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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 00:35

Beanus ermite

6e siècle

 

Beanus nous pose beaucoup de problèmes.

Qu’il fût Irlandais, semble acquis. Mais duquel des maints Beanus s’agit-il ?

Son nom, Beóán, est habituellement transcrit, comme ici, Beanus, mais aussi Beoanus et Beyn.

Pour certains historiens, il s’agirait du premier évêque de Mortlach, nommé au 11e siècle par le pape Benoît VIII, sous le roi Máel Coluim II d’Ecosse. Mais on a rencontré celui-ci le 26 octobre.

Il s’agirait donc d’un autre Beanus, que le Martyrologe Romain décrit comme ermite.

Ce pourrait être Mo-Beoc de Loch Garman (Wexford), ou bien de Loch Gerg (Lough Derg). 

Ce dernier Beanus, ou Beoc (ou Beog, Mobheoc, Dabeoc) pourrait être un abbé d’origine royale du Pays de Galles, né à la fin du 5e siècle, ayant eu pour père Brecan, fils d’un prince d’origine irlandaise, et pour mère Marcella (ou Digna), fille d’un prince Theodoric de Gartmartrin.

Beanus aurait été le benjamin de dix frères et huit sœurs.

Il se serait réfugié en Irlande pour éviter les guerres incessantes de son pays et serait devenu ainsi l’ermite de Lough Derg (Co Donegal).

L’arrivée d’autres ermites qui voulaient se joindre à lui, donna lieu à un petit monastère, où se serait arrêté s.Patrice (v. 17 mars).

Il aurait prédit l’arrivée d’un autre grand Saint, Colmcille (Colum Cille, v. 9 juin).

Beanus serait mort au début du 6e siècle.

Saint Beanus, ermite, est commémoré le 16 décembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 23:38

Bilhildis d’Altmünster

† 734

 

Bilhildis (Bilihild, Bilehild, Bilihilt) vécut à cheval sur les 7e et 8e siècles.

D’après une tradition qualifiée par les spécialistes de phantaisie légendaire, elle était d’une famille noble de Bavière, fille du comte Iberin et de son épouse Mathilda.

Vers 672, on l’aurait contre son gré promise à un duc païen de Würzburg, Heden.

Quand ce dernier partit en guerre, Bihildis, enceinte, alla secrètement en bateau jusqu’à Mayence, auprès de son oncle Rigibertus, l’évêque de cette ville. Son enfant cependant mourut peu après sa naissance.

Au retour de son époux, elle resta à Mayence ; une autre version prétend qu’elle le revit et l’amena au Christ. 

A la mort de cet époux, Bilhildis obtint de son oncle évêque un terrain pour y construire un couvent dans les environs de Mayence ; ce fut Hagenmünster, ou Hohenmünster, dont elle fut abbesse jusqu’à la mort. 

Ce monastère devint ensuite Altmünster ; il fut détruit (ou supprimé) en 1781.

Le chef de Bilhildis fut scientifiquement reconnu comme authentique, en 1991.

Sainte Bilhildis est invoquée comme protectrice des malades. A Mayence se trouve actuellement une maison de soins pour malades gravement atteints de maladies mentales, placée sous le vocable de sainte Bilhildis.

Sainte Bilhildis d’Altmünster est commémorée le 27 novembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 20:10

Basilio-Bartolomeo de Grottaferrata

980-1065

 

Basilio naquit vers 980 à Rossano (Calabre, Italie S) de famille noble originaire de Constantinople.

Baptisé avec le nom de Basilio, il est beaucoup mieux connu sous son nom religieux de Bartolomeo.

Il fut d’abord confié à sept ans, sur sa demande, aux moines du monastère de Caloveto.

Tout jeune encore, à douze ans, il alla à Vallelucio et se mit sous la direction de son compatriote, s.Nilo (v. 26 septembre), dont plus tard il écrivit la vie.

Passionné pour l’étude, il apprit plusieurs langues. 

En 994, il accompagna son maître à Serperi, avec Stefano, l’autre disciple fidèle de Nilo (v. 26 septembre), qui devait mourir peu après. En 1000, Nilo et Bartolomeo allèrent tous deux à Rome, implorer du pape une attitude miséricordieuse envers l’antipape Jean XVI, originaire lui aussi de Rossano ; mais on ne connaît pas le résultat de cette démarche. C’est durant ce déplacement que les deux auraient eu une apparition de Notre-Dame, leur demandant de construire là, à Grottaferrata, un nouveau monastère.

A Nilo succéda Paolo, puis Cirillo, Bartolomeo ayant refusé d’être élu abbé. Mais il fut contraint d’assumer la succession de Cirillo. Ce fut avant 1024, année de la consécration de l’église du monastère.

Il fit de son monastère un foyer de science et d’art, qui contrastait avec la pleine décadence où était tombée Rome à cette époque.

Bartolomeo contribua à l’écriture de manuscrits ; il rédigea des commentaires de l’Ecriture et composa des hymnes.

A cette époque où les familles aristocratiques rivales de Rome se disputaient l’honneur de mettre l’un des leurs sur le trône papal, Bartolomeo aurait tenu un rôle important pour une élection saine du successeur de Pierre ; mais on n’est pas certain de cette intervention, ni de son résultat.

On a dit aussi que Bartolomeo aurait conseillé d’abdiquer au malheureux Benoît IX, et qu’il l’aurait accueilli à Grottaferrata où il aurait eu la joie de le voir se convertir et mourir paisiblement peu avant lui ; le fait est douteux.

Quant il mourut, le 11 novembre 1065 (ou 1055), il fut aussitôt considéré comme saint à Grottaferrata, dont il devint le patron secondaire ; il fut introduit au martyrologe au 16e siècle.

Les reliques de Nilo et de Bartolomeo disparurent, croit-on, en 1300. La bibliothèque de l’abbaye est l’une des plus riches au monde en manuscrits : cinq cents en grec ancien et autant en latin, des centaines d’incunables et cinquante-mille livres imprimés.

Saint Bartolomeo est commémoré le 11 novembre dans le Martyrologe Romain.

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 08:45

Birinus de Dorchester

600-649

 

Birinus naquit vers 600. Il n’était pas anglais, mais de souche franque.

Certains en ont fait un moine bénédictin de Saint-André à Rome.

En 634, il fut ordonné évêque par l’évêque de Gênes, Asterius, et envoyé par le pape Honorius au Wessex.

Son apostolat auprès des Saxons fut fructueux : le roi Cynegils le laissa prêcher dans cette région, avant de recevoir lui-même le baptême en 635, parrainé par le roi Oswald de Northumbrie (v. 5 août). Birinus n’a pas baptisé Oswald : celui-ci avait reçu le baptême en Irlande dans sa jeunesse.

En accord avec ces deux rois, Birinus établit son église à Dorchester : il en fut donc le premier évêque.

En 643, le successeur de Cynegils, Coenwalch, invita Birinus à fonder une église à Winchester.

Birinus aurait été également le fondateur des églises de Reading et Abingdon.

Vers 646, il dédia une église de Winchester à la Sainte-Trinité.

Il mourut le 3 décembre 649. 

Saint Birin de Dorchester est commémoré le 3 décembre dans le Martyrologe Romain.

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 08:40

Baudolino d’Alessandria

712-744

 

Les dates ci-dessus sont en réalité celles du règne du roi lombard Liutprando, sous lequel vécut Baudolino.

Il était né à Foro (anc. Forum Fulvii, act. Villa del Foro, Piémont, Italie NO).

Ermite, il était connu pour ses dons de miracles et de prophétie.

C’est ainsi qu’un jour où un neveu du roi avait été blessé gravement durant une partie de chasse, le roi envoya auprès de Baudolino un émissaire, pour le prier de venir soigner le blessé. Quand l’émissaire arriva auprès de Baudolino, celui-ci répondit qu’il était au courant de l’accident mais qu’il ne pouvait plus rien faire parce que l’homme était déjà mort.

Baudolino mourut vers 740. Il n'avait apparemment qu'une trentaine d'années.

Quand la ville d’Alessandria fut fondée (1168), les habitants de Villa del Foro s’y installèrent, portant avec eux les reliques de Baudolino.

En 1174, lors du siège d’Alessandria par les Gibelins, Baudolino serait apparu sur les murailles de la ville, mettant en fuite les ennemis.

La popularité de Baudolino fut telle qu’on finit même par en faire un des évêques d’Alessandria, alors que ce diocèse ne fut érigé que quatre siècles après la vie de Baudolino. Il reste étrange que, malgré tout, le diocèse d’Alessandria compte parmi ses célestes protecteurs, s.Baudolino, évêque et ermite.

Saint Baudolino d’Alessandria est commémoré le 10 novembre dans le Martyrologe Romain.

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 09:36

Baldus de Tours

† 552

 

Baldus (Baud) était le référendaire du roi Clotaire 1er : il était donc à la tête de la chancellerie royale et  avait la garde du sceau royal.

Marié, il eut des enfants.

D’après son historien (s.Grégoire de Tours, son troisième successeur, v. 17 novembre), il échappa un jour à un naufrage, en recourant à l’intercession de s.Martin (v. 11 novembre).

En 546, peut-être veuf et, de toutes façons, libre des obligations paternelles envers ses enfants désormais adultes, il fut nommé seizième évêque de Tours.

Un de ses premiers actes fut de distribuer aux pauvres l’or ammassé par son prédécesseur ; Iniuriosus en effet (c’était son nom) avait laissé un trésor de vingt mille sous d’or, que Baud, en toute honnêteté, ne pouvait conserver chez lui, quand il y avait tant de misères à soulager.

Il fit construire une nouvelle paroisse au bourg de Neuillé et institua la mensa canonica : une cuisine qui préparait les repas que les clercs prenaient désormais ensemble.

Baud mourut un 7 novembre, vers 552.

On prit l’habitude de l’invoquer pour obtenir la pluie.

Saint Baldus de Tours est commémoré le 7 novembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 10:10

Bronisław Kostkowski

1915-1942

 

Ce jeune séminariste était né à Słupsk (Pologne) le 11 mars 1915, de Mateusza Władysława et Maria, originaires de Poméranie.

Au terme de la Première guerre mondiale, ils déménagèrent à Bydgoszcz et Bronisław fréquenta l’école publique à partir de 1922.

En 1926, il fréquenta l’Ecole nationale de Sciences humaines à Grodzka, où il fut président de la Société de Marie.

En 1936, il entra au séminaire de Włocławek et reçut en 1939 les ordres mineurs. Il devait entrer en quatrième année et être ordonné prêtre, mais la Deuxième guerre mondiale mit fin à cette progression.

En novembre 1939 les Nazis arrêtèrent ensemble le recteur (Michał Kozal, voir notice au 26 janvier), les professeurs et les élèves du séminaire et les envoyèrent d’abord dans la prison locale.

S’étant rendus compte que Bronisław était né à Słupsk, les nazis lui proposèrent la liberté s’il renonçait au sacerdoce. Sa réponse fut ferme : J’ai choisi la mort plutôt que de renier l’appel dont Dieu m’a honoré.

Plus tard il écrivit aussi une lettre à ses parents, dans laquelle on peut lire : 

Je suis prêt pour le pire. Quand je suis entré au séminaire, je savais que si cela était nécessaire, il fallait sacrifier sa vie pour Dieu. Je n’hésiterai pas à la donner à Dieu et à notre pays. Que la volonté de Dieu soit faite. Vous pouvez être tranquilles et fiers. 

Et encore : 

Vous avez voulu que votre fils devînt prêtre. Pourquoi ne pas aussi l’offrir à Dieu comme sacrifice ? 

Bronisław fut ensuite acheminé à Szczeglina, puis au camp de concentration de Sachsenhausen (août 1940), enfin à celui de Dachau (décembre 1940), où se trouvait une section spéciale pour le clergé catholique. Il porta le numéro 22828.

Il mourut de faim dans ce camp de Dachau, à l’âge de vingt-sept ans, le 27 novembre 1942, son dies natalis.

Il a été béatifié parmi cent-huit Martyrs polonais en 1999, et dont la fête liturgique commune est, en Pologne, le 12 juin.

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 23:11

Beóán de Mortlach

 † 1032

 

Beóán, latinisé en Beanus (Beoanus), en anglais Beyn, était né en Ecosse.

L’évêché de Mortlach fut ou aurait été fondé par le roi Máel Coluim II d’Ecosse en 1012, en action de grâce pour sa victoire sur les Scandinaves envahisseurs.

Le premier évêque de ce nouveau siège fut notre Beóán, qui fut confirmé par le pape Benoît VIII sur la demande du même roi.

Par la charte de Forfar, le roi confirma à l’évêque les terres et les sanctuaires de Clova (Kirriemuir). 

Saint Beóán de Mortlach est commémoré le 26 octobre dans le Martyrologe Romain, qui mentionne un autre Beóán, ermite, le 16 décembre.

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 19:48

Benoît d’Aizenay

?

 

Benoît reste un personnage mystérieux, sur lequel ont été écrites des choses difficiles à concilier ou à situer dans le temps.

On l’a fait évêque de Samarie, réfugié en Poitou sous Julien l’Apostat (au 4e siècle).

Il aurait été enterré à Aizenay (Vendée), où l’on vénéra ses reliques, qui furent ensuite déposées à Quinçay.

Vers 874, le monastère de Quinçay fut rasé par les Normands, et les reliques furent transportées à Tournus (en Saône-et-Loire).

On fit bientôt de Benoît le fondateur de l’abbaye de Quinçay, où il n’avait jamais vécu.

Saint Benoît d’Aizenay est commémoré le 23 octobre dans le Martyrologe Romain, qui le dit prêtre et le situe, bien approximativement, avant le 9e siècle. Que dire de plus ?

 

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 23:21

Benoît de Massérac

† 845

 

Ce Benoît serait né à Patras (Grèce), de famille sénatoriale, détail que les historiens jugent contestable.

Vers 882, il vint avec sa sœur et quelques compagnons dans la région de Nantes, où le comte Gondebaud leur céda un terrain pour construire un monastère. 

Ce monastère fut à l’origine de la paroisse, puis de la localité de Massérac (qui s’écrit localement aussi Macérac).

Benoît mourut vers 845.

Saint Benoît de Massérac est commémoré le 22 octobre dans le Martyrologe Romain.

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