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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 23:00

Józef Kurzawa

1910-1940

 

Józef était né le 6 janvier 1910 à Świerczynie, de Jan et Józefa Archańskich.

Il termina le lycée en 1928, entra à l’école Adam Asnyka de Kalisz, puis à l’Ecole des officiers de réserve d’infanterie à Jarocin, pour intégrer finalement en 1931 le séminaire de Włocławek, où il fut ordonné prêtre en 1936.

Durant les courtes années de pastorale où il exerça son intense activité, il s’occupa beaucoup des enfants et des jeunes, ce qui lui valut le respect unanime.

Vicaire de Wincenty Matuszewski, qui était curé à Osięciny, il fut arrêté avec ce dernier en septembre 1939. 

Tous deux furent assassinés dans la forêt voisine, Wincenty le 23 et lui le 24 mai 1940 : il avait trente ans, à peine quatre années de sacerdoce.

Béatifiés ensemble en 1999 comme Martyrs de la persécution nazie, ils sont commémorés ensemble au Martyrologe du 23 mai. 

 

En Pologne, les cent-huit Martyrs polonais sont fêtés le 13 juin.

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 23:00

Jean Mopinot

1724-1794

 

Jean naquit à Reims le 12 septembre 1724.

Il entra chez les Frères des Ecoles Chrétiennes à Moulins en 1744, et prit le nom de Léon.

Arrêté dans la rafle générale des Religieux et des Prêtres au moment de la Terreur révolutionnaire, il se retrouva dans les cales d’un bateau négrier qui devait partir pour la Guyane, mais le bateau resta à Rochefort et les prisonniers moururent en grand nombre à la suite des mauvais traitements et des épidémies.  

Le frère Jean-Léon Mopinot était sur le «Les Deux Associés» et mourut sur l’Ile Madame (où l’on se débarrassait des mourants), le 21 mai 1794.

Il fut béatifié parmi une soixantaine d’autres Martyrs de la Révolution française, en 1995.

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 23:00

Jakub Pankiewicz

1882-1942

 

Il naquit le 9 juillet 1882 à Nagórzany (Podkarpackie, Pologne), de Thomas et Telki Lenio, des agriculteurs.

Après l’école du village, il fréquenta le lycée à Sanok puis à Lviv (1896-1899).

En 1900, il entra chez les Frères Mineurs Franciscains et prit le nom de Anastazy.

Après avoir complété quelques lacunes de ses études précédentes, il étudia la philosophie et la théologie à Cracovie et à Lviv. 

Il fut ordonné prêtre en 1906.

Il fut d’abord envoyé au couvent de Wielicska, où il eut l’occasion de prêcher.

En 1908, il fut nommé maître des novices et professeur à Włocławek.

En 1912, il fut envoyé à Lviv, puis à Cracovie en 1913. Là il fut aumônier des Sœurs Bernadines.

Pendant la Première guerre mondiale, il fut curé à Dżurkowa (Kolomyja), puis se retrouva aumônier militaire avec le grade de capitaine : il fut alors envoyé comme aumônier en Hongrie.

Après la guerre, le père Anastazy fut à Cracovie comme gardien (c’est-à-dire supérieur) du couvent Saint-Bernard, jusqu’en 1930.

Avec la permission de l’évêque, il acquit un terrain à Lodz pour construire une église et une école. Dès 1932, s’élevait un bâtiment où vivaient quelques religieux et où purent être reçus en 1937 des garçons de familles pauvres catholiques (mais aussi à l’occasion, protestants).

C’est alors qu’il confia cette œuvre aux Sœurs Antoniennes du Christ Roi.

L’œuvre fut interrompue par l’occupation nazie : l’école fut fermée, les locaux réquisitionnés pour l’armée, l’église transformée en garage et en écuries.

Le pauvre père Anastazy était désormais seul : il trouva à se loger dans une chambre chez le fossoyeur du cimetière, d’où il put continuer - au péril de sa vie - des activités pastorales : célébration de la messe, confessions, enterrements.

Les nazis savaient bien où résidait le père Anastazy, et ils l’arrêtèrent une première fois en avril 1940. Quinze jours après, ils le relâchèrent.

En octobre 1941, il fut à nouveau repris dans une rafle générale, où furent arrêtés et emmenés à Dachau tous les prêtres de Lodz.

Au camp de Dachau, le père Anastazy portait le numéro 28176. 

On ignore pourquoi il fut ensuite classé parmi les «handicapés» : soit fatigue extrême, soit simplement les soixante ans accomplis. Le 18 mai, il fut donc inscrit sur la liste de soixante détenus «handicapés», dont faisaient partie un évêque, et une quinzaine de prêtre polonais.

Le départ du camion fut particulièrement dramatique. Le camion était bondé, il fallait faire vite, le père Anastazy était l’un des derniers à monter. Il voulut donner la main à un autre condamné pour l’aider à monter, mais à ce moment-là, un soldat ferma violemment le portillon, et le père eut les mains coupées. On suppose que la cause première de sa mort fut cette hémorragie.

Les condamnés furent conduits à Hartheim (Linz), immédiatement gazés et brûlés. C’était le 20 mai 1942. Le Martyrologe le commémore sans doute par erreur au 20 avril.

Jakub Anastazy Pankiewicz fait partie des cent-huit Martyrs de Pologne sous le régime nazi, béatifiés en 1999.

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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 23:00

Jean-Baptiste-Xavier Loir

1720-1794

 

Né le 11 mars 1720 à Besançon, Jean-Baptiste entra chez les Capucins au Petit-Forez (Lyon), prenant le nom de Jacques-Louis.

Lors de la Révolution, il fut déporté aux Pontons de Rochefort, avec de nombreux autres prêtres.

Il mourut à bord du Les Deux Associés, victime des mauvais traitements et des pénibles conditions de vie à bord de ce bateau négrier, en principe à destination de la Guyane, mais qui ne partira jamais.

On retrouva le Religieux, âgé de soixante-quatorze ans, figé, à genoux, le 19 mai 1794.

Il fut béatifié en 1995.

 
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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 23:00

Jean Ier

? - 526

 

Jean, fils de Constantius, naquit en Toscane, et vint à Rome pour ses études.

Il était cardinal-prêtre et archidiacre au moment de la mort du pape Hormisdas (523) et fut élu sur le siège de Saint-Pierre ; c’était le cinquante-troisième pape.

A Rome, il s’occupa de plusieurs cimetières et basiliques, et ordonna quinze évêques.

Une décision importante de ce pontificat fut la ratification des calculs du moine Denys le Petit, et de l’établissement de la date de la fête de Pâques, d’où il résulta le cycle pascal tel que nous l’observons encore maintenant. Jusqu’à cette date, la chrétienté suivait l’ère de Dioclétien, tandis que Denys compta les années à partir de la naissance de Jésus-Christ. 

Les savants ont contesté et contestent encore ce calcul, démontrant que le Sauveur est né en réalité quelques années avant la date calculée par Denys le Petit. Disons que si l’on arrive à préciser avec certitude absolue cette date, il sera impossible matériellement de revenir sur toutes les datations qui se sont effectuées depuis : il faudrait corriger toutes les éditions du monde entier.

Continuant l’œuvre d’autres papes, Jean Ier prépara le travail de saint Grégoire le Grand concernant le chant grégorien.

Mais l’événement important qui précipita la fin de ce pontificat, fut l’opposition qui s’éleva entre l’empereur (orthodoxe) d’Orient et le roi (arien) d’Italie.. Tous deux avaient - pour différents motifs - un grand respect pour le pape : l’empereur, parce qu’il était anti-arien ; le roi, parce qu’il avait un saint respect pour la personne du Pontife.

Mais le roi (Théodoric) s’opposa à la décision de l’empereur (Justin) de vouloir reprendre aux ariens les églises prises aux catholiques. Théodoric, y voyant probablement un désir de l’empereur d’établir son autorité en occident, força le pape à aller trouver l’empereur à Costantinople pour en obtenir de revenir sur son édit.

Le pape céda (ou fut obligé de le faire) et quitta Rome ; c’était la première fois qu’un pape s’éloignait de la Ville. Arrivé à Constantinople, il fut reçut avec beaucoup d’honneur par l’empereur (qui se fit re-couronner par lui) ; même le patriarche céda la place d’honneur au pape lors de la célébration de Noël (525).

Théodoric fut informé de tout cela et fut très irrité de ce que le pape n’ait pas obtenu ce qu’il voulait, de sorte qu’il fit arrêter et enfermer Jean Ier à Ravenne lors de son retour, avec ceux de sa suite : tous moururent de faim et d’épuisement dans cette geôle.

Jean Ier succomba le 18 mai 526 et fut honoré du titre de martyr. 

 

C’est saint Félix IV qui lui succéda.

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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 23:00

Jan Oprządek

1884-1942

 

Né le 4 mars 1884 à Kościelec (Małopolskie, Pologne), Jan avait cinq frères et sœurs, enfants du couple très chrétien que formaient Stanislas et Juliana.

Après ses études primaires dans son village, il travailla comme ouvrier.

A vingt-huit ans, il entra chez les pères Capucins, au monastère Saint-Laurent Kazimierz de Cracovie (1912), où il prit le nom de Marcin (Martin).

Durant la Guerre mondiale, il fut enrôlé dans l'armée autrichienne.

En 1919, il reprit le noviciat, à Wrocław, puis revint à Cracovie où il fut portier.

Comme c'est l'habitude dans cet Ordre, il changea plusieurs fois de monastère : Przemysl, Lviv Konin, Wrocław, Kazimierz Dolny, de nouveau Wrocław.

Un an après le déclenchement de la Deuxième guerre mondiale, il fut arrêté dans le cadre des rafles de prêtres et religieux organisées par la Gestapo.

Il fut d'abord à Szczeglin (Poznan), puis Sachsenhausen (29 août 1940), puis Dachau.

On offrit aux plus âgés et aux handicapés la possibilité de choisir un camp “moins dur”, et le père Marcin (à qui il manquait un doigt à une main) crut ingénûment à cette proposition : en réalité, c'était pour transférer ces “malades” à Mauthausen ou Linz, en vue de les faire disparaître.

Ainsi, on les embarqua dans des wagons qui étaient de véritables chambres à gaz, et on les conduisit directement aux fours crématoires. 

Les autorités du camp annoncèrent que Marcin était décédé le 2 juin, mais il était mort déjà le 18 mai 1942.

Il a été béatifié en 1999.

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 23:00

Joan Montpeó Masip

1918-1938

 

Joan était né le 31 octobre 1918 à Les Borges del Camp (Tarragona, Catalogne, Espagne), de Juan et Isabel.

Baptisé le 3 novembre suivant, il fut confirmé en 1930.

Ses parents apprécièrent sa constante obéissance envers eux, mais aussi envers les prêtres.

Il entendit l’appel de Dieu, mais sa santé n’était pas excellente, et les conditions économiques de la famille ne permettaient pas de payer la pension au séminaire. Aussi le garçon commença à étudier auprès du curé de la paroisse.

Ces études s’interrompaient de temps à autre lors des crises intermittentes de la maladie, que Joan supportait patiemment et qui, un beau jour, cessèrent de se manifester. Le prodige réjouit le jeune garçon, qui l’attribua à Notre-Dame de Lourdes.

En été 1936, Joan se trouvait en compagnie des séminaristes de Tarragona, à La Seu d’Urgell, quand ils furent tous arrêtés, conduits à la prison de Lleida, où ils restèrent quelques semaines.

Successivement, on les transféra sur le bateau-prison du port de Tarragone, d’où furent libérés les plus jeunes.

Joan revint chez lui à Les Borges del Camp. Il priait et étudiait.

Le 9 mai 1938, des miliciens vinrent l’enlever pour le conduire à la prison de Riudecols, où les mauvais traitements, verbaux et physiques, ne lui furent pas épargnés.

Le 11 mai suivant, il fut interrogé.

Deux jours après, donc le 13 mai 1938 au soir, il fut assassiné non loin de la prison de Riudecols. Ses compagnons de prison entendirent les coups.

La date du 13 mai a été déduite de la notice diocésaine ; la date du 15 mai est donc probablement une erreur.

En juillet de la même année, le corps du Martyr fut reconnu par le médecin légiste, qui déclara depuis avoir obtenu beaucoup de grâces par son intercession.

Joan, jeune séminariste de dix-neuf ans, a été béatifié en 2013.

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 23:00

Job, patriarche

15e siècle avant Jésus-Christ

 

Dans l’Ecriture, le Livre de Job est le premier des Livres sapientiaux, écrits dont le genre a été très répandu dans l’Orient ancien.

Job était né dans la terre de Hus, entre l’Idumée et l’Arabie.

Fidèle à la foi reçue, il craignait Dieu et conduisait toute sa famille, ses sept fils et ses trois filles, dans la piété traditionnelle. Il avait de grands biens, un cheptel immense.

Sur la permission de Dieu, dit l’Ecriture, Satan éprouva le saint homme. Tout son troupeau périt, ses enfants moururent, mais Job réagit avec foi et confiance en Dieu, adorant la volonté divine : 

Yahvé a donné, Yahvé a repris, que le nom de Yahvé soit béni (1:21).

Derechef, Satan s’acharna sur Job, qui fut affligé d’un ulcère horrible. Devant cette lèpre hideuse, l’épouse de Job lui suggérait de se rebeller contre Dieu, et lui, au contraire, la réprimanda :

Si nous recevons le bonheur comme un don de Dieu, comment ne pas accepter de même le malheur ? (2:10).

Trois «amis» viennent le «consoler», mais veulent à tout prix lui faire comprendre qu’il souffre pour ses péchés. Job se défend : le mal est partout dans le monde ; lui, il n’a pas péché contre Dieu.

Tout au long des quarante-deux chapitres de ces longues discussions, on voit Job passer par différents états d’âme, passant de la révolte à la soumission, des souffrances et des rémissions dans sa maladie.

Finalement, intervient encore un autre personnage qui s’en prend autant à Job qu’à ses amis, et tente de justifier la conduite de Dieu.

C’est Dieu lui-même qui va intervenir pour mettre fin à cette longue discussion, blâmant autant les trois premiers amis que le dernier intervenant. 

Après ce long combat, Job est récompensé de son humilité et de sa fidélité : Dieu lui rend ses biens, et même le double d’avant. Job engendra sept autres fils et trois autres filles, et mourut dans une sainte vieillesse, comblé de mérites et d’années.

Job est à nouveau nommé en Ezéchiel (Ez 14:14).

 

Le patriarche Job est honoré à diverses dates en Orient ; il est mentionné au 10 mai dans le Martyrologe.


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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 23:00

Juan de Ávila
1500-1569

Né le 6 janvier 1500 (1502 ?) à Almodóvar del Campo (Ciudad Real, Espagne), Juan avait pour père un Juif, Alfonso (ou Antonio ?), propriétaire de quelques mines d’argent en Sierra Morena, et pour mère Catalina Gijón (ou Xixona ?).
Il est moins que certain que le nom de Ávila fasse de Juan un parent de sainte «Teresa de Ávila». Il est plutôt probable que son père ait pris ce nom de localité pour dissimuler son origine juive.
Juan commença des études de droit à Salamanque (1514), mais les interrompit au bout de quatre ans, à cause des lois de discrimination, exigeant de ceux qui voulaient entrer dans les institutions espagnoles, l’appartenance à une souche chrétienne.
Il revint donc dans son pays natal, où il s’imposa une vie de dure pénitence.
Un bon père franciscain lui suggéra d’aller étudier les arts et la théologie à Alcalá de Henares. Pendant ces années (1520-1526), il fréquenta Domingo de Soto, Pedro Guerrero (futur archevêque), mais aussi Ignacio de Loyola (v. 31 juillet).
Quand il fut ordonné prêtre (1526), ses parents étaient déjà morts, de sorte qu’il célébra sa première messe pour eux. Puis il vendit tout son héritage, le distribua aux pauvres et commença à évangéliser. Il aurait voulu partir en pays de mission (au Mexique), mais l‘évêque de Séville lui conseilla de se dédier à l’Andalousie. Obéissant, Juan se consacra entièrement à cette tâche, au point qu’il se mérita le nom d’Apôtre de l’Andalousie.
Excellent prédicateur, il suscita la jalousie du clergé, qui le «dénoncèrent» comme rigoriste à l’Inquisition : Juan fut mis en prison à Triana (Séville) de 1531 à 1533. Il mit à profit cette retraite forcée pour prier et écrire son Audi filia. Lors de son procès, cinq accusateurs se retrouvèrent en face de cinquante-cinq autres témoins en sa faveur. En réalité on lui reprochait d’avoir utilisé des formules «érasmiennes» (car il avait connu Erasme à l’université), et on lui demandait d’aller les corriger là où il avait prêché précédemment. Quand il fut libéré, il remercia ses juges de lui avoir fait partager un peu la vie du Divin crucifié.
Son traité Audi filia est un commentaire du psaume 44, qu’il rédigea à l’intention d’une pieuse femme de Écija, récemment convertie. C’est un précis d’ascétisme qui fut hautement apprécié : le cardinal archevêque de Tolède put affirmer que cet ouvrage «avait converti plus d’âmes qu’il n’y avait de lettres de l’alphabet». C’est l’ouvrage que l’on consulta le plus durant tout le 16
e siècle.
Juan fréquenta saint Ignace de Loyola, comme on l’a dit, et encouragea vivement le mouvement des «Jésuites» ; il aurait bien voulu que les prêtres qui l’entouraient en fissent partie ; il connut saint Francisco de Borja (dont il favorisa la conversion), saint Pedro de Alcántara, saint Juan de Ribera, pour ne citer que ceux-ci (v. 30 septembre, 18 octobre et 6 janvier).
A partir de 1535, il se rendit à Cordoue, sur l’invitation de l’évêque de Tolède. C’est là qu’il rencontra Luis de Granada, qui fut son disciple et lui aussi grand prédicateur,. Les écrits de Juan de Ávila influencèrent beaucoup de ses contemporains : Juan de Dieu et ses Frères Hospitaliers, Teresa de Ávila et les Carmélites (v. 15 octobre), (desquels il encouragea beaucoup les projets de réforme ; Juan de Ribera et Pedro de Alcántara (déjà cités), ainsi que Tomás de Villanueva ; mais aussi d’autres auteurs postérieurs : Antonio de Molina, Luis de la Palma, Luis de la Puente, Carlo Borromeo (v. 4 novembre), Pierre de Bérulle, François de Sales (v. 24 janvier), Alfonso Maria de’ Liguori (v. 1er août), Antonio María Claret (v. 24 octobre)…
Juan évangélisa ainsi toute l’Andalousie actuelle, qui comprenait alors la Mancha et l’Extremadura. Il fonda beaucoup de séminaires et de collèges, l’université de Baeza. Toutes ces fondations anticipèrent, par leur esprit réformateur, le mouvement que le concile de Trente allait préconiser (1545-1563).
Il tomba malade en 1554, mais continua à prêcher pendant encore une quinzaine d’années, jusqu’en 1569, où alors la maladie empira. Il cessa sa longue vie apostolique le 10 mai 1569, à Montilla.
Juan de Ávila fut béatifié en 1894 et fut proclamé patron du clergé espagnol en 1946.
Canonisé en 1970, il a été proclamé Docteur de l’Eglise en 2012.
Il y a quatre Saints espagnols actuellement Docteurs de l’Eglise : Isidore de Séville, Juan de la Croix, Thérèse de Ávila, Juan de Ávila.

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 23:00

Józef Cebula

1902-1941

Né le 23 mars 1902 à Malnia (Olmet, Pologne), Józef était l’aîné des trois enfants de Adrian et Rozalia Buhl, modestes parents. Józef fut très tôt atteint par la tuberculose., qu’on pensait incurable. Il guérit cependant, de façon tout-à-fait inattendue.

Après l’école primaire, il passa en 1923 au séminaire des Oblats de Marie Immaculée à Krotoszyn ; il fit le noviciat à Markowice, le scolasticat à Liège (Belgique) et fut ordonné prêtre en 1927, avant même d’avoir terminé le séminaire. Il enseigna en même temps au juniorat de Lubliniec.

En 1931, il fut nommé supérieur du séminaire, puis maître des novices à Markowice en 1937. Il fut remarqué pour sa douceur et son humilité.

Lors de l’invasion de la Pologne par les troupes nazies, faire partie de l’Eglise devenait illégal. Le 4 mai 1940, les novices de Markowice furent tous emmenés au camp de concentration de Dachau.

Quant au père Cebula, il put continuer à exercer le ministère en cachette jusqu’au 2 avril 1941, date à laquelle il fut découvert et arrêté.

Emmené au camp de concentration d’Inowrocław, puis de Mauthausen (Autriche), où il eut le numéro 70, il fut insulté, maltraité, battu jusqu’au sang, et reçut même l’ordre de se pendre. Puis il fut soumis à de très pénibles travaux : il devait porter sur ses épaules des pierres d’environ trente kilogrammes d’une carrière à un campement qui se trouvait à deux kilomètres. Il fallait en outre monter un escalier de cent-quarante-quatre marches, qu’on appelait l’escalier de la mort, sous les coups et les insultes des bourreaux. Józef ne put faire que deux trajets. 

Le vendredi 9 mai 1941, rassemblant ce qui lui restait de forces, il déclara : Ce n’est pas vous qui me gardez ; c’est Dieu qui vous jugera.

Les Nazis lui ordonnèrent de courir avec la pierre sur le dos, le long des barbelés du camp.  Il ne put faire que cinquante mètres, avant de s’écrouler. L’un des officiers lui envoya une rafale de mitraillette, et déclara que le père Cebula fut tué au moment où il cherchait à s’échapper. Une autre rafale l’acheva.

Son corps fut brûlé au crématorium du camp. Au moment de la crémation, des témoins auraient vu son bras se lever, comme en signe de bénédiction.

Józef Cebula fut béatifié parmi les cent-huit Martyrs polonais de l’époque nazie, en 1999.

 

Le dies natalis du père Cebula est soit au 28 avril (Martyrologe et certaines sources), soit au 9 mai (entre autres site des OMI, et aussi Wikipedia en polonais). Il semble que cette dernière date soit plus «officielle».

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