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21 juillet 2018 6 21 /07 /juillet /2018 09:54

Manuel Trachiner Montaña
1915-1936

Le père de Manuel, Francisco, avait déjà deux fils de son premier mariage ; veuf et remarié avec Remedios, il en eut deux autres, dont Manuel, avant d’être veuf une deuxième fois.

Manuel naquit le 22 septembre (ou novembre) 1915 à Puzol (Valencia) et était encore petit à la mort de sa mère. Aussi le papa le confia aux Religieuses de Valencia. Celles-ci l’entourèrent avec un esprit tout maternel et surent orienter ce bon garçon vers la famille des pères Lazaristes.

Devenu frère dans cette Congrégation, il exerça le travail de menuisier avec le talent d’un chef d’atelier.

On a vu dans la notice de Vicente Cecilia Gallardo les circonstances dans lesquelles les deux Frères quittèrent leur maison d’Hortaleza et furent arrêtés.

Vicente et Manuel furent ainsi martyrisés au petit matin du 21 juillet 1936 à Hortaleza (Madrid) ; ils avaient respectivement vingt-deux et vingt-et-un ans, ou presque. D’après certains textes, ils auraient été fusillés à un jour d’intervalle, mais ce n’est pas la version de la Congrégation lazariste.

Ils furent béatifiés en 2017.

Le nom du bienheureux Manuel Trachiner Montaña sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 21 juillet.

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25 février 2018 7 25 /02 /février /2018 07:41

Mariam Vattalil
1954-1995

Mariam Vattalil, née le 29 janvier 1954 à Pulluvazhy (Kerala, Inde), était le deuxième des sept enfants de Paily et Eliswa Vattalil, de pauvres paysans qui la firent baptiser le 5 février suivant.
On connaît aussi les noms de ses frère et sœurs : Stephen, Annie, Varghese, Thressiamma, Celine, Lusy. Celine fut aussi religieuse chez les Clarisses.
En 1966, Mariam reçut la Première communion et la Confirmation.
En même temps que l’école, Mariam trouvait le temps d’aider son père dans les travaux des champs, et sa mère dans les tâches domestiques.
Après ses études secondaires, Mariam entra en 1971 chez les Clarisses de Kidangoor, où elle assuma le nom de Rani Maria (Reine Marie, d’après le titre marial de Marie Reine) ; en même temps qu’elle entrait aussi sa cousine, Cicily. Le noviciat s’acheva régulièrement en 1974, avec la profession temporaire.
A partir de 1975, elle fut en service à Bijnor (Uttar Pradesh) ; elle fut maîtresse d’école de 1976 à 1978. 
Elle prononça ses vœux définitifs à Ankamaly en 1980.
En 1983, elle fut transférée à Odagady. En 1989, elle fut supérieure à Aluva et fut reçue docteur en sociologie à l’université de Rewa.
En 1992, elle fut envoyée à Udayanagar.
Tous ceux qui la connurent furent captivés par sa joie communicative, toute franciscaine. 
Sœur Rana Maria s’engagea dans l’éducation des enfants et surtout au service des pauvres. Son programme en faveur des marginalisés s’opposait radicalement aux intérêts des grands exploitants.
Le 25 février 1995, à Nachanbore Hill (Indore) un tueur professionnel, à la solde des grands propriétaires, la frappa dans l’autobus de cinquante-quatre coups de couteau.
En mourant, Rani Maria ne répétait que le nom de Jésus !
Le meurtrier, Jeevan Singh, fut condamné à la prison à vie, mais fut relâché en 2006 pour sa bonne conduite ; il fut visité en prison par la sœur de Rani Maria, qui lui pardonna ; la maman de Rani Maria vint aussi lui rendre visite, et lui baisa les mains en signe de pardon. Toute la famille pardonna Jeevan Singh et le considéra comme un des leurs. Jeevan pleura de joie en apprenant que Rani Maria allait être béatifiée.
Reconnue martyre, sœur Rani Maria a été béatifiée en 2017.
Rani Maria Vattalil sera commémorée le 25 février dans le Martyrologe Romain.

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22 février 2018 4 22 /02 /février /2018 13:40

Miguel Facerías Garcés
1861-1937

Né le 22 février 1861 à Perarrúa (Huesca), Miguel était le fils d’un tailleur, prénommé aussi Miguel, et de María, d’humbles chrétiens qui firent baptiser leur enfant huit jours après la naissance.
A son tour, Miguel apprit et exerça le métier de tailleur.
En 1881, il entra dans la congrégation des Clarétains comme frère convers. La maladie l’obligea à revenir dans sa famille le temps de soigner de pénibles vomissements de sang : il versait déjà son sang… Rétabli, il reprit le noviciat et fit la profession en 1883.
On peut dire qu’il continua à exercer son métier de tailleur, mais pour la gloire de Dieu : toutes les tuniques que devaient porter les Religieux, les réparations qu’il fallait y porter aussi, passaient par ses mains. Le Frère était tout attentif à rendre service.
Il fut dans la communauté d’Alagón, puis en celle de Cervera (1889). C’est alors qu’il publia un opuscule sur l’art du tailleur, assez bien accueilli et qui fut réédité tant à Cervera qu’à Barcelone en 1910.
En 1904, il dut aller à Olesa de Montserrat, où il fut soigné à nouveau pendant deux années.
En 1906, on put l’envoyer à Vich, où il demeura jusqu’à la mort, toujours occupé à couper et à coudre des vêtements.
En juillet 1936, son «métier» fut interrompu car il fut contraint d’abandonner le collège et de se réfugier chez un ami de l’endroit. Désormais, il allait occuper son temps dans la prière, l’abandon à Dieu et la préparation à l’ultime rencontre.
Avec un autre Confrère, malade comme lui, ils se présentèrent au Comité pour demander l’autorisation d’être hébergés dans un autre établissement, un ancien couvent de Religieuses devenu hospice municipal pour les vieillards.
Au Comité, on leur demanda qui ils étaient. Il répondit qu’ils étaient Frères du Cœur de Marie (les Clarétains en effet se disent Fils du Cœur Immaculé de Marie). On leur répondit : Vous méritez de recevoir quatre balles. Oh, répondit le Frère Miguel, comme nous sommes des petits vieux, deux suffiront.
Le 13 août, ils obtinrent l’autorisation. Mais Miguel ne craignait pas de sortir pour aller voir les Confrères là où ils s’étaient réfugiés. On lui fit remarquer qu’il s’exposait beaucoup. Il répondait : Je m’en fiche, s’ils me tuent.
Le 17 décembre, l’hospice fut supprimé. Miguel, son Confrère et deux autres encore, trouvèrent refuge dans une ferme voisine à Santa Cecilia de Voltregá ; là encore, Miguel rendit ses services de tailleur, enseignant aussi le catéchisme aux enfants de la famille.
On dénonça les Frères au maire du pays. Ce dernier affirmait qu’il devait nettoyer le pays de la cochonnerie cléricale. Le 22 février 1937, donc, jour du soixante-seizième anniversaire du Frère Miguel, se présentèrent à quinze heures quatre miliciens, le maire, le président du Comité et deux autres. Miguel priait dans le bois voisin ; il s’apprêtait à rentrer, quand on lui fit des gestes de rester dehors et de se cacher, mais il ne comprenait pas et s’avançait tranquillement.
Les  hommes lui dirent qu’ils l’arrêtaient. Sa réponse fut :  Si c’est la volonté du Seigneur, je suis préparé pour le martyre.
Qui êtes-vous ?
Le tailleur des Missionnaires.
Vous connaissez quelqu’un à Vich ?
Oui, le Maire.
Suivez-nous !
Vous me permettez de me changer ?
(et à la maîtresse de maison) Le plus certain, c’est qu’ils vont me tuer. Tenez, prenez ces chapelets, ils vont les profaner…
Comme tout le monde pleurait, le maire s’échauffa : Les larmes ne me touchent pas, même ma femme n’y arrive pas !
Et la maîtresse de maison : Si vous voulez le tuer parce qu’il a dit la messe, sachez qu’il ne l’a jamais célébrée !
Au Comité, on se moqua du Frère. Même le chauffeur s’en prit au président : Espèce de sale bête, où veux-tu en finir avec ce petit vieux ? Tu n’as pas honte de zigouiller un vieillard pareil ?  Et l’autre : C’est un frère ou un chanoine. C’est notre devoir d’en finir avec cette race.
Puis ils partirent à Vich. D’après certains témoins, c’est au matin du 23 février qu’on emmena le frère Miguel au lieu-dit Pont del Llop, où ils le fusillèrent. Malgré ce détail, on a retenu le 22 février comme le jour «officiel» de sa mort.
Frère Miguel fut béatifié en 2017.
Le nom du bienheureux Miguel Facerías Garcés sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 22 février.

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30 décembre 2017 6 30 /12 /décembre /2017 22:57

Melania la Jeune et Pinianus de Rome
5. siècle

En 383 naquit à Rome Valeria Melania, petite-fille de l’illustre Antonia Melania, cette très jeune veuve qui partit longtemps à Jérusalem où elle fonda un grand monastère. La grand-mère fut surnommée Melania l’Ancienne, la petite-fille Melania la Jeune.
En 396, la jeune Melania fut mariée à Pinianus - qui avait dix-sept ans alors - et ils eurent deux enfants, qui moururent très jeunes.
Melania surtout, mais Pinianus aussi, résolurent de se retirer du monde. Ils possédaient une fortune colossale, des propriétés en Bretagne, en Espagne, en Afrique, et en Italie bien sûr. Quand ils commencèrent à liquider cette forture, ils purent libérer huit mille esclaves, puis ils dotèrent des monastères un peu partout dans le monde romain.
Les deux époux émigrèrent en Sicile - où ils vécurent chacun dans un monastère, puis passèrent en Afrique, à Tagaste, où l’on faillit ordonner prêtre Pinianus. On passa par Alexandrie et l’on vint s’installer à Jérusalem.
Pinianus n’avait pas le goût de l’ascèse aussi prononcé que sa chère épouse. Melania, elle, s’imposait le cilice, le jeûne quasi permanent ; on arriva à lui faire prendre un peu d’huile les jours après Pâques ; elle aimait laver les pieds des hôtes, des prêtres ; elle lisait la Bible plusieurs fois par an, elle fréquentait les Pères de l’Eglise, les Vies des Saints - qu’elle lisait en grec ou en latin ; sa parole douce et noble fit des conversions.
A partir de 431 - l’année où mourut sa mère, Albina - Melania s’occupa plus activement d’une communauté de religieuses, que Pinianus avait réunie et qu’il lui confiait. Melania ne voulait pas gouverner : elle nomma supérieure une des religieuses et s’occupait plus volontiers des sœurs malades. Leur aumônier était Gerontius.
Peu après mourut Pinianus (432 ou 435). Melania partit quelques temps à Constantinople, où elle assista son oncle Volusianus dans ses derniers moments. Puis elle revint à Jérusalem. 
Elle convoqua toute la communauté, et se prépara dignement à quitter ce monde : sa dernière parole fut Il advient ce qui plaît au Seigneur, et elle mourut, le 31 décembre 439.
En 614, ses monastères furent détruits : c’est l’année où les hordes perses pillèrent Jérusalem, emmenèrent en captivité le patriarche Zacharie (? 21 février) et s’emparèrent de la précieuse relique de la Sainte Croix.
Le Martyrologe Romain mentionne sainte Melania la Jeune et saint Pinianus au 31 décembre.

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30 décembre 2017 6 30 /12 /décembre /2017 22:56

Marius d’Avenches-Lausanne
530-594

Marius (en français Maire ou Maure) naquit vers 530 dans la région d’Autun (Saône-et-Loire), d’une famille noble dont il reçut d’amples territoires.
Orienté très tôt vers le sacerdoce, il fut élu évêque en 574 pour le siège d’Avenches (canton de Vaud, Suisse).
Il possédait un domaine à Marsannay (Dijon), qu’il donna à son Eglise. Il avait aussi des terres autour d’Avenches, qu’il remit à l’église Sainte-Marie de Lausanne.
Il semble que Marius fût le seul évêque d’Avenches, ce siège ayant été transféré (ou réuni) par lui-même à celui de Lausanne : en 585, il signa évêque d’Avenches au concile de Mâcon ; en 587, il consacrait l’église Sainte-Marie de Lausanne, dont il est considéré comme le premier évêque.
Son épiscopat dura plus de vingt années.
Marius a laissé une Chronique universelle, couvrant les années 435-581, prolongeant ainsi l’important travail de s.Prosper d’Aquitaine (v. 25 juin). Cette Chronique est précieuse pour son universalité et sa précision.
Marius s’éteignit le 31 décembre 594.
Son culte a été approuvé en 1605.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Marius d’Avenches-Lausanne au 31 décembre.

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28 décembre 2017 4 28 /12 /décembre /2017 17:45

Martinianus de Milan
† 435

Martinianus devint, en 423, le dix-septième évêque de Milan (si l’on tient compte de l’éventuel épiscopat de s.Barnabé, v. 11 juin).
S.Ennodius de Pavie (v. 17 juillet) écrivit de lui qu’il fut élu à l’unanimité des suffrages et qu’il joignait la prudence du serpent à la simplicité et à la pureté de la colombe (cf. Mt 10:16). Lors de son élection, il aurait humblement protesté et proposé de choisir un autre candidat.
Martinianus semble avoir été l’objet d’une controverse concernant la théologie de s.Cyrille d’Alexandrie (v. 27 juin).
Il fit construire deux églises.
L’épiscopat de Martinianus dura une douzaine d’années. Il s’éteignit vers 435.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Martinianus de Milan au 29 décembre.

 

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28 décembre 2017 4 28 /12 /décembre /2017 17:44

Markellos de Gomon
† 480

Markellos naquit en Apamée (Syrie, auj. Qal`at al-Madhīq). Il avait un frère.
Il fit des études qui le portèrent à Antioche, Ephèse, Constantinople.
A Ephèse, il faisait de la calligraphie, pour gagner quelques oboles ; à Constantinople, il se rapprocha d’un certain moine nommé Alexandre, qui dirigeait une communauté de moines acémètes, c’est-à-dire des moines organisés de telle façon qu’en se relayant à l’église, ils n’interrompaient jamais la louange divine. Littéralement, acémète signifie «qui ne dort pas».
Puis Alexandre dut se transporter de Constantinople à Gomon, sur la rive orientale du Bosphore. Markellos faillit lui succéder, mais se cacha pour laisser élire Ioannis. Ce dernier fut ordonné prêtre, et fit ordonner diacre Markellos, lequel fut obligé, à la mort de Ioannis, d’accepter d’être higoumène. 
Il hérita alors de son frère : il reversa toute cette fortune à d’autres monastères, ne conservant absolument rien pour le sien propre.
En 448, au concile de Chalcédoine qui condamnait Eutychès, Markellos signa en tout dernier lieu : Markellos, le moindre des prêtres et des archimandrites.
En 465, on attribua à ses prières l’arrêt d’un incendie qui ravageait Constantinople.
Markellos développa beaucoup le domaine des études dans son monastère. On s’y rendait de loin en quête de renseignements.
Il mourut vers 480, après plus de quarante ans passés à la tête des Acémètes.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Markellos de Gomon au 29 décembre.

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17 décembre 2017 7 17 /12 /décembre /2017 22:06

Miggo d’Afrique
2. siècle

Lire la notice Namphamo, Miggo, Sanames et Lucitas d’Afrique

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16 décembre 2017 6 16 /12 /décembre /2017 21:33

Modestus de Jérusalem
537-634

Modestus naquit à Sébaste (Cappadoce, auj. Sivas, Turquie C) et fut orphelin presque depuis sa naissance. Une famille chrétienne s’occupa de son éducation.
Adulte, il fut vendu comme esclave en Egypte dans des circonstances mal définies. Mais il convertit son maître au christianisme et obtint sa libération.
S’étant retiré sur le mont Sinaï, il devint prêtre, puis higoumène (supérieur) du monastère des Douaks, c’est-à-dire de Saint-Théodose, à Jérusalem.
En 614, les troupes perses de Chosroès II entraient dans la Ville sainte, pillant, incendiant, détruisant, massacrant ; des survivants, une partie fut réduite en esclavage, une autre partie fut déportée.
Une des pièces du «butin» qui fut remporté en Perse, fut le bois de la Croix du Christ : déjà l’argentier de Chosroès, Yazdin, qui était chrétien, obtint qu’elle ne fût pas détruite, aussi fut-elle emportée.
Le patriarche Zacharie, le clergé, les moines, s’étaient réfugiés au-delà du Jourdain ou même en Egypte.
A cette situation déplorable s’ajoutait la réaction des Juifs de Palestine, qui ne se gênaient pas pour accuser les Chrétiens d’être responsables des mauvais traitements subis par les Perses.
A partir de 622, devant les premiers succès militaires de l’empereur Héraclius, Chosroès se sentit obligé d’assouplir sa domination, favorisant la reconstruction des édifices religieux en Palestine ; mais comme il favorisait en même temps le parti monophysite - et donc les hérétiques, on pouvait craindre que l’ensemble de la Palestine chrétienne se tournât vers l’hérésie.
L’higoumène Modestus intervint avec toute son énergie : il encouragea les Chrétiens à se ressaisir, il rappela les moines réfugiés ailleurs, suscita beaucoup de vocations monastiques, il releva les sanctuaires de Jérusalem, en particulier les églises de la Résurrection, du Sépulcre, du Golgotha, et bien d’autres encore. 
Le patriarche d’Alexandrie, Jean l’Aumônier (v. 11 nov.) apprit avec quel zèle Modestus cherchait à réparer les saints édifices de Jérusalem ; pour l’aider, il lui envoya mille bêtes de somme, mille sacs de froment, mille sacs de légumes, mille jarres de poissons salés, mille jarres de vin, mille rotols de fer et mille ouvriers, nous raconte trois siècles plus tard le patriarche Eutychius d’Alexandrie.
En 629, l’empereur Héraclius réussit à extorquer des Perses l’évacuation totale de la Syrie et la restitution de la Vraie Croix. Ce fut l’occasion de fêtes solennelles, de réjouissances unanimes. A ce moment-là, le patriarche Zacharie était mort dans son exil :  on ne pouvait désigner meilleur successeur que Modestus.
L’empereur l’aida à poursuivre son travail de restaurateur et Modestus continua à quêter partout pour réunir les fonds nécessaires. 
Il mourut brusquement à Sôzon, sur les frontières de la Palestine : le bruit courut qu’il fut empoisonné par des hommes de sa suite, qui voulaient s’emparer de l’or qu’il rapportait. Modestus était presque centenaire.
Signalons que la ville natale de Modestus, Sivas, fut perdue par Byzance et reconquise par les musulmans au douzième siècle ; en 1400 Tamerlan la reprit et y fit enterrer vivants les quatre mille Chrétiens qui s’y trouvaient, après leur capitulation. Depuis le quinzième siècle, la ville est ottomane et fut au cœur du génocide arménien de 1916.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Modestus de Jérusalem au 17 décembre.

 

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16 décembre 2017 6 16 /12 /décembre /2017 07:55

Macario de Collesano
† 1005

Macario naquit à Collesano (Palermo, Sicile), de ses saints parents, Cristoforo (v. 17 déc.) et Kalli, et eut un frère, Saba (v. 5 fév.).
Au dixième siècle, la Sicile était encore sous occupation arabe. Macario et Saba, ainsi que leur mère, suivirent leur père dans son désir de se retirer dans un genre de vie érémitique. En 941, fuyant une épidémie de peste, ils vinrent sur le mont Mercurion ; ils s’établirent successivement à Laino Castello, puis à San Lorenzo sul Sinni, où mourut Cristoforo (990).
Macario vécut dans une grande humilité, tout en dirigeant en toute simplicité beaucoup de moines qui s’étaient mis déjà sous la direction de Cristoforo.
Il mourut à Oliveto Citra en 1005.
Il est invoqué par la population pour des cas de possession diabolique, pour les cultures.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Macario de Collesano au 16 décembre.

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