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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 23:00

Anthelme de Chignin

1107-1178

 

Anthelme de Chignin naquit, comme son nom l’indique, au château du sieur Hardouin, seigneur de Chignin (Chambéry, Savoie).

Assez tôt, il fut sacristain à la cathédrale de Belley et prévôt de l’Eglise de Genève, c’est-à-dire administrateur du chapitre. L’évêque le prit comme secrétaire et lui conféra le sacerdoce.

Ayant déjà un parent à la chartreuse de Portes-en-Bugey et un frère à la Grande-Chartreuse, il fut bientôt gagné par cet idéal et, en 1137, reçut l’habit à Portes.

En 1138, il fut appelé à la Grande-Chartreuse, où l’on avait besoin d’un homme expérimenté dans l’administration, pour rebâtir le monastère : une avalanche de neige avait presque tout détruit, en 1132. Anthelme fut à la hauteur de la situation : il fit reconstruire les bâtiments ruinés et les entoura d’un mur de clôture ; il aménagea un aqueduc pour l’approvisionnement d’eau ; il fit défricher des terres, développa ferme et bergerie.

En 1139, il fut aussi élu septième prieur de la Grande-Chartreuse. Avec lui, l’observance devint plus fervente : rien ne coûtait aux moines avec ce père qui donnait l’exemple. 

Comme tel, il convoqua le premier chapitre général de l’Ordre, où il fut décidé que toutes les chartreuses dépendraient de la Grande-Chartreuse, et observeraient les statuts du prieur précédent Guigues († 1136). Anthelme devint alors le premier Prieur général des Chartreux.

Comme on l’a vu le 25 juin, c’est encore Anthelme qui chargea le frère Juan d’Espagne de rédiger les statuts pour les moniales qui voulaient suivre la règle cartusienne.

La sainteté d’Anthelme amena son père à venir prendre l’habit, ainsi qu’un de ses frères, au retour de la croisade en Terre Sainte. Le comte de Nevers aussi, Guillaume II, vint prendre l’habit de convers, ainsi qu’un certain Basile, qui succéderait ensuite à Anthelme.

En 1149, il y eut à Portes un incident : un moine fut élu évêque de Grenoble ; quelques Chartreux, animés de jalousie, prétendirent sortir de leur monastère pour manifester leur revendication ; ils furent paternellement rappelés à l’ordre par Anthelme. Ils en appelèrent au pape qui, sans doute mal informé, les réintégra. Anthelme respecta la sentence papale, mais présenta humblement sa démission au chapitre suivant. Les moines, stupéfaits, appelèrent à leur secours saint Bernard de Clairvaux (v. 20 août), qui connaissait bien le pape, et l’amena à donner raison à Anthelme.

Tout de même, il préférait le silence de la retraite, et fit nommer en 1151 son successeur : Basile de Bourgogne.

Mais dès 1152 on avait besoin de lui : le prieur de Portes, âgé, lui demandait de le remplacer et Anthelme fut prieur à Portes jusqu’en 1154. Il s’y distingua par sa générosité durant une période de disette, distribuant les réserves de son monastère, vendant même des objets précieux pour élargir ses aumônes.

De retour à la Grande-Chartreuse, il seconda Basile de ses suggestions.

En 1163, nouvelle épreuve pour le Solitaire : le pape Alexandre III le nomma évêque de Bellay. Cette nomination intervenait après le passage du roi Louis VII, et surtout après qu’Anthelme avait fortement soutenu le pape Alexandre III contre l’antipape Victor III, soutenu par l’empereur Barberousse. Alexandre III tint à consacrer lui-même Anthelme. Le nouvel évêque sut faire remonter le niveau du clergé local, en particulier en rappelant la loi du célibat sacerdotal.

Le pape voulait aussi envoyer Anthelme comme médiateur entre le roi anglais Henri II et Thomas Becket (v. 29 décembre), mais les médiateurs furent deux chartreux de Picardie.

L’empereur Barberousse, ayant appris les grands mérites d’Anthelme, changea d’attitude envers celui-ci ; il le nomma Prince du Saint-Empire Germain Germanique, en 1175. Mais cet apparent rapprochement se retourna contre Anthelme, car sa disctinction impériale avait fortement rendu jaloux le comte de Maurienne ; ce dernier, excommunié pour avoir fait assassiner un prêtre de Bellay, osa se faire absoudre par le pape. Alors Anthelme, encore une fois, se rangea, et repartit à la Grande Chartreuse en simple moine : les fidèles réclamèrent leur pasteur, le pape enjoignit à l’évêque de regagner son siège, et le comte fit amende honorable, au moins pour la forme, et se convertit vraiment quand Anthelme fut à la mort.

Ce Chartreux, plein de mérites et de vertus, s’endormit dans le Seigneur le 26 juin 1178. Il paraîtrait qu’au moment des funérailles, trois lampes brillèrent soudain dans l’église.

Anthelme le Chartreux fut canonisé en 1368.

La ville de Belley, reconnaissante envers son saint évêque, le choisit comme céleste Patron et faillit même prendre le nom de Anthelmopolis. Les reliques furent protégées au moment de la Révolution.

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 23:00

Guglielmo de Vercelli

1085-1142

 

Guglielmo naquit en 1085 à Vercelli (Piémont, Italie NO), de parents nobles qu’il perdit encore jeune.

A quatorze ans, il partit en pèlerinage pour Compostelle, en ayant soin de se faire barder de sangles de fer qu’il porta sous ses vêtements ; il dut souffrir beaucoup sous le soleil d’Espagne, mais il en rajouta, s’imposant un jeûne total.

En 1106, il se trouvait à Melfi. Illettré, il apprit par-cœur le psaume 109 (Dixit Dominus), puis d’autres passages bibliques et acquit ainsi une merveilleuse intelligence de l’Ecriture sainte.

En 1108-1109, il s’installa sur le mont Solicoli, en compagnie d’un ancien soldat, dans une vie érémitique de pénitence et de prière. Mais comme il eut le «malheur» de guérir un aveugle par sa prière et qu’on parlait trop de lui, il courut se cacher auprès d’un saint homme de la région, Giovanni de Pulsano.

Cédant cependant à un ardent désir d’aller en Terre Sainte, il quitta son compagnon ; mais il fut tellement malmené par des brigands dans le sud de l’Italie, qu’il se ravisa et jugea que Dieu le voulait plutôt en Italie, et il s’arrêta près d’Avellino, au mont Virgiliano, qui allait devenir Monte Vergine (Mont de la Vierge) ou Partenio (du grec parthenos, vierge).

Guglielmo y reprit sa vie érémitique, mais devant l’affluence de vocations qui voulaient le suivre, il construisit avec eux un monastère et une église dédiée à Notre-Dame, consacrée en 1124. La tradition rapporte que la Sainte Vierge lui serait apparue pour lui demander l’érection de ce monastère. De là vint la branche bénédictine de la Congrégation verginiana, qui fut rattachée en 1879 aux Bénédictins de Subiaco.

La règle se voulait austère, mais pas invivable : trois jours par semaine, on «jeûnait» avec verdure et pain. Il y eut des murmures, et Guglielmo s’éloigna, laissant derrière lui la communauté avec un prieur.

En 1128, avec cinq compagnons, il alla s’établir sur une autre colline, Monte Cognato, puis, non loin d’Avellino, il construisit avec eux l’illustre monastère San Salvatore à Goleto, un monastère double, pour hommes et femmes.

Guglielmo dut sortir de sa retraite, quand le roi de Naples l’appela pour écouter ses conseils. Sa franchise à la cour lui valut de tels ennemis qu’on chercha à le corrompre par une courtisane ; quand elle s’approcha de lui, il lui proposa d’aller avec elle s’étendre sur un lit… de charbons rouges, dans la cheminée. Tandis que la belle dame restait figée d’horreur, Guglielmo s’étendit sur les charbons, puis se releva, sans avoir subi la moindre atteinte des braises ; la courtisane se convertit et prit le voile.

Le roi de Naples protégea les fondations de Guglielmo.

Celui-ci s’éteignit au monastère de Goleto le 25 juin 1142. Bientôt considéré comme saint, Guglielmo fut en maints endroits honoré d’un culte que Pie VII étendit à toute l’Eglise en 1785. Il fut déclaré patron céleste de la région Irpinia par le pape Pie XII.

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 23:00

Juan d’Espagne

1123-1160

 

Juan naquit vers 1123, d’après un document ancien à «Almanceps», qu’on a hypothétiquement traduit par Salamanque (Espagne).

Il vint jeune en France, pour étudier. Un riche bourgeois le prit comme pensionnaire, en Arles, et l’eût fait son héritier si le jeune homme n’était parti pour se faire le disciple d’un ermite.

Après trente mois d’épreuve, il frappa à la porte de la chartreuse de Montrieux, alors au diocèse de Toulon, où il fut six ans sacristain, puis fut élu prieur.

Ce fut un restaurateur et un constructeur, zélé aussi pour la science : il aimait copier de sa main les manuscrits et aussi les corriger, ce qui était une tâche délicate et périlleuse.

Passé à la Grande Chartreuse (fondée par saint Bruno, v. 6 octobre), le prieur Anthelme (v. 26 juin) le prit en haute estime et lui donna à présider la nouvelle fondation près du lac de Genève. Arrivant sur l’endroit, Juan se serait écrié : C’est ici mon reposoir !

Ce Reposoir remontait à 1147, quand Aymon de Faucigny avait donné ce terrain à des moines, mais le projet était resté en suspens. De retour de la Croisade, Aymon signa une donation en bonne et due forme, le 22 janvier 1151, et Juan se mit hardiment au travail. Il avait vingt-huit ans.

Juan fut chargé aussi par Anthelme de rédiger des constitutions pour des Religieuses de la Chartreuse.

Après neuf ans de gouvernement, Juan mourut au Reposoir, le 25 (ou le 11 ?) juin 1160. Le Martyrologe le commémore le 25 juin.

Il fut enterré, sur sa demande, entre deux bergers tués par une avalanche, à qui il avait rendu les honneurs funèbres. 

Juan a été béatifié en 1864.

La Chartreuse du Reposoir, classée monument historique, est maintenant un monastère de Carmélites.

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 23:00

Tostig-Bartholomew de Farne

† 1193

 

Tostig naquit à Whitby (Yorkshire, Angleterre N) au début du 12e siècle, de parents scandinaves.

A l’école, ses petits camarades eurent vite fait d’ironiser sur son nom (Tostig évoquant immanquablement le toast anglais), de sorte que le garçon assuma un prénom bien anglais (et plus chrétien) : William.

Il eut bientôt des visions du Christ, de Marie et des Apôtres Pierre, Paul et Jean. Il gagna alors la Norvège, où il fut ordonné diacre et prêtre. Comme certains prêtres vivaient en concubinage, il arriva qu’on lui fit une proposition de mariage : William quitta la Norvège et retourna en Angleterre.

Il fut trois ans curé, puis il demanda à entrer au monastère de Durham, où il prit le nom de Bartholomew.

Une nouvelle vision, de saint Cuthbert cette fois-ci, (v. 20 mars) l’appela à l’île de Farne. Avec la permission de son Supérieur, il s’y installa donc, non loin d’un certain Aelwin, qui ne le supportait guère… et qui partit.

A venir le rejoindre, ce fut le tour du prieur de Durham, Thomas, qui avait dû quitter le monastère à la suite d’un différend avec l’évêque. Là encore, l’entente ne fut pas immédiate, mais la sainteté de Bartholomew l’emporta et les deux ermites vécurent pendant cinq années, dans la louange et l’ascèse quotidiennes.

Bartholomew assista fraternellement Thomas à sa mort. Il continua sa vie solitaire, vivant du lait de sa vache et du blé de son champ. On vint le voir et, tel Jean-Baptiste, il conseillait aux puissants d’adoucir leurs exigences (cf. Lc 3:10-14).

L’ermite demeura, dit-on, plus de quarante ans sur cette île. Devenu très âgé, il fut assisté par les moines proches de Lindisfarne.

Bartholomew mourut le 25 juin 1193 (même si l’on a proposé bien d’autres dates) ; les miracles accomplis sur sa tombe le firent vénérer comme Saint, mais il ne se trouve pas mentionné au Martyrologe.

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 23:00

Jean, berger à Monchy-le-Preux

14-15e siècles

 

Il y a au sud d’Arras une colline où se sont illustrés de vaillants soldats, déjà au 17e siècle, mais surtout lors de la Première guerre mondiale.  C’est à Monchy-le-Preux (Pas-de-Calais).

Sur les pans de cette colline vécut, d’après une tradition tenace et vivante, un pieux berger nommé Jean, à la fin du 14e et au début du 15e siècles.

Il y aurait multiplié les miracles, guérissant les aveugles, les muets, les victimes de hernie et les malades mentaux (ou, parfois, possédés). Une fontaine donnait une eau bonne pour les yeux.

La Tradition a canonisé ce thaumaturge et un pèlerinage drainait des foules. Longtemps, on a vénéré un reliquaire contenant le crâne de Jean, mais qui fut détruit à la guerre.

Le village, qui disparut sous les bombardements, fut reconstruit et la chapelle rebâtie et restaurée récemment.

Saint Jean, le Berger, ne se trouve pas dans l’actuel Martyrologe, mais il demeure présent dans l’esprit des habitants, qui le vénèrent le 24 juin, comme saint Jean-Baptiste.

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 23:00

Raingarde de Semur

1075-1134

 

Raingarde de Semur serait née vers 1075 et fut la jeune épouse de Hugues-Maurice III de Montboissier, dont les ruines du château existent encore en Auvergne, au canton de Cunlhat.

Ces époux chrétiens eurent huit enfants : Hugues IV de Montboissier le Décousu, dont les deux filles rejoignirent leur grand-mère au monastère de Marcigny ; Pierre, dit le Vénérable, abbé à Cluny ; Jourdan, abbé à La Chaise-Dieu ; Ponce, abbé à Vézelay ; Armand, abbé à Manglieu ; Eustache 1er, qui perpétua la famille ; Héracle, archevêque de Lyon ; Othon, qui mourut jeune.

Raingarde fut une épouse et maîtresse de maison de toutes vertus ; elle accueillait volontiers les Religieux de passage, comme saint Robert d’Arbrissel (v. 25 février) ; mais elle aspirait surtout à une plus grande union avec Dieu et, à la mort de son cher époux au retour de Terre Sainte, faisant mentir tous les projets de ses proches, elle rejoignit le monastère bénédictin de Marcigny.

Là, elle se fit une joie d’être toute soumise aux révérendes Sœurs, rendant volontiers service à chacune, avec un tel empressement qu’on la nomma cellérière (économe). 

Le monastère alors était très prospère et abritait plusieurs dizaines de moniales. Raingarde sut administrer les nécessités matérielles pour qu’aucune ne manquât du nécessaire ; elle devinait les besoins et les goûts de chacune. Elle qui était habituée à être servie chez elle, apprit la cuisine et prépara d’elle-même ce qu’il fallait ; son fils Pierre écrivit : Elle donnait à l’une du rôti, à l’autre du bouilli, à l’une des choses salées, à l’autre de douces. Bien sûr, sa sollicitude allait joyeusement auprès des malades et, après le monastère, aux pauvres qui frappaient, et tout cela sans jamais perdre la paix intérieure. On dit d’elle qu’elle était à la fois Marthe et Marie.

Elle eut la grande joie de compter parmi les Religieuses du monastère ses deux petites-filles, Poncie et Marguerite.

Austère pour elle-même, empressée pour les autres, elle tomba malade et comprit que Dieu l’appelait.

Raingarde mourut très saintement le 24 juin 1135. Considérée par les Bénédictins comme Bienheureuse, elle ne se trouve cependant pas dans le Martyrologe Romain.

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 09:42

Michelina Metelli

1300-1356

 

MIchelina naquit en 1300 ; on lui fit épouser en 1312 un héritier de la grande famille Malatesta.

De leurs huit années de vie conjugale, naquit un fils unique. Mais en 1320, moururent son mari, et peu après aussi, son fils.

L’épreuve était douloureuse, mais Michelina fut fraternellement guidée et encouragée par une sainte femme nommée Soriana, qui l’aida à retrouver la foi et la confiance en Dieu ; après avoir vu en vision son mari au ciel, elle embrassa le Tiers Ordre franciscain.

Pour l’amour du Christ, elle distribua ses richesses et adopta un style de vie austère, dans la pénitence et la prière. La famille la crut folle et l’enferma pendant quelque temps.

Une fois délivrée, elle alla en pèlerinage aux Lieux Saints, pour prier là où Jésus avait souffert la Passion. Notre Seigneur, de la croix, lui parla plusieurs fois. Il est probable aussi qu’elle ait alors reçu les stigmates de la Passion. Au retour, dit-on, elle calma une dangereuse tempête par sa prière.

Elle s’occupa de lépreux. En 1347, elle mit sur pied une confraternité, en collaboration avec le bienheureux Francesco Zanfredini (v. 5 août) ; cette Confraternité de la Très Sainte Vierge de l’Annonciation aurait pour but de soulager les pauvres, de s’occuper des malades et d’ensevelir les morts.

Michelina mourut à Pesaro le 19 juin 1356. Proclamée co-patronne de Pesaro, elle est mentionnée à ce jour dans le Martyrologe.

Son culte fut reconnu en 1737.

 

 

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 23:02

Walhère d’Onhaye

† 1199

 

Walhère (Walter, en wallon Vohy) vit le jour à Bouvignes et fut très tôt orphelin de sa mère.

Eduqué et instruit par les chanoines de Leffe, il manifesta sa vocation au sacerdoce et s’y prépara à l’abbaye bénédictine de Waulsort.

Ordonné prêtre, il restera dans le clergé diocésain, pour ne pas laisser seul son père.

En 1163, il était vicaire à Onhaye, et succéda au curé. Il eut alors comme vicaire Fauchon, que certains donnent comme son neveu. 

Vers 1190, il fut curé-doyen de Florennes.

Lors d’un de ces fréquents «frottements» entre clergé et moines de l’époque, il se rendit à Hastières pour y calmer les esprits ; parmi les contendants se retrouvait Fauchon, à qui Walhère jugea utile d’adresser quelques bons conseils pour amender sa conduite.

Sa mission accomplie, Walhère repartit à Florennes par barque, sur la Meuse. Il faisait nuit, le conducteur de la barque lui assena alors un violent coup de rame sur la tête, et jeta son corps dans la Meuse. On n’est pas bien sûr que l’assassin fût un prêtre ou le rameur, ou Fauchon lui-même, comme l’affirme le Martyrologe. Peut-être est-ce lui qui, ensuite, reconnut son crime, qu’il était le seul à connaître.

Le saint corps fut retrouvé le lendemain matin, 23 juin 1199.

Lorsqu’on voulut ramener le corps à Waulsort sur un charriot, les chevaux refusèrent d’avancer. On attela alors deux jeunes genisses, qui se dirigèrent d’elles-mêmes à Onhaye.

Walhère est invoqué, bien sûr, pour les maux de tête et aussi pour le bétail.

Malgré l’absence de documentation officielle sur la canonisation, le Martyrologe parle de saint Walhère, martyr, au 23 juin.

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 23:01

Pietro Giacomo de Pesaro

1445-1496

 

Pietro Giacomo naquit vers 1445 à Pesaro dans une famille qui pourrait être les Gaspari.

Très jeune il entra chez les pères Augustins de sa ville.

Après le noviciat et les études nécesaires, il fut ordonné prêtre, puis continua des études et fut chargé d’assister les plus jeunes dans les leurs.

En 1472, il est maître d’études à Pérouse ; en 1473, lecteur à Florence ; en 1482, maître en Théologie à Rimini et directeur des études.

Après ces années d’enseignement, il partit prêcher, obéissant joyeusement aux ordres des Supérieurs.

Il participa à deux chapitres généraux, à Pérouse en 1482, à Sienne en 1486.

Il recouvrit ensuite la charge de Prieur à Pergola et Corinaldo, et de Provincial à Bologne (1492), mais on lit quelquefois que le Pietro Giacomo de Pesaro qui recouvrit ces charges était un homonyme contemporain du nôtre. Cette hypothèse audacieuse ne fait toutefois pas l’unanimité.

Les années suivantes, il renonça à toute responsabilité pour s’immerger plus complètement dans la vie ascétique et contemplative, à l’ermitage de Valmanente, déjà rendu célèbre par la présence de s. Nicola de Tolentino (v. 10 septembre).

Pietro Giacomo mourut à Valmanente le 23 juin 1496 et son culte fut approuvé en 1848.

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 23:00

Thomas Garnet

1575-1608

 

Né vers 1575 à Southwark (Londres, Angleterre), il était le fils de Richard, qui avait un poste au Collège Balliol (Oxford), au moment où s’intensifia l’opposition envers les Catholiques, à partir de 1569 ; cet homme se signala pour sa constance à toute cette génération d’élèves qui allaient produire les Edmund Campion, Persons et autres «champions» du Catholicisme.

Thomas fréquenta l’école de Horsham, avant d’être domestique chez un des frères de Philipp Howards (v. 19 octobre), protestant.

Quand le Collège Anglais ouvrit à Saint-Omer (1592), Thomas y fut envoyé ; en 1595, on le jugea mûr pour le séminaire anglais de Valladolid, où il devait étudier la théologie.

Malheureusement, le bateau fut pris dans une violente tempête en Mer Manche, puis pris en chasse par la flotte royale anglaise. Thomas fut immédiatement arrêté, avec ses compagnons, et conduit à Londres. Là, l’archevêque (anglican) de Canterbury, constatant qu’ils s’encourageaient l’un l’autre, les confia chacun à autant d’autres évêques ou prélats protestants. Tous sauf un, persévérèrent dans leur foi et furent renvoyés dans leur collège d’origine outre-mer. Il semble que Thomas, pour sa part, fut confié à un certain Richard Edes, chez lequel il tomba malade. On le renvoya chez lui, avec l’engagement de retourner à une certaine date à la prison d’Oxford.

Ne voyant venir son gardien, il s’enfuit. Mais il s’éloigna en même temps de la maison de son père. Finalement, il arriva à… Saint-Omer, d’où on l’envoya à Valladolid., en 1596 En réalité, c’était la dixième fois qu’il partait pour cette destination !

Ordonné prêtre en 1599, il repartit en Angleterre où, écrivit-il, il se «promena d’un endroit à un autre» pour reconquérir des âmes à la Vérité.

En 1605, il y eut le complot Gunpowder, et Thomas, qui se cachait sous le nom de Thomas Rokewood, fut arrêté. D’abord en prison à Gatehouse puis à la Tour, on lui imposa les mauvais traitements d’usage, dans le but de lui faire «avouer» des accusations contre le père Garnet, son oncle, supérieur des Jésuites en Angleterre et qui l’avait récemment admis dans la Société.

Bien qu’on n’ait trouvé aucune preuve de quelque participation à quelque complot que ce fût, Thomas resta à la tour pendant sept mois, au terme desquels il fut poussé à bord d’un bateau, avec quarante-six autres prêtres, avec un édit royal daté du 10 juillet 1606, qui les enjoignait de partir pour les Flandres sans espoir de retour, sous peine de mort.

Thomas se rendit derechef à Saint-Omer, puis à Bruxelles pour rencontrer le supérieur local, le père Baldwin, avec lequel il se trouvait durant les péripéties de 1595, et qui l’envoya faire son noviciat à Louvain.

En septembre 1607, il fut envoyé à nouveau en Angleterre, mais fut arrêté six semaines après, par un prêtre apostat. On proposa à Thomas la liberté (et la vie) s’il voulait adhérer au serment d’allégeance, ce qu’il refusa opiniâtrement.

Il souffrit le martyre le 23 juin 1608 à Tyburn (Londres), après avoir affirmé qu’il était l’homme le plus heureux en vie ce jour-là.

Ses reliques, conservées à Saint-Omer, disparurent lors de la Révolution française.

Béatifié en 1929, il fut canonisé en 1970.

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

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