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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 23:00

Justiniano Cuesta Redondo

1910-1936

 

Voir aussi la notice : Passionistes de Daimiel

Un autre Passioniste, Pedro Largo Redondo, était aussi originaire de Alba de los Cardaños (Palencia), la «montagne Palencienne». Il fut martyrisé le 25 juillet 1936.

Justiniano était né le 19 août 1910 à Alba de los Cardaños, de Gregorio Cuesta Mediavilla et Florentina Redondo Mediavilla.

Il fut baptisé le 21 août suivant, et confirmé en 1911.

Tout petit encore, très frappé par la première messe de son oncle maternel, en 1915, il confia à sa mère qu’il voulait être comme l’oncle Miguel et s’y prépara très sérieusement.

Lors de la Première communion, il demanda à Jésus-Hostie, encore une fois, d’être comme l’oncle Miguel.

Mais voilà qu’en 1920, l’autre oncle, José, entra chez les Passionistes à Corella. Alors, le petit Justiniano se trouvait dans un dilemme : être comme l’oncle Miguel, ou comme l’oncle José ? Il se décida pour l’oncle José et les Passionistes, et commenta ainsi son choix à sa mère : Comme ça, je serai missionnaire très loin, et je t’écrirai plein de belles choses.

Avant de rejoindre cette congrégation, il tint à faire le pélerinage à la Vierge du Brazo, pieds nus, laissant des traces de sang sur son passage, jusqu’à la Croix qu’on va y vénérer. C’était le 21 septembre, et le 29 il rejoignait la communauté de Corella, où l’accueillait son oncle José, désormais avec l’habit religieux.

Justiniano étudia avec ardeur, pour n’avoir pas à donner de mauvaises nouvelles aux parents.

A quinze ans, il entrait au noviciat avec seulement un vote «négatif» : un défaut de prononciation ! Il reçut l’habit le 28 septembre 1925.

Au vote suivant, sa prononciation était «assez corrigée» quoique encore défectueuse ; et sa ferveur semblait être inférieure à ce qu’elle devait être, mais comme ce n’était pas très important, on l’acceptait à l’unanimité des votes. Ces observations ne tombaient pas dans un sac percé pour le jeune homme : il y mit toute son ardeur et se donna entièrement au Christ, en septembre 1926, prenant désormais le nom de Justiniano de Saint-Gabriel-de-l’Addolorata.

Le mois suivant, il arrivait à Daimiel. Durant ses études de philosophie, il se montrait très curieux de mille choses, qu’il transcrivait sur ses cahiers personnels : statistiques de la Congrégation, formules médicinales, conjugaison des verbes en hébreux, culture de la soie, les papillons, les insectes, les reptiles…

En 1930, il partit pour la théologie à Saragosse, où il retrouva l’oncle José, prêtre.

En 1931, il y eut les événements de la Seconde République, les incendies de mai : les étudiants partirent chez eux pendant l’été.

Il fit la profession avec le nom de Justiniano de Saint-Gabriel de l’Addolorata, le 14 septembre et, avec ses confrères, fonda (et dirigea) une revue interne à la congrégation, Religion et Science.

Justiniano fut retardé d’une année encore pour accéder à l’ordination sacerdotale, toujours à cause de son défaut de prononciation, qu’on disait être lié à un problème psychologique, et cela pouvait être un empêchement canonique. Il fut enfin ordonné en avril 1934.

En 1935, on l’envoya à Daimiel, enseigner le grec et le catéchisme. 

Il était bon, doux, rêvait des missions en Alaska et rendait service à tout le monde. 

Il aimait la poésie et la musique, chose que l’on relève rarement dans l’hagiographie, surtout pour la musique.

Après l’expulsion du couvent de Daimiel, dans la nuit du 21-22 juillet 1936, Justiniano se retrouva parmi ceux qui furent fusillés à Manzanares le 23 juillet, mais tandis que six moururent sur place, six autres - dont lui, survécurent à leurs blessures, ayant été recueillis par la Croix-Rouge à l’hôpital. Justiniano y avait perdu un œil.

Durant son séjour à l’hôpital, il chantait souvent cette petite ritournelle, dont on aimerait bien avoir la mélodie : 

Justiniano, Justiniano, quelle mort sera la tienne ?

Mourir pour le Christ, c’est tout mon idéal !

Do Ré Mi Do Ré Fa.

La réalité est que, en août, les Filles de la Charité durent laisser l’hôpital, en le «confiant» aux miliciens, lesquels n’attendaient que la première occasion pour se débarrasser des Religieux. Celle-ci se présenta à leur sortie : on les fit monter dans une camionette, et on alla les fusiller sans attendre.

Justiniano reçut une balle près du cœur et une autre dans la mâchoire, qui ressortit par la boîte crânienne.

Tous furent béatifiés en 1989.

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 23:00

Fulgencio Calvo Sánchez

1917-1936

 

Voir aussi la notice : Passionistes de Daimiel

 

Fulgencio était né à Cubilio de Ojeda (Palencia) le 16 janvier 1917, fut baptisé le 21 suivant et confirmé en septembre de la même année.

Ses parents lui enseignèrent les vertus chrétiennes, particulièrement l’humilité et la ferveur religieuse.

En 1928, il rejoignit Saragosse pour ses études, où il était brillant. Quand il dut faire un bref séjour chez les siens, il reprit ensuite le chemin de Saragosse avec enthousiasme.

Il commença le noviciat en 1932, fit la profession en 1933, avec le nom de Fulgencio du Cœur Immaculé de Marie.

Il acheva ses Humanités à Corella avant de rejoindre Daimiel. Là-bas, il aurait pu se réfugier chez des parents, mais il préféra rester avec la communauté.

Au moment de la fusillade du 23 juillet à Manzanares, sur les douze Religieux, cinq tombèrent morts, sept autres purent être évacués encore vivants par la Croix-Rouge. Fulgencio était tellement blessé, qu’il expira en arrivant à l’hôpital.

De là vient cette confusion sur la date de sa mort : comme il n’était pas mort sur le coup le 23 juillet, certains le mirent parmi les victimes du 23 octobre. 

Le père Anatolio (Ildefonso), le voyant, dit : Quel veinard ! A nous, la couronne du martyre nous a échappé. Mais ce n’était que partie remise : Anatolio devait la recevoir à son tour le 23 octobre.

Fulgencio fut béatifié en 1989 avec tous ses Compagnons.

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 23:00

Anatolio García Nozal

1898-1936

 

Voir aussi la notice : Passionistes de Daimiel

Anatolio était né le 15 mars 1898, baptisé le 20 suivant à Becerril del Carpió (Palencia, Espagne), benjamin de onze enfants, dont la maman mourut dès 1900. Il fut confirmé cette même année.

Ayant connu les Passionistes durant une mission prêchée dans le pays, il voulut les rejoindre : en 1912 il entra dans leur collège à Corella.

Dès 1913, il commençait le noviciat. En 1914, il fit la profession avec le nom de Ildefonso de la Croix. 

Après les études secondaires et la philosophie, on l’envoya à Rome pour la théologie (1920). Il y fit la profession solennelle (1922).

Revenu en Espagne, il fut envoyé à Saragosse pour enseigner, et à Corella comme recteur.

Il reçut l’ordination sacerdotale en 1924.

Supérieur de Daimiel en 1932, un témoin le qualifia de véritablement humble et doux avec tous. Il fit un court séjour à Valencia en 1935.

Puis il obtint de pouvoir partir en mission au Vénézuéla, mais la révolution intervint avant.

Après la nuit tragique du 21-22 juillet 1936, trois prêtres (dont le père Ildefonso) et neuf clercs partirent pour Manzanares, où ils furent fusillés le 23 juillet. Cinq moururent sur place et un sixième expira à l’hôpital, où la Croix-Rouge put héberger les six «survivants» et les faire soigner ; l’un d’eux, le pauvre Ildefonso, se lamentait de ce que la couronne du martyre leur avait échappé. Anatolio était de ces «rescapés».

A peine remis de leurs graves blessures, les six furent à nouveau arrêtés à leur sortie de l’hôpital, et fusillés une deuxième fois, le 23 octobre 1936.

Tous furent béatifiés en 1989.

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 23:00

Agapit Gorgues Manresa

1913-1936

 

Agapit naquit le 4 juin 1913 à Cervià (Garrigues, Espagne), de Manuel et Marta.

Il fut confirmé en 1917.

Après ses études au séminaire de Tarragona, il fut ordonné prêtre le 28 juin 1936, et il chanta sa première messe solennelle le 12 juillet, quelques jours à peine avant la révolution.

Il attendait donc chez les siens, à Cervià, sa première affectation.

Le 21 juillet, il alla avec un autre séminariste, se réfugier d’abord dans une ferme d’Alcover (Alt Camp), puis ils cherchèrent à se cacher dans la montagne, où ils restèrent sans manger pendant deux ou trois jours.

Surpris par le Comité révolutionnaire de la Riba, ils s’en retournèrent au pays.

A leur famille, ils déclarèrent qu’ils étaient disposés à être martyrisés et aussi que si un jour ils me tuent et que vous savez qui sont mes assassins, pardonnez-leur.

A Cervià, ils allèrent se présenter au Comité, tandis que des amis les en dissuadaient. Entre les membres du Comité, qui devaient bien les connaître pour avoir été leurs camarades précédemment, il y eut une discussion animée : allait-on les tuer ou les conduire en prison à Lleida ? Finalement, ils décidèrent de les laisser aller chez eux. Quelques jours après, Agapit rendit visite à un membre du Comité, qui l’assura qu’il ne lui arriverait rien.

Du 2 août au 23 octobre, Agapit priait les trois chapelets du rosaire chaque jour à genoux ; même certains jours où il fut malade, il se leva du lit pour accomplir sa promesse.

Il y eut une «alerte», le 6 août : des membres du Comité vinrent l’arrêter, mais le laissèrent parce qu’il était malade.

Le 23 octobre, après un sévère conflit entre deux partis de Cervià, on vint assaillir le domicile. Agapit et son père cherchèrent à fuir par derrière et restèrent cachés pendant une heure et demie, avant d’être découverts. Les révolutionnaires abattirent don Agapit sur place.

 

Agapit, qui avait vingt-trois ans, et pas même quatre mois de sacerdoce, fut ainsi martyrisé le 23 octobre 1936, et béatifié en 2013.

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 23:00

 

José Menéndez García

1888-1936

 

José naquit le 19 février 1888, à Genestosa (Tineo, Asturies, Espagne) et fut baptisé le lendemain.

En 1895, il reçut la Confirmation.

Il alla chez le curé de Abona pour étudier le latin.

Plus tard, il entra à l’école apostolique dominicaine de Corias (Asturies), où il fit la profession en 1904 et les études philosophiques.

En 1908, il passa à Salamanque pour la théologie et fut ordonné prêtre ; en 1912, il passa à Barcelone, avant de gagner le couvent de Oviedo.

Ses dernières années se passèrent au sanctuaire de Montesclaros, où il était chantre et organiste. 

La communauté s’étant dispersée à cause de la révolution, il trouva à se réfugier à Aldea de Ebro, le 16 août, avec son Confrère, le père Germán Caballero (voir la notice).

Le 29 septembre, il fut arrêté et enfermé justement dans le couvent de Montesclaros, puis à Reinosa.

Dans la nuit du 21 au 22 octobre 1936, on le fit sortir pour l’exécuter à Los Montes de Saja (Santander).

Le père José Menéndez García fut béatifié en 2007.

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 23:00

  

Andrés Zarraquino Herrero

1908-1936

Álvaro Ibáñez Lázaro

1913-1936

Pedro Lorente Vicente

1914-1936

 

Andrés Zarraquino Herrero naquit à Bañón (Teruel, Espagne) le 18 avril 1908.

Il commença le noviciat ches les Frères des Ecoles Chrétiennes à Cambrils, et prit l’habit en 1924 au noviciat de Hostalets de Llers, avec le nom religieux de Honorato Andrés.

Il commença son apostolat à Tortosa, puis Gracia, Barcelone (1931) et Bonanova.

 

Álvaro Ibáñez Lázaro était né le 12 juin 1913 à Godos (Teruel, Espagne), et fut baptisé le lendemain.

En 1927, à quatorze ans, il entra au noviciat des Frères des Ecoles Chrétiennes de Cambrils et y prit l’habit en 1929, avec le nom religieux de Florencio Martín.

Son apostolat commença en 1932 à Barcelone, et continua à Bonanova en 1933.

 

Pedro Lorente Vicente, le plus jeune des trois, était né à Ojos Negros (Teruel, Espagne) le 7 janvier 1914, et fut baptisé le 11 janvier suivant.

Il fut d’abord chez les Frères des Ecoles Chrétiennes à Monreal del Campo, puis commença le noviciat à Cambrils en 1925, pour y prendre l’habit en 1930, à seize ans, avec le nom religieux de Ambrosio León.

En 1932 il commença son activité au collège de Notre-Dame de Bonanova.

 

A partir de 1933, donc, ces trois Religieux partagent la vie de communauté à Bonanova, où allait sévir la persécution en 1936.

Le 19 juillet, la communauté fut dispersée, et les Frères devaient trouver refuge quelque part. Ils errèrent quelques jours puis décidèrent de partir chez eux, en Aragón, en passant par Valencia, où ils se dirigèrent, à pied. Mais à Valencia, ils constatèrent que la guerre civile les empêchait de continuer leur voyage.

Les deux Frères Honorato et Florencio trouvèrent refuge chez Madame Adelantado, où ils menèrent une vie très édifiante.

L’autre Frère, Ambrosio, trouvait à donner des leçons particulières aux enfants dans une autre maison, où il édifia tout le monde.

Ils eurent tous les trois l’idée d’exercer leur «métier» d’enseignants, en se présentant à une école qui avait besoin de maître. On leur demanda leur diplôme, qu’ils n’avaient pas avec eux, et qu’on demanda à Barcelona. La réponse fut qu’ils avaient effectivement leur diplôme de maîtres, mais qu’ils étaient Frères des Ecoles Chrétiennes, ce qui était leur arrêt de mort.

Le 22 octobre vers midi, un groupe de miliciens se présenta au domicile où se trouvaient nos deux premiers Frères, pour les arrêter. Ils furent conduits à la «tchéka», dans le Séminaire transformé en caserne, en attendant de pouvoir arrêter aussi le troisième Frère, ce qui se fit à son retour plus tard dans l’après-midi.

Les trois Frères furent alors conduits dans un coin de Valencia et fusillés vers dix-huit heures, ce même 22 octobre 1936.

Ces trois martyrs ont été béatifiés en 2001.

Ils sont inscrits au Martyrologe le 23 octobre, suite à une petite erreur bien explicable devant le grand nombre de Martyrs à inscrire dans ce saint livre.

 

  

Andrés Zarraquino Herrero

1908-1936

Álvaro Ibáñez Lázaro

1913-1936

Pedro Lorente Vicente

1914-1936

 

Andrés Zarraquino Herrero naquit à Bañón (Teruel, Espagne) le 18 avril 1908.

Il commença le noviciat ches les Frères des Ecoles Chrétiennes à Cambrils, et prit l’habit en 1924 au noviciat de Hostalets de Llers, avec le nom religieux de Honorato Andrés.

Il commença son apostolat à Tortosa, puis Gracia, Barcelone (1931) et Bonanova.

 

Álvaro Ibáñez Lázaro était né le 12 juin 1913 à Godos (Teruel, Espagne), et fut baptisé le lendemain.

En 1927, à quatorze ans, il entra au noviciat des Frères des Ecoles Chrétiennes de Cambrils et y prit l’habit en 1929, avec le nom religieux de Florencio Martín.

Son apostolat commença en 1932 à Barcelone, et continua à Bonanova en 1933.

 

Pedro Lorente Vicente, le plus jeune des trois, était né à Ojos Negros (Teruel, Espagne) le 7 janvier 1914, et fut baptisé le 11 janvier suivant.

Il fut d’abord chez les Frères des Ecoles Chrétiennes à Monreal del Campo, puis commença le noviciat à Cambrils en 1925, pour y prendre l’habit en 1930, à seize ans, avec le nom religieux de Ambrosio León.

En 1932 il commença son activité au collège de Notre-Dame de Bonanova.

 

A partir de 1933, donc, ces trois Religieux partagent la vie de communauté à Bonanova, où allait sévir la persécution en 1936.

Le 19 juillet, la communauté fut dispersée, et les Frères devaient trouver refuge quelque part. Ils errèrent quelques jours puis décidèrent de partir chez eux, en Aragón, en passant par Valencia, où ils se dirigèrent, à pied. Mais à Valencia, ils constatèrent que la guerre civile les empêchait de continuer leur voyage.

Les deux Frères Honorato et Florencio trouvèrent refuge chez Madame Adelantado, où ils menèrent une vie très édifiante.

L’autre Frère, Ambrosio, trouvait à donner des leçons particulières aux enfants dans une autre maison, où il édifia tout le monde.

Ils eurent tous les trois l’idée d’exercer leur «métier» d’enseignants, en se présentant à une école qui avait besoin de maître. On leur demanda leur diplôme, qu’ils n’avaient pas avec eux, et qu’on demanda à Barcelona. La réponse fut qu’ils avaient effectivement leur diplôme de maîtres, mais qu’ils étaient Frères des Ecoles Chrétiennes, ce qui était leur arrêt de mort.

Le 22 octobre vers midi, un groupe de miliciens se présenta au domicile où se trouvaient nos deux premiers Frères, pour les arrêter. Ils furent conduits à la «tchéka», dans le Séminaire transformé en caserne, en attendant de pouvoir arrêter aussi le troisième Frère, ce qui se fit à son retour plus tard dans l’après-midi.

Les trois Frères furent alors conduits dans un coin de Valencia et fusillés vers dix-huit heures, ce même 22 octobre 1936.

Ces trois martyrs ont été béatifiés en 2001.

Ils sont inscrits au Martyrologe le 23 octobre, suite à une petite erreur bien explicable devant le grand nombre de Martyrs à inscrire dans ce saint livre.

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 23:00

  

Luis Minguell Ferrer

1902-1936

 

Luis était né à Pola de Gordón (León) le 13 juin 1902 et fut baptisé le 6 juillet suivant.

Sa famille s’étant installée à Badalona, il entra au Petit séminaire carme de cette localité, en 1912.

En 1917, il entra au noviciat des Pères carmes à Tarragona, et fit la premiière profession en 1918, avec le nom de Luis María de Notre-Dame de la Merci.

En 1924, il fut ordonné prêtre et fit partie de la communauté de Barcelone, où il enseigna.

Au moment de la guerre civile de 1936, il se réfugia chez des amis, puis chez un oncle.

Il eut la «chance» d’obtenir un sauf-conduit pour sortir d’Espagne, mais, héroïquement, il le donna à un autre Confrère. Quant à lui, il continua de changer fréquemment de refuge, pour ne pas compromettre ses hôtes.

Le 26 septembre 1936, il fut cependant repéré chez un de ses frères.

Conduit à la prison San Elías, Il «disparut». Ce n’est qu’un an plus tard qu’un témoin put raconter qu’on le fit sortir de la prison, le 22 octobre 1936, pour l’exécuter.

Luis a été béatifié en 2007. 

Luis Minguell Ferrer

1902-1936

 

Luis était né à Pola de Gordón (León) le 13 juin 1902 et fut baptisé le 6 juillet suivant.

Sa famille s’étant installée à Badalona, il entra au Petit séminaire carme de cette localité, en 1912.

En 1917, il entra au noviciat des Pères carmes à Tarragona, et fit la premiière profession en 1918, avec le nom de Luis María de Notre-Dame de la Merci.

En 1924, il fut ordonné prêtre et fit partie de la communauté de Barcelone, où il enseigna.

Au moment de la guerre civile de 1936, il se réfugia chez des amis, puis chez un oncle.

Il eut la «chance» d’obtenir un sauf-conduit pour sortir d’Espagne, mais, héroïquement, il le donna à un autre Confrère. Quant à lui, il continua de changer fréquemment de refuge, pour ne pas compromettre ses hôtes.

Le 26 septembre 1936, il fut cependant repéré chez un de ses frères.

Conduit à la prison San Elías, Il «disparut». Ce n’est qu’un an plus tard qu’un témoin put raconter qu’on le fit sortir de la prison, le 22 octobre 1936, pour l’exécuter.

Luis a été béatifié en 2007.

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 23:00

 

Victoriano Ibáñez Alonso

1864-1936

 

Victoriano naquit le 2 novembre 1864, à Santibáñez de Resoba (Palencia, Espagne) et fut baptisé le 5 suivant.

Après l’école primaire, il travailla dans des localités voisines : Rabanal de los Caballeros, Rueda y Villaescusa del Bardal, où il se signala aussi pour son activité charitable envers les malades.

Ayant rencontré les Dominicains au sanctuaire de Montesclaros, il sollicita son entrée en 1888, d’abord comme simple domestique, puis comme membre à part entière de la communauté, en tant que Frère convers (ou coopérateur). 

Après le noviciat, il fit la profession à Las Caldas de Besaya en 1893, puis fut au sanctuaire de Montesclaros jusqu’en 1908.

Il faisait la quête dans les villages alentour et s’occupait de la sacristie et des écuries.

En 1908, il fut envoyé au couvent de Olivar (Madrid), puis à Oviedo et de nouveau à Olivar.

Pour des motifs de santé, on l’envoya à Montesclaros (1935) et, quand la communauté dut se disperser le 16 août 1936, à Los Carabeos.

De nouveau malade, il revint à Montesclaros, où il fut découvert, en même temps que les pères Germán Caballero et José Menéndez (voir leurs notices), le 29 septembre.

Le sort des trois Religieux fut identique : arrêtés ensemble, enfermés à Montesclaros puis à Reinosa, ils furent conduits à Los Montes de Saja (Santander) pour y être exécutés, dans la nuit du 21 au 22 octobre 1936. Victoriano avait soixante-douze ans.

Le frère Victoriano Ibáñez Alonso fut béatifié en 2007.

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 23:00

Germán Caballero Atienza

1880-1936

 

Germán naquit le 11 octobre 1880 à Castromocho (Palencia, Espagne), le jour où l’on fêtait alors la Maternité de Marie (et où en 1962 commença le 2e Concile de Vatican). Il fut baptisé le 13 suivant.

Ce fut un garçon vif, joueur, mais aussi obéissant et pieux.

A douze ans, il alla chez son oncle, curé de Gozón, pour étudier le latin, et entra au collège des Jésuites à Carrión de los Condes.

Plus tard, il entra à l’école apostolique dominicaine de Corias (Asturies), où il fit la profession le 8 décembre 1898 et les études philosophiques.

En 1902, il passa à Salamanque pour la théologie et fut ordonné prêtre en 1906.

Après dix années d’enseignement à Corias (où il fut aussi sous-directeur) et La Coruña, il fut envoyé en Amérique.

De 1913 à 1935, il travailla activement au Mexique, au Costa-Rica, au Salvador, au Nicaragua, et de nouveau au Salvador.

Au début de 1936, il revint en Espagne et fut au sanctuaire de Montesclaros. 

La communauté s’étant dispersée à cause de la révolution, il trouva à se réfugier à Aldea de Ebro, le 16 août.

Le 29 septembre, il fut arrêté et enfermé justement dans le couvent de Montesclaros, puis à Reinosa.

Dans la nuit du 21 au 22 octobre 1936, on le fit sortir pour l’exécuter à Los Montes de Saja (Santander).

Le père Germán Caballero Atienza fut béatifié en 2007.

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 23:00

  

Andrés Zarraquino Herrero

1908-1936

Álvaro Ibáñez Lázaro

1913-1936

Pedro Lorente Vicente

1914-1936

 

Andrés Zarraquino Herrero naquit à Bañón (Teruel, Espagne) le 18 avril 1908.

Il commença le noviciat ches les Frères des Ecoles Chrétiennes à Cambrils, et prit l’habit en 1924 au noviciat de Hostalets de Llers, avec le nom religieux de Honorato Andrés.

Il commença son apostolat à Tortosa, puis Gracia, Barcelone (1931) et Bonanova.

 

Álvaro Ibáñez Lázaro était né le 12 juin 1913 à Godos (Teruel, Espagne), et fut baptisé le lendemain.

En 1927, à quatorze ans, il entra au noviciat des Frères des Ecoles Chrétiennes de Cambrils et y prit l’habit en 1929, avec le nom religieux de Florencio Martín.

Son apostolat commença en 1932 à Barcelone, et continua à Bonanova en 1933.

 

Pedro Lorente Vicente, le plus jeune des trois, était né à Ojos Negros (Teruel, Espagne) le 7 janvier 1914, et fut baptisé le 11 janvier suivant.

Il fut d’abord chez les Frères des Ecoles Chrétiennes à Monreal del Campo, puis commença le noviciat à Cambrils en 1925, pour y prendre l’habit en 1930, à seize ans, avec le nom religieux de Ambrosio León.

En 1932 il commença son activité au collège de Notre-Dame de Bonanova.

 

A partir de 1933, donc, ces trois Religieux partagent la vie de communauté à Bonanova, où allait sévir la persécution en 1936.

Le 19 juillet, la communauté fut dispersée, et les Frères devaient trouver refuge quelque part. Ils errèrent quelques jours puis décidèrent de partir chez eux, en Aragón, en passant par Valencia, où ils se dirigèrent, à pied. Mais à Valencia, ils constatèrent que la guerre civile les empêchait de continuer leur voyage.

Les deux Frères Honorato et Florencio trouvèrent refuge chez Madame Adelantado, où ils menèrent une vie très édifiante.

L’autre Frère, Ambrosio, trouvait à donner des leçons particulières aux enfants dans une autre maison, où il édifia tout le monde.

Ils eurent tous les trois l’idée d’exercer leur «métier» d’enseignants, en se présentant à une école qui avait besoin de maître. On leur demanda leur diplôme, qu’ils n’avaient pas avec eux, et qu’on demanda à Barcelona. La réponse fut qu’ils avaient effectivement leur diplôme de maîtres, mais qu’ils étaient Frères des Ecoles Chrétiennes, ce qui était leur arrêt de mort.

Le 22 octobre vers midi, un groupe de miliciens se présenta au domicile où se trouvaient nos deux premiers Frères, pour les arrêter. Ils furent conduits à la «tchéka», dans le Séminaire transformé en caserne, en attendant de pouvoir arrêter aussi le troisième Frère, ce qui se fit à son retour plus tard dans l’après-midi.

Les trois Frères furent alors conduits dans un coin de Valencia et fusillés vers dix-huit heures, ce même 22 octobre 1936.

Ces trois martyrs ont été béatifiés en 2001.

Ils sont inscrits au Martyrologe le 23 octobre, suite à une petite erreur bien explicable devant le grand nombre de Martyrs à inscrire dans ce saint livre.

 

  

Andrés Zarraquino Herrero

1908-1936

Álvaro Ibáñez Lázaro

1913-1936

Pedro Lorente Vicente

1914-1936

 

Andrés Zarraquino Herrero naquit à Bañón (Teruel, Espagne) le 18 avril 1908.

Il commença le noviciat ches les Frères des Ecoles Chrétiennes à Cambrils, et prit l’habit en 1924 au noviciat de Hostalets de Llers, avec le nom religieux de Honorato Andrés.

Il commença son apostolat à Tortosa, puis Gracia, Barcelone (1931) et Bonanova.

 

Álvaro Ibáñez Lázaro était né le 12 juin 1913 à Godos (Teruel, Espagne), et fut baptisé le lendemain.

En 1927, à quatorze ans, il entra au noviciat des Frères des Ecoles Chrétiennes de Cambrils et y prit l’habit en 1929, avec le nom religieux de Florencio Martín.

Son apostolat commença en 1932 à Barcelone, et continua à Bonanova en 1933.

 

Pedro Lorente Vicente, le plus jeune des trois, était né à Ojos Negros (Teruel, Espagne) le 7 janvier 1914, et fut baptisé le 11 janvier suivant.

Il fut d’abord chez les Frères des Ecoles Chrétiennes à Monreal del Campo, puis commença le noviciat à Cambrils en 1925, pour y prendre l’habit en 1930, à seize ans, avec le nom religieux de Ambrosio León.

En 1932 il commença son activité au collège de Notre-Dame de Bonanova.

 

A partir de 1933, donc, ces trois Religieux partagent la vie de communauté à Bonanova, où allait sévir la persécution en 1936.

Le 19 juillet, la communauté fut dispersée, et les Frères devaient trouver refuge quelque part. Ils errèrent quelques jours puis décidèrent de partir chez eux, en Aragón, en passant par Valencia, où ils se dirigèrent, à pied. Mais à Valencia, ils constatèrent que la guerre civile les empêchait de continuer leur voyage.

Les deux Frères Honorato et Florencio trouvèrent refuge chez Madame Adelantado, où ils menèrent une vie très édifiante.

L’autre Frère, Ambrosio, trouvait à donner des leçons particulières aux enfants dans une autre maison, où il édifia tout le monde.

Ils eurent tous les trois l’idée d’exercer leur «métier» d’enseignants, en se présentant à une école qui avait besoin de maître. On leur demanda leur diplôme, qu’ils n’avaient pas avec eux, et qu’on demanda à Barcelona. La réponse fut qu’ils avaient effectivement leur diplôme de maîtres, mais qu’ils étaient Frères des Ecoles Chrétiennes, ce qui était leur arrêt de mort.

Le 22 octobre vers midi, un groupe de miliciens se présenta au domicile où se trouvaient nos deux premiers Frères, pour les arrêter. Ils furent conduits à la «tchéka», dans le Séminaire transformé en caserne, en attendant de pouvoir arrêter aussi le troisième Frère, ce qui se fit à son retour plus tard dans l’après-midi.

Les trois Frères furent alors conduits dans un coin de Valencia et fusillés vers dix-huit heures, ce même 22 octobre 1936.

Ces trois martyrs ont été béatifiés en 2001.

Ils sont inscrits au Martyrologe le 23 octobre, suite à une petite erreur bien explicable devant le grand nombre de Martyrs à inscrire dans ce saint livre.

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