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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 23:00

Landry de Paris

† 656

 

De Landry, on croit savoir qu’il se donna tout entier au Christ dès l’enfance ; devenu officier à la chancellerie royale de Clovis II, il fut remarqué pour sa science et ses mœurs.

Aussi fut-il choisi pour succéder vers 650 à Audobertus, devenant ainsi le cinquième archevêque de Paris.

Lors d’une famine, en 651, il vendit tous ses biens, et même les vases sacrés liturgiques, pour procurer du pain aux  malheureux.

C’est à lui que remonte, traditionnellement, la création de l’Hôtel-Dieu, le premier hôpital de Paris, qui devait recevoir les malades et les soigner en évitant la contamination avec la population.

En 653, il fut un des co-signataires du concile de Clichy, où fut promulguée la charte de fondation de l’abbaye bénédictine de Saint-Denys.

En 655 c’est lui qui fit édifier l’église Saint-Germain-l’Auxerrois, «la» paroisse des rois de France. On ne pourra qu’être triste en pensant que ce beau sanctuaire servit, de 1793 à 1802, de magasin à fourrage, de salpêtrière, d’imprimerie.

Landry mourut le 10 juin 656 et les miracles vinrent rapidement attester sa sainteté. La chapelle Saint-Nicolas, dans laquelle Landry aimait se retirer pour prier, hébergea ses reliques au 9e siècle et lui fut alors dédicacée.

Les reliques qui s’y trouvaient encore en 1793, furent détruites par la fureur révolutionnaire. La chapelle elle-même, devenue église, fut détruite en 1828.

Saint Landry de Paris est commémoré le 10 juin dans le Martyrologe Romain.

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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 23:00

Ithamar de Rochester

† 664

 

Les dates précises d’Ithamar ne sont pas connues.

Natif de Kent, il fut consacré quatrième évêque de Rochester, après 644, date de la mort de son prédécesseur Paulinus.

C’était, semble-t-il, le premier évêque «indigène» d’Angleterre. En réalité, il prit le nom d’Ithamar au moment de sa consécration, et l’on ne sait pas quel était son premier prénom. Dans la Bible, Ithamar était un des fils d’Aaron (v. Ex 6:23).

D’après s.Bède le Vénérable (v. 25 mai), Ithamar valait, par ses vertus et sa science, ses prédécesseurs Justus et Paulinus, venus tous deux d’Italie avec s.Augustinus (v. 26 mai).

En 655, il consacra à son tour Frithona (ou Deusdedit), nouvel évêque de Canterbury.

Ithamar mourut quelque temps après cet événement, peut-être en 656, au plus tard en 664, quand son successeur monta sur le siège de Rochester.

Le récit de ses miracles, relatés dans un manuscrit conservé à Cambridge, a fait l’objet d’une étude récente qu’il serait intéressant de connaître.

Saint Ithamar de Rochester est commémoré le 10 juin dans le Martyrologe Romain.

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 23:00

Maximianus de Syracuse

† 594

 

Ce que l’on sait de Maximianus, nous vient surtout par le témoignage du pape Grégoire Ier, qui en parle plus de vingt fois dans ses écrits, et de façon fort élogieuse.

Maximianus fut moine bénédictin, puis abbé à Rome, dans ce monastère fondé par Grégoire Ier avant son accession au Siège de Pierre.

Il accompagna Grégoire lors de sa mission à Constantinople et en fut à son tour l’apocrisiaire en Sicile.

On peut situer le début de son épiscopat à Syracuse avant 591 : il en fut le neuvième évêque.

Maximianus mourut en novembre 594.

Depuis longtemps cependant, et sans qu’on sache pourquoi, il est mentionné au 9 juin dans le Martyrologe Romain.

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 23:00

Columba de Iona

521-597

 

Il ne faut surtout pas confondre Columba avec Colomban de Luxeuil (v. 23 novembre), deux Irlandais contemporains.

Columba naquit le 7 décembre 521, de Feidlimid mac Fergus Cendfota mac Conall Gulban, de la maison royale de Tir Conail,  et s’appela, en gaélique irlandais, Columb Cille, qu’on a transcrit Columkill. Jeune, il fut surnommé Criamtham (renard) !

Il fit ses premières études sous s.Finnian (v. 10 septembre ?) à Moville, où il reçut le diaconat.

Ensuite il alla trouver un Ancien dans le Leinster, puis partit à l’école monastique de Clonard dont le supérieur, un autre s.Finnian (v. 12 décembre) l’envoya à s.Etchan (?), qui l’ordonna prêtre. 

Après un autre séjour auprès de s.Mobhí (v. 12 octobre ?), il regagna l’Ulster (543).

A vingt-deux ans, Columba était plein d’énergie, sa voix de stentor portait très loin, et son ardeur missionnaire débordait de vivacité. Pendant quinze ans, il parcourut l’Irlande en prêchant et en fondant des monastères : Derry (545), Durrow (553), Kells (554)…

Vif de caractère, Columba pouvait aussi s’attirer quelques histoires. Il avait recopié le psautier de s.Finnian, qui revendiquait à son tour la propriété de cette copie. Mêmes les moines et les Saints ont de ces jalousies… Columba recourut à l’arbitrage du roi Diarmaid, qui donna raison à Finnian. Cette petite affaire se doubla d’une autre : Diarmaid vint faire exécuter un homicide qui avait trouvé asile chez Columba ; on sait que le droit d’asile accordait l’immunité. La goutte d’eau faisait déborder le vase : Columba rassembla une troupe et marcha victorieusement contre Diarmaid (561). Il y eut des morts : Columba fut même excommunié !

Columba fut absout dans un autre concile, mais décida alors de s’exiler et de se donner totalement au salut éternel des âmes.

Orienté par un saint homme, en 563, avec douze compagnons il alla planter sa tente en l’île de Iona, en Ecosse, où surgit ce fameux monastère qui fut si illustre pendant des siècles.

De là, Columba se dirigea vers le nord, convertit le roi des Pictes, Brude, et fut en relations amicales avec d’autres rois, qui l’aidèrent à évangéliser toute la région.

Columba avait, écrivit son biographe, une figure angélique ; c’était une nature d’élite ; il était brillant dans ses paroles, saint dans ses actions, grand dans ses conseils. Il ne perdait pas un moment, toujours à prier, ou à lire, ou à écrire ; enfin, toujours occupé. Il supportait le poids de jeûnes et de veilles, sans répit. Un seul de ses travaux eût dépassé les forces d’un homme. Et parmi ses labeurs, il apparaissait plein d’amour pour tous, plein de sérénité et de sainteté, mis en liesse par la joie du Saint-Esprit au fond de son cœur.

Il était dur pour lui-même, couchant à terre, jeûnant perpétuellement ; en vieillissant, il devint plus tendre pour les hommes et pour les bêtes ; quand sa vigueur diminua, il se mit à la copie des manuscrits, jusqu’à la veille de sa mort.

Au matin du 9 juin 597, on le trouva mourant au pied de l’autel ; il esquissa un geste de bénédiction, et s’affaissa définitivement.

Il fut célèbre dans toute l’Europe, jusqu’en Espagne et en Italie. De partout, on était venu le visiter et connaître son monastère, et l’on continua d’accourir à son tombeau.

Saint Columba de Iona est commémoré le 9 juin dans le Martyrologe Romain.

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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 23:00

Godard de Rouen

448-514

 

Godard (en latin Gildardus) serait, d’après une légende tenace, le frère jumeau de s.Médard, étant mort le même jour que lui, mais il semble qu’ils n’aient été que frères de sang, Godard étant né huit ans plus tôt que Médard.

On connaît d’ailleurs beaucoup moins bien Godard que Médard.

En 490, Godard fut élu évêque de Rouen.

En 496, il aurait assisté s.Remi (v. 13 janvier), avec Médard, au baptême de Clovis.

Il aurait en outre été l’évêque consacrateur de s.Lô (v. 22 septembre), avec lequel il participa au premier concile d’Orléans (511).

Godard serait mort vers 514 (ou peut-être vers 520), environ trente ans avant Médard.

Ses reliques furent plus tard transportées auprès de celles de son frère Médard, à Soissons.

Saint Godard de Rouen est commémoré, comme s.Médard, le 8 juin dans le Martyrologe Romain.

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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 23:00

Chlodulf de Metz

605-697

 

On a vu dans la notice de s.Arnoul de Metz (v. 18 juillet), que celui-ci eut deux fils : Chlodulf (ou Cloud) et Ansegisel.

Il ne faudrait pas confondre ce saint Cloud avec un homonyme (plus précisément Clodoald), vénéré le 7 septembre.

Chlodulf, donc, était le fils aîné de s.Arnoul et de Dode, et le frère d’Ansegisel. On connaît plusieurs façons d’orthographier son nom : Clodulf, Clodoul, et Cloud.

 Il naquit vers 605-610, en tout cas bien avant l’accession de son père au siège épiscopal de Metz, puisqu’Ansegisel naquit aussi avant l’épiscopat d’Arnoul. Dode s’occupa donc de ses deux enfants, avant de se retirer elle-même dans un monastère de Trèves.

On connaît bien peu de choses sur la vie de Chlodulf. Il aurait épousé une certaine Hilda, dont il aurait eu un fils, Aunulf.

Il se mit en retrait de la vie politique ; il apprit que son frère fut assassiné, mais il se tenait loin de ces rivalités politiques. D’ailleurs ses descendants n’ont jamais repris son nom.

Le saint évêque Didier de Cahors (v. 15 novembre) eut l’occasion d’écrire à Chlodulf, l’exhortant à suivre les saints exemples de son père.

Chlodulf fut justement appelé en 657, à monter à son tour sur le siège épiscopal de Metz.

Etrangement son épiscopat, qui dura quarante ans, ne nous a laissé aucun témoignage important. 

Chlodulf mourut en 696, nonagénaire.

Saint Chlodulf de Metz est commémoré le 8 juin dans le Martyrologe Romain.

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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 23:00

Médard de Noyon

456-545

 

Médard naquit en 456 à Salency (Oise), de Nectardus et Protagia : Nectardus était un guerrier franc et sa mère était gallo-romaine. Médard était le frère de Godard, et leur sœur s’appellerait Medrina.

Le père de Médard se serait converti au christianisme à partir du moment où Protagia aurait renoncé à rester vierge.

Médard manifesta dès sa jeunesse sa compassion pour les pauvres ; à l’un il donnait son repas du jour, à l’autre ses habits. 

Des signes particuliers se manifestèrent : un voleur lui ayant pris du miel, fut poursuivi par les abeilles, et ne fut délivré que par la présence de Médard ; un autre qui lui avait pris son bœuf, dut le ramener car la clochette de la bête ne cessait de sonner ; et un autre encore qui avait volé du raisin dans la vigne, dut attendre jusqu’au matin que Médard lui montrât la sortie du champ - et lui remît ce qu’il avait volé.

On raconte aussi que Médard avait donné à un pauvre paysan un des beaux chevaux que son père lui avait confiés ; mécontent, le papa voulait emmener Médard (qui avait dix ans), reprendre la bête, mais une pluie torrentielle les arrêta ; tandis que le père était trempé, Médard restait au sec, ce qui émerveilla son père. Ceci serait donc l’origine des grands pouvoirs de Médard sur la météorologie.

Les deux frères Médard et Godard allèrent étudier à Vermand. Là, Médard prédit à un de ses confrères qu’il serait évêque : en effet Eleuthère devint évêque de Tournai (v. 20 février).

En 489, Médard fut ordonné prêtre et vécut à la cour.

En 496, il aurait assisté avec son frère Godard au baptême de Clovis par s.Remi (v. 13 janvier).

En 530, il succéda à Alomer comme évêque de Saint-Quentin, malgré ses objections sur son grand âge. Il transféra alors ce siège à Noyon.

En 532, les habitants de Tournai, le roi Clotaire et le pape Hormisdas lui firent accepter aussi le siège de Tournai, qu’il réunit à celui de Noyon.

Vers 539, il assista au (quatrième) mariage de Clotaire, avec Radegonde ; lorsque celle-ci voulut quitter son assassin de mari, elle demanda à Médard de la consacrer vierge, avant d’aller fonder un monastère à Poitiers. 

Médard mourut peu après, le 8 juin 545, à Noyon.

Cette chronique reste incertaine ; ailleurs, on trouve la présence de Médard à Tournai avant Noyon, où il serait mort en 556.

Saint Médard de Noyon est commémoré le 8 juin dans le Martyrologe Romain.

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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 23:00

Fortunatus de Fano

 † 625

 

Fortunatus devint, vers 596, le neuvième évêque de Fano (Marches, Italie CE).

Son activité pastorale fut marquée par la lutte contre les superstitions et les déviations doctrinales ; par sa bienveillance envers les malades et les pauvres.

En particulier, il se dépensa pour racheter des prisonniers victimes des invasions lombardes en 595 ; dans cette perspective, il alla jusqu’à demander au pape l’autorisation d’aliéner des vases et des ornements sacrés.

On lui doit aussi l’érection de sanctuaires et de monastères.

Il mourut vers 620-625 et eut pour successeur s.Ursus (v. 15 mai ?).

Saint Fortunatus de Fano est commémoré le 8 juin dans le Martyrologe Romain.

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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 23:01

Hilarion le Jeune

† 845

 

Il ne s’agit pas ici de s.Hilarion de Gaza (v. 21 octobre) ni de celui du 8e siècle (v. 28 mars), exilé par les iconoclastes.

Celui d’aujourd’hui naquit à la fin du 8e siècle, de Petros et Theodossia.

A douze ans, déjà fort instruit dans l’Ecriture Sainte, il reçut la tonsure monacale dans le monastère d’Hesychius proche de Constantinople, puis il rejoignit celui dit Dalmate, où il fut disciple de s.Grégoire le Dékapolite (v. 20 novembre) et fut ordonné prêtre.

Un trait particulier du jeune moine était sa grande dévotion pour son saint Patron, s.Hilarion, mentionné plus haut. Il en devint une image tellement fidèle, que les moines l’appelèrent Hilarion le Nouveau ou le Jeune. 

A la mort de l’higoumène (supérieur), Hilarion subodora que les moines voulaient l’élire et s’enfuit rapidement à Constantinople. Les moines exprimèrent alors leur désir dans une pétition qu’ils firent présenter au patriarche Niképhoros : ce dernier convoqua Hilarion et le convainquit d’accepter. Par obéissance envers la sainte hiérarchie, Hilarion se soumit (805).

Mais en 813, la persécution impériale contre les Saintes Images s’étant rallumée, Hilarion se rangea résolument dans les rangs des moines fidèles à la vénération des Images et déclara que l’empereur était hérétique. Il fut alors arrêté et mis en prison, où il souffrit la faim et la soif.

Les moines vinrent demander la libération de leur higoumène ; ils obtinrent gain de cause en promettant vaguement qu’ils se soumettraient à la volonté impériale ; c’était dangereux. Hilarion fut momentanément libéré, mais rapidement remis en prison, où on lui fit subir toutes sortes de tortures.

En 820, l’empereur impie fut assassiné - à l’endroit même où il avait plus tôt brisé une icône sacrée - et Hilarion put rejoindre sa cellule monastique. Le 11 novembre 826, il eut la vision de l’âme de s.Théodore Studite, portée par les Anges au Paradis.

En 829 se déchaîna une nouvelle persécution iconoclaste : Hilarion fut battu et envoyé cette fois-ci sur l’île d’Aphousia (Mer de Marmara).

Enfin l’impératrice Theodora donna l’ordre de rappeler d’exil tous les confesseurs (843). Hilarion put revenir à son cher monastère Dalmate, où on lui redonna sa place d’higoumène.

Il y mourut le 6 juin 845.

Saint Hilarion le Jeune est commémoré le 6 juin dans le Martyrologe Romain.

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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 23:00

Iarlathus

† 550

 

Iarlathus est le nom d’(au moins) un évêque en Irlande, pour lequel nous n’avons rien trouvé de précis.

Le Martyrologe Romain mentionne un Saint Iarlathus, mort le 6 juin 550. 

Si la date ci-dessus est correcte, cet évêque Iarlathus ne peut être celui qui fut le deuxième successeur de s.Patrice à Armagh (v. 17 mars), après Benignus, et qui mourut quelque soixante-dix ans plus tôt, en 482.

En outre, une chronique ancienne nomme l’évêque David, légat de toute l’Irlande, qui mourut en 550.

Cet autre Iarlathus était né en Ulster, fils de Trena, et fut formé par s.Patrice lui-même.

Nous ne savons donc rien sur le saint Iarlathus du Martyrologe Romain.

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