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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 23:00

Jan Zembol

1905-1942

 

Il vit le jour le 7 septembre 1905 à Łętownia (Małopolskie, Pologne), troisième des dix (ou treize ?) enfants de Franciscek et Anna Radoniów.

Après l’école locale, il entra chez les Frères Mineurs Franciscains à Lviv comme Frère Convers en 1922, et y prit le nom de Brunon (Bruno).

Il fut envoyé en plusieurs couvents : Przemyśl, Stopnicy, Kęty, Włocław, Cracovie, Lviv, où on lui confia les charges de cuisinier, de quêteur, de jardinier et d’organiste.

Il fit la profession solennelle en 1932.

A partir de 1933, il fut à Sądowej Wiszna et, à partir de 1937 à Chełm.

Lors du déclenchement de la guerre, il fut arrêté le 19 septembre 1939 et emprisonné au château de Lublin, avant d’être redirigé vers Sachsenhausen le 20 juin 1940, et à Dachau en décembre 1940.

En mars 1942, les autorités du camp le «punirent» en le jetant dans un bassin d’eau glacée ; il ne s’en remit pas.

Ses camarades de détention le surnommèrent ange de patience et de bonté.

A la suite des pénibles conditions de détention, il décéda le 21 août 1942 à Dachau (Allemagne).

Le Frère Bruno a été béatifié en 1999.

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 23:00

Vidal García García

1916-1937

 

Vidal était né le 7 février 1916 à Cuadros (León, Espagne), benjamin des enfants de Cipriano et Saturnina, qui le firent ondoyer le jour-même par sa tante, car on craignait qu’il ne vivrait pas. Le Baptême lui donna et la grâce surnaturelle et la vie naturelle. Il fut confirmé en 1917.

A l’école comme au catéchisme paroissial, il fut montré comme modèle à ses camarades ; de ses frères et sœurs, il fut le plus attiré par l’étude.

Le jeune garçon avait un grand frère chez les Maristes : il entra à son tour au collège de Venta de Baños (Palencia) en 1928 ; il y fut si bon élève, qu’on l’envoya terminer ses études secondaires à Blancotte (Haute-Garonne, France) pour y apprendre le français.

En 1934 il commença le noviciat à Tuy ; il y reçut l’habit et le nom de Jorge Camilo ; un an après, il faisait les premiers vœux.

Sa première étape d’enseignement fut Madrid et devait être l’unique.

Le Frère Jorge Camilo n’eut pas le temps de faire sa profession solennelle : Dieu allait lui accorder une grâce plus glorieuse encore : le martyre.

Le 20 juillet 1936, quand éclata la révolution, le Frère Jorge se trouvait alité, malade du typhus. Sans pitié, les miliciens l’obligèrent à se lever et l’emmenèrent à la prison Modelo. En novembre, on le déplaça à celle de Porlier.

Début 1937, le Frère passa en jugement et fut laissé en liberté. Mais où aller ? Il commença par porter une lettre d’un codétenu à sa mère, laquelle alors le reçut comme son fils. Mais peu après, on le réquisitionna : il se retrouva prisonnier dans l’ancien collège des Pères Pauliniens à Hortaleza (Madrid) et engagé dans un bataillon de la Brigade Líster. C’est là que ses chefs se rendirent compte qu’il était Religieux et l’assassinèrent en exemple pour les autres dans la cour de cette prison. 

C’était le 21 août. Jorge avait vingt ans.

Il fut béatifié en 2013.

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 23:00

 

Luis Urbano Lanaspa

1882-1936

 

 

 

Il naît le 3 juin 1882 et fait ses premières études chez les Pères des Ecoles Pies à Saragosse. A quatorze ans, il entre au Séminaire pour commencer ses études de philosophie, tout en étant sacristain dans l’église Sainte Agnès, tenue par les sœurs dominicaines.

 

Il prend l’habit dominicain le 30 octobre 1898 à Padrón (La Coruña) et étudie dans les couvents de Corias (Asturies) et Saint Etienne de Salamanque. Il sera ordonné prêtre le 22 septembre 1906.

 

En même temps que ses études théologiques, il poursuit celles des Sciences Physiques, et obtient le doctorat à l’université de Madrid.

 

En 1912, pour restaurer la Province d’Aragon, il vient à Valencia, où il déploie son activité avec la plus grande compétence, comme prédicateur, professeur, écrivain, directeur spirituel et promoteur des œuvres sociales.

 

Il s’embarque pour Santiago de Chili, pour le Pérou et l’Equateur pour être aux côtés du Légat pontifical, le Cardinal Juan Bautista Benlloch y Vivó. Il reçoit le titre de Prédicateur Général de l’Ordre dominicain, et les Rois d’Espagne lui accordent le titre de Prédicateur de sa Majesté. Il mérite le grade de Maître en Théologie. Parmi différentes publications, il écrit en 1914 sur l’œcuménisme, présentant saint Dominique comme modèle pour les œcuménistes. 

 

De retour en Espagne, il promeut la fondation du collège Saint Joachim et la polyclinique de Saint Vincent Ferrer.  Il est très conscient de fonder toute son œuvre sociale seulement pour Dieu, tout en pensant et en disant souvent que, si la révolution se déchaîne, ils le tueront en l’écrasant comme un ver de terre.

 

Professeur et prédicateur de haut niveau, il forma toute une génération de jeunes dominicains mais aussi, comme prêtre, il rencontra toutes les classes sociales.

 

Quand la persécution se déchaîna, il n’eut pas honte de mendier dans la rue. Lui qui avait tant donné aux autres, en reçut cependant bien peu en retour. Mais Dieu devait lui donner la plus haute récompense : la palme du martyre.

 

Le soir du dimanche 19 juillet 1936, il quitte le couvent et va habiter au domicile de familles amies de la communauté. Le 23 juillet paraît le premier avertissement et une tentative de détention. Il est finalement arrêté en début de soirée du 21 août. Le soir même il est assassiné.

 

Ses  restes mortels reposent depuis 1942 dans la crypte à côté de l’autel de saint Dominique, dans la basilique Saint Vincent Ferrer de Valencia.

 

Luis Urbano Lanaspa a été béatifié en 2001 parmi deux-cent trente-trois Martyrs de cette sombre époque.

 

Le Martyrologe le mentionne au 25 août.

 

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 23:00

 

Victoire Rasoamanarivo

1848-1894

 

Victoire Rasoamanarivo (que l’on peut abréger en Rasoa, prononcer 'Rachou') naît à Antananarivo en 1848, fille de Rainandriantsilavo, officier du palais royal, et de Rambahinoro, qui a des liens avec la famille royale. 

Tandis que les Anglais avaient reconnu comme roi de Madagascar Radama 1er,  les protestants en profitèrent pour évangéliser. En 1838, ils réalisèrent l’exploit de traduire et d’imprimer en malgache la première Bible. 

Ensuite régna l’une des nombreuses femmes de Radama 1er, la cruelle Ranavalona 1ère, qui s’imposera par la terreur, persécutera les chrétiens (protestants), faisant des centaines de martyrs. Elle meurt en 1861. 

Son fils, Radama II lui succède et proclame la liberté religieuse. Il rappelle les missionnaires. Les jésuites et les sœurs de Saint-Joseph-de-Cluny évangélisent les Hauts-Plateaux. Victoire est une des premières élèves des Religieuses ; baptisée en 1863, à 15 ans, elle reçoit son nom de Victoire. Elle fait la première communion et reçoit la confirmation l’année suivante, et se marie le 13 mai 1864 avec Radriaka, fils du Premier ministre, un bon militaire, mais malheureusement adonné à la boisson. 

Elle n’avait pas le désir de se marier, mais ses parents l’avaient promise à Radriaka. Elle se soumit, à seize ans.

Une compagne dit d’elle qu’elle pleurait à la lecture de la passion de Jésus et disait : Nous ne savions pas ces choses avant, parce que nous ne connaissions pas Dieu. Nous ferons le serment de ne jamais répéter ces coutumes que nous avions auparavant.

Le roi est assassiné dans une révolution de palais. Lui succède la reine Rasoherina. Elle règne très peu de temps. Vient la reine Ranavalona II qui se convertit au protestantisme. La famille de Victoire est largement protestante. Victoire subit des pressions pour passer à la Réforme. Mais elle résiste fermement.

En 1876, elle devient Présidente Fondatrice du Zanak’i Masina Maria (Groupe des Filles de Marie).

Son mari, Radriaka, est un prince débauché, un tyran domestique. Ils n’ont pas d’enfant. Victoire refusera de divorcer et lui restera fidèle. Son beau-père lui-même lui dit un jour: Soa ô ! Je te dis ma peine. Nous sommes bien au courant de la souffrance que tu supportes silencieusement. La reine et moi-même avons pensé faire rompre ton mariage avec Radriaka, mon fils. Elle lui répondit: Dada ô, cette affaire ne concerne que moi. Je la veux supporter. Pourquoi vous tracasser inutilement ? Ne savez-vous pas que Dieu nous a unis pour toujours ? Je ne divorcerai jamais ! 

Victoire passe jusqu’à trois heures en prière dans l’église, où elle puise la force de supporter les humiliations que lui inflige son mari. Jamais une plainte ; elle prie pour la conversion de Radriaka. 

Après vingt-quatre ans de ce calvaire, son mari, affaibli, est proche de la mort. Devant la patience, la tendresse et les prières de sa femme, Radriaka est touché. Il demande à devenir catholique. En l’absence de prêtres, Victoire elle-même lui donne le baptême, en mai 1888, avec le nom de Joseph. En effet, après la première guerre franco-malgache, en 1883, les missionnaires catholiques avaient été expulsés. 

Ils ne purent revenir qu’en 1886, constatant avec grand étonnement que la communauté catholique, malgré les tracasseries du gouvernement, s’était accrue. C’était le résultat de la persévérance de Victoire et du frère malgache Raphaël Rafiringa

 . Les prières n’avaient pas cessé. On se réunissait à l’église chaque dimanche. Et Victoire répétait les lectures de l’Évangile et catéchisait. Le nombre des chrétiens avait été multiplié par quatre !

Quand les églises furent fermées, Victoire monta au palais et en revint avec l’autorisation de faire rouvrir les églises. Le roi lui avait répondu : Il n’y a aucune loi qui interdise aux chrétiens de prier dans leurs églises. Les gardes s’excusèrent. Victoire, par sa haute noblesse et sa force de caractère, imposait le respect. Victoire, non seulement maintint la foi, mais encore se dévoua sans compter au service des pauvres, des malades et, en particulier, des lépreux. 

En toute sa vie, Victoire remporta la victoire du Bien sur le Mal.

Elle mourut d’une grave maladie le 21 août 1894 en disant son chapelet et en répétant: Neny ! Neny ! Neny ! (Prononcer Nen’), c'est-à-dire: Mère ! Mère ! Mère ! Victoire n’avait pu avoir d’enfants, mais elle était devenue la mère de tous les chrétiens malgaches.

Une année après sa mort, la France conquit Madagascar et exila Ranavalona III.  

Victoire fut béatifiée en 1989, presque un siècle après sa mort. Le Martyrologe la mentionne au 21 août.

1 Louis Rafaringa (Frère Raphaël, 1856-1919) est le premier Frère des Écoles Chrétiennes malgache ; béatifié en 2009, il est fêté le 19 mai.

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 23:40

 

Louis-François Lebrun

1744-1794

 

Louis-François était né le 4 (ou le 9 ?) avril 1744 à Rouen (Seine Maritime). Son père était marchand pelletier, en même temps que trésorier de la paroisse Saint-Herbland, tout près de la cathédrale, mais se déplaça par la suite sur la paroisse Saint-Cande-le-Jeune.

Entré dans la congrégation bénédictine de Saint-Maur, Louis-François fit le noviciat à Saint-Martin de-Sées, et émit les vœux en 1763.

Selon les statuts de cette congrégation, le moine vivait de façon stable dans la province de la congrégation, tout en se déplaçant dans les différentes maisons de cette province.

Louis-François fut ainsi à Jumièges en 1771, où il fut ordonné diacre puis prêtre. 

En 1774, il était à Saint-Florentin de Bonneval, puis fut nommé prieur de Saint-Sulpice de Courbehaye (Chartres), dont il garda le titre jusqu’à la Révolution.

Successivement il fut au Bec-Hellouin (1775), prieur à Saint-Martin de Sées (1778), de Notre-Dame de Valmont (1779).

Redevenu simple moine en 1781, il fut à Valmont puis à Saint-Ouen de Rouen, enfin à Saint-Georges de Boscherville (1783).

Cette même année, il redevint prieur à Bonne-Nouvelle (Rouen), mais repartit à Saint-Ouen comme simple moine, et à Saint-Wandrille en 1788.

En 1790, Dom Lebrun n’avait pas à faire le serment, exigé seulement des curés et desservants nouvellement établis par le régime, mais on le lui demanda à partir de 1792. Il sera finalement passible de la déportation (sinon de la peine de mort, s’il se cachait).

Pour ne pas inquiéter sa sœur et son beau-frère qui l’ont hébergé, Dom Lebrun se dénonça.

Immédiatement arrêté, il fut interné à la maison commune de Saint-Vivien de Rouen (l’ancien grand séminaire), d’où il fut envoyé à Rochefort avec une soixantaine de prêtres. Ils partirent le 21 mars 1794, passent par Chartres, Tours, Poitiers, Rochefort : cinq-cents kilomètres en vingt jours, dormant dans des églises profanées ou des prisons.

D’abord enfermé sur le Borée, Dom Lebrun y fut privé des vingt-trois livres qu’il avait pris avec lui, puis se retrouva sur le Deux-Associés aux pontons de Rochefort.

Ce moine bénédictin était tout à la fois littérateur, peintre, mathématicien, aussi modeste qu’instruit, et aussi pieux que modeste.

La douceur et l’honnêteté de son caractère se peignaient dans toutes ses manières pleines d’urbanité et jusques dans les traits touchants de sa figure.

Il flotta longtemps entre la vie et la mort, au grand hôpital, et périt finalement au moment où, débarqué sur l’île Citoyenne, comme il l’avait désiré, il semblait devoir bientôt se rétablir, après avoir considérablement souffert et toujours avec une grande résignation.

Il rendit son âme à Dieu le 20 août 1794, et fut béatifié avec ses Compagnons en 1995.

 

 

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 23:00

 

Maria de Mattias

1805-1866

 

Née et baptisée le 4 février 1805 à Vallecorsa (Frosinone, Latium, Italie centrale), Maria était la seconde des sept enfants de Giovanni et Ottavia De Angelis, une famille aisée. Trois enfants moururent en bas âge ; les quatre autres étaient : Vincenza, Maria, Michel, Antonio.

Maria aimait écouter son père lui lire les belles histoires de l’Ecriture, le soir, jusqu’à ce qu’elle s’endormît. En outre, elle nourrissait une particulière dévotion pour le Précieux Sang du Christ, versé pour l’humanité entière.

Elle apprit à lire et à écrire, sans plus, et vécut dans les loisirs jusque vers seize ans. 

Elle fut confirmée à dix ans, et reçut la Première communion à onze : elle aurait désiré recevoir l’Eucharistie souvent, mais n’en eut la permission qu’une fois par mois.

Sa vie changea radicalement à partir de 1821, Tandis qu’elle se regardait dans son miroir, elle y vit tout d’un coup l’image de Notre-Dame, qui l’invitait. 

Maria se mit à lire, à dévorer tous les livres de piété qu’elle put trouver. Elle suivit une mission prêchée par Gaspare del Bufalo (voir au 28 décembre), et résolut de se donner à Dieu.

En 1834, elle fonda la congrégation des Sœurs Adoratrices du Sang du Christ, pour l’éducation des jeunes filles et la catéchèse.

Elle qui était de caractère plutôt timide et introvertie, devint une prédicatrice éloquente par le zèle qu’elle mettait à parler du salut des âmes ; on l’écoutait, on se convertissait ; son zèle se communiqua à d’autres jeunes filles.

En 1827, Maria fut encouragée par son directeur spirituel à vivre quelque temps parmi des religieuses trinitaires, pour connaître la vie communautaire. Elle y resta environ trois ans.

Après l’échec d’un essai de fondation à Norcia, Maria fut pressentie pour ouvrir une maison à Acuto. Pour elle, il ne s’agissait pas seulement d’ouvrir une école : elle envisageait une formation complète pour les jeunes filles ou les demoiselles (formation spirituelle, retraites…), pour préparer ces personnes à enseigner à leur tour.

Dès le début, Maria leur proposa une heure d’adoration quotidienne ; avec la permission du confesseur, elles pourraient communier chaque jour (une importante et courageuse innovation pour les temps) ; la dévotion du chapelet du Précieux Sang. On attendit longtemps encore pour décider si l’on émettrait des vœux. 

On se réunit de plus en plus nombreux dans la maison de Maria, une centaine de jeunes filles chaque soir, trois cents le dimanche. Toute cette population était sans prêtre, et avait besoin d’entendre parler de Dieu. Maria parlait d’un balcon, ou dressait une petite table sur la place.

Maria cependant souffrait de son asthme. Elle eut des moments de fièvre intense, qui l’épuisaient. Elle devait toutefois faire face à tous les problèmes qui se posaient : visiter les nouvelles maisons, trouver des ressources, faire face à la vague anticléricale qui soulevait l’Europe, apaiser les rivalités avec d’autres associations…

Le pape fit appel à cette congrégation pour diriger l’hospice Saint-Louis de Rome et l’école de Civitavecchia.

Maria mourut le 20 août 1866 : la congrégation comptait déjà soixante-dix communautés, en Italie surtout, mais aussi en Allemagne et en Angleterre.

Maria de Mattias fut béatifiée en 1950 et canonisée en 2003.

 

 

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 23:00

 

Maties Cardona Meseguer

1902-1936

Né le 23 décembre 1902 à Vallibona (Castellón), Maties (Matthias) était le fils de parents très pauvres, Narcís et Dominga. Il eut une soeur, Dolores.

A douze ans, il fut admis au collège des pères des Ecoles Pies (fondés par saint Joseph Calasanz) à Morella. Les Supérieurs le qualifièrent de travailleur, sympathique, pieux.

Malheureusement, ses bons parents lui demandèrent de renoncer à rester dans ce collège, car ils n'avaient vraiment pas de quoi lui payer ne serait-ce que le minimum pour l'aider à continuer ses études. C'est à regret que ses supérieurs et ses compagnons durent le laisser repartir chez lui.

Mais son curé intervint : il lui trouva un travail au sein de la communauté des Frères des Ecoles Chrétiennes, à Barcelone, de sorte qu'il pouvait envoyer un peu d'argent à ses parents, tout en continuant à espérer pouvoir entrer chez les Pères des Ecoles Pies (ou Piaristes).

A vingt ans, il fallut faire le service militaire : il y resta huit années, dans un groupe de communications, où il prit le grade de brigadier.

Il y eut une parenthèse durant cette période, lorsque Maties dut être hospitalisé à Malaga, pour de mystérieuses fièvres. Maties y rencontra une pieuse Religieuse qui lui montra une profonde amitié spirituelle et l'encouragea de toutes ses forces et de ses prières ; il conserva toujours une profonde reconnaissance pour cette précieuse et fidèle amitié.

Mais Maties n'était toujours pas dans son “milieu” espéré. Il se tourna vers la Sainte Vierge, qui l'exauça : il rencontra de nouveau le père Boronat qu'il avait connu à Morella. Et bien que la situation familiale fût toujours aussi précaire, le père Boronat adressa Maties au père Provincial, qui l'accepta.

Maties commença son noviciat à Moia, en 1929. A vingt-sept ans, on n'étudie pas comme à vingt ans, mais Maties se remit au latin et au grec, en même temps qu'à la composition de vers en espagnol et en latin. Un beau jour, il décida brusquement de mettre fin à ces poésies ; à un Confrère qui s'en étonnait, il répondit : Que veux-tu ? Durant l'oraison, j'avais la tête pleine de rimes, de consonnances et d'assonnances...

De 1930 à 1933 il fut à Irache pour une première période de formation culturelle. En 1933 il fut à Albelda de Iregua (La Rioja) pour la théologie ; l'année suivante, il faisait la profession solennelle.

Il fut ordonné prêtre en 1936. Déjà la Révolution couvait.

Maties était alors au collège Sant Antoni de Barcelone.

Le 19 juillet, il sortit pour aller se réfugier chez une tante, puis chez un grand ami, mais pour peu de temps, ne voulant pas compromettre ces personnes.

Le 30 juillet, il gagna son village natal, Vallibona, pensant y trouver plus de sécurité, et où sa chère sœur Dolorès le reçut avec grande joie.

Le 11 août, on brûla toutes les saintes images de l'église.

Le 17, le maire suggéra à Maties de se réfugier plutôt chez son oncle, qui tenait la Maison Cardona, un peu en dehors du village.

Mais à peine arrivé, survinrent deux hommes (qui l'avaient déjà recherché chez sa sœur) pour l'arrêter. Ils lui demandèrent d'abord de sortir ce qu'il avait dans les poches ; Maties sortit son bréviaire, sur lequel il posa un respectueux baiser ; l'un des hommes lui dit : Il vaut mieux le brûler. Maties fut conduit au Comité révolutionnaire.

Au Comité, il retrouva un autre prêtre, Manuel Meseguer. On leur concéda de pouvoir recevoir des amis et des proches. Dolores lui porta à manger.

Le 20 août, après que Dolores soit allée le voir encore une fois, trois hommes vinrent chercher Maties ainsi que l'autre prêtre, Manuel, et les conduisirent un peu en dehors du village, au lieu dit Pigró del Coll. A peine descendus du véhicule, ils furent abattus.

Le père Maties mourut les bras en croix ; on vit que son front était criblé de balles.

Maties Cardona Meseguer fut béatifié en 1995.

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 23:00

Tomás Campo Marín

1879-1936

 

Tomás vit le jour le 23 janvier 1879 à Mahamud (Burgos, Espagne), de Julián et Genara, qui le firent ondoyer dès la naissance ; les rites furent complétés le 3 février et le garçon fut confirmé en octobre.

En 1895, il entra au couvent des Pères Mercédaires de El Olivar. Il y reçut l’habit en 1895, fit la première profession en 1896, la solennelle en 1900 à Poyo (Pontevedra).

Il reçut les Ordres à Saint-Jacques de Compostelle, et le sacerdoce à Lugo.

Il habitait alors au couvent de Sarria, où il fut immédiatement nommé maître des novices. En 1905, il était formateur des profès à Lleida ; en 1906 à El Olivar, à Palma de Maiorque, où il prêcha avec ardeur (et succès). Sa santé commençait déjà de baisser, surtout parce qu’il fumait beaucoup.

En 1918, on lui demanda d’organiser le septième centenaire de l’Ordre, qu’il organisa de façon solennelle avec l’évêque ; entre autres prouesses, il fit venir six cents fidèles de Barcelone en bateau.

En 1920, il faillit être simultanément supérieur à Maiorque et provincial, mais il ne pouvait cumuler les deux charges ; il quitta Maiorque pour Barcelone, où il fut tout de même également prieur. Il organisa les Jeudis eucharistiques.

En 1926, il se trouvait vicaire puis curé à El Puig. En 1930, il repassait à Maiorque comme administrateur : il fit tout nettoyer et repeindre, acquit une machine à écrire. Cette année-là, il y eut des incendies de couvents pendant deux mois, durant lesquels les Religieux ne sortirent jamais de leur maison.

Entre 1932 et 1935, le père Tomás fut très actif aux différents chapitres et synodes. En 1935, il reçut le supériorat de Lleida : il y réorganisa la vie conventuelle en décadence et alla prêcher à Barcelone, San Ramón, Valencia, Benicalap, Burgos, Sarria, El Olivar ; il ne perdait pas une occasion pour découvrir de possibles vocations : beaucoup lui en furent reconnaissants.

A partir de février 1936, la situation était si menaçante, que les Religieux - le père Tomás et deux autres - allèrent dormir chez des amis. Ils y emportèrent des valises avec leurs effets et des objets du culte.

Le 22 juillet, suite à un mauvais conseil, ils crurent être plus en sûreté au commissariat de police, à cause de la foule menaçante, de sorte que la Generalitat vint les chercher en voiture et les conduisit à la prison, escortés par tout un peloton de miliciens rouges. Ils furent là pendant vingt-huit jours, jusqu’au 20 août.

A voir les «prisonniers» qui partaient les uns après les autres sans revenir, ils comprirent bien vite leur erreur. Ils ne se préparèrent que plus intensément à leur prochaine mort. Le père Tomás s’arrêta de fumer, tout en conservant sa bonne humeur habituelle.

Le 19 août, peu avant minuit, on fit sortir soixante-quatorze Religieux et prêtres, dont notre père Tomás et ses deux Confrères, Francisco Llagostera et Serapio Sanz. Ils saluèrent leurs compagnons, en leur donnant rendez-vous dans l’éternité.

Les prisonniers furent liés deux à deux et durent monter dans des camions qui partirent jusqu’au croisement des routes de Tarragona et Barcelone, au milieu des insultes et des blasphèmes des miliciens. Dans les camions, on chantait à tue-tête l’Ave maris Stella, le Magnificat, on criait Vive le Christ Roi, on invoquait Marie…

Une fois passé le cimetière, les conducteurs auraient voulu continuer jusqu’à Barcelone, mais une armée de miliciens les obligea à revenir en arrière jusqu’au cimetière.

On fit descendre les prisonniers, on les aligna par groupes de quatorze contre le mur, éclairés par les phares des camions, et les coups partirent, couverts par les chants et les cris des victimes. Un milicien passa donner le coup de grâce, mais on laissa là les cadavres, qui furent ensevelis seulement le lendemain par les employés du cimetière.

Martyrisé le 20 août 1936, le père Tomás fut béatifié en 2013, avec ses deux Confrères, Francisco et Serapio.

 

 

 

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 23:00

Giovanni (Bernardo) Tolomei

1272-1348

 

 

Giovanni Tolomei naquit le 10 mai 1272 à Sienne (Italie).

Après des études de droit, il s’agrégea à une Pieuse Union appelée les Disciplinés (Disciples) de Sainte Marie (Disciplinati di Santa Maria), dont les membres, laïcs, priaient et s’occupaient d’œuvres charitables.

En 1313, avec trois amis, il voulut se retirer dans une de ses propriétés, le Deserto di Accona, pour y conduire une vie érémitique, se contentant de vivre dans des grottes naturelles. Ils construisirent seulement une petite chapelle.

Ces trois amis étaient un certain Francesco (dont on ignore tout), Ambrogio Piccolomini et Patrizio Patrizi, que parfois on a associés à Giovanni dans les éloges sur la sainteté de ce dernier, mais qui n’ont pas été canonisés.

C’est à cette époque que Giovanni changea son nom en celui du grand Cistercien, Bernard de Clairvaux, et s’appela désormais Bernardo.

Cette vie érémitique se poursuivit jusqu’en 1319, date à laquelle l’évêque institua avec eux la Congrégation bénédictine de Santa Maria di Monte Oliveto. L’appellation de cette nouvelle famille voulait indiquer en premier lieu son appartenance à l’immense branche de l’Ordre bénédictin, puis son caractère fortement marial ; enfin, le «Mont des Oliviers» voulait rappeler le saint lieu de l’Agonie du Christ à Jérusalem.

Cette branche subsiste toujours, ce sont les Olivétains.

Giovanni-Bernardo mourut de la peste, toujours à Sienne, le jour de la fête de saint Bernard, le 20 août 1348.

En raison de l’épidémie, son corps fut jeté dans une fosse commune, avec les corps d’autres moines frappés du même mal, de sorte qu’on n’a jamais pu retrouver et identifier le corps du saint Fondateur.

Son culte fut confirmé le 24 novembre 1644, et l’héroïcité de ses vertus en 1768. Le miracle en vue de sa canonisation fut examiné en 2002, et la canonisation elle-même eut lieu en 2009.

 
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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 23:00

 

Gervais-Protais Brunel

1744-1794

 

Gervais-Protais était né le 18 juin 1744 à Magnières (Meurthe-et-Moselle).

Entré dans la congrégation des Trappistes, il était prieur de l’abbaye de Mortagne (Orne) depuis 1790. L’abbaye comptait environ quatre-vingt-dix moines. Les novices avaient déjà été évacués vers la Suisse dès 1791.

Arrêté le 12 mai 1793, il fut déporté de la Meurthe-et-Moselle, et envoyé sur le Deux-Associés aux pontons de Rochefort, où il arriva le 27 janvier 1794.

Ce moine rendit son âme à Dieu sur l’Île Madame, le 20 août 1794, et fut béatifié avec ses Compagnons en 1995.

 

 

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  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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