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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 13:31

Valerius de Saragosse

† 315

 

On suppose que Valerius naquit à Saragosse même, de la famille romaine des Valerii, qui aurait quitté la Ville éternelle pour s’établir à Saragosse durant le troisième siècle.

En 290, Valerius devint sixième évêque de cette ville, précédé et suivi par deux évêques qui portaient le nom de Valerus, ce qui ne facilite pas leur identification et leurs dates.

Ayant ordonné diacre Vincentius, il le chargeait de parler à sa place, empêché de le faire lui-même à cause de son grand âge et aussi à cause d’une certaine difficulté d’élocution qui l’empêchait de s’exprimer clairement.

L’expression à cause de son grand âge, sans doute reprise à la Passio de s.Vincentius, du poète Prudentius, va poser un certain nombre de questions qui restent sans réponse. 

Elle apporte d’abord une incertitude quant au prédécesseur de Valerius : ce Valerus, mentionné en 277, n’était-il pas déjà notre Valerius ?

Ce qui concerne la persécution de Dioclétien, appliquée à Saragosse par le gouverneur Dacianus, a été relevé dans la notice de s.Vincentius, du même jour.

Dacianus commença par faire charger de chaînes l’évêque Valerius et son diacre Vincentius, et se les fit amener à Valencia ; il pensait que le trajet aurait déjà bien fatigué les deux personnages ; mais ils lui arrivèrent si frais et dispos, qu’il demanda au geôlier pourquoi il les avait si bien traités.

Il s’adressa alors à l’évêque et au diacre, recourant d’abord aux belles promesses, puis aux menaces, et les invitant à sacrifier aux dieux païens. C’est alors que Vincentius, remarquant la faiblesse, puis le silence de son évêque, prit audacieusement la parole devant le gouverneur Dacianus.

Ce dernier, se considérant injurié par tant d’audace, se déchaînera contre le Diacre, comme on l’a vu. Il se contenta alors d’exiler l’Evêque à Anet (Aragon) ou bien à Enet (Barbastro), ce qui ne semble pas un exil très éloigné de Saragosse. On pourrait peut-être parler de résidence surveillée.

Or voilà qu’en 305, se tint à Elvira un concile où prirent part dix-huit évêques, dont notre Valerius. Cette ville étant Grenade, dans le sud de l’Espagne, la présence de Valerius avec son grand âge et exilé non loin de Saragosse, semble inexplicable. Eut-il l’autorisation de se déplacer ?

Valerius aurait ensuite vécu dix années à Anet, ce qui ajouta encore au grand âge dont il a été question plus haut.

Ayant appris la mort de son diacre Vincentius, il aurait été le premier à faire construire une église en son honneur.

Il s’éteignit paisiblement en 315. Son grand âge explique sans doute qu’il ne soit pas revenu dans son diocèse dès 313, puisque l’édit de Milan mettait fin aux persécutions.

Les questions posées dans cette notice ne doivent pas nous induire à douter du fond historique de ce saint Evêque. Que les spécialistes nous aident à y voir plus clair. 

Valerius est le patron de la ville de Saragosse.

Saint Valerius de Saragosse est commémoré le 22 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 13:30

Gaudentius de Novare

† 417

 

Gaudentius naquit vers 350, de parents encore païens, mais il eut toute la joie d’entendre parler du Christ dès sa jeunesse.

Convaincu dans la Foi chrétienne, il tenta même d’amener toute sa famille à l’Evangile. Le résultat ne fut pas immédiat, et Gaudentius dut même quitter sa patrie.

Sa première étape fut Vercelli, où l’évêque Eusebius (v. 2 août) l’ordonna lecteur.

Il rejoignit ensuite à Novare le prêtre Laurentius (v. 30 avril), qu’il soutint dans son travail d’évangélisation, car la population était encore très loin du christianisme.

Ce fut ensuite Milan, où il fit connaissance d’un certain Martinus, celui-là même qui devint l’évêque de Tours que nous connaissons bien, s.Martin (v. 11 novembre).

Il restait très attaché et reconnaissant à Eusebius et, quand celui-ci fut exilé en Palestine (355), il n’hésita pas à aller le retrouver. Eusebius cependant le renvoya bien vite à Vercelli pour s’occuper des fidèles de ce diocèse privé de son chef.

Comme on sait, l’exil d’Eusebius s’acheva au bout de six années et l’évêque put revenir dans son diocèse (361). 

C’est sans doute à ce moment qu’il ordonna prêtre Gaudentius et qu’il l’envoya à Novare pour remplacer Laurentius, tout récemment massacré par des païens. S.Ambroise de Milan (v. 7 décembre) vint à passer par Novare ; remarquant le zèle et les vertus de Gaudentius, il voulut le consacrer évêque, mais Gaudentius lui annonça : Un autre que toi me donnera cette consécration. Ambroise mourut en effet peu de temps après et c’est son successeur, Simplicianus (v. 15 août), qui consacra Gaudentius.

Novare jusque là n’avait jamais eu d’évêque ; Gaudentius en fut le premier (397). La grâce de Dieu fut avec lui et ses efforts pour la conversion des païens furent couronnés de succès ; il n’y en eut bientôt plus un seul dans toute la ville.

Sentant approcher sa dernière heure, Gaudentius désigna son successeur (s.Agabius, v. 10 septembre) et mourut le 22 janvier 417.

Saint Gaudentius de Novare est commémoré le 22 janvier dans le Martyrologe Romain.

 

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 19:50

Fructuosus de Tarragone

et ses diacres Augurius et Eulogius

† 259

 

 

Se reporter à la notice Fructuosus de Tarragone et ses diacres Augurius et Eulogius

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 19:50

Fructuosus de Tarragone

et ses diacres Augurius et Eulogius

† 259

 

 

Se reporter à la notice Fructuosus de Tarragone et ses diacres Augurius et Eulogius

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 19:47

Fructuosus de Tarragone

et ses diacres Augurius et Eulogius

† 259

 

Fructuosus fut le premier évêque de Tarragone (Espagne E).

On ne connait rien sur sa vie, sinon le récit de son martyre.

Le gouverneur Æmilianus le fit arrêter avec ses deux diacres, Augurius et Eulogius. Fructuosus demanda seulement le temps de mettre ses chaussures, car il était allongé sur sa couche, et suivit allègrement les gardes.

En prison, les trois prièrent, chantèrent, se préparant au martyre. Ils recevaient des fidèles, Fructuosus leur donnait sa bénédiction.

Il baptisa un catéchumène prisonnier, Rogatianus.

Après six jours de prison, eut lieu l’interrogatoire au tribunal. On y relève cette perle :

Ne sais-tu pas qu’il y a d’autres dieux ? - Non.

Fructueux et ses Diacres furent condamnés à être brûlés vifs. Sur le chemin, même des païens pleuraient, connaissant la bonté de l’Evêque. Un Chrétien lui présenta un verre d’eau, que Fructuosus refusa poliment, car ce matin-là, vendredi, on jeûnait.

A l’amphithéâtre, le Lecteur Augustalis voulut aider l’Evêque à retirer ses chaussures, mais Fructuosus se déchaussa lui-même. Puis il adressa une petite allocution à ses fidèles présents : 

Le Seigneur ne vous laissera pas sans pasteur, car il est fidèle à ses promesses. Ne vous attristez pas de mon sort, car une heure de souffrance est vite passée.

Alors, on les attacha sur le bûcher. Quand les bandelettes furent consumées, les trois Martyrs s’agenouillèrent, les bras en croix, priant, et c’est dans cette noble position qu’ils rendirent leur âme à Dieu.

On vit alors s’ouvrir les Cieux, où entrèrent glorieusement les trois Martyrs.

Quand des Chrétiens voulurent emporter des reliques de Fructueux, Augurius et Eulogius, Fructuosus leur apparut pour leur demander de ne pas séparer les trois corps et de les mettre dans un même tombeau.

Dans le Martyrologe Romain, saint Fructuosus de Tarragone est commémoré avec ses deux Diacres Augurius et Eulogius le 21 janvier.

 

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 19:46

Publius d’Athènes

† 125

 

Publius est considéré comme le trooisième ou quatrième évêque d’Athènes.

Il y aurait été nommé vers 120.

L’ancien Martyrologe disait qu’il fut célèbre à la fois par les vertus et l’excellence de la doctrine, ajoutant cette belle périphrase, désignant son martyre : il fut couronné de gloire pour avoir rendu témoignage au Christ.

Ce martyre semble devoir être daté de 125, date à laquelle on connaît le successeur de Publius, Quadratus, peut-être l’apologiste commémoré le 21 septembre.

Dans le Martyrologe Romain, saint Publius d’Athènes est commémoré le 21 janvier.

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 19:46

Patroclus de Troyes

† 259

 

Patroclus (Patrocle, Parre) habitait avec ses parents à Troyes ; il en avait hérité une certaine fortune, qu’il distribua aux pauvres à la mort de ceux-ci.

Retiré dans le voisinage de Troyes, Patroclus vivait dans la pénitence, les mortifications, la prière, l’assistance aux pauvres. Mais la persécution l’atteignit.

On hésite sur la date de cette persécution : 259 ou 273.

On le jeta tout d’abord trois jours en prison, durant lesquels il fut interrogé et refusa de renier le divin Maître. A nouveau interrogé, à nouveau il confessa sa foi.

Conduit le long de la Seine pour y être décapité, il échappa aux bourreaux et passa le fleuve indemne ; mais le prodige ne suffit pas à convaincre les bourreaux. Rattrappé, il fut décapité ; Patroclus recueillit dans ses mains son chef et le porta sur une colline proche.

Deux pauvres mendiants, qui sans doute le connaissaient, lui donnèrent une sépulture honorable. Une chapelle fut ensuite construite, où se produisirent des miracles, et remplacée par une grande église plus tard.

Des représentations de Patroclus lui donnent l’aspect d’un soldat, portant un poisson avec une perle dans la bouche ; on invoquait s.Patroclus contre les fièvres.

Des reliques de s.Patroclus furent portées à Soest en Allemagne ; en 1447, assiégés, les habitants attribuèrent leur libération à l’intercession de saint Patroclus.

Dans le Martyrologe Romain, saint Patroclus de Troyes est commémoré le 21 janvier.

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 19:45

Epiphanius de Pavie

438-496

 

C’est en 438 que naquit Epiphanius, à Pavie (Italie NE).

Le nom d’Epiphanius signifie manifesté, de même que l’Epiphanie est la Manifestation de la divinité du Christ. Une intense lumière avait resplendit sur le berceau du petit bébé.

Epiphanius fut confié dès 446 à l’évêque Crispinus, qui l’ordonna sous-diacre, diacre, prêtre enfin.

A la mort de Crispinus (vers 465), Epiphanius fut choisi à l’unanimité pour lui succéder ; il n’avait qu’un peu moins de trente ans et devenait le huitième évêque de Pavie.

Il s’imposa une règle de vie austère, accordant beaucoup de temps à la prière et au travail.

Respecté de tous, il eut à accomplir diverses ambassades pour aller arbitrer des discussions politiques. Durant ses déplacements, il priait, il chantait aussi ; durant les arrêts, il méditait silencieusement.

En 476, la ville de Pavie fut la proie des troupes d’Oreste et d’Odoacre, pillée, saccagée. Epiphanius s’employa à implorer la délivrance des prisonniers, en particulier des femmes emmenées en captivité. Sans ressources personnelles, il s’employa à relever les églises ; il obtint au moins une exemption d’impôts de cinq ans pour ses concitoyens.

En 489, nouvelles guerres, entre Theodoricus, chef des Ostrogoths, et Odoacre. Un moment assiégé dans Pavie, Theodoricus admira la prudence d’Epiphanius, sa patience, sa charité. Vainqueur enfin, Theodoricus envoya Epiphanius auprès du roi de Bourgogne Gondebaud pour traiter de la délivrance des prisonniers. Epiphanius réussit pleinement. En chemin, il guérit plusieurs malades, des possédés, et particulièrement une hémorroïsse.

En 495, malgré sa fatigue, Epiphanius entreprit un nouveau voyage, à Ravenne, où il voulait solliciter une décharge d’impôts en faveur des habitants de Ligurie. Mais au retour il fut pris de pneumonie. Tristesse unanime, mais joie du Prélat, qui se prépara à rencontrer le Seigneur.

Epiphanius mourut à Pavie le 21 janvier 496, après trente ans d’épiscopat.

Epiphanius a été surnommé Pacifique, Gloire de l’Italie, Lumière des évêques.

Dans le Martyrologe Romain, saint Epiphanius de Pavie est commémoré le 21 janvier.

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 12:21

Asclas d’Egypte

† 287

 

Asclas était né à Hermopolis la Grande (Thébaïde, Moyenne Egypte).

Chrétien, il fut dénoncé pour sa foi au Christ et traduit devant Arrianus, le gouverneur de la Thébaïde.

Sommé d’adorer les idoles, il déclara qu’il craignait le jugement de Dieu, bien plus que celui des hommes. A cela il ajouta cette prédiction, qu’Arrian se verrait bientôt contraint d’invoquer le Dieu unique.

Arrianus le fit suspendre par les mains et durement flageller avec des instruments en métal, de sorte que la chair d’Asclas tombait en morceaux. A un moment donné, un des bourreaux fit remarquer qu’Asclas était désormais sans connaissance, mais Asclas ouvrit les yeux et rétorqua : Non seulement j’ai toute ma connaissance, mais encore je ne cesse pas de glorifier mon Dieu et Sauveur.

Puis Arrian voulut emmener sa victime de l’autre côté du Nil, pour reprendre publiquement là-bas les tortures sur Asclas, mais celui-ci implora de Dieu un miracle : que le bateau ne puisse plus se déplacer. En plein milieu du fleuve, le bateau s’arrêta, pas de vent dans les voiles, tous les avirons ensemble ne parvenaient plus à le faire bouger. Arrianus cria à la sorcellerie et, à un moment, proféra le nom de Dieu… et le bateau se remit en marche.

Une fois débarqué non loin d’Antinoé, il ordonna de suspendre à nouveau Asclas, cette fois-ci au-dessus d’un brasier. Asclas pouvait avoir de profondes brûlures à l’endroit de ses plaies précédentes et rapidement rendre l’esprit par asphyxie. Mais il eut encore la force de dire quelques mots aux Chrétiens qui l’entouraient : Frères, cherchez à recevoir la récompense divine. Dans trois jours, vous trouverez mon corps au nord de la ville. Enterrez-le avec la pierre qui y sera attachée.

En effet, on décida alors de le précipiter dans le fleuve, une pierre au cou. Les Chrétiens le retrouvèrent trois jours après et firent comme Asclas leur avait dit.

Ce devait être le 20 janvier vers 287.

Dans le Martyrologe Romain, saint Asclas d’Egypte est commémoré le 20 janvier.

 

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 12:20

Euthymios le Grand

377-473

 

Euthymios naquit à Mélitène (Cappadoce, auj. Malatya, Turquie) en 377, de parents pieux et sages.

Le papa et la maman, Dionysia, vinrent prier au tombeau de s.Polyeucte (v. 7 janvier), où il leur fut annoncé une prochaine naissance : leur fils serait une bénédiction pour toute l’Eglise.

A l’époque de la naissance d’Euthymios, cessa en effet une période de persécutions qui avaient duré quarante ans.

A trois ans, Euthymios perdit son père ; Dionysia voulut l’offrir à Dieu et se consacrer elle-même. Effectivement, l’évêque Otrée les reçut avec bienveillance ; Dionysia devint «diaconesse», comme on appelait alors les religieuses. Divinement inspiré, Otrée baptisa l’enfant, le tonsura et lui conféra déjà le lectorat.

Béni de Dieu, Euthymios grandit dans une sainte sagesse, une grande culture, un profond respect des lois liturgiques et de la doctrine chrétienne.

En 396, à dix-neuf ans, il reçut le sacerdoce et fut nommé archimandrite pour tous les monastères de la région de Mélitène.

Dix ans plus tard, il renonça à cette charge trop honorable et trop en vue, pour aller se cacher dans un désert de Judée et se fixa dans la laure de Pharan.

Veilles prolongées, court sommeil, jeûnes incessants, prière, travail manuel de vannerie, telle devint la vie d’Euthymios.

Avec Théoctiste, autre solitaire, il vécut chaque année le Carême dans une profonde solitude à Coutila, sur les bords de la Mer Morte. Un jour qu’ils s’égarèrent, ils trouvèrent une grotte qui leur convint : ils édifièrent une église. Ce furent des bergers qui les découvrirent, les firent connaître et leur firent apporter un peu de nourriture.

Des disciples ne tardèrent pas à se présenter. Après les avoir reçus, Euthymios alla seul vivre dans une autre grotte, d’où il sortait pour donner quelques conseils.

Vers 420 vinrent se présenter là des Sarrasins. Le fils de leur chef, Terebon, semi-paralysé, affirmait avoir vu en vision Euthymios qui l’invitait à venir le voir pour être guéri. Euthymios obéit à ce signe divin, fit un signe de croix et guérit le malade. Tous les Sarrasins présents demandèrent alors le baptême ; le chef, Aspebet, reçut le nom de Pierre ; le beau-frère de ce dernier, Maris, se fit moine.

L’épisode rendit Euthymios célèbre dans toute la région et les malades affluèrent pour implorer leur guérison. Euthymios s’enfuit avec, cette fois, Domitien, passa par Rouba, Mird, Ziph, Aristoboulias, autant de localités où il établit des monastères, et vint s’établir dans une grotte du Sahel.

Là, d’autres Sarrasins, envoyés par Aspebet, vinrent demander le baptême, et voulurent rester près d’Euthymios. Celui-ci construisit pour eux une église, ils y établirent leurs tentes et leur groupe donna naissance à une communauté chrétienne, la Parembole. Finalement, Aspebet devint leur évêque, consacré par le patriarche de Jérusalem, Juvénal, qui consacra aussi l’église (428).

Euthymios se vit contraint d’édifier aussi un nouveau monastère. La Parembole se trouvait alors entre le monastère de Théoctiste et celui d’Euthymios.

Un jour qu’un grand groupe d’Arméniens se présentèrent pour saluer Euthymios, ce dernier donna ordre de leur servir à manger ; mais comme il n’y avait de farine que pour quelques personnes, Euthymios convainquit son économe d’obéir : on ne pouvait plus ouvrir la porte, tant les pains s’étaient brusquement multipliés ; il fallut enlever la porte, qu’on ne put remettre en place que trois mois plus tard !

A cette époque, on ne célébrait pas chaque jour la Liturgie eucharistique. Euthymios célébrait les samedis, dimanches et certains jours de fêtes ; en-dehors de ces festivités, Euthymios donnait aux moines l’Eucharistie de la Sainte Réserve.

Les luttes trinitaires furent l’occasion de deux autres événements importants, qui soulignèrent encore plus la sainteté d’Euthymios.

Un de ses moines, Domnus, voulut aller trouver son oncle Ioannis, patriarche d’Antioche, pour le persuader de ne pas adhérer à l’erreur de Nestorius ; Euthymios lui prédit que ce voyage finirait mal, mais Domnus partit tout de même : il fut élu pour succéder à son oncle, décédé, mais fut peu après dépossédé de son siège et n’eut plus qu’à venir demander pardon à Euthymios.

L’autre événement se vérifia vers 456, quand l’impératrice Eudoxie voulut rentrer dans la communion de l’Eglise. Elle alla trouver s.Siméon le Stylite (v. 27 juillet), qui la redirigea vers Euthymios : Tu as là-bas l’homme de Dieu, Euthyme ; suis son enseignement et tu seras sauvée. Euthymios à son tour l’exhorta en des termes qui valent pour nous une véritable confession de Foi : Désormais, il faut écarter toute dispute déraisonnable : outre les trois synodes œcuméniques tenus à Nicée contre Arius, à Constantinople contre Macédonius, à Ephèse contre Nestorius, il faut recevoir aussi celui qui a été réuni récemment à Chalcédoine, abandoner la communion de Dioscore et communier avec l’évêque de Jérusalem, Juvénal.

En 458, mourut le patriarche Juvénal, dont le successeur fut Anastase, comme l’avait prédit Euthymios. En 466, mourut le cher ami d’Euthymios, Théoctiste.

Euthymios connut d’avance le jour de sa mort, mais n’en avertit personne jusqu’aux derniers jours qui la précédèrent. Le 17 janvier, on fêta s.Antoine, puis Euthymios demanda aux moines qui ils désiraient comme supérieur ; leur choix fut d’abord Domitien, mais Euthymios leur annonça qu’il devait mourir une semaine plus tard (ce qui devait arriver) ! Ils désignèrent alors Elie : Euthymios lui recommanda de veiller consciemment sur lui-même et sur son troupeau, et lui annonça que cette laure allait devenir un monastère.

Euthymios mourut le 20 janvier 473, âgé de quatre-vingt seize ans. 

Au onzième siècle, on disait que le monastère était en ruines, probablement victime de l’avancée des Arabes.

Dans le Martyrologe Romain, saint Euthymios le Grand est commémoré le 20 janvier.

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