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29 août 2018 3 29 /08 /août /2018 21:58

Santiago Mesa Leyva

1875-1936

 

Né le 13 février 1875 à Guadix (Grenade), de parents cordonniers, il fut baptisé neuf jours plus tard.

Après le séminaire, il fut ordonné prêtre en 1900.

Les paroisses qu’il desservit pastoralement furent Peza, Venta Quemada (1906), puis il passa à la cathédrale de Guadix (1914), où il se trouvait toujours en 1936.

Le 25 juillet 1936, il tint absolument à célébrer la Messe en l’honneur de son saint Patron, saint Jacques. Il fut arrêté juste après.

Don Santiago retrouva en prison les évêques Diego Ventaja et Manuel Medina Olmos (v. leurs notices).

Il est un des nombreux martyrs - parmis lesquels les deux évêques - de Barranco del Chisme (Enix), dont une quinzaine furent exécutés le 30 août 1936 ; béatifié en 2017, don Santiago sera mentionné avec eux dans le Martyrologe Romain au 30 août.

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29 août 2018 3 29 /08 /août /2018 21:57

Torcuato Pérez López

1881-1936

 

Né le 4 juin 1881 à Guadix (Grenade), il fut baptisé dans la paroisse Sainte-Anne, deux jours plus tard.

Après avoir fréquenté le séminaire, il fut ordonné prêtre en 1904.

Après plusieurs missions en paroisse, il fut nommé en 1908 Sacristain principal de la cathédrale de Guadix, à laquelle il consacra son petit héritage familial. La propreté et l’éclat du sanctuaire étaient son souci majeur. Au moment de la révolution de 1936, il tenait à dormir aux portes de la cathédrale pour être là au cas où le feu prendrait quelque part, car les révolutionnaires, déchaînés, incendiaient les églises, les chapelles, les monastères, les écoles, tout ce qu’ils trouvaient de «religieux».

Le 27 juillet 1936, il fut arrêté. On prétendait lui extorquer les «trésors» de la cathédrale. On lui fit souffrir mille mauvais traitements et on l’envoya à Almería. Il partagea ensuite le sort des deux évêques Diego Ventaja et Manuel Medina Olmos (v. leurs notices) avec beaucoup d’autres prêtres.

Don Torcuato est un des nombreux martyrs - parmis lesquels les deux évêques - de Barranco del Chisme (Enix), dont une quinzaine furent exécutés le 30 août 1936 ; béatifié en 2017, don Torcuato sera mentionné avec eux dans le Martyrologe Romain au 30 août.

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29 août 2018 3 29 /08 /août /2018 21:56

Juan Manuel Felices Pardo

1893-1936

 

Né le 28 juin 1893  à Almería, il fréquenta le séminaire de cette même ville.

Ordonné prêtre en 1916, il célébra sa première messe à l’hospice psychiatrique. Il fut envoyé à Gérgal, puis à Cuevas de los Medinas (1920) ; il fut curé de la paroisse Saint-Joseph d’Almería en 1928, où vivaient beaucoup de gitans et de pêcheurs, qu’il aidait autant qu’il le pouvait.

Bravant la persécution religieuse de l’été 1936, il continua de célébrer la Sainte Messe. La dernière fois, il la célébrait aux Molinos - on ne nous dit pas précisément quel jour, quand il fut arrêté et jeté en prison.

Il partagea ensuite le sort des deux évêques Diego Ventaja et Manuel Medina Olmos (v. leurs notices) avec beaucoup d’autres prêtres.

Don Juan Manuel est un des nombreux martyrs - parmis lesquels les deux évêques - de Barranco del Chisme (Enix), dont une quinzaine furent exécutés le 30 août 1936 ; béatifié en 2017, don Juan Manuel sera mentionné avec eux dans le Martyrologe Romain au 30 août.

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29 août 2018 3 29 /08 /août /2018 18:49

Pedro Antonio Almécija Morales

1903-1936

 

Né le 29 septembre 1903  à Alsodux (Almería), il prépara d’abord un diplôme de Maître d’école, puis entra au séminaire d’Almería à dix-sept ans.

Ordonné prêtre en 1929, il fut nommé à Tabernas, Cherchos, Benitorafe, Alcudía et Benitagla.

Outre son devoir pastoral, il mettait aussi à profit ses aptitudes de maître d’école. Ses petits écoliers étaient si pauvres, qu’il venait souvent à Almería pour trouver des subsides financiers pour les aider.

Au moment de la persécution religieuse de l’été 1936, on le menaça d’utiliser sa tête pour en faire une balle de pelote basque. Il se réfugia quelque temps à Almería chez un cousin, Gregorio Morales, qui d’ailleurs allait être compagnon de martyre le 31 août suivant.

Le 23 août, il fut arrêté, maltraité et conduit au Comité. On le mit en prison, dans la maison des Adoratrices réquisitionnée pour l’occasion, puis on le conduisit sur les bateaux Capitán Segarra et Astoy Mendi et, le 30 août, on l’emmena avec trente autres au Pozo de la Lagarta (Tabernas), où ils furent tous martyrisés.

Il avait trente-trois ans.

Martyrisé le 30 août 1936 et béatifié en 2017, Pedro Antonio Almécija Morales sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 30 août.

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29 août 2018 3 29 /08 /août /2018 15:14

Domingo Campoy Calvano

1903-1936

 

Domingo naquit le 17 mars 1903  à Almería dans une humble famille de chaudronniers, où il apprit à vénérer  avec grande dévotion Notre-Dame du Carmel.

Il étudia chez les Filles de la Charité, puis entra au séminaire d’Almería.

Ordonné prêtre en 1925, il fut d’abord chantre à la cathédrale, organiste, professeur au Collège, vicaire à la paroisse Saint-Jacques. En 1931, il fut nommé à sa paroisse natale de Saint-Sébastien. L’atmosphère était déjà à la haine antireligieuse, et don Domingo fut arrêté quatre fois ; tous les matins il retrouvait écrit sur son mur : Ici, il y a un curé. Il faut l’abattre. Chaque fois, il effaçait vite la phrase, avant que la famille s’en aperçût.

Le 19 juillet 1936, il fut arrêté une fois encore. Interrogé sur sa foi, il répondit : Je suis un prêtre du Christ, vous ne me reconnaissez pas ? Comme bien d’autres, il passa de la prison d’Almería au bateau-prison Astoy Mendi, où il reçut tant de tortures, que le médecin lui-même demanda à le faire hospitaliser. Le sergent lui répondit : Ce n’est pas la peine ; cette nuit je vais le tuer.

Il le tua ce soir-là, au Pozo de la Lagarta. Il lui déchargea tout son révolver dans la tête, et s’en vantait encore quelques jours plus tard. Le Prêtre avait, comme le Christ, trente-trois ans.

Martyrisé le 30 août 1936 et béatifié en 2017, Domingo Campoy Calvano sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 30 août.

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28 août 2018 2 28 /08 /août /2018 21:28

José Almunia López-Teruel

1870-1936

 

Né le 18 mars 1870 à Tíjola (Almería), plus jeune de onze ans que son aîné Alfredo, José reçut avec ce dernier la Confirmation, puis le suivit au séminaire d’Almería (1883). Ses études furent très brillantes.

Ordonné prêtre en 1893, il fut vicaire à Sainte-Marie d’Albix et aumônier des Filles de Marie ; il poursuivit ses études à Grenade, où il obtint un doctorat en théologie dès 1894. On lui confia aussi un enseignement à Vera. En 1896, il fut curé de Níjar, sans arrêter encore ses études : licence de droit canonique (1906), licence de droit civil (1909). Dans la même paroisse, il fonda l’Adoration nocturne (1911).

Cette même année, il fut transféré à Cuevas del Almanzora, où il fit construire patiemment la deuxième tour de l’église.

Au moment de la persécution de l’été 1936, sa famille le convainquit de venir se réfugier à Almería ; c’était sans compter sur la sagacité des miliciens : ceux de Cuevas vinrent trouver le bon Curé là où il se cachait, le 28 août. Don José était assez malade et sa famille chercha à s’opposer à son enlèvement. Un des miliciens cependant, qui avait reçu le Baptême et la Communion des mains du Prêtre, le rassura, lui promettant qu’il n’allait rien lui arriver de mal.

Ils le firent monter en voiture et, parvenus au pont de Rioja, lui dirent de descendre. Don José ne voulait pas : alors on lui tira une balle et on le tira à terre. Les miliciens se mirent à fumer, puis lui tirèrent vingt-huit balles. Enfin, celui d’entre eux qui avait refusé de tirer sur ce bon Prêtre, fut contraint par les autres de lui tirer un trentième coup.

Le frère de José, Alfredo, devait être fusillé le 18 octobre suivant.

Martyrisé le 29 août 1936 et béatifié avec son frère en 2017, José Almunia López-Teruel sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 29 août.

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27 août 2018 1 27 /08 /août /2018 20:30

José Romero Ortega
1875-1936

Né le 2 avril 1875 à Almería, fils d’un honorable tailleur, José fréquenta comme son frère Francisco les séminaires de cette ville à partir de 1888 et fut ordonné prêtre en 1899.

Il fut d’abord aumônier de l’asile psychiatrique, tenu par les Filles de la Charité. En 1911, il fut à la paroisse de San José, en 1912 à Gérgal puis revint à San José en 1916 ; en 1919, il fut vicaire à la paroisse Santiago, dont le curé était, lui aussi, un futur martyr, Carmelo Coronel Jiménez (v. 31 août).

Le 27 août 1936, quand la persécution religieuse faisait fureur, Francisco et son frère José furent arrêtés dans la maison où ils habitaient. On les emmena au poste et, de là, on les emmena sur la grand-route au niveau de Huercál de Almería. Au lieu-dit Fuensanta, on les débarqua. Les deux frères se dirent : Voilà qu’on va Le voir… Face à face.

On ne va pas ici redire ce qui a été dit de si pénible à propos du martyre des deux frères (v. plus haut Francisco Romero Ortega).

Martyrisés le 28 août 1936 et béatifiés en 2017, Francisco et José Romero Ortega seront mentionnés dans le Martyrologe Romain au 28 août.

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27 août 2018 1 27 /08 /août /2018 20:15

Juan Sánchez Molina

1882-1936

 

Juan naquit le 20 novembre 1882  à Rioja (Almería), paroisse où il fut baptisé.

Il entra au séminaire en 1897 et fut ordonné prêtre en 1909.

Successivement, il fut nommé à la paroisse de Gérgal, il participa activement au Synode diocésain de 1929 et, en 1935, devint aumônier à la prison, ainsi qu’auprès des Sœurs des Anciens Abandonnés. Il était très bon et très estimé.

Lors de la révolution de 1936, il fut dans un premier temps mis en prison et les «laïcistes» d’Almería eux-mêmes empêchèrent sa libération ; puis il fut embarqué sur le bateau Astoy Mendi.

Le 28 août, il fut envoyé sur le Jaime I, en rade d’Almería. Le Supérieur des Jésuites s’y trouvait également. On les aurait précipités dans les chaudières du bateau.

Martyrisé le 28 août 1936 et béatifié en 2017, Juan Sánchez Molina sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 28 août.

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26 août 2018 7 26 /08 /août /2018 18:26

Tomàs Planas Aguilera
1909-1936

Né le 17 avril 1909 à Barcelone, Tomàs fut baptisé et confirmé à des dates qu’on n’a pu retrouver, les registres ayant disparu dans les incendies des révolutionnaires.
 
Il entra chez les Clarétains de Vic pour faire ses Humanités et y obtint des notes si bonnes en toutes les matières qu’on lui décerna du Meritissimus Maior.

Il fit le noviciat à Cervera, la profession en 1926, passa à Solsona pour la philosophie, de nouveau à Cervera pour la théologie et y fut ordonné prêtre en 1934.

Homme aux talents multiples, Tomàs était aussi l’auteur d’un des chants les plus populaires en Catalogne en l’honneur d’Antonio María Claret (v. 24 octobre).

Il fut envoyé à Vic, puis Solsona comme professeur et, en 1936, avait été désigné pour aller compléter ses études à Rome. Il était parti, et s’était arrêté à Barcelone pour attendre un autre étudiant et voyager avec lui. 

C’est alors que s’est déchaînée la fureur révolutionnaire. Le 19 juillet, il se réfugia chez son frère Juan. Le 26 août, à trois heures du matin, arrivèrent des miliciens pour un contrôle. On l’emmena, lui et tous ses papiers. On s’arrêta près du Cynodrome, où Tomàs rencontra son parent, Jaime Queralt, lui aussi prisonnier, avec lequel il s’entretint quelques minutes. Il était trois heures et demie.

Pendant toute la journée, les miliciens demandèrent à Tomàs des explications sur ses nombreux papiers ; Tomàs ne dissimula pas un instant qu’il était prêtre - l’unique raison sa condamnation à mort. Vers dix-huit heures, le p.Tomàs se mit par-terre, vaincu par la fatigue. On l’appela vers vingt-et-une heures.

On ignore la suite, mais on la devine. On a supposé qu’il fut assassiné dans la nuit du 26 au 27, près de Sabadell, mais on n’a pas retrouvé son cadavre.

Son parent, lui, fut relâché le lendemain.

Martyrisé le 27 août 1936 et béatifié en 2017, Tomàs Planas Aguilera sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 27 août.

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26 août 2018 7 26 /08 /août /2018 18:21

Remigi Tamarit Pinyol

1911-1936

 

Né le 13 février 1911 à Solerás (Lleida) et baptisé le 16 suivant, Remigi était un des huit garçons de Pío et María, qui tenaient une boutique. On connaît les prénoms de quatre de ces garçons, qui furent Clarétains : Alfredo, Pío, Remigi et Arturo.

Remigi commença le postulat à Barbastro en 1922, et acheva les Humanités à Cervera. Le noviciat se fit à Vic, avec la profession en 1936. Il était nerveux, parfois emporté et têtu, tous petits défauts qu’il apprit à dominer.

Il étudia la philosophie à Solsona, la théologie à Cervera. Entre 1931 et 1936, il reçut les Ordres mineurs.

Le 21 juillet 1936, il fallut abandonner la maison. Remigi, avec son compagnon d’études Genaro, se réfugièrent chez sa tante, qui tenait un atelier de couture avec ses filles à Cervera. Elle les reçut avec empressement et leur donna de beaux vêtements propres, puis les installa commodément.

Genaro dut voir un médecin, la vie à la campagne lui manquait. Dix jours plus tard, on apprit que les Rouges venaient contrôler les maisons. Le frère de Genaro, Josep, vint le chercher, accompagné d’un ami surnommé Alma Gitana.

La «fuite» commença le 25 août à minuit. Elle fut mouvementée, difficile. Les voyageurs auraient presque réussi à s’échapper s’ils n’avaient commis quelque imprudence en parlant trop. Les miliciens finirent par les arrêter dans la matinée du 27. Il en venait de tous les pays voisins, ils étaient plus de vingt !

On les conduisit au Comité de Borjas, puis au cimetière de La Floresta, et après une discussion, ils annoncèrent aux deux Religieux : Selon la loi, nous devons vous fusiller, à quoi Remigi et Genaro répondirent : C’est bien ce que nous pensions.

Les miliciens discutaient à qui devait fusiller les deux Religieux ; les uns n’osaient pas, les autres refusaient, finalement on désigna les miliciens de La Floresta. La gérante du bar où ils discutaient intervint aussi : Il faut accomplir la loi, il ne faut pas être lâche ! On se rendit au cimetière, où les deux Religieux purent encore prier un peu, écrire à leurs parents ; ils demandèrent aussi de pouvoir passer une dernière fois dans leur pays, pour saluer leurs amis et parents, mais on ne le leur accorda pas.

Il y eut encore un incident : ils avaient soif. On leur apporta quantité de bouteilles de limonade et de liqueurs du bar, qu’ils ne voulaient pas toucher ; ils demandaient seulement de l’eau. C’est le chef des miliciens qui eut un malaise, et les Religieux lui firent boire de la limonade.

A ce moment-là, ils tendirent la main aux miliciens, en signe de pardon fraternel. Ils dirent l’Acte de contrition, se mirent à genoux, demandant à recevoir les balles dans la poitrine, mais les miliciens préférèrent leur tirer dans le dos, car ils tremblaient beaucoup et hésitaient à tirer. D’ailleurs, les balles se succédèrent très irrégulièrement. On entendit les victimes crier trois fois : Vive le Christ roi ! Ceux de la milice crièrent : Vive la révolution sociale ! Les deux Religieux ne moururent pas sur le coup ; le «chef» vint leur donner le coup de grâce en tirant plusieurs balles dans l’œil droit.

Martyrisé avec Genaro Pinyol Ricard le 27 août 1936 et béatifié en 2017, Remigi Tamarit Pinyol sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 27 août.

 

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