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11 août 2018 6 11 /08 /août /2018 18:00

Felipe Basauri Altube

1881-1936

 

Né le 16 mars 1881 à Bilbao, de Pedro et Juana qui le firent baptiser dès le lendemain, Felipe épousa Justina Ortiz Elorrio, qui eut deux filles : Isabel et Julia Adelaida. L’épouse de Felipe mourut et celui-ci s’installa au 31 rue Fernández de la Hoz à Madrid avec ses deux filles, menant une vie toute simple et profondément chrétienne, dans l’amour de Dieu et du prochain.

Il faisait partie de l’Association des Enfants de Marie, le tiers-ordre des Pères lazaristes et des Filles de la Charité, qui géraient un grand sanctuaire marial à Madrid. Des laïques comme Felipe étaient évidemment poursuivis par les révolutionnaires marxistes, lors de la guerre civile.

Le 10 août 1936, le boulanger d’en-face de l’appartement de Felipe, l’avertit par téléphone qu’il avait entendu des gens parler d’un réactionnaire habitant au n° 31. Felipe remercia pour l’information, mais jugeant qu’il n’avait rien à se reprocher, il pensa qu’il n’avait rien à craindre. Quelques heures plus tard, des miliciens vinrent l’enlever et le conduisirent à la tchéka toute proche, installée dans le couvent des Servantes du Sacré-Cœur.

Plusieurs autres membres laïcs se trouvaient là aussi. Ils furent emmenés au Cuartel de la Montaña, où ils furent fusillés.

La date reste très imprécise : on a supposé que le martyre de Felipe eut lieu le 12 août 1936, deux jours après son arrestation, comme cela arrivait généralement. D’ailleurs, Felipe n’a plus été revu ensuite. On a parlé aussi du 18 août et du 23 octobre, cette dernière date étant celle du martyre de deux prêtres et cinq frères lazaristes (v. José María Fernández Sánchez).

Béatifié en 2017, Felipe Basauri Altube risque d’être mentionné dans le Martyrologe Romain au 23 octobre, mais la date du 12 août, choisie ici, conviendrait mieux.

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10 août 2018 5 10 /08 /août /2018 21:14

Estanislao Páramo Marcos

1885-1936

 

Né le 7 mai 1885 à Pedrosa del Rio Urbel (Burgos), Estanislao était le fils d’Isidoro et Lucía, qui le firent baptiser le jour-même.

Entré dans la Congrégation des Pères Lazaristes (Vincentiens) en 1911, il eut pour maître des novices le p. Agapito Alcalde Garrido, futur martyr de la même persécution ; il y fit la profession comme Frère convers en 1914.

Les localités de sa mission furent Villafranca del Bierzo (1915), Limpias (1921),  Murguía (1930), Alcorisa (1933), finalement Madrid, dans la maison de García de Paredes. Sa bonté était légendaire, et communicative.

Le 23 juillet au soir, les miliciens attaquèrent au plein sens du mot la maison des Religieux, qui se réfugièrent dans la chapelle. Le 24 au soir, les miliciens pénétrèrent par les trois entrées simultanément. Ils tirèrent les Religieux de leurs chambres et les soumirent à interrogatoires et menaces. Le 25 au matin, les Religieux tentèrent la dispersion : le frère Estanislao et deux autres trouvèrent à se réfugier chez un cousin, d’où les miliciens les firent sortir le 7 août suivant ; ils les assassinèrent près de l’abattoir de Madrid, le 11 août 1936 (cette date semble plus exacte que celle du 28 juillet).

Béatifié en 2017, le bienheureux Estanislao Páramo Marcos sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 11 août.

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6 août 2018 1 06 /08 /août /2018 21:49

Josep Arner Margalef
1892-1936

Né le 3 septembre 1892 à Alcolea de Cinca (Huesca) et baptisé le 6 septembre suivant, Josep était le quatrième des huit enfants d’Antonio et Josefa. Son père était un simple ouvrier.

Josep entra au postulat des Pères Clarétains de Barbastro en 1903, où il fit ses Humanités avec les meilleures récompenses et les meilleurs éloges possibles ; en latin, on lui décerna du Meritissimus Maior.

Il commença ensuite le noviciat à Cervera en 1907 et fit la profession en 1908, puis la philosophie ; il éprouva des difficultés à suivre tous les cours à cause d’une maladie des yeux ; il reçut les Ordres mineurs, puis acheva la théologie à Alagón, reçut le Sous-diaconat et le Diaconat, et fut ordonné prêtre en 1916.

Après une année à Aranda de Duero, il fut nommé professeur à Cervera pour remplacer un Confrère malade, puis fut envoyé à Alagón comme sous-préfet et prédicateur, à Barbastro jusqu’en 1925, a Requena, de nouveau à Alagón comme supérieur (1928-1931), puis préfet à Cervera, enfin maître des novices à Vic en 1934.

Au soir du 20 juillet, lui et le p.Casto Navarro sortirent avec les trente-et-un novices, tous avec leur habit religieux. Ils passèrent la nuit dans un mas chez des amis.

Le 21, ils durent partir et furent errants sans toit, par tous les temps. Le Père fit demander au Supérieur l’autorisation de passer en France avec les novices, mais ce dernier préféra répondre par la négative. 

Le 28 juillet, deux dames vinrent apporter des sauf-conduits pour les novices, qu’elles avaient obtenus du Comité ; elles avertirent le p.Josep de ne pas voyager en compagnie des novices, car sa vie était en danger, mais Josep rétorqua que sa place était de rester avec eux. L’autobus fut arrêté et inspecté en cours de route et l’on découvrit ainsi l’identité du Père. Suivi par un milicien a moto, l’autobus continua jusqu’au Comité, où se trouvaient déjà des Religieuses.

Entra un «chef», criant et gesticulant, qui demanda qui était le responsable de ces jeunes. Le p.Josep se présenta. On libéra les novices, mais on arrêta le p.Josep, qui fut frappé à coups de poings, insulté, et conduit au Comité, où il retrouva l’autre père clarétain, Casto Navarro. A onze heures du soir, on les emmena en prison.

Le matin suivant, 29 juillet, le p.Josep passa à son collègue son petit déjeuner et sa serviette de toilette. Il restait très silencieux, solitaire, méditatif. Il mangeait peu, et d’ailleurs vomissait ce qu’il mangeait.

Les miliciens qui apportaient la nourriture quotidienne ne se privaient pas de leur dire : Si on savait que vous étiez des curés, on vous fusillerait sur place.

Le 7 août au soir, ils appelèrent les deux prêtres, Josep et Casto, et allèrent les fusiller. On retrouva leurs cadavres dans une carrière de Vic, à San Sadurní de Osormort.

Martyrisé le 7 août 1936, béatifié en 2017, Josep Arner Margalef sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 7 août.

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6 août 2018 1 06 /08 /août /2018 21:48

Casto Navarro Martínez
1905-1936

Né le 1.juillet 1905 à Guadalaviar (Teruel), baptisé le 6 suivant et confirmé en 1914, Casto était le troisième des neuf enfants - six garçons et trois filles - de Juan et Ángela. Juan était meunier.

A treize ans, Casto entra au Petit séminaire de Teruel. Il reçut tous les Ordres et fut ordonné prêtre en 1928, peu avant ses vingt-trois ans, ce qui était exceptionnel.

Il fut vicaire à Terriente (1928), puis Aguatón (1929), Vallecillo (1931) et Griegos (1932). Pour l’aider à la cure, il avait sa propre sœur, Bibiana.

Après mûre réflexion, malgré l’opposition de ses parents, mais avec les encouragements de l’évêque, il entra chez les Clarétains en 1935. Il fit son noviciat sous la direction du p. José Arner.

On le nomma maître des novices en second, à Vic ; dans son cœur, il espérait être envoyé hors de la Catalogne, pour ne pas avoir à prêcher en catalan…

C’est lui que le p.Arner envoya demander au Supérieur de Vic son avis pour passer en France avec les novices ; le Supérieur n’était pas de cet avis - et de toutes façons, le p.Casto ne put apporter la réponse au p. Arner. En effet, on l’arrêta en chemin et on le soumit à un interrogatoire en règle. Quand on lui demanda ses armes, il montra son chapelet et le scapulaire : on les lui piétina sous les yeux. Puis on l’envoya en prison, et c’est là qu’il retrouva le p.Arner.

Dans sa cellule de prison, il faisait toutes ses dévotions à genoux contre le mur. Au début, il restait plutôt optimiste : Les Rouges ne nous demandent que des sous, et comme nous n’en avons pas, ils vont nous libérer. Mais il comprit bien vite ce qui l’attendait. On l’a vu en parlant du p. Arner (voir cette notice).

Martyrisé le 7 août 1936, béatifié en 2017, Casto Navarro Martínez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 7 août.

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3 août 2018 5 03 /08 /août /2018 19:47

Luis Quintas Durán

1918-1936

 

Né le 24 avril 1918 à Almería, Luis était le troisième des huit enfants d’une famille très chrétienne ; son frère aîné, José, fut prêtre et martyr également (v. 22 mai) ; son jeune frère était Mario, sa sœur Julia. Ils considéraient leur frère le plus intelligent de tous.

Luis devait avoir à peine son baccalauréat, mais il avait aussi appris à être charitable envers les pauvres et fidèle à Dieu en toutes choses ; il faisait partie des Adorateurs nocturnes, de l’association S.Louis de Gonzague, des Conférences s.Vincent de Paul.

C’était une victime de choix pour les révolutionnaires. Dès le début de la guerre civile, il fut arrêté avec ses deux frères. Ligoté dans sa cellule, c’est lui qui remontait le courage de ses parents.

Les révolutionnaires s’en prenaient beaucoup à lui, qui était si jeune ; ils se moquaient de lui et le menaçaient continuellement. Un jour qu’il était en train de boire avec son verre, ils lui tirèrent une balle dans la tête. Il avait dix-huit ans.

Le jeune bourreau et ses compères sortirent alors dans la rue et ils l’acclamèrent pour sa «victoire».

Puis ils vinrent dans la prison et obligèrent le jeune frère de Luis, Mario, qui avait alors quatorze ans, de reconnaître le cadavre de son frère et d’aller l’ensevelir. Mario obéit courageusement. Au moment de la sépulture, il fit un signe de croix sur le Défunt : ils reçut à son tour une avalanche de coups et d’insultes.

La famille refusa constamment de dénoncer celui qui avait assassiné leur fils ; mieux, le bourreau lui-même rencontra le même Mario, une vingtaine d’années plus tard, pour lui demander pardon.

Martyrisé le 4 août 1936 et béatifié comme son frère José en 2017, Luis Quintas Durán sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 4 août.

 

 

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31 juillet 2018 2 31 /07 /juillet /2018 18:11

Vicente Montserrat Millán
1904-1936

Né le 6 janvier 1904 à Lorca (Murcia), il fut baptisé quatre jours plus tard. Il avait une sœur, Antonia.

En 1914, il entra au Petit séminaire de Murcia, mais passa à celui d’Almería lorsque son père transféra son négoce dans cette ville.

Il fut ordonné prêtre en 1928. En action de grâces pour cette ordination, la mère du jeune prêtre offrit à l’église de Lorca un beau retable pour l’autel de saint Vincent, le saint patron de son fils (sur s.Vincent, v. 22 janvier).

D’abord vicaire à Cantoria, Vicente fut chapelain à Villanueva de Sigena.

Sentant gronder la révolution et la persécution en 1936, il demanda à un Confrère de lui administrer le Sacrement des Malades.

Il se savait menacé. En effet, on l’arrêta au matin du 1. août après la célébration de la Messe, et on l’emmena à La Almolda, où on le fusilla à quatre heures de l’après-midi.

Les restes du Martyr reposent maintenant aux pieds de la statue de s.Vincent, au-dessus du retable d’autel que Madame Montserrat avait offert en 1928.

Martyrisé le 1. août 1936 et béatifié en 2017, le bienheureux Vicente Montserrat Millán sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 1.août.

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31 juillet 2018 2 31 /07 /juillet /2018 12:54

Agapito Alcalde Garrido
1867-1936

Né le 24 mars 1867 à Rubena (Burgos) de Ruperto et Juana, il fut baptisé le lendemain.

Entré dans la Congrégation de S.Vincent de Paul (Vincentiens) en 1884, il fut ordonné prêtre en 1892.

Sa première destination fut les Philippines, où il enseigna dans les séminaires de Jaro et Cebú ; il connut la guerre civile qui aboutit à l’indépendance des îles.

De retour en Espagne, il fut aux Canaries ; en 1931, il connut en Andalousie les soubresauts anticléricaux de la République ; à Madrid, il fut maître des novices, dont plusieurs conquirent comme lui la palme du martyre.

Son dernier poste fut l’aumônerie des Filles de la Charité près de Valencia, une maison qui abritait plus de cent Religieuses âgées et malades.

Le dimanche 26 juillet 1936, lui et son Confrère Ráfael, furent arrêtés ; une Religieuse eut à peine le temps de mettre en sûreté le Saint-Sacrement, que les révolutionnaires allumèrent un grand feu pour y détruire tout ce qu’ils trouvèrent comme crucifix et images saintes.

On emmena les deux Religieux sur la place du Puig, où la foule réclamait leur mort, comme la foule devant Ponce Pilate.

Le lundi 27, on les mit en prison à Mislata. Leur calme et leur prière «contaminèrent» les autres prisonniers qui, de quelques dizaines atteignirent le millier ; tous priaient le chapelet.

Le 31 juillet 1936, on les fit «sortir» de prison, mais on les surveillait ; comme le p.Agapito ne trouvait aucune maison religieuse parce que les miliciens les avaient toutes réquisitionnées, il se dirigea vers la gare du Nord, où il fut assassiné. L’autre père, Ráfael, fut assassiné le 11 septembre.

Béatifié en 2017, Agapito Alcalde Garrido sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 31 juillet.

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31 juillet 2018 2 31 /07 /juillet /2018 12:53

Adolfo de Esteban Rada
1912-1936

Né le 28 septembre 1912 à Berbinzana (Navarre), il était le fils de Quintín et Faustina, qui le firent baptiser le lendemain et confirmer l’année suivante ; on connaît aussi la date de sa Première communion : 1921. Il avait (au moins) deux frères.

En 1923, il commença ses Humanités à Alagón, qu’il poursuivit en 1925 à Cervera ; en 1927 il partit faire le noviciat à Vic, et y reçut l’habit le 30 septembre, deux jours après ses quinze ans ; après la profession en 1928, il partit étudier la philosophie à Solsona. En 1931, vêtu en paysan comme ses confrères, il voyagea à Cervera pour y préparer la théologie. En 1935, il avait achevé ces études, mais le service militaire retarda les ordinations. Il fut envoyé à Barcelone, comme professeur, en août 1935.

Il avait un bon talent musical. Dans son zèle pour le salut des âmes, il réussit à convaincre ses deux frères d’abandonner les idées socialistes et de cesser de critiquer l’Eglise ; ils redevinrent de bons catholiques pratiquants.

Dès le 19 juillet 1936, Adolfo dut abandonner la maison et se réfugier chez un autre Confrère. Il aurait pu y rester tranquillement, mais il fut dénoncé : les miliciens vinrent contrôler le 31 juillet. Avant d’être embarqué, il laissa sa montre à la maîtresse de maison, la priant de la faire parvenir à son père ; puis les miliciens l’emmenèrent à la maison des Clarétains pour se faire indiquer les passages sacrets (qui n’existaient pas) ; en passant, Adolfo fut salué par un enfant qui l’appela Padre !

Adolfo fut exécuté non loin de l’hôpital San Pablo de Barcelone.

Martyrisé le 31 juillet 1936 et béatifié en 2017 Adolfo de Esteban Rada sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 31 juillet.

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31 juillet 2018 2 31 /07 /juillet /2018 07:15

Bernard Casey
1870-1957

Bernard Francis naquit le 25 novembre 1870 à Oak Grove (Wisconsin, USA), sixième des seize enfants de Bernard James et Ellen Elizabeth, qui étaient d’origine irlandaise. Ils firent baptiser leur fils le 18 décembre suivant.

A huit ans, il eut la diphthérie, qui lui laissa des séquelles permanentes dans la voix et sa configuration physique. Deux de ses frères et sœurs moururent de cette maladie la même année.

Toujours en 1878, la famille déménagea à Hudson et Bernard commença l’école Saint Mary ; quatre ans plus tard, on déménagea encore à Burkhardt. 

A partir de 1887, Bernard alla en quête de travail dans le Minnesota ; il fut bûcheron, infirmier dans un hôpital, gardien de prison, chauffeur de taxi.

Il conçut le désir de se marier, mais la jeune fille fut brusquement envoyée dans un pensionnat. 

Un grave accident dont il fut témoin pendant son dernier job, fit jaillir en lui la vocation sacerdotale : il aperçut un marin ivre en train de battre à mort une femme.

En 1891, il demanda son admission au séminaire tenu par les Franciscains dans le diocèse de Milwaukee ; mais les cours se faisaient en latin ou en allemand ! Il fut orienté vers les ordres monastiques, où il aurait pu être ordonné et célébrer la Messe, sans avoir à prêcher ni à confesser. 

Il réfléchit et, pendant qu’il priait, entendit une voix qui lui disait : Va à Detroit ! Bernard fit le voyage : plus de six cents kilomètres ! et il n’avait jamais vu Detroit ! Il y trouva un couvent de pères Capucins et y fut admis, en janvier 1897.

Il y prit le nom religieux de Francis Solano, en référence à s.Francisco Solano (v. 14 juillet) : tant Francisco que Bernard aimaient le violon ! Il fit la profession en 1898 et fut ordonné prêtre en 1904. Il avait trente-quatre ans.

Tout d’abord, il fut envoyé dans des communautés de New York : Yonkers, la City, Penn Station, Harlem. On sentait que sa parole était «inspirée». Puis en 1924, il fut envoyé à Detroit, où il fut portier jusqu’en 1945. Chaque mercredi, il recevait des malades et c’est ainsi qu’on remarqua quelle tendre compassion il démontrait pour ceux-ci, mais aussi les résultats qui en découlaient : les malades étaient soulagés, voire guéris.

Une nuit, un père frappé d’insomnie alla prier à la chapelle : il y vit Francis Solano à genoux devant l’autel, immobile, comme en extase et ne s’apercevant de rien autour de lui.

Francis aimait bien son violon ; durant les récréations, il jouait et chantonnait à ses Confrères des chansons irlandaises, mais sa voix était si éraillée (comme on l’a dit plus haut), que certains ne pouvaient s’empêcher de toussoter pendant qu’il chantait, de sorte que Francis, sans se fâcher, allait humblement à la chapelle chantonner et jouer pour un public invisible et plus bienveillant.

Le père Francis n’était pas un faux mystique, il participait volontiers aussi aux parties de volley ou de tennis avec des Confrères, ou les accompagnait au jogging.

Mais à partir de 1946 sa santé déclina beaucoup. Les dix dernières années de sa vie furent marquées par un eczema qui lui dévorait tout le corps ; il fut envoyé dans un autre couvent à Huntington pour y être soigné, jusqu’à ce qu’on fût obligé de l’hospitaliser à Detroit en 1956. L’année suivante, nouvelle hospitalisation d’urgence pour un empoisonnement, après quoi on nota qu’il marchait beaucoup plus lentement, et qu’il souffrait davantage de la peau ; admis encore une fois à l’hôpital, on lui diagnostiqua un érysipèle, incurable à l’époque, et on envisagea l’amputation.

Le père Francis mourut le 31 juillet 1957, après avoir dit Je rends mon âme à Jésus Christ.

Un grand nombre de guérisons, avenues tant de son vivant qu’après sa mort, furent reconnues. Le miracle reconnu pour la béatification du père Francis, fut la guérison totale et inexplicable d’une malade atteinte d’ichtyose, une maladie génétique incurable (2012).

Le père Francis Solano, dans le monde Bernard Casey, fut béatifié en 2017 et sera commémoré le 31 juillet dans le Martyrologe Romain.

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28 juillet 2018 6 28 /07 /juillet /2018 11:02

Cándid Casals Sunyer
1897-1936

Né le 22 août 1897 à La Nou (Barcelone), il était le benjamin des quatre enfants de Ramón et María, qui le firent baptiser le lendemain et confirmer en 1899.

Il fut très tôt attiré par le service de Dieu et entra chez les Clarétains. 

Il fit ses Humanités à Vic, où le préfet des études était le p.Gumersindo Valtierra (v. 26 juillet) ; ses résultats furent très remarquables ; il avait achevé ce cycle d’études en 1911, à quatorze ans, de sorte qu’il lui manquait deux mois pour recevoir l’habit et commencer le noviciat à quinze ans : il reçut l’habit début septembre et fit le noviciat à Cervera.

Au noviciat, le maître des novices lui confia le soin de diriger les méditations.

Entre 1915 et 1919, il acheva la philosophie à Cervera et la théologie à Alagón, et reçut les Ordres ; il fut ordonné prêtre en 1920.

Il commença son activité de prédicateur à Aranda de Duero, puis Cervera et Vic en 1924 ; il avait un grand talent pour la prédication, grâce à sa voix forte et à son style orateur, et il fut demandé pour diverses missions populaires ainsi que pour enseigner les jeunes clercs.

En 1928, il fut nommé supérieur de la Selva del Campo, en 1931 consulteur à Lleida, en 1934 supérieur de la maison Gracia de Barcelone : l’étonnement général que provoqua cette nomination, le conduisit à présenter plusieurs fois sa démission, mais il dut vraiment accepter par obéissance ; c’était sa première croix, il allait en recevoir une autre encore : le martyre.

Le 19 juillet 1936, il fit partir tous les Religieux de la maison dans des familles proches et la quitta en dernier, le soir, échappant de justesse aux balles qui sifflaient autour de lui.
 
Le lendemain, il voulait revenir à la maison, où se trouvaient encore des Religieux malades, mais on l’en dissuada et on lui conseilla de changer d’habitation. Il quittait l’immeuble par l’escalier, quand des miliciens y montèrent par l’ascenseur ! Il se serait peut-être renseigné alors auprès du consulat français pour gagner la France, mais dut y renoncer et se réfugier le 25 chez un cousin. Le 27, il alla rendre visite à d’autres parents et c’est là que les miliciens l’arrêtèrent.

Apprenant qu’il était supérieur, ils le frappèrent d’autant plus violemment, au milieu d’insultes et de blasphèmes. Puis, avec trois autres Religieux, on les fit monter dans un camion, à coups de poings et de pieds, en direction de la «tchéka», où ils furent horriblement torturés.

On ne sait où ils furent ensuite conduits et fusillés. On retrouva les cadavres au matin du 28 : le p. Cándid portait des traces de balles aux tempes.

Officiellement, on dit que le p.Cándid mourut le 29 juillet 1936 à Barcelone.

Béatifié en 2017, le bienheureux Cándid Casals Sunyer devrait être mentionné dans le Martyrologe Romain au 28 juillet.

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