inclus dans le groupe de ces Martyrs, on peut être certain que son courage lui aura ouvert toutes grandes les portes du Paradis.

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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 23:00

Robert Watkinson

1579-1602

 

Né en 1579 à Hemingborough (Yorkshire), Robert reçut sa formation sacerdotale à Douai et Rome, avant d’être ordonné prêtre à Arras.

Aussitôt ordonné prêtre, en 1602, il traversa la Manche pour l’Angleterre. Peu de jours après son arrivée, il tomba malade et se soumit aux soins d’un pharmacien de Londres.

Tandis qu’il marchait dans la rue, il rencontra un inconnu, sous les traits d’un homme vénérable et âgé, qui le salua en ces termes : Que Jésus vous bénisse, Monsieur, vous me semblez malade et atteint de bien des infirmités ; mais ayez courage, car dans quatre jours, vous en serez guéri.

C’est ce qui arriva. En effet, un prêtre apostat le dénonça traîtreusement, et le samedi suivant, 17 avril, Robert fut arrêté, jugé, et condamné à mort pour le délit d’être prêtre.

Au matin du jour de l’exécution, il eut ce qu’il fallait pour célébrer la sainte Messe. Ceux qui purent assister, parmi lesquels Henry Owen, remarquèrent une lumineuse auréole sur sa tête, depuis la consécration jusqu’à la communion.

Robert n’avait que vingt-trois ans, et à peine un mois de sacerdoce.

Il fut exécuté à Tyburn le mardi 20 avril, avec Francis Page et Thomas Tichborne.

 

Robert et Francis furent béatifiés en 1929, Thomas en 1987.


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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 23:00

Richard Sargeant

1558-1586

 

Né vers 1558 à Gloucester, il était probablement un fils de Thomas Sergeant de Stone (Gloucestershire) et de Katherine Tyre de Hardwick.

Il étudia à Oxford en 1570-1571 où il fut diplômé, puis à Reims, au Collège Anglais, en 1581. Il fut ordonné sous-diacre à Reims (1582), diacre à Soissons (1582) et prêtre à Laon (1583).

Il célébra sa première messe le 21 avril et partit pour l’Angleterre le 10 septembre.

Il fut dénoncé au Old Bailey de Londres comme Richard Lea (ou Lee) alias Long (ou Longe).

Arrêté et condamné à mort, il subit le supplice le 20 avril 1586, avec William Thomson.

 

Il a été béatifié en 1987.


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Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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