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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 20:11

Judicaël, roi

† 650

 

Judicaël aurait été l’aîné des quinze enfants du roi de Domnonée (Bretagne N), qui s’appelait Judaël.

Un des autres frères, Haëloc et son tuteur Rethwal, cherchèrent à éliminer les quatorze frères, pour prendre le pouvoir ; Judicaël échappa à l’assassin et se réfugia auprès de s.Méen (v. 21 juin), qui le tonsura.

Judicaël prit très au sérieux la vie monastique, jardinant le jour, priant les psaumes la nuit, s’immergeant dans l’eau froide.

Un jour qu’il travaillait à la cuisine, il découvrit le Diable dans la marmite ; il le rossa si bien à coups de barre de fer qu’à la fin de la bataille la marmite était en miettes et le repas de la communauté épars dans les cendres ; ce jour-là, toute la communauté jeûna !

Mais Haëloc rendit la couronne à son frère Judicaël. Le biographe de ce dernier écrit : Doux et aimable pour ses amis, Judicaël était terrible pour ses ennemis.

Une nuit de Pâques, où les paysans venaient apporter leurs redevances, il les leur remit entièrement, pour leur permettre de fêter la Résurrection dans la joie. Un jour que le cortège royal passait à gué une rivière réputée infranchissable, un lépreux demanda à être porté aussi de l’autre côté ; Judicaël le mit sur son cheval et, sur l’autre rive, le lépreux se transfigura : c’était le Christ, qui promit le ciel à Judicaël.

Le pieux roi voulut abdiquer en faveur de son autre frère Josse (v. 13 décembre), mais ce dernier demanda un délai et alla se retirer en Ponthieu. 

Judicaël eut à régler une affaire importante avec le roi Dagobert. Celui-ci avait mandé son ministre Eloi (v. 1er décembre) pour présenter un ultimatum à Judicaël, le sommant de réparer les torts que les Bretons avaient faits aux hommes de Dagobert. Judicaël suivi les conseils d’Eloi, s’empressa d’aller trouver Dagobert à Clichy et de lui promettre réparation et obéissance (636). 

Finalement, on ignore qui reçut la couronne après Judicaël. Lui-même réintégra son monastère, où il mourut vers 650.

Saint Judicaël, roi, est commémoré le 17 décembre dans le Martyrologe Romain.

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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 20:11

Begga d’Andenne

 615-693

 

Begga était la fille de Pépin de Landen et de sa sainte épouse Itta, la fondatrice du monastère de Nivelles. Une autre fille de ces pieux parents, Gertrude, fut justement l’abbesse de Nivelles (v. 17 mars).

Mariée à Ansegisel, fils de s.Arnoud de Metz (v. 18 juillet), elle eut trois enfants (Pépin d’Héristal, Martin de Laon et Clotilde) ; elle fut bientôt veuve, car son mari fut assassiné par un certain Gundewin.

D’après une Vita  un peu  tardive (et non moins douteuse), l’assassin fut leur propre fils adoptif, qu’ils avaient recueilli. 

On présume que c’est à la suite de cet accident que Begga fonda le monastère d’Andenne, vers 691.

La fondation aurait été accompagnée de signes providentiels : une truie avec ses sept porcelets, une poule sauvage avec ses sept poussins, que les chiens de chasse ne pouvaient approcher, retenus par quelque force mystérieuse.

Begga mourut trente-trois ans après la mort de sa sœur Gertrude, vers 693.

Il ne faut pas dire que Begga fut à l’origine des béguines (du 13e siècle).

Sainte Begga d’Andenne est commémorée le 17 décembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 20:10

Cristoforo au Mont Mercurio

10e siècle

 

Le 10e siècle, en Sicile, a été particulièrement difficile, à cause de la présence des envahisseurs, les Sarrasins.

Notre Cristoforo épousa une certaine Call (peut-être Kalli, «bonne», car la Sicile fut profondément marquée par la liturgie de Byzance), et ils eurent deux garçons, Saba et Macario (v. 5 février et 16 décembre).

Après quelque temps, il demanda à Nikephoros, higoumène du monastère Saint-Philippe d’Agira, de le former à une vie plus ascétique, puis se retira avec ses deux fils près de l’église Saint-Michel de Ctisma.

De son côté, Kalli adoptait à son tour un style de vie très ascétique.

En 941, une grande famine contraignit toute cette belle petite famille à partir pour la Calabre. Ils rejoignirent le Monte Mercurio, où vivaient déjà beaucoup de moines basiliens. Cristoforo y construisit une église dédiée à s.Michel et un monastère.

Il partit ensuite en pèlerinage à Rome, laissant à Saba la direction du monastère. A son retour, il y avait tant de moines, qu’il construisit un autre monastère proche de Laino, à côté d’une église Saint-Etienne.

C’est à cette époque qu’il eut à gronder sévèrement une ourse qui venait dévaster le potager des moines ; elle se le tint pour dit et ne reparut pas.

Cristoforo mourut sereinement, entouré de sa propre famille et d’autres moines.

Saint Cristoforo est maintenant commémoré le 17 décembre dans le Martyrologe Romain.

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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 00:35

Beanus ermite

6e siècle

 

Beanus nous pose beaucoup de problèmes.

Qu’il fût Irlandais, semble acquis. Mais duquel des maints Beanus s’agit-il ?

Son nom, Beóán, est habituellement transcrit, comme ici, Beanus, mais aussi Beoanus et Beyn.

Pour certains historiens, il s’agirait du premier évêque de Mortlach, nommé au 11e siècle par le pape Benoît VIII, sous le roi Máel Coluim II d’Ecosse. Mais on a rencontré celui-ci le 26 octobre.

Il s’agirait donc d’un autre Beanus, que le Martyrologe Romain décrit comme ermite.

Ce pourrait être Mo-Beoc de Loch Garman (Wexford), ou bien de Loch Gerg (Lough Derg). 

Ce dernier Beanus, ou Beoc (ou Beog, Mobheoc, Dabeoc) pourrait être un abbé d’origine royale du Pays de Galles, né à la fin du 5e siècle, ayant eu pour père Brecan, fils d’un prince d’origine irlandaise, et pour mère Marcella (ou Digna), fille d’un prince Theodoric de Gartmartrin.

Beanus aurait été le benjamin de dix frères et huit sœurs.

Il se serait réfugié en Irlande pour éviter les guerres incessantes de son pays et serait devenu ainsi l’ermite de Lough Derg (Co Donegal).

L’arrivée d’autres ermites qui voulaient se joindre à lui, donna lieu à un petit monastère, où se serait arrêté s.Patrice (v. 17 mars).

Il aurait prédit l’arrivée d’un autre grand Saint, Colmcille (Colum Cille, v. 9 juin).

Beanus serait mort au début du 6e siècle.

Saint Beanus, ermite, est commémoré le 16 décembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 00:35

Evrard, comte de Frioul

† 867

 

Evrard appartenait à une des plus puissantes familles de l’époque carolingienne. Son père, Unroch, grand dignitaire de la cour de Charlemagne, était mort moine à l’abbaye de Saint-Bertin ; son frère Bérenger fut marquis de Toulouse ; son autre frère, Adalard, fut abbé de Saint-Bertin et de Saint-Amand ; son épouse, Gisèle, était la fille de Louis le Pieux.

C’est dire combien Evrard possédait de domaines. En outre, Lothaire 1er le créa duc de Frioul, un territoire de position stratégique importante.

Evrard joua un grand rôle dans la politique de Louis le Pieux et de Lothaire, qu’il servit loyalement. 

C’est dans le Frioul que vint se réfugier le moine Gottschalck, chassé en 846 de son diocèse de Vérone pour ses écrits dangereux sur la prédestination ; Evrard, fidèle à l’Eglise, le fit partir.

C’était grâce à la famille d’Evrard qu’avait été fondée l’abbaye de Cysoing et Evrard y fit venir des reliques du pape s.Calliste (v. 14 octobre) et en confia les terres à la protection de l’un de ses fils, Adalard.

Evrard et Gisèle eurent sept enfant, quatre garçons et trois filles. Unroch, l’aîné, succéda à son père, puis Bérenger, le cadet, qui fut couronné roi d’Italie et empereur en 915 ; Adalard, puis Rodolphe, furent abbés de Cysoing ; les filles s’appelèrent Engeltrude, Judith et Edwige.

Le testament d’Evrard, rédigé en 867, parle entre mille choses précieuses, de quatre psautiers, dont l’un se trouve à la Bibliothèque vaticane.

Ce pieux personnage mourut le 16 décembre 867, en son château de Musiestro (Trévise).

Saint Evrard, comte, est commémoré le 16 décembre dans le Martyrologe Romain.

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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 00:33

Adon de Vienne

800-875

 

Où est né, vers 800, Adon ? On répondra qu’il descendait d’une famille noble, mais on hésite à situer sa naissance en Gâtinais ou en Bourgogne.

Toujours est-il que sa famille le confia très tôt à Sigulfe, l’abbé de Ferrières-en-Gâtinais. 

Il y serait devenu moine, mais obtint en 841 la permission de se rendre à Prüm (Trèves), où le désirait Marcward, l’abbé de cette autre abbaye, pour y enseigner.

En 853, il vint à Grenoble, puis à Lyon. C’est à ce moment qu’il se livra à la compilation de son très fameux Martyrologe, pour l’appréciation duquel on pourra consulter bien d’autres études. Ce ne fut pas l’unique travail d’Adon, qui écrivit aussi une Vie de s.Didier et une autre de s.Theodarius (v. 23 mai et 29 octobre), que les spécialistes n’apprécient pas beaucoup, car Adon ne se préoccupait pas suffisamment d’appliquer la méthode rigoureuse de nos historiens modernes.

Certains affirment qu’Adon fit un voyage à Rome, à Ravenne, et qu’au retour il aurait été nommé curé d’une paroisse de Lyon : tout cela n’est pas sûr, tout en restant possible. Ce qui reste le plus étonnant, est que ce moine soit resté si longtemps en-dehors de son abbaye. On a là-dessus une lettre de l’abbé lui-même qui affirme lui avoir donné une permission en règle pour aller s’informer (ou enseigner), à Prüm et à Lyon. C’est parce que ce même abbé ne mentionne pas Rome ni Ravenne, qu’on doute qu’Adon y fût allé.

En 859 il fut élu cinquante-deuxième évêque de Vienne (Dauphiné, France). 

C’est durant cet épiscopat qu’Adon rédigea une autre œuvre importante, sa Chronique ou histoire universelle, qui recouvre toute l’histoire de l’Ancien Testament et s’achève en 867. Là encore, la méthode d’Adon laisse à désirer ; Adon s’y montre certainemenet érudit, passionné de lectures nombreuses, mais pas assez soucieux de composer son ouvrage, de résoudre les difficultés chronologiques ou d’éliminer les détails inutiles. C’est ainsi que, voulant rattacher absolument le premier évêque de Vienne à s.Paul, il étale sur cinq siècles les trois premiers évêques de son diocèse.

En 860, il participa au concile de Tousy. Peu après, il reçut du pape une lettre dans laquelle le pontife le félicitait et l’encourageait à lutter contre plusieurs vices de l’époque : le divorce, le concubinage, l’usurpation par des laïques des biens de l’Eglise. C’est ainsi qu’il dut présenter un reproche sévère à Lothaire II pour son divorce et son remariage, exigeant de lui de reprendre son épouse légitime.

Lothaire II ne modifia pas sa conduite ; en 867, Adon le rappela encore à l’ordre, jusqu’à proclamer son ralliement officiel à Charles le Chauve.

Adon convoqua un autre concile à Vienne en 870.

C’est finalement plus dans son action proprement pastorale qu’Adon montra sa fidélité et sa sainteté. Il mourut le 16 décembre 875, et fut vénéré dès le 11e siècle.

Saint Adon de Vienne est commémoré le 16 décembre dans le Martyrologe Romain.

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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 23:07

Fare de Faremoutiers

600-657

 

Fare naquit vers 600 en la villa de Pipimisicum (act.Poincy, Meaux, Seine-et-Marne), propriété de ses parents, le comte Chagneric (ou Hagneric, Agneric) et Leodegonde, qui eurent aussi trois fils, Chagnoald (ou Cagnoald, quelquefois identifié avec s.Walbert, v. 2 mai), Chagnulfus et Faron (v. 28 octobre) ; peut-être aussi une fille, Agnetrude.

Lorsque s.Colomban (v. 23 novembre) s’arrêta dans cette maison, il eut un divin pressentiment et donna une bénédiction spéciale à Fare, qui était encore toute petite.

Quand Fare fut en âge, son père voulut la donner en mariage, ce qu’elle refusait absolument, au point qu’elle en devint malade (certains disent même aveugle). Ce fut le successeur de Colomban à Luxeuil, Eustase (v. 2 avril), qui la guérit, persuadant son père de la laisser libre de son choix.

Mais ce père s’obstina, au point que Fare s’enfuit de la maison. Le père envoya des domestiques à ses trousses, qui la retrouvèrent abritée dans une église Saint-Pierre. Menacée, Fare leur déclara qu’ils pouvaient la tuer sur place.

On ne dit pas combien de temps durèrent ces pourparlers, ni quelle fut l’attitude des domestiques. Mais Eustase repassa par là, et fit de solennels reproches au père de Fare, qui s’était montré si entêté. Eustase fut si convainquant, que Chagneric fit vraiment amende honorable et lui concéda tout un domaine où Fare pourrait construire un monastère, le domaine d’Evoriacum.

Fare reçut enfin le voile des vierges, de l’évêque de Meaux, Gondoald, qui consacra l’église, dédiée à Notre-Dame et à l’apôtre s.Pierre (620). Fare, qui s’installa avec déjà quelques compagnes dans ce nouveau monastère, fut choisie pour être l’abbesse. La Règle fut celle de s.Colomban.

La grande innovation de ce monastère, est qu’il était double, avec des bâtiments pour les moniales et d’autres pour les moines, tous réunis sous l’unique autorité de Fare. Un des premiers moines fut d’ailleurs le propre frère de Fare, Faron.

Fare vécut presque quarante années dans son monastère. Peu avant de mourir, elle désigna Sæthryth (Sédride), une princesse anglaise, pour lui succéder.

Elle s’éteignit le 7 décembre 657. Faron, devenu évêque de Meaux, présida les solennelles obsèques de sa sœur.

Le monastère d’Evoriacum s’appela bientôt monastère de Fare : Faremoutiers.

En 1622, lors d’un transfer des reliques de Fare, se produisirent des miracles solennels, qui donnèrent lieu à un culte renouvelé envers la sainte Abbesse. On vénère sainte Fare jusqu’en Italie et en Sicile. On l’invoque pour les maladies des yeux.

La Révolution française s’est chargée de disperser la communauté et les bâtiments servirent de carrière de pierres. En 1931, quelques moniales bénédictines vinrent réoccuper un bâtiment sur l’endroit même des ruines de l’ancienne abbaye.

Le nom de Fare est ici et là énoncé Burgondofare, Fare des Burgondes.

Sainte Fare de Faremoutiers est commémorée le 7 décembre dans le Martyrologe Romain.

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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 20:08

Siran de Méobecq

7e siècle

 

Siran (en latin Sigirannus) naquit vraisemblablement dans les dernières années du 6e siècle, fils du noble Sigelaïc, berrichon, qui l’envoya étudier à Tours.

Il fut ensuite admis à la cour du roi des Francs, sous la protection de Flaochad, futur maire du palais, et devint bientôt échanson du roi. On ne sait pas précisément de quel roi il peut s’agir, Thierry II ou Clotaire II.

Sigelaïc était un homme très vertueux et fut appelé à devenir le vingt-cinquième évêque de Tours (619) : il pouvait être veuf, et Siran devait donc être mûr et indépendant. Sigelaïc pensait que son Siran épouserait la fille d’un ami à lui, mais Siran quitta toutes ses occupations mondaines, se rasa lui-même la tête comme un clerc et fut bientôt admis parmi le clergé de Tours, du temps du successeur de Sigelaïc.

Siran fut ensuite nommé archidiacre. Il distribua tous ses biens. L’administrateur de Tours le crut fou et le fit enfermer ; mal lui en prit, il fut attaqué par une telle crise de folie, qu’un garde l’abattit d’un coup d’épée.

Notre Siran se retira encore une fois de ces responsabilités et suivit un Irlandais de passage : Falvius, qui se déplaçait avec quelques disciples en pèlerinage à Tours et avaient pour but la Ville Eternelle. 

Chaque étape était pour Siran l’occasion de prêcher aux populations, de rendre des services, de gagner son pain en participant aux vendanges, tout en continuant de lire les Vies de Saints ou l’Ecriture, qu’il avait toujours avec lui.

Mais de Rome, il repartit vite auprès de Flaochad qui avait besoin de lui ; ce dernier, reconnaissant, l’aida à fonder un monastère à Méobecq (Indre) ainsi qu’un autre à proximité, Longoritus, où l’on pratiqua la Règle de s.Benoît.

Siran eut le don des miracles. Des voleurs qui étaient partis avec ses chevaux, croyant avoir chevauché toute la nuit, se retrouvèrent devant la porte du monastère au petit matin ; la chandelle éteinte d’un frère maladroit, se retrouva allumée par un signe de croix. Un jour qu’il rencontra un bandit qu’on menait à la potence, il demanda sa grâce ; ne l’ayant obtenue, il s’adressa à la foule : Que celui qui est sans péché, vienne lui jeter la première pierre (Jn 8:7) ; tous demandèrent la grâce du condamné, que Siran exhorta à mener désormais une vie honnête.

Malheureusement, comme autrefois près de Notre-Seigneur, Siran connut la trahison. Un moine constitua un clan opposé à leur abbé. Pour le bien de la communauté, Siran préféra éviter l’affrontement et reprit son bâton de pèlerin. Ses dons de pêcheur l’aidaient à donner des poissons aux pauvres, ailleurs il aidait un paysan à porter son fagot, ou à tirer une charrette de fumier, avant de lui donner de quoi acheter un bœuf.

Il parvint ainsi à Toulouse et se joignit aux mendiants, auxquels il adressa la Bonne Nouvelle. Mais désormais épuisé, il mourut après avoir donné tout ce qui lui restait ; son seul bien était sa mince tunique, dans laquelle il voulait être enterré, sans honneur.

Siran mourut sous Clovis II ou Clovis III, traditionnellement un 4 décembre.

Des deux monastères fondés par Siran, il ne reste rien.

C’est son nom qu’on a repris pour l’abbaye de Saint-Cyran, trop célèbre lors de la querelle du jansénisme.

Saint Siran de Méobecq est commémoré le 4 décembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 20:07

Ada du Mans

7e siècle

 

Ada pourrait être la même personne qu’Adrehilde, d’après certains documents.

Elle aurait été la nièce de l’évêque Engelbert (Aglibert ?, † 705) du Mans.

Ada était dans le monastère Sainte-Marie de Soissons et fut invitée par l’évêque Innocent à venir enseigner la règle de saint Benoît au Mans, dans un monastère dédié autrefois à saint Julien, puis à Notre Dame, et dont Ada fut abbesse.

Or, l’évêque Innocent mourut en 543.

En revanche, un autre document parle de Ada ou Adrehilde sous l’évêque Béraire, qui mourut en 670.

Dans le Martyrologe, il est dit qu’elle mourut après 692. 

Il semble qu’il y ait eu ici plusieurs confusions, soit entre les noms des évêques manceaux, soit à propos de l’identification elle-même d’Ada. 

Ada reste un personnage historiquement attesté, ainsi que sa sainteté de vie.

Sainte Ada du Mans est commémorée le 4 décembre dans le Martyrologe Romain.

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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 20:07

Sola de Solnhofen

† 794

 

Sola venait de l’Angleterre méridionale ; il vint en Germanie.

En 744, s.Boniface (v. 5 juin) le reçut comme moine à Fulda et l’ordonna prêtre.

Vers 750, Boniface l’envoya en mission vers le Sud du pays et il s’établit à Husen.

A la mort de Boniface, Sola entreprit la vie d’ermite et construisit à Husen dans la vallée de l’Altmühl,  un petit oratoire, avec les encouragements de l’évêque d’Eichstätt, Willibald et du frère de ce dernier, Wynnibald (v. 7 juillet et 18 décembre). Husen devint ensuite Solnhofen.

Un des miracles fameux de Sola fut qu’il donna l’ordre à son âne de «charger» un loup qui allait s’attaquer à des brebis. L’âne obéit si bien qu’il mordit à mort le loup.

En 793, Charlemagne inspecta le travail de Sola pour creuser un canal entre les deux vallées du Rezat souabe et Altmühl ; pour remercier Sola, il lui fit don du terrain où il avait édifié son oratoire.

Sola mourut le 4 décembre 794.

A l’endroit du monastère, des recherches ont mis en évidence jusqu’à cinq églises superposées ; les deux premières remonteraient à l’époque précédant l’arrivée de Sola ; la troisième serait la chapelle de Sola ; la quatrième serait celle construite  à partir de 794 et la cinquième fut la basilique,  détruite en 1783.

Saint Sola de Solnhofen est commémoré le 4 décembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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